Archives pour la catégorie Culture

Dingo Dingue Théâtre de la Rotonde AVIGNON

Christian Mazzuchini
« L’amour c’est donner ce que l’on n’a pas, à quelqu’un qui n’en veut pas … » J. Lacan

Dingo Dingue est la « fuite » de « Psychiatrie/Déconniatrie », spectacle sur la folie créé au Théâtre des Salins de Martigues en 2004 et qui partit sur les routes de France pendant quatre années.

La « fuite » parce que le personnage totalement agité de « Psychiatrie/Déconniatrie » (textes du Catalan François Tosquelles fondateur de la psychothérapie institutionnelle – et de Serge Valletti) quittait la scène en disparaissant dans un film projeté sur des draps ! Ce sont donc ses retrouvailles quelques années plus tard. 

Paul Machto, Jacques Tosquellas et Marie France Negrel  de l’Association Méditerranéenne de Psychothérapie Institutionnelle, participeront aux deux débats  proposés  à l’issue des représentations les Mercredis 19 et 26 juillet. 

Dingo-Dingue Avignon

Dans son remue-ménage intérieur, il est persuadé d’être devenu acteur, à moins qu’il ne soit tout simplement son propre infirmier ou carrément redescendu à un « collapsus de la transcendance », schizophrène pour tout dire.

Bref son décollement du réel ne s’arrange pas, d’autant qu’il se retrouve propulsé dans une sorte de cellule d’isolement, costumé en Indien au beau milieu d’une reproduction approximative d’une installation de Dali et visité par sa mère redevenue enfant pour l’occasion.
On l’aura bien compris Dingo Dingue, armé d’un pinceau mental de sa fabrication,
est une descente en pente douce dans les entrailles de la folie en suivant les paroles éclairées et éclairantes de Jacques Lacan, Jean Oury, Lucien Bonnafé et François Tosquelles. Ces mousquetaires de la folie ont toutes leurs existences œuvrées à faire tomber les murs de l’asile pour soulager la souffrance de ceux que l’on dit fous.
« Sans la reconnaissance de la valeur humaine de la folie, c’est l’homme même qui 
disparait. » F.Tosquelles
En écho à ces pensées étonnamment limpides s’ajoutent les écrits poético-maniacofestifs de Christophe Tarkos poète contemporain, et les Textes de Michel Bellier, tous deux plumitifs de génie.
Cocktail détonant de verbes en délire, Dingo Dingue tisse l’étoffe d’un songe déroutant sur les traces et les égarements psycho-poétiques d’un bouffon magnifique. Vagabondant sur les errances de l’âme comme sur un chemin de traverse, partagé entre le rire et l’émotion, c’est l’infiniment humain que cette « fuite » nous invite à traverser. 

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Les 39 à Jazz in Marciac le 4 août 2016

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Quelle Hospitalité pour la folie ? Collectif des 39

Avec La Ligue de l’Enseignement du Gers

Jeudi 4 août 2016 à 14h30.

Projection – Débat autour du film de Cécile Philippin

VIVRE EN VILLE

« Comment se loger, travailler, se soigner, s’épanouir, lorsque l’on vit en ville avec une souffrance psychique ? A l’écoute des témoignages singuliers d’une quinzaine de personnes soignées en psychiatrie, le film « Vivre en ville » dessine un état des lieux intime et concret du soin hors de l’hôpital et des enjeux du vivre ensemble. »

Le débat sera animé par Catherine Garlin, psychiatre, membre de l’association « Vivre en ville », Patrick Estrade, infirmier de secteur, membre des PsyCauses, et Paul Machto, psychiatre, du Collectif des 39 « Quelle hospitalité pour la folie ? ». Continuer la lecture de Les 39 à Jazz in Marciac le 4 août 2016

Soutien à Kamel Daoud

Soutien à Kamel Daoud.

Patrick Chemla,

patrick.chemla2@orange.fr

le 24 février 2016

Cher Kamel Daoud,

Au nom de la liste de diffusion que j’anime pour l’association la Criée à Reims (animant des échanges sur psychanalyse, psychiatrie et politique) je voudrais vous assurer de toute notre sympathie, mais aussi de notre colère à l’égard de la campagne de calomnies que vous subissez actuellement. Il y a de la bêtise et de l’inconscience grave chez ceux qui vous taxent d’islamophobie sous prétexte que vous avez essayé de penser la complexité de ce phénomène d’une extrême gravité qui s’est produit à Cologne et ailleurs. J’avais déjà diffusé ainsi que d’autres collègues psychanalystes, votre article que nous trouvions courageux : « s’attaquer » aux enjeux du féminin dans la « culture islamique » actuelle ; tenter de penser le choc psychique qui est en train de se produire brutalement pour des hommes qui fuient des zones de guerre et de massacre ; rien que la tentative en était risquée tant nous campons sur une poudrière. Continuer la lecture de Soutien à Kamel Daoud

> Regards croisés sur nos pratiques – Montfavet 18 et 19 mars 2016

Regards croisés sur nos pratiques – Montfavet 18 et 19 mars 2016

Partenariat Le Point de Capiton, l’ECRPF et le Collectif des 39.

 Journées du Point de Capiton – Conférences, Tables rondes et film.   (Hôpital de Montfavet, Salle de spectacle et bureau des entrées)

 « Regards croisés sur nos pratiques »

Croiser les regards c’est aller au-delà de soi-même, c’est chercher à dialoguer pour inventer.

Car la pratique clinique s’invente au quotidien, ou elle n’est pas. Ainsi, il s’agira au long de ces deux journées d’interroger nos pratiques à l’aune de la clinique, que ces pratiques aient pour lieu d’exercice l’hôpital, un cabinet de ville ou un lieu culturel dans la Cité. C’est pourquoi depuis deux années maintenant nous accueillons des praticiens et aussi des patients avec leurs expériences et leurs réflexions afin de leur permettre de débattre autant sur ce qui les enthousiasme que sur ce qui les scandalise.

Le mot scandale évoque l’objet placé en travers du chemin et qui fait trébucher. Tel est le point commun entre professionnels et ceux qu’ici je nommerai des patientscitoyens : ce point d’humanité qui est aussi point d’incertitude. C’est à partir de ce point d’incertitude, et avec bienveillance, que nous voulons interroger ensemble l’ouverture ou la fermeture des portes, mais aussi celles des esprits et la façon de répondre aux protocoles, Continuer la lecture de > Regards croisés sur nos pratiques – Montfavet 18 et 19 mars 2016

« ON NE PEUT PAS PARLER D’AMOUR DANS UNE LANGUE MORTE »

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« ON NE PEUT PAS PARLER D’AMOUR DANS UNE LANGUE MORTE »

Psychose, transfert et institution

Prochaine rencontre

Vendredi 5 février 2016 – Mairie de Magrin (81) 19h 30        
Avec la participation de Patrick Faugeras, psychanalyste   

« Je ne me souviens pas de mon avenir » dit-elle, avant de se reprendre et de corriger avec, à la fois, lassitude et empressement : « heu…de mon passé. » Du bout des doigts, elle effleure légèrement soucieuse le bord de ses lèvres comme pour retenir les mots qu’une bouche indisciplinée peine à contraindre…

…Vacarme ou bruissement, un fond chiné de mots d’ordre, double et accompagne ses gestes quotidiens, les commente ou les déprécie, la juge et la condamne.                                                                                                                  De multiples voix, aigües et menaçantes, blessent, dès sa naissance, la moindre pensée, suspendent le plus léger mouvement qu’aucune nécessité n’exige, annulent la promesse du plus modeste des plaisirs. Continuer la lecture de « ON NE PEUT PAS PARLER D’AMOUR DANS UNE LANGUE MORTE »

> Déranger, création théâtrale

 

Édition : Contes de la folie ordinaire – Médiapart
Car un homme qui crie n’est pas un ours qui danse
PAR PAUL MACHTOFlyer_DRG_recto__-_copie

« Déranger ». Un spectacle fou, littéraire, populaire… et curatif à la fois ! Une plongée dans l’ordinaire folie d’une unité de soins psychiatriques, un jour comme tant d’autres. Enfin pas tout à fait : les alertes attentats se répandent sur les ondes et le service organise son gala de charité. Salle Jacques Brel à Pantin les 6, 7 et 8 novembre 2015.

Voir l’article: ICI

 

Communiqué de presse 22 octobre 2015

Bureau de presse Sabine Arman – info@sabinearman.com
01 44 52 80 80 – 06 15 15 22 24
CREATION DÉRANGER car un homme qui crie n’est pas un ours qui danse de Guy Benisty – Cie Le GITHEC
Vendredi 6, samedi 7 novembre, 20h30 Dimanche 8 novembre, 16h Salle Jacques Brel 42 avenue Édouard Vaillant Ligne 7 – M° Aubervilliers – Pantin – Quatre Chemins Tarif A : de 3 à 18€ /
Durée : 2h /
01 49 15 41 70
Le théâtre en plein coeur Le GITHEC, Groupe dʼIntervention  Théâtral et Cinématographique, créé en 1993 et basé à la Maison de quartier des Courtillières à Pantin, réunit professionnels et amateurs en vue de réaliser des oeuvres théâtrales originales avec et en direction dʼun public souvent absent des salles de spectacles. La saison culturelle de la ville de Pantin soutient cette compagnie qui partage le même combat culturel qu’elle, à savoir, décloisonner la culture afin de la rendre accessible à tous. Elle programme la nouvelle création du Githec Déranger les 6, 7 et 8 novembre 2015 à la salle Jacques Brel. Au coeur de ce que l’on nomme pudiquement « exclusion sociale », le travail de Guy Benisty envisage un théâtre puissant qui garde serré dans une même force son appétit esthétique et ses aspirations populaires. Au rythme du quotidien, ancré dans la réalité de la ville, le théâtre du GITHEC se place dans un lieu favorable à la création : à l’écoute du monde. Déranger est une création ambitieuse qui nous plonge dans l’ordinaire folie d’une unité de soins psychiatriques. Des patients des centres psychiatriques du 93, des jeunes du quartier des Courtillières, des musiciens, et des comédiens de la Compagnie partagent le plateau transformé, dans un dispositif bi-frontal, en couloir hospitalier. Les urgences se multiplient, les vies et les délires s’entrechoquent. Comme au PMU, les spectateurs doivent parier sur une course, course de rats, ici, organisée en direct sur scène, et avec chaque soir une tablette numérique à gagner. Depuis huit ans, Guy Benisty a collecté de nombreuses histoires de vies lors des ateliers réalisés avec l’Établissement Public de Santé de la Ville-Evrard et Le Centre de jour de Clichy-sous-Bois-Montfermeil. Ces rencontres l’ont mené à écrire Déranger. Un théâtre, en plein coeur des quartiers populaires, participatif et vivant, en hommage à la folie du monde et des êtres. Retrouvez toute la saison culturelle de la ville de Pantin sur www.ville-pantin.frDSC05799

> Journées de Psychothérapie Institutionnelle – AMPI 2015

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AMPI 2015

XXIX èmes

Journées de Psychothérapie Institutionnelle

9 & 10 OCTOBRE 2015

MARSEILLE

L’UN est l’AUTRE

Altérité et soins

Curieuse place que celle laissée à l’Autre dans notre société du 21ème siècle !

Cause du « déclin national » quand il prend le visage de l’étranger, il est cause de tous nos malheurs dans la vie quotidienne, travail compris.

Toujours l’Autre fautif.

Comment sommes-nous passés de l’Altérité fondatrice du Sujet de LEVINAS, du « Je est un Autre » de Arthur RIMBAUD…à cet autre forcément dangereux, hostile dont il faut se méfier ?

Mais alors qu’en est-il de l’Identité tributaire de l’Altérité et qui ne peut se développer que par rapport à Autrui ?

Que devient la personne malade dans cette évolution de la perception de l’Autre ?

Quelle place pour cet Autre dans un protocole où il n’a rien à dire ?

Quelle place pour cet Autre attaché en « cellule » re-baptisée pudiquement CSI, chambre de soins intensifs ?

Salutaire ouvrage donc que celui de P. COUPECHOUX, « Un homme comme vous », nous rappelant notre fondamentale fraternité en humanité avec le fou.

L’humanité du fou disparaît dans l’objectivation moderne de la maladie mentale.

L’humanité du soignant disparaît dans l’exécution robotisée de tâches prescrites et codifiées dans le rôle propre du statut.

Mais l’humain résiste !

Les outils du mouvement de psychothérapie institutionnelle sont là pour re-penser le souci de l’Autre, pour réhabiliter l’Altérité…

L’Autre au centre du dispositif de soin permettra rencontre, dispute professionnelle, construction de l’hétérogène, création d’une équipe, voire d’un collectif… les conditions basales des soins aux personnes malades.

Venez donc nous rencontrer et vous disputer avec ces autres qui vous attendent

avec plaisir à Marseille…

 

Cité des Associations

93 La Canebière – 13001 Marseille

Métro Noailles (ligne 2)

Places limitées pas d’inscription le jour-même

Renseignements : AMPI Secteur 13 – Tél : 04 91 96 99 93 – alain.abrieu@ch-edouard-toulouse.fr

Chèque à l’ordre des : CEMÉA-PACA à adresser : CEMÉA-PACA – 47 rue Neuve Sainte Catherine -13007 Marseille

Tél : 04 91 54 25 36 – mcristiani@cemea-paca.org

> COLLOQUE AU SENAT 9/09/2015 – COMPLET

Il n’y a pas de places pour cet après-midi. C’est une rencontre pour s’adresser aux sénateurs et parlementaires dans le cadre de la loi qui est discutée. Ce n’est pas un meeting.  Nous rendrons compte au plus vite et des textes des interventions seront mis sur le site , vous pourrez ainsi en prendre connaissance.

COLLOQUE AU SENAT

                                                                             » 39 ALERTE »

                                                                                      Salle Gaston Monnerville

                                                                                         Mercredi 9 septembre 2015

 ORGANISÉ PAR LE COLLECTIF DES 39,

en collaboration avec

L’association HUMAPSY ET le Collectif LE FIL CONDUCTEUR

sous le parrainage de Madame Aline ARCHIMBAUD

Sénatrice de Seine Saint Denis.

13h30  – Accueil

13H45  – Introduction : Philippe Bichon, Psychiatre, (Cour-Cheverny)

14H – Alerte : un enfant risque de ne plus être soigné ?  

Nous voulons alerter les élus sur la dégradation progressive de l’accueil et de la prise en charge de la souffrance psychique des enfants. Comment et pourquoi la sur-médication croissante ? Comment et pourquoi la généralisation du handicap ? Comment et pourquoi la destruction des structures de soin ? Comment et pourquoi la sur-administration des méthodes de soins elles-mêmes ?

Animé par Philippe Rassat, Pédopsychiatre, (Cognac 16-Mussidan 24) avec Sandrine Deloche, Pédopsychiatre, (Paris), Carlos Parada, Pédopsychiatre (Fontenay sous bois),  François Gonon, Neurobiologiste, directeur de recherche émérite CNRS (Bordeaux)Mireille Battut, Présidente de l’association La main à l’oreille (Paris)

15H15 Pour l’hospitalité de la folie, non à la contention !

Comment lutter contre la banalisation des pratiques de contention ? De quoi sont-elles le signe ? Quelles propositions et quelles alternatives sont à soutenir en solidarité avec les équipes soignantes pour construire une autre psychiatrie accueillante pour la folie ?

Animé par Alexandra de Seguin, Psychiatre ( Longjumeau 91), avec Hervé Bokobza, Psychiatre ( Montpellier ) Christian Lamotte, membre du Collectif Le Fil Conducteur, Thierry Najman, Psychiatre, chef de pôle (Moisselles 95),  Guy Dana, Psychiatre- Psychanalyste, chef de service (Longjumeau 91), Serge Klopp, Cadre de santé (Neuilly sur Marne 93), Yves Gigou, Cadre Infirmier, 94, Jacques Mairesse,Psychiatre (Paris), Dominique Besnard, Psychologue Clinicien, (Quimper), Un membre  de l’association HumaPsy

16H30     Quels espaces citoyens pour les patients dans les établissements du sanitaire et du médicosocial ?

La discontinuité des soins et des accompagnements, la rupture de l’alliance thérapeutique sont-elles les causes de la contrainte et de la contention abusive ? D’autres alternatives sont possibles si on garde des secteurs de taille humaine avec une place possible pour les associations ouvertes à la parole des patients et des soignants.

Animé par Paul Machto Psychiatre – Psychanalyste (Montfermeil 93), avec Victoire Mabit, Membre du Collectif Le Fil Conducteur, Jean-Michel de Chaise Martin, Psychiatre, Chef de service (Landerneau 29), Matthieu Dissert, Président de l’association HumaPsy,  Patrick Chemla, Psychiatre – Psychanalyste, Chef de service, (Reims)

 17H45 – Conclusion :  Hervé Bokobza, Psychiatre (Montpellier)

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