Pour une psychiatrie humaine
Non à une loi de grand renfermement !
Samedi 25 Septembre 2010 De 10h à 17h .
Espace Congrès les Esselières 3, boulevard Chastenet du Géry -94800 Villejuif M° Villejuif Léo Lagrange (ligne 7)
Samedi 25 Septembre 2010 De 9 h. Ã 17 h .
A Villejuif 94800
Espace Congrès les Esselières 3, boulevard Chastenet du Géry -94800 Villejuif
M° Villejuif Léo Lagrange (ligne 7)
Un projet de loi de réforme de la loi du 27 Juin 1990 va être débattu au Parlement à l’automne, « Projet de loi relatif aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et à leurs modalités de prise en charge ».
Trois mots résument ce projet qui s’inscrit dans le droit fil du discours sécuritaire du Président de la République à Antony le 2 décembre 2008.
Imposture, Illusion, et Régression.
Imposture, Car ce texte détourne, pervertit le mot « soin ». Sous le prétexte « d’améliorer l’accès aux soins et de garantir la continuité des soins », il met en place une logique de contrôle et de surveillance aux antipodes d’une approche qui permette de tisser une relation thérapeutique. Il est articulé essentiellement uniquement (pas un article ne concerne les soins sans contrainte !) autour de la dangerosité.
Avec la notion de soins sans consentement, qui remplace celle d’hospitalisation, il instaure une « garde à vue psychiatrique » de 72 h. qui pourra passer à 6 jours avec le délai dont disposerait le Préfet pour rendre son avis. Avec l’instauration des soins sans consentement, il s’agit d’un saut, d’une rupture avec la conception des soins psychiques et des libertés analogue à celle de la loi de février 2008 sur la rétention de sûreté ! À aucun moment, il n’est question des hospitalisations libres ou des soins librement consentis, alors que ceux-ci représentent 80 % des situations cliniques. Imposture enfin, car il s’appuie sur un pseudo - consensus des syndicats et des associations professionnelles, qui pour la plupart ont dénoncé cette loi comme une loi sécuritaire et non sanitaire.
Illusion, Car elle laisse croire aux familles que cette loi « répondra enfin » à leurs inquiétudes, leurs désarrois, leurs impasses dans les situations complexes. Car elle veut faire croire à l’opinion publique qu’avec cette loi, le risque zéro drame sera possible ! Car elle veut faire croire que le traitement médicamenteux est le seul garant et le seul à même de soigner les maladies mentales.
Régression, Car il s’agit d’un renforcement de l’hospitalocentrisme, avec la mise en place systématique d’une hospitalisation à plein temps inaugurale pendant au minimum trois jours. Car, de ce fait, elle conduirait à la fermeture systématique des services d’hospitalisation. Car elle instaure des assouplissements pour les entrées et un durcissement des procédures de sortie. Car « les soins sans consentement en ambulatoire » assortis d’une obligation à accepter visites et consultations seraient sous – tendus par une menace de réhospitalisation par la force publique ! Car il instaure sans le dire un fichier psychiatrique (équivalent du casier judiciaire) : le médecin, demandant que le patient bénéficie du droit commun, devra systématiquement rappeler tous les antécédents d’hospitalisation sous contrainte.
Ce projet de loi est inacceptable !
Le Collectif des 39 appelle à un grand débat national de société sur l’hospitalité pour la folie, qui définisse une nouvelle politique de soins en psychiatrie :
Quelle conception de la folie ?
Quelle formation pour les professionnels ?
Quels moyens en effectifs et quel budget pour la psychiatrie ?
Quels droits et libertés ?
Quelles places pour les patients et les familles dans le dispositif soignant ?
Samedi 25 Septembre 2010 De 10h à 17h .
Espace Congrès les Esselières 3, boulevard Chastenet du Géry -94800 Villejuif M° Villejuif Léo Lagrange (ligne 7)

Ce samedi 21 août 2010 : 47 inscrits …allez faites circuler l’info à vos collègues et amis !
31 août, plus d’une centaine d’inscriptions sont enregistrées…
Bonjour,
SI…vous voulez faire prendre conscience au citoyen (peuple) de la gravité de la chose, je pense qu’il vous faudra changer quelque peu votre phraséologie… Le citoyen lambda ne veut pas entendre parler de psychiatrie, y a gène, honte, tabou pour lui cela ne peu concerner que l’autre, en parler ou même s’investir non …car il ne veut en aucun cas être mis en relation avec cette chose.
Vous devriez mettre en évidence et stipuler en gras dans vos lettres, le fait que chacun d’entre nous peut être interné sur simple ordre d’un représentant de l’état … un maire…un préfet, qu’il suffit pour cela d’être en froid avec le maire…le préfet, ou être à la mauvaise heure au mauvais endroit…Et ceci depuis Napoléon I
Ce n’est pas pour rien que Napoléon I en cherchant le moyen d’éliminer des opposants ou autres, a eu une idée et la mise dans le texte de l’article 19, qui est de nos jours l’article- L-3213-2 du code de la santé publique
A la question comment remplacer la fameuse lettre de cachet des rois, qu’il ne pouvait décemment remettre au goût du jour après la révolution.
1- motif officiel.------- trouble à l’ordre public
2- comment éliminer tout en discréditant efficacement------- Fou
3- où dissimuler cette méthode pour que le public ni voit que du feu---.---- Code de la santé publique
Mais il manquait quelque chose…un petit plus…Il lui fallait trouver
4- comment aggraver au maximum------- fou oui… mais un fou dangereux
5- comment faire pour que le public approuve instinctivement------- la fameuse notoriété publique
le résultat fut tout simple… même surprenant de simplicité et d’une efficacité redoutable…résumé en quelques mots
Code de la santé publique…la notoriété publique …fou …dangereux …trouble l’ordre public… = internement d’office, sans aucun jugement et aussi longtemps que le préfet (représentant de l’état) le jugera nécessaire ou tout simplement selon son seul bon plaisir, même si vous avez 10-20—100 attestations ""qu’il n’est pas trouvé aux examens cliniques psychiatriques d’éléments en faveur d’un diagnostic de maladie psychiatrique""
Jean-Luc LUMEN de Filstroff (57320) Victime d’un maire et d’un préfet sans scrupule. (voir ma lettre au président de la République Française)
N’hésitez pas à commenter l’article suivant
http://www.collectifpsychiatrie.fr/…