Archives pour la catégorie Entre professionnels

> St ALBAN suite

Association-culturelle-St-alban-C-7f6a1b9e5bb981210444bb19475f4ab7St Alban suite…ça sonne comme un thème de jazz, l’époque que nous vivons doit nous imposer des improvisations.

Le texte de l allocution de Celine Pascual à St Alban (juin 2015)

Elle donne le ton des journées qui ont été d une grande qualité avec des équipes qui dans leurs interventions  ont montre leur créativité  leur inventivité malgré des réalités parfois très difficiles.

« Le sommeil des hommes est plus sacré que la vie pour les pestiférés. On ne doit pas empêcher les braves gens de dormir. Il y faudrait du mauvais goût, et le goût consiste à ne pas insister, tout le monde sait ça… Le mauvais goût m’est resté dans la bouche et je n’ai pas cessé d’insister, c’est-à-dire d’y penser. »

C’est donc sur ces mots extraits de « La peste » d’Albert Camus que l’Association Culturelle du Personnel de St Alban vous souhaite la bienvenue.

Bienvenue donc, à vous qui ne faites pas l’économie de votre pensée,

A vous, qui considérez que la participation au débat public est une activité sérieuse,

A vous, qui savez que les victoires ne sont que provisoires, mais qui ne cessez lutter pour autant,

A vous, qui parfois les yeux baissés et l’œil si ennuyé, avez l’impression d’être dans une salle d’attente,

A vous qui pensez tout comme nous que la vie associative reste un des remparts les plus sûr contre l’uniformisation.

Bienvenue à vous tous.

François Tosquelles dans « Le travail thérapeutique en psychiatrie » nous disait déjà qu’ « il est toutefois prudent de ne pas trop se faire d’illusion sur l’histoire, compte tenu de la tendance que nous avons tous à faire bonne mine devant toute suggestion concernant les paradis perdus ».

Tout ceci ne nous empêche pas de puiser dans l’histoire les ressources suffisantes pour éclairer notre présent.

Car nous avons bien conscience de l’impact, du côté irréversible de cette histoire qui a commencé ici, de cette expérience singulière qui a transformé le monde de la psychiatrie française et de la vie asilaire, en nouant d’une part, une certaine conception de la folie « en tant que phénomène humain » (F.T) et d’autre part, l’analyse du traitement social qui lui est réservé.

Le traitement institutionnel des psychoses qui voit alors le jour, les effets et conséquences qui s’en suivent, constituent à ce jour un outil thérapeutique d’une grande pertinence.

Cet échafaudage d’une grande complexité, dont nous ne pourrions répertorier toutes les inventions, les avancées théoriques, l’ambiance effervescente de ce souffle novateur qui a pris le nom de psychothérapie institutionnelle, et qui aujourd’hui, ici, est démonté.

Car à St Alban, c’est un formidable travail d’oubli qui s’est opéré, ce qui n’est pas sans poser un certain nombre de questions … que nous laisserons pour l’instant sous forme de suspension…

Trèves de bavardage, nous ne sommes pas là pour pleurer sur ce qui a disparu, mais plutôt regarder ce qui apparaît.

Cela fait des années que nous taisons cette énormité insidieuse et vérifions que la porte soit bien fermée pour l’empêcher de se répandre dans les couloirs. C’est sans concession que nous disons qu’il est plus facile de mettre l’accent sur la résistance pour masquer la honte de la collaboration. A examiner les soins sous le même angle que les statistiques, nous acceptons maintenant la confusion.

Nous avons adopté le langage de tout le monde : « combien de patients ?…, quel budget ?…, combien de personnel ?…, y’a un médecin chez vous ? »

Cette organisation rationnelle, managériale est aussi appelée : modernisation de la psychiatrie et du soin… psychiatrie spécialisée.

Tellement spécialisée qu’à St Alban, c’est en rondelle de symptôme que nous découpons le sujet, pour mieux le disséquer, formule estampillée modèle scientifique, qui rappelons-le ne prévaut que parce qu’il est reproductible, pour ne pas dire répétitif…

Tellement spécialisée que la camisole chimique semble la seule réponse possible, y compris pour certains enfants.

Tellement spécialisée que nous excluons le fou par le biais des courts séjours sans ancrage possible dans le passé ou l’avenir, mais aussi par le biais de la mise en place d’un soin très éloigné de ceux développés à l’intention des états psychotiques, notamment en CMP, où la rue, les associations de réinsertion, voire la prison deviennent refuge.

Tellement spécialisée que les patients sont ouvertement sélectionnés, triés en fonction de leur âge, de leur pathologie, de leurs symptômes… Il y a comme une odeur nauséabonde, un relent d’écœurement.

Pour les « agités », c’est la chambre d’isolement, dite chambre d’apaisement ou direct en UMD. Ces personnes peuvent aussi avoir droit à des séjours de rupture à « La maison des sources » (établissement temporaire d’accueil et d’urgence appartenant au Clos du Nid).

C’est dans ce va et vient incessant, lancinant que l’obscène s’installe…

Cette modernité répond à un certain nombre de critères de rentabilité.

St Alban doit maintenir voire améliorer son taux d’activité, tout en devant réaliser une performance financière : 900 000 euros d’économie pour la seule année 2015(des éclaircissements ont été demandés par le conseil de surveillance).

Mais pris en otage par cet « endettement », l’hôpital doit dégorger du « cash » ; et le « cash » aujourd’hui, pour un hôpital psychiatrique c’est les soignants : non renouvellement des départs à la retraite, récupération de 23 équivalents temps pleins…

L’équation est simple : diminuer le nombre d’employés, amoindrir les dépenses et donc augmenter le profit.

Dans cet hôpital psychiatrique, « entreprise comme les autres », les soignants ne sont que des pantins de dernier recours, l’équation d’une transaction ponctuelle d’humain.

Colmater le manque, remplir le vide, mutualiser les moyens humains, comprimer les effectifs, ce qui ne stoppe en rien l’hémorragie, mais qui sous l’égide de l’économie financière donne une impression d’unité.

Cette impression d’unité nous conduit à un consentement impensé, une acceptation du monde tel qu’il est, sans horizon ni extériorité.

D’autant plus que notre département ne facilite en rien cette politique… Petit extrait du quotidien : ici, c’est en temps que nous évaluons les distances kilométriques,

–        Marvejols à 35 min de St Alban

–        Florac à 1h30 de St Alban

–        Langogne à 1h de St Alban

–        St Chély à 16 min de St Alban

–        Mende à 45 min de St Alban.

Une sorte d’inertie structurelle s’en dégage.

Cette unité se transforme aussi en amas uniforme, conforme et concentré dans lesquels on piétine à défaut de se rencontrer ; c’est l’éclosion de nouveaux bâtiments à l’architecture entassée, voire grillagée.

Nous nous installons dans le présent, évinçant toute mémoire, écartant tout espoir. Bien loin de l’idée de Tosquelles que « Lorsque nous avons l’impression de voir loin, c’est que nous sommes assis sur les épaules de nos pères ».

C’est à l’apogée de « l’instant » que nous avons à faire.

Nous sommes dans l’ici, le maintenant, le tout de suite… Véritable colonisation de l’institution de soin.

Le temps semble aux mains d’un Chronos pressé, qui s’infiltre dans toutes les strates, où nous recevons des demandes de consultation afin de traiter rapidement des problématiques singulières, familiales, parfois bien complexes.

Nous sommes comme impatient de notre présent.

Nous avançons à l’aveugle avec pour directive de conduire des entretiens, de conduire des ateliers thérapeutiques, de gérer des patients, d’évaluer les risques… Entassement de protocoles et de personnes, sans aucun travail de continuité.

Ce n’est peut-être pas un diplôme que nous aurions dû passer, mais un permis.

Permis d’oublier que nous avions quelqu’un en face de nous !

Nous nous trouvons bel et bien dans une logique commune, un modèle paradoxal où tout se trouve standardisé, nous sommes dans le « tout normé », il faut « séquencer » les opérations de travail tout en proposant un service exclusif devant respecter la singularité de chacun.

Nous sommes dans l’antichambre de notre propre liquidation.

C’est la fabrique d’individus dépourvus, sans opinion et interchangeables, commençant à s’emplir d’indifférence.

C’est un désenchantement qui suit le cours de la passivité ; un décharnement qui brise nos entrailles de soignants.

Exacerbation du sentiment de notre impuissance la plus grande, sous une pluie d’injonctions verticales et intempestives, auxquelles nous ne pouvons réchapper, auxquelles nous réagissons parfois, souvent de manière parfaitement prévisible.

Ce modèle rend les hommes superflus, appartenant ainsi à une humanité indistincte… On élimine l’individu au profit de l’espèce comme dirait Hannah Arendt.

Nous sommes alors en proie à une réelle solitude intellectuelle, c’est la situation du soignant réduit à une dimension de producteur, qui n’a plus la capacité de s’adresser aux autres et qui n’intéresse plus personne.

Les hommes ainsi isolés, sont sans pouvoir ; et l’isolement a un sens politique.

Mais à l’heure où la politique n’est plus que travail de spécialistes, où chacun se contente d’alimenter dans son coin cette dérision généralisée, et où, le politique se réduit à des responsabilités juridiques, nous sommes dépourvus de repères et devenons la proie à de faciles manipulations.

C’est ainsi que la direction assénant un discours et un vocabulaire de management, trouve des services qui « descendent » d’autres services, collaborant par là même au démembrement de l’hôpital.

Que chaque salarié doit alors proposer des idées pour améliorer son poste, chaque unité des idées pour améliorer son service ; sa méthode pour organiser sa douce agonie, en tout cas silencieuse.

Il serait donc illusoire de penser que nous résistons à un monstre diabolique, tout comme il serait illusoire d’attendre un sauveur.

Mais ne nous laissons pas envahir par une espèce de culpabilité collective et confuse, ne croyons pas que si tout le monde ou presque est coupable, personne ne l’est, car si chaque individu, chaque soignant est aussi le produit de son temps, il n’en reste pas moins que nous devons assumer nos actes, car nous en sommes responsables.

Or c’est dans les failles de ce système institutionnel, que nous rencontrons de lumineuses leçon d’éthique qui ne seraient pas apparues dans tout autre contexte, ainsi nous formulons l’hypothèse que tout n’était pas sympathique avant et que tout n’est pas abominable aujourd’hui.

Nous vous invitons donc, à « un renversement de l’ordre du silence ».

Et puis, il est bon de se rappeler, comme le disait Hannah Arendt, que « Tant que nous souffrons, dans les conditions du désert, nous sommes encore humains, encore intact. »

Alors,

Comment se mobiliser pour résister à cette machine infernale ?

Qu’en est-il de notre socle commun, de nos valeurs éthiques et politiques ?

Qu’en est-il de la valeur humaine de la folie ?

« Où commence et où finit la clinique ? »

L’ Association Culturelle du Personnel de St Alban.

 

 

> Rencontre avec Sophie Mendelsohn autour de Robert Castel

Pour la prochaine séance d’Utopsy nous aurons le plaisir de recevoir Sophie Mendelsohn, psychanalyste, le lundi 8 avril à 20H30 au 27 rue des bluets 75020 (Metro Menilmontant) autour de l’œuvre de Robert Castel.

Auteur de nombreux articles dans plusieurs revues de psychanalyse( http://www.cairn.info/publications-de-Mendelsohn-Sophie–3060.htm) Sophie Mendelsohn travaille notamment à l’hôpital Sainte-Anne auprès d’enfants et d’adolescents. Une de ses orientations de recherche porte sur les rapports de la clinique et du politique, tant sur la question du genre, que sur la lecture de Foucault et ses rapports à Lacan, ou sur une critique de la réorientation récente de la justice des mineurs (cf ci-joint son article de la revue Chimères 72 ).
Suite au récent décès de R. Castel, cette soirée autour de son œuvre (prévue depuis plusieurs mois) sera l’occasion de s’intéresser à l’actualité de ses vues pour notre champ de la clinique. Manière pour Utopsy de rendre hommage à la fécondité de ses perspectives et de saluer le courage et la pertinence de sa critique des pouvoirs (de la psychiatrie au psychanalysme).
On se reportera utilement à sa toute dernière interview dans la Revue des livres qu’il a justement accordée à Sophie Mendelsohn avec Franck Chaumon (cf lien bibliographie), ainsi qu’à son article paru dans la Revue française de sociologie (doc ci-joint).
Argument :« La réédition récente de La gestion des risques (Paris, Minuit, 2012) a bien mis en évidence la manière dont la sociologie critique de la psychiatrie et de la psychanalyse développée par Robert Castel dans le sillage de Foucault et de Bourdieu, a traversé plus de trente ans de bouleversements dans ce champ en gardant toute sa pertinence. Initialement paru en 1981, cet ouvrage marque la fin des travaux que le sociologue a consacré à l’exploration des lignes de tension qui ont traversé ce champ, mais il représente aussi sans doute son acmé : Castel est en effet parvenu à y montrer (et sans doute même à y démontrer) le paradoxe qui fonde ce champ qui n’en est pas tout à fait un. Sans cesse en quête d’une définition stable des limites de leurs pratiques et des modèles théoriques qui les justifient, la psychiatrie et la psychanalyse ne s’assurent d’elles-mêmes qu’en ne rencontrant jamais un tel point de fixation – c’est d’ailleurs une des raisons de leur alliance. Il faut distinguer la spécificité de chacune, psychiatrie et psychanalyse, dans cette impossible coïncidence avec elles-mêmes et dans ses conséquences politiques, mais elles sont toutes les deux concernées par cette hétéronomie et ses conséquences ambigües : largement en butte à des contestations plus ou moins puissantes, elles y prêtent le flanc sans savoir toujours très bien qu’en faire ; mais elles font pourtant montre d’une persistance certaine qui ne peut que nous amener à interroger les forces sans doute mal évaluées, et mal utilisées, d’un tel paradoxe. »
Bibliographie :
-R. Castel, « Des marges de la psychiatrie aux marges du social », Revue des livres,Paris, 2013, interview de Sophie Mendelsohn et Franck Chaumon (http://www.revuedeslivres.fr/des-marges-de-la-psychiatrie-aux-marges-du-%C2%AB-social-%C2%BB-entretien-avec-robert-castel/)
-R. Castel, Le psychanalysme, Paris, Maspéro, 1973.
-R. Castel, La gestion des risques, Paris, Editions de minuit, 1981 (2012)
-R. Castel, « L’institution psychiatrique en question », in Revue française de sociologie, Paris, 1971
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfsoc_0035-2969_1971_num_12_1_1949
-Sophie Mendelsohn, « Ligne de conduite ou lignes d’erre », Chimères 72, Paris, Eres, 2009 .
http://lesilencequiparle.unblog.fr/2010/06/25/ligne-de-conduite-ou-lignes-derre-2-sophie-mendelsohn-chimeres-n72-clinique-et-politique/

– Le lien vers la dispute sur la question de l’autonomie entre Robert Castel et Alain Ehrenberg :http://www.laviedesidees.fr/L-autonomie-aspiration-ou.html

> "Intervention d'Hervé Bokobza au séminaire d'Asnières"

Le Docteur Hervé BOKOBZA interviendra dans le séminaire du secteur d'Asnières-sur-seine :

 

 

 

Le mardi 22 janvier de 10h à 12h30.

 

          Ce psychiatre a été formé à la psychiatrie à l'hôpital de Moisselles, dans lequel il est arrivé comme externe en 1972. Par la suite, il est devenu médecin directeur de la clinique de psychothérapie institutionnelle de Saint-Martin de Vignogoul.

         Hervé Bokobza a été président des états généraux de la psychiatrie en 2003. Il est l'un des fondateurs du collectif des 39 et reste actuellement parmi ses membres les plus actifs. Il est également psychodramatiste.

 

          Son intervention qui se situera au croisement de l'histoire de la psychiatrie et des concepts issus de la psychothérapie institutionnelle sera suivi d'un débat animé par le Docteur Thierry NAJMAN.

 

 

 

 

LIEU:  HÔPITAL DE JOUR Sandor FERENCZI

35, rue Robert Dupont  – 92600 ASNIERES-SUR-SEINE

 

 

Inscription obligatoire et gratuite auprès de Virginie PRIEUR

TEL: 01.41.32.24.35

> De l'Inutile, de l'ambiance et des entours


 

 

DE L’INUTILE, DE L’AMBIANCE ET DES ENTOURS

 

Intervention du Dr Hervé Bokobza*

 

Vendredi 25 Janvier 2013 à 20H Mairie de Magrin (81)

 

 

Tout ces petits riens, ces trois fois rien, ces pas grands choses, ces petites attentions, ces je ne sais quoi, ces petits pas, ne constituent ils pas au final le soin en psychiatrie ?

N’est ce pas là « la moindre des choses » comme si bien défini par Jean OURY.

Ne faut-il pas plus encore construire ou reconstruire ces brefs instants pour continuer à prendre soin ?

C’est sur nous ne serons plus alors dans les nomenclatures officielles, les classifications, la certification, ni dans les prises en charge certifiées conformes ou dans les preuves biologico-scientifiques.

Il faudra nous aventurer dans l’humain, la compréhension, l’écoute, l’analyse, la singularité.

Nous pensons qu’il est encore possible à l’heure actuelle de travailler les milieux de soin pour créer des espaces de confiance avec les équipes, les patients et leur famille.

Ne passons pas à coté de ces petits riens, maintenons contre vents et marées une certaine ambiance.                                                                                                              

L’inutile, en apparence, ne serait il pas finalement le plus utile ?

* Hervé BOKOBZA, Psychiatre, Psychanalyste, ancien  médecin directeur de la Clinique Psychothérapique St Martin de Vignogoul.

 Entrée libre

Ps : Pour maintenir une certaine ambiance et prolonger notre soirée « inutile »… en apparence, il sera utile que tu apportes un petit quelque chose… à boire ou à manger !

 

  Mail : lespsycausent@gmail.com  Site : http://lespsy-causent.over-blog.fr/    

> La loi HPST : oubli de l’éthique ?

La loi HPST : oubli de l’éthique ?

 

« La loi est un projet d’organisation sanitaire et non de financement. A terme, elle doit permettre de mettre en place une offre de soins graduée de qualité, accessible à tous, satisfaisant à l’ensemble des besoins de santé »

En dépit de cette affirmation dans son préambule de présentation, la loi HPST, de part sa conformité aux directives européennes, aux impératifs du système économique dominant permet-elle aux acteurs du secteur médico-social d’exercer leurs missions dans le respect de leur éthique ?

Cette question, essentielle, se doit d’être posée notamment aux associations à but non lucratif qui oeuvrent au service des personnes en situation de handicap et des personnes âgées.

Restrictions financières, convergence tarifaire, Contrats Pluriannuels d’Objectifs et de Moyens, évaluation, démarche « qualité », protocoles, et à brève échéance, marchandisation, sont autant d’éléments qui conduiront les associations, si elles ne réagissent pas, à passer du rôle de concepteur à celui de prestataire de services.

A défaut…QUID DE L’ETHIQUE ?

Journée d’échanges et de réflexion le jeudi 24 janvier 2013 – 9h à 18h – à l’Université Evry Val d’Essonne.

Renseignements : D Naels 06 71 03 95 37 – dominique.naels@gmail.com

DEROULEMENT DE LA JOURNEE

 

 9h00 : Ouverture par le Président de l’Université d’Evry et Jérome Gudej, Député, Président du Conseil général de l’Essonne

9h30 Bernard TEPER, membre du Haut Conseil de la Famille :

« Un recul critique sur la loi »

 

11h00 Thierry NAJMAN, Psychiatre des Hôpitaux, chef de pôle à l’hôpital de Moisselles :

« La qualité, nouvelle religion de la société néolibérale ? »

 

12h45/14h30 Pause déjeuner

 

14h30 Philippe NASZALYI et Daniel BACHET, professeurs à l’Université d’Evry :

« La santé, une valeur… marchande »

16h00 Roger FERRERI, Psychiatre, chef du service de psychiatrie infanto-juvénile de l’Essonne :

« Des ordonnances Juppé à la loi Bachelot »

> XXVIèmes Journées de Psychothérapie Institutionnelle

XXVIèmes Journées de Psychothérapie Institutionnelle

 

 

 

 

12 et 13 Octobre 2012 à MARSEILLE

 

Les lieux du changement : quels espaces pour le travail clinique et psychothérapique dans la psychiatrie du 21ème siècle ?

 

Cité des Associations, 93 la Canebière 13001 Marseille

Métro Noailles (ligne 2)

 

  Les lieux du changement : quels espaces pour le travail clinique

et psychothérapique dans la psychiatrie du 21ème siècle ? 

 

 

Deux lames de fond traversent la psychiatrie contemporaine : une dérive sécuritaire assimilant folie et dangerosité et produisant le retour du grand renfermement, et un rabattement étio pathogénique organiciste considérant la folie comme l’expression d’un cerveau malade.

La perte de l’humain qui en découle questionne un nombre croissant de tous ceux qui rencontrent les personnes malades.

Le mouvement de psychothérapie institutionnelle qui considère la folie comme une potentialité humaine a forgé des outils pour proposer un accueil à la folie et des possibilités de transformation psychique de la personne malade autres que l'association médicaments-apprentisages                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  L’AMPI consacrera ses 26èmes journées à ce double enjeu : revisiter le champ des psychothérapies en rappelant leur pertinence dans le projet de transformation psychique des patients et mener une réflexion sur les lieux possibles pour leur mise en œuvre.

Le facteur temps offre bien des surprises et les « hasards » des calendriers mettent à l’honneur en ce printemps 2012 l’idée de changement.

S’il appartient aux « psychistes » de participer activement à ce desserrement de l’étau sociétal, il leur revient également de définir les supports théoriques, techniques, psychopathologiques qui permettent à la personne souffrante de se réapproprier son destin.

Ces apports à la formation initiale et continue de tout soignant, associés à un désir toujours à soutenir, sont indispensables à toute approche relationnelle proposant son espace psychique à l’autre.

A un moment où le « parcours du patient »  se fragmente de plus en plus, où la continuité des soins tend à se confondre avec la « traçabilité »  informatique, où le turn-over soignant devient la règle, il est « urgent » de redéfinir les lieux où la rencontre est possible, c'est-à-dire là où il est possible de circuler, penser, inventer, créer…

Inscription : (Places limitées  pas d’inscription le jour même)

Individuelle : 120 €

Etudiants : 50 € (sur présentation justificatif )

Formation Continue : 180 €.

 

N° A.N.F.H. : 93.13.02.688.13

N° S.I.R.E.T. : 403 156 458 000 16

C.C.P. : 2969-15 Y MARSEILLE

Chèques à l’ordre de : A.M.P.I

A envoyer  à :

A.M.P.I. / Bibliothèque du C.H. Edouard Toulouse

118, chemin de Mimet 13917 Marseille Cedex 15

Tél. secrétariat secteur 13G13 : 04 91 96 99 93 – Fax : 04 91 96 97 58

email secrétariat AMPI : isabelle.borzone@ch-edouard-toulouse.fr

> Le 7 septembre "L'art de l'écoute et de l'écho"

Vendredi 7 septembre 2012                      

Centre équestre  « Les Cavaliers du Pays Cathare » à Magrin(81) 19h30 

« L’ART DE L’ECOUTE ET DE L’ECHO »

Cette notion semble essentielle pour parvenir à la rencontre avec cet  Autre en souffrance.

Et pourtant :  

Est-il encore possible d’écouter le symptôme, de le considérer comme un signe du sujet ?

Que faisons-nous du transfert, de cet espace psychique nécessaire à la rencontre qui apparait si souvent bien difficile.

Le transfert n’est il pas négligé ?  Est-il encore d’actualité, une option ?

N’existe-t-il pas une tendance visant à réduire trop rapidement le symptôme à une manifestation dangereuse qu’il faut éradiquer au plus vite ?

Que fait-on des émotions si particulières qui sont véhiculées dans la relation soignante ?

Finalement qu’en est-il actuellement de notre écoute et de l’écho que nous faisons à la parole des patients ?

A toutes ces interrogations donnons une  « raison-ance », faisons écho…

 « La psychanalyse, qu’on le veuille ou non, c’est quand même, fondamentalement, une science de l’écoute et de l’écho <….>  Il faut multiplier nos propres capacités d’écoute de ce que l’autre dit et se faire, soi-même, une aptitude à donner un écho sensible, à réagir ». Lucien Bonnafé

Avec la participation de Patrick CHEMLA, Psychiatre, Psychanalyste, Chef de Service du centre de jour Antonin Artaud de Reims.

Renseignements: 06 87 28 08 05 – lespsycausent@gmail.com – http://lespsy-causent.over-blog.fr/

 

PS : Après avoir bien écouté et pour faire écho à la convivialité, apporte quelque chose à boire ou à manger !

 

 

>Rencontres à venir…(Compléments au calendrier des 39)

 

UTOPSY

Guillaume Sibertin Blanc lundi 21 novembre prochain (27 rue des Bluets, Métro Ménilmontant ou Père Lachaise, Paris 20)

Christophe Chaperot, Anne Bourgin, Christian Chipani le lundi 16 janvier 2012

Site d'Utopsy : http://utopsy.overblog.com


Séminaire d’Heitor O’Dwyer de Macedo « clinique de Dostoïevski »

– Rencontre avec Dr Michaël Guyader, samedi 26 novembre de 14h à 18h, 18 rue de Varennes, Paris. 

http://www.federation-ateliers-psychanalyse.org/Heitor-O-Dwyer-de-Macedo-la.html?decoupe_recherche=macedo

– « Les enseignements de la folie : feuilleton dangereux » sur MediaPart (http://blogs.mediapart.fr/edition/contes-de-la-folie-ordinaire)


D.U « Psychose et Institution » :  mardi 29 novembre, à Longjumeau

http://www.shc.univ-paris7.fr/spip.php?article203

Une Autre psychiatrie

de 10h à 12h30 : Après la projection du film de Danièle Sivadon et Jean-Claude Polack sur François Tosquelles, film intitulé : Une Politique de la folie 

Débat avec Jean-Claude Polack, Philippe Rappard, J.J Moscowitz, Yves Le Bon, Linda de Zitter et Guy Dana

14h : Jean-Claude PolackEntre structures et processus : psychoses et conditions d’une analyse pragmatique »

15h : Christophe Chaperot, « Schizophrénie et transfert »

PROGRAMME 2011-2012 : TELECHARGEMENT ICI

 

Rencontre de Maison Blanche : Vendredi 9 décembre 2011 de 9h à 18h

A propos de « la psychothérapie institutionnelle d'hier à aujourd'hui" sur le thème de la fabrique du sens.

Programme : TELECHARGER LE PROGRAMME

 

Séminaire de La CRIEE, Reims

Projection du film « Traduire » de Nurith Aviv, le jeudi 24 novembre 2011

http://www.cerclefreudien.org/activites/seminaires-Reims.php?PHPSESSID=ff80da790d5d51149699216f6cb869e4