Archives pour la catégorie Collectifs locaux

« ON NE PEUT PAS PARLER D’AMOUR DANS UNE LANGUE MORTE »

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« ON NE PEUT PAS PARLER D’AMOUR DANS UNE LANGUE MORTE »

Psychose, transfert et institution

Prochaine rencontre

Vendredi 5 février 2016 – Mairie de Magrin (81) 19h 30        
Avec la participation de Patrick Faugeras, psychanalyste   

« Je ne me souviens pas de mon avenir » dit-elle, avant de se reprendre et de corriger avec, à la fois, lassitude et empressement : « heu…de mon passé. » Du bout des doigts, elle effleure légèrement soucieuse le bord de ses lèvres comme pour retenir les mots qu’une bouche indisciplinée peine à contraindre…

…Vacarme ou bruissement, un fond chiné de mots d’ordre, double et accompagne ses gestes quotidiens, les commente ou les déprécie, la juge et la condamne.                                                                                                                  De multiples voix, aigües et menaçantes, blessent, dès sa naissance, la moindre pensée, suspendent le plus léger mouvement qu’aucune nécessité n’exige, annulent la promesse du plus modeste des plaisirs. Continuer la lecture de « ON NE PEUT PAS PARLER D’AMOUR DANS UNE LANGUE MORTE »

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> Innover, créer, inventer, s’adapter ? Sans aucun doute…

Vendredi 5 septembre 2014 Centre équestre « Les Cavaliers du Pays Cathare » à Magrin (81) 20 heures
Réformer, changer… pourquoi pas. Mais alors pour quels modèles ?
Innover, créer, inventer, s’adapter ? Sans aucun doute…

Serions nous rentrés dans une aire de lutte contre le singulier,de la mise au pas ? Une aire de l’évitement du conflit psychique, voirede sa négation ? Qu’en est il en psychiatrie ou dans le médicosocial, que constatons nous ? Que pouvons nous proposer comme initiatives ?
Comment prendre en charge la psychose, comment prendre en compte cette « existence psychotique » ?

Guy DANA nous propose des pistes ou plus exactement un antidote, une bouffée d’air frais.
Pour éviter l’asphyxie ?
Partageons son expérience clinique, professionnelle, de terrain, comme la création d’un hôtel
thérapeutique nommé « L’inattendu »…

Comment penser des espaces psychiques pour soigner la maladie mentale en proposant des espaces
hétérogènes ? Quels outils nous restent ils ?
Tentons de construire un lien possible avec l’Autre, un lien construit sur la présence et l’hospitalité.
Elaborons une clinique de l’accompagnement dans des lieux novateurs.

Ré inventer l’hospitalité !

Finalement participons à la (re) conquête des espaces, pour une libre circulation psychique…
06 14 38 06 90 Mail : lespsycausent@gmail.com
Site: http://lespsy-causent.over-blog.fr/
Avec la participation de Guy DANA,auteur de  » Vendredi 5 septembre 2014 Centre
équestre « Les Cavaliers du Pays Cathare »
à Magrin (81) 20 heures
Réformer, changer… pourquoi pas. Mais alors pour quels modèles ?
Innover, créer, inventer, s’adapter ? Sans aucun doute…
Serions nous rentrés dans une aire de lutte contre le singulier,
de la mise au pas ? Une aire de l’évitement du conflit psychique, voire
de sa négation ? Qu’en est il en psychiatrie ou dans le médicosocial, que
constatons nous ? Que pouvons nous proposer comme initiatives ?
Comment prendre en charge la psychose, comment prendre en compte cette « existence
psychotique » ?
Guy DANA nous propose des pistes ou plus exactement un antidote, une bouffée d’air frais.
Pour éviter l’asphyxie ?
Partageons son expérience clinique, professionnelle, de terrain, comme la création d’un hôtel
thérapeutique nommé « L’inattendu »…
Comment penser des espaces psychiques pour soigner la maladie mentale en proposant des espaces
hétérogènes ? Quels outils nous restent ils ?
Tentons de construire un lien possible avec l’Autre, un lien construit sur la présence et l’hospitalité.
Elaborons une clinique de l’accompagnement dans des lieux novateurs.
Ré inventer l’hospitalité !
Finalement participons à la (re) conquête des espaces, pour une libre circulation psychique…
06 14 38 06 90 Mail : lespsycausent@gmail.com
Site: http://lespsy-causent.over-blog.fr/
Avec la participation de Guy DANA,Vendredi 5 septembre 2014 Centre
équestre « Les Cavaliers du Pays Cathare »
à Magrin (81) 20 heures
Réformer, changer… pourquoi pas. Mais alors pour quels modèles ?
Innover, créer, inventer, s’adapter ? Sans aucun doute…
Serions nous rentrés dans une aire de lutte contre le singulier,
de la mise au pas ? Une aire de l’évitement du conflit psychique, voire
de sa négation ? Qu’en est il en psychiatrie ou dans le médicosocial, que
constatons nous ? Que pouvons nous proposer comme initiatives ?
Comment prendre en charge la psychose, comment prendre en compte cette « existence
psychotique » ?
Guy DANA nous propose des pistes ou plus exactement un antidote, une bouffée d’air frais.
Pour éviter l’asphyxie ?
Partageons son expérience clinique, professionnelle, de terrain, comme la création d’un hôtel
thérapeutique nommé « L’inattendu »…
Comment penser des espaces psychiques pour soigner la maladie mentale en proposant des espaces
hétérogènes ? Quels outils nous restent ils ?
Tentons de construire un lien possible avec l’Autre, un lien construit sur la présence et l’hospitalité.
Elaborons une clinique de l’accompagnement dans des lieux novateurs.
Ré inventer l’hospitalité !
Finalement participons à la (re) conquête des espaces, pour une libre circulation psychique…

06 14 38 06 90 Mail : lespsycausent@gmail.com
Site: http://lespsy-causent.over-blog.fr/

Avec la participation de Guy DANA,auteur de  » Quelle politique pour la folie ? : le suspense de Freud  »
éd érès 2011
Psychiatre, Psychanalyste, Chef de Service à
l’EPS Barthélémy DURAND à ETAMPES

PS : Pas question d’évitement ni de mise en ordre…
de tes plats ou bouteilles, juste une pensée unique : les
partager, ensemble !
RÉ-INVENTER L’HOSPITALITÉ !
Entrée libre… et sortez libre !

Psychiatre, Psychanalyste, Chef de Service à
l’EPS Barthélémy DURAND à ETAMPES
PS : Pas question d’évitement ni de mise en ordre…
de tes plats ou bouteilles, juste une pensée unique : les
partager, ensemble !
RÉ-INVENTER L’HOSPITALITÉ !
Entrée libre… et sortez libre !

> L’ INATTENDU DANS LA RENCONTRE

Vendredi 25 avril 2014 Salle communale à ALGANS (81) 20 heures

L’ INATTENDU DANS LA RENCONTRE

« Caminante, no hay camino, se hace camino al andar… » Antonio MACHADO.
Le chemin se fait en marchant…Et en marchant on peut faire des rencontres ! Le hasard peut il se programmer ? S’organiser ? Quelles conditions préalables pour une rencontre ?

La rencontre avec l’inattendu est elle encore possible quand parfois tout est « borduré », réglé, tracé, cadré, voire contraint ? Comment faire alors pour que l’inattendu, qui attend parfois en vain dans un coin, trouve enfin une place ? Au sein de l’institution, dans le collectif ? Parmi les soignants…
Donnons nous les moyens d’accueillir la surprise et l’imprévu.
De l’attachement aux petits riens… Ces petits riens qui créent du lien et permettent d’être là !
Travaillons le quotidien, mettons le en récit pour créer les conditions nécessaires d’un accueil possible, dans une certaine ambiance… Soyons créatifs. Imaginons et proposons des lieux, des espaces d’ouvertures au possible.
Pour ne pas oublier, ne pas en rajouter, finalement pour ne pas ne pas nuire… Imprévu, étonnant ? Etonné ! Il est temps, place à l’inattendu, à la rencontre, à la transmission…
Nous vous proposons ce soir de marcher à la rencontre de Jean OURY

Avec la participation de Jean OURY, Psychiatre à la Clinique de la Borde, Maguy MONMAYRANT, Psychologue et Fernando VICENTE , Psychanalyste

TOLTEN, souffleur de son et de sens, ponctuera la soirée par une intervention slamée.
PS : Tes plats ou boissons même les plus inattendus seront les bienvenus !
06 14 38 06 90 Mail : lespsycausent@gmail.com Site: http://lespsy-causent.over-blog.fr/
Entrée libre et Sortez libre !
L’ INATTENDU DANS LA RENCONTRE

> LA PAROLE EN PSYCHIATRIE. ENCORE EFFICACE ?

Vendredi 28 juin 2013 Centre équestre « Les Cavaliers du Pays Cathare » à Magrin (81)20 heures

LA PAROLE EN PSYCHIATRIE. ENCORE EFFICACE ?
Maintenir un espace du dire…
Alors que la parole se fait la malle ne restons pas sans voix !
Pour autant peut on dire que parler finira par ne plus rien dire ?
Parole qui s’estompe ou devient sourde…

Nous devons prendre un engagement : Tenir et prendre parole. Cela nous permettra d’accueillir la souffrance psychique que « Chaque – Un » nous amène. Un espace du dire, mais pour dire quoi ?
De plus en plus de soignants, doivent assurer seuls, en extra hospitalier comme en intra, des prises en charge psychiatriques qui demandent une réelle inventivité et de solides ressources personnelles pour appréhender les difficultés de l’autre, tout en les respectant.
De leur côté les familles compensent toujours davantage les défaillances d’un système avec leur bonne volonté et leur amour pour faire face à la maladie de l’un des leurs.
Nous vous proposons ce soir avec nos deux invités de nous réapproprier le soin et la clinique pour que la parole ne perde pas sa consistance.
Faisons en sorte de créer un état dynamique toujours possible à améliorer et tentons de trouver des outils pour penser la folie et le cadre de soin.

Avec la participation de Fernando VICENTE, Psychologue, Psychanalyste Barcelonais et Blandine PONNET, Infirmière de Secteur Psychiatrique, titulaire d’un DESS de psychopathologie clinique.
PS : Tu connais désormais la musique… et la parole : apporte quelque chose à boire ou à manger !

Contacts: 0687280805 Mail : lespsycausent@gmail.com Site: http://lespsy-causent.over-blog.fr/

> La Criée

La Criée (Collectif de recherche sur l'institutionnel et l'éthique) a été fondée à Reims en 1985 par des professionnels du champ psychiatrique adossés au Centre Antonin Artaud et rejoint par des soignants d'autres équipes, des psychanalystes et des psychiatres libéraux. D'entrée de jeu, il s'agissait de créer un lieu d'échange et de recherche inscrit dans la transmission de la Psychothérapie Institutionnelle, et la volonté de promouvoir une psychiatrie respectueuse du sujet en souffrance.

La  psychiatrie française avait en effet connu une vague de progrès depuis l'après-guerre, avec l'apport de la psychanalyse et d'une volonté politique de construire le Secteur, autrement dit d'offrir des soins de proximité tout en luttant contre l'enfermement et les processus de ségrégation des malades mentaux.

Mais nous constations déjà un reflux avec une tendance qui est allée en s'alourdissant de mesurer les pratiques humaines avec des normes issues de l'industrie. Cette tendance est aujourd'hui dominante qui promet de tout mesurer de la souffrance et du désir humain, alors que toute notre expérience témoigne de l'incommensurable de l'esprit humain.

Tous nos séminaires et colloques qui se tiennent depuis cette époque reprennent ce souci de l'autre en l'articulant avec une analyse des pratiques et des confrontations nécessaires entre des professionnels de toutes disciplines. Très tôt nos colloques rémois ont accueilli des soignants venant de toute la   France, et même d'autres pays francophones et la qualité des échanges nous a permis une publication régulière aux Éditions ERES.

Depuis le discours d'Antony en décembre 2008 où Nicolas Sarkozy traitait les malades comme des criminels potentiels, la Criée s'est mobilisée et a été partie prenante du Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire.

Avec le soutien d'Adeline Hazan et de la Mairie de Reims, soignants et patients, rejoints d'ailleurs par plusieurs familles, se sont mis en mouvement pour faire reconnaître une autre psychiatrie fondée sur des valeurs respectueuses de l’humain, et refusant le tournant actuel d'une psychiatrie sécuritaire, refusant en particulier la nouvelle loi honteuse du 5 juillet 2011 qui permet "l'internement à domicile"

A l'inverse, dans nos pratiques, dont les média se sont fait l’écho, comme dans les échanges que nous proposons, nous témoignons d'une possibilité dès maintenant d'une transformation positive des pratiques, en lien avec les patients regroupés maintenant dans l'association rémoise Humapsy et les familles  regroupées dans l'Unafam.

Notre prochain colloque "Politiques de l'hospitalité" s'inscrit dans cette perspective d'un débat entre professionnels, mais aussi d'un forum citoyen ouvert à tous ceux qui se sentent concernés par cet enjeu humain  et politique. Ce forum soutenu par la mairie de Reims donnera la parole à plusieurs intervenants directement concernés et témoignant de la crise actuelle mais aussi de leurs aspirations.

A bien des égards ces aspirations demandent à être entendues par le nouveau pouvoir que la France vient d'élire, et nous préparons des Assises d'une psychiatrie fondée sur l'hospitalité pour construire le mouvement nécessaire. A Reims le samedi 2 Juin, nous donnerons en quelque sorte le coup d'envoi à ces Assises… 

> LE FORUM FOU, c'est ce dimanche au Petit Bain !

LE FORUM FOU, c’est ce dimanche (15/04/) au Petit Bain !

Après le meeting du 17 mars à Montreuil, dernière mobilisation avant les élections… à l’initiative de l’association HumaPsy !

(Pour ceux qui n’étaient pas au meeting, pardon de vous prévenir à la dernière minute…)

La salle de concert du  Petit Bain accueillera donc trois moments de discussions…

(enregistrées mais pas filmées, on mettra en ligne le Podcast)

15 H : Les « questions qui fâchent » :

Ce sera l’occasion d’évoquer la loi du 5 juillet 2011, le rôle des associations de parents ou d’usagers, l’intervention du Juge des libertés, les difficultés pour dénoncer la maltraitance qu’on peut subir à l’Hôpital … ou toute autre question que vous proposerez pour débattre.

Pause

16 h 30 : Les témoignages

Soignants, soignés, citoyens qui n’avez peur ni des uns (car une psychiatrie humaniste existe) ni des autres (parce que vous en connaissez !), venez vous exprimer, car il faut que ça se sache … Quoi ? Ce que vous voulez ! Vous pourrez aussi remettre vos écrits : ils seront mis à la disposition des participants du forum qui pourront en donner lecture.

Pause

18 h : Et maintenant ?

Quelles pistes pour sauvegarder un accès à des soins qui ne se réduisent pas aux seuls médicaments, au recours à la contrainte et autres dérives sécuritaires ?

La question de la psychiatrie pourra-t-elle se poser dans le débat des présidentielles ?

Quelle hospitalité pour la folie ? – demandent les 39…

Et si on la voulait MAINTENANT ?

http://humapsy.wordpress.com/

> « On n’est pas fatigué mais on risque d’être fatiguant. »

Meeting des 39, le combat continu…

« On n’est pas fatigué mais on risque d’être fatiguant. »

 

Compte rendu

 

Le conciliabule s’est rendu au 4éme meeting de psychiatrie du 17 mars dernier, organisé par le collectif des 39 à Montreuil à la maison de l’arbre. La journée interrogeait : quelle hospitalité pour la folie en 2012 ? , et s’est déroulée autour de trois tables rondes ciblant trois des combats actuels dans les politiques concernant la psychiatrie : le sécuritaire, le scientisme et la norme. La loi du 5 juillet dernier concernant les soins sous contraintes a domicile et les derniers positionnements de l’HAS (Le 9 mars, la Haute Autorité de santé (HAS) a déclaré que non seulement «le packing ne devaiten aucun cas se faire», faute d’avoir été évalué, mais aussi que «la psychanalyse, comme la psychothérapie institutionnelle, n’étaient pas recommandées dans la prise en charge de l’autisme».) étaient aux cœurs des débats mais il a aussi était évoqué les conséquences dramatiques de la T2A, du DSM, de ABA, et de la loi HSPT.

 

De nombreux professionnels mais aussi soignés et membres de familles de patients ont répondu a l’appel des 39. Le meeting a rassemblé plus d’un millier de personnes. Malgré la gravité des annonces autour de ces réformes économiques, calomnieuses  et la lourdeur du combat simplement pour maintenir un soin humain, une humanité et une force impressionnante ce sont dégagés de cette journée.

Une pluralité d’intervenants se sont succédés (Hervé BOKOBZA, Lysia EDELSTEIN, Sylvianne GIANPINO, Serge KLOPP, Serge PORTELLI, Pierre SADOUL, Pierre JOXE, Philippe BICHON, Jacqueline Berger , Loriane BRUNESSAUX, André CORET, Guy DANA, Francois GONON, Patrick CHEMLA, Mathieu BELHASSEN, Marie CATHELINEAU, Helene DAVTIAN, Pierre DARDOT, Pierre DELION, Camille, Fred, Mathieu….). Psychiatres, psychologues clinicien, psychanalystes, cadres infirmiers, infirmiers magistrats, avocats, ministres, philosophes, patients,  se sont retrouvés autour d’un même consensus et avec la même rage de conviction : de l’humanité et du respect pour les soins. Le jugement, le gardiennage et le turn over des lits n’est pas l’affaire des soignants.

           

 

Le meeting s’est ainsi ouvert sur une vidéo interview de Lucien BONNAFE  qui nous rappelle que « toutes les opinions ne sont pas respectables. ». Puis Emile LUMBROSO membres des 39 a énoncé l’argumentaire de la journée. « Ce qui est imposé c’est l’interdit de penser » montrant ainsi qu’un degré de plus était franchi puisqu’il y a peu encore certain disait « On ne nous interdit pas de penser on nous en empêche ». Il est rappelé aussi  qu’il est désormais demandé aux soignants d’être « des techniciens du psychisme » sans formation, en comptant leurs actes et appliquant des lois qui viennent interroger sur où est l’hospitalité pour la folie ? Ou bien encore pour reprendre les mots Patrick COUPECHOUX de : « Comment la société d’aujourd’hui traite-t-elle ses fous ». Faut il encore rappeler, crier haut et fort ce que François TOSQUELLES  a défendu  « la santé c’est la capacité d’humaniser les soins ».

Par la suite, plusieurs interventions ont été poignantes. Celle de Pierre DELION qui faut-il le rappeler est fortement attaqué pour sa pratique du packing auprès d’enfant autiste et ce sans fondements plausibles.

 

Pierre DELION a été accueilli par la foule qui lui a fait un « standing ovation » de plusieurs minutes montrant ainsi son soutien. Face a cette accueil Pierre DELION a été submergé par l’émotion…Nous espérons que la chaleur et l’ovation qu’il a eu samedi dernier l’accompagnerons dans son procès qui aura lieu très prochainement. 

Dans les interventions marquantes il y a aussi Camille, patiente et membre du collectif des 39 et d’HumaPsy qui a apporté son témoignage dos a la foule. « Je ne suis pas face à vous parce que vous faites un peu peur, vous êtes nombreux quand même, mais aussi parce que je suis une hors la loi : j’ai pris la décision de ne plus prendre de traitement depuis 6 ans, alors que ma carte vitale indique une maladie longue durée».  Camille a connu des hospitalisations sous contrainte et n’est pas opposée aux traitements mais elle a fait d’autres choix une fois sortie de l’hôpital et même si cela est difficile elle résiste et s’engage dans des combats comme avec ce collectif de patients HumaPsy. Ce collectif offre la parole aux patients  et recueille les idées, doléances et autres pour les soumettre aux états généraux de la psychiatrie. Camille a également adressé un message à François Hollande qu’elle avait rencontré dans un train sans oser lui parler à cœur ouvert de ses craintes sur l’avenir de la psychiatrie.

 

L’intervention du magistrat Serge PORTELLI, a également beaucoup marqué  la journée. Son engagement auprès des 39 est important depuis le départ «  Je suis peut être le 40 éme des 39 » dit-il pour commencer. Il a souligné que nous avons affaire à un véritable changement de civilisation avec toutes ces réformes de psychiatrie. Il a ensuite expliqué comment il était choquant de voir passer par les mêmes portes du tribunal les délinquants, les criminels et les malades mentaux . « Le fou n’est coupable de rien. La folie n’est pas une infraction. »

 

François GONON neurobiologiste et membres des 39 a dénoncé lui l’abus des neurosciences. « La psychiatrie biologique n’a pratiquement rien apporté à la psychiatrie clinique (…) pour la bonne et simple raison qu’il n’y a pas de marqueur biologique a la maladie psychique.les médicaments existants ont 40 ans depuis 40 ans aucune nouvelle découverte. La psychiatrie est une bulle spéculaire. » Il a ainsi formulé des conclusions claires et logiques pour faire évoluer les choses. Première proposition : « l’égalité c’est la santé, la neurobiologie fait croire que c’est le cerveau qui est défaillant et non la société ». Deuxième proposition : « il faut préserver l’indépendance de la psychiatrie et de la neurobiologie ». « Il faut également promouvoir la recherche clinique ». Et enfin  « il faut libérer la recherche des neurosciences en arrêtant le financement des recherche sur les projets. Pour avoir de l’argent actuellement il faut promettre monts et merveilles » …apporter de l’apaisement, du soulagement aux patients  n’est pas suffisant il faut proposer d’éradiquer la maladie….

Hervé BOKOBZA a terminé la journée en insistant sur l’importance de faire évoluer les choses en créant et inventant autour de nos référentiels cliniques. « arrêtons de dire c’était bien il y a 20 ans » . « Rendre compte de ce que nous faisons de notre pratique s’oppose à rendre des comptes. » Il a également insisté sur l’importance du combat a mener. « Le combat va être colossal quelque soit les résultats des élections… » et a terminé sur ces mots des indignés « On nous empêche de rêver on va les empêcher de dormir ».

 

           

Au cours de cette journée, les gens se sont rencontrés au sens d’une véritable rencontre que ce soit dans les débats autour, à coté…Des collectifs de patients comme Humapsy ou radio citron, la radio qui n’a pas peur des pépins recueillaient les témoignages de terrain. Les intervenants étaient présents pour échanger et poursuivre les discussions, rappelant l’ambiance des journées de formation de  psychothérapie institutionnelle comme celle de st Alban et si manquant dans notre quotidien à l’hôpital.

Loin d’être des lamentations les débats apportaient des témoignages de terrain mais aussi des positionnements, des refus, car il est possible de refuser. Certains psychiatres on fait par des positionnements de leur service ou aucun patient n’avait de soins sous contraintes à domicile, des engagements et des propositions.

Ce qui fit dire a Mathieu BELHASEM « on est pas fatigué mais on va être fatiguant ». Les 39 ont aussi invité des représentants des candidats à l’élection présidentielle à prendre position pour leur manifeste et ont demandé l’abrogation de la loi HSPT , de la loi du 5 juillet 2011 et l’abrogation de l’HAS. Les verts, le front de gauche et le PS ont répondu a l’appel et se sont positionnés de manière encourageante.

           

C’est empreins des forces de convictions de cette journée de meeting et des engagements que nous avons déjà pris l’an dernier que l’association conciliabule vous propose sa rentrée 2012 en avril prochain. Une soirée d’ouverture, au Gran lux , aura lieu, dans la prolongation du meeting ou nous pourrons reprendre ce qui a été échanger et débattre ensemble sur les perspectives stéphanoises.

 

A très bientôt,

Le conciliabule.

>Festival "Les évadés du bocal"

 

Les évadés du bocal

Du 7 Mars au 3 avril 2011 au bar-restaurant le Lieu-Dit, 6 rue Sorbier, Paris XXe

 

C’est avant une histoire de rencontres. De rencontres et d’ouverture à autre.

Tout part d’une conversation, suivie de la proposition d’Hossein Sadeghi, le propriétaire du Lieu-dit, à une personne qu’il rencontrait pour la première fois, de mettre à disposition son lieu pour un événement politique sur l’art et la folie. Cette proposition engendra d’autres rencontres : entre des soignants en formation (Utopsy), des soignants révoltés (le collectif des 39), des artistes (collectif Pounchd), un collectif philosophique et radiophonique (Zones d’attraction), de Nouveaux cahiers pour la folie, un Théâtre du reflet… Ainsi est né le collectif des évadés du bocal.

Nous rêvons d’un festival qui parle d’art et de folie. Pourquoi associer ces deux champs ? Parce que nous constatons que nous sommes traversés par des discours et des pratiques que nous prenons pour des évidences et que l’art et la folie défont les évidences.

Le langage, qui s’agence en différents discours (sur ce qu’est une vie réussie, sur la normalité, l’art, la psychiatrie…), trame la réalité avec une efficacité sans pareil. Pourtant les mots ne disent pas tout : qui n’a pas vécu la difficulté d’essayer de dire ce qu’il ressent ou de raconter un rêve, par exemple. Les discours constitués n’offrent jamais qu’une version codée et normée du réel (…Lire la suite sur le blog)