Collectif des 39 Contre la Nuit Sécuritaire

Commentaires

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  1. Super ! Merci.

    Commentaire par zyplox — 9 décembre 2011 à 17 h 06 min

  2. Accueillir la folie: oui.
    Me sentir concerné par la psychiatrie: non.
    En effet, "psychiatrie" dérive de "psychiatre" qui vient du grec "psukhè" signifiant "esprit, âme" (et aussi "papillon"!) et "iatros" signifiant "médecin" au sens de "homme ayant art et science pour guérir (et non pas seulement "soigner"…) les maladies de l'âme.
    En savoir plus: cf. http://fr.wiktionary.org/wiki/psychiatrie
    Or il me semble bien avoir lu ici,  mieux qu'ailleurs  ce qu'écrivent celleux que les "autres" nomment "folles" ou "fous" au sujet d'elleux-mêmes:" nous ne sommes pas malades!"
    Donc pour moi – et pour beaucoup qui pensent aussi de la sorte - la folie n'est pas une maladie.
    BJP
     

    Commentaire par Bruno Jean PALARD — 10 décembre 2011 à 2 h 25 min

  3. Je ne me souviens pas avoir lu ici beaucoup de gens ne se disant pas malades, n'ayant ni psy ni médicaments et se portant bien. Pour moi, la folie n'est pas la maladie, car je nomme maladie la souffrance liée à la folie. Les symptômes, la souffrance, c'est la maladie, qui relève de la psychiatrie, la folie c'est le sens de tout ça, mais les deux vont ensemble.

    Commentaire par Laurence — 10 décembre 2011 à 21 h 33 min

  4. Ma folie me rend malade, encore plus quand ma maladie me rend fou…

    Commentaire par zyplox — 10 décembre 2011 à 23 h 28 min

  5. Merci zyplox d'illustrer aussi joliment et spontanément ce que je constate plus haut!
    Et que Laurence conteste car elle déforme mes propos sans s'en apercevoir.
    @Laurence:
    Je n'ai pas écrit que les gens ici ne SE disaient pas malades.
    J'ai écrit avoir LU ici mieux qu'ailleurs ce qu'ECRIVENT celleux que les "autres" nomment folles ou fous, au sujet d'elleux-mêmes: "nous ne sommes pas malades".
    Et la qualité de ce qu'a écrit Zyplox ci-dessus le démontre parfaitement.
    A+
     
    BJP

    Commentaire par Bruno Jean PALARD — 11 décembre 2011 à 0 h 58 min

  6. J'ajoute que ce n'est pas parce qu'on prend des médocs, qu'on consulte tel ou tel professionnel de santé, qu'on souffre de ceci ou de cela qu'on est forcément "malade".
    N'oubliez pas que la devise favorite du monde médical est: "tout homme bien portant est un malade qui s'ignore".
    Et que la tendance ultra-normative au plan des comportements en société ne fait que s'accroître au fur et à mesure que la peur gagne celleux qui aimeraient qu'on arrête de les empêcher de nous gouverner en rond!
    Et ron et ron, petit patapon!
    Mais nous ne sommes pas des moutons, n'est-ce pas?
    Il ne tient qu'à nous de dire: "NON".
    Mais surtout de faire "NON" de ce qui est attendu de nous.
    Pour enfin vivre "OUI" ce que nous désirons librement être.
     
    BJP

    Commentaire par Bruno Jean PALARD — 11 décembre 2011 à 1 h 10 min

  7. Disons que quand la folie empêche de vivre et détruit, j'appelle cela maladie. Et quand j'étais malade, j'étais dans l'impossibilité de dire non. Je ne pouvais pas dire "il ne tient qu'à moi" puisque je n'étaiis plus capable de pas grand-chose d'autre que de subir la folie.
    Je suis désolée d'avoir déformé vos propos. Je voulais juste rappeler que la folie n'est pas un parcours de santé, seulement un choix et une particularité, elle a aussi tous les aspects d'une maladie chronique très difficile à vivre, c'est un combat pour vivre, et la question du soin est importante. Ca ne veut pas dire nier la personne et sa singularité, mais la laisser à sa souffrance ne la rend pas libre, elle la laisse aliénée.

    Commentaire par Laurence — 11 décembre 2011 à 15 h 16 min

  8. Pas de souci Laurence, ne vous en faites pas: ce sont les aleas de la communication écrite par informatique qui plus est… ;-)
    Je ne sais pas si "la" folie empêche de vivre et détruit et est une "maladie".
    Et même j'en doute très sérieusement, tant est croissant le nombre de personnes qu'on diagnostique, qu'on "déhessèmquatrise" serait plus exact, en ces temps actuels de chasse à l'autre… "différent".
    Une fois n'est pas coutume, je vais parler un peu de moi.
    Comme vous l'avez lu,  j'ai pour nom "Bruno Jean PALARD".
    Mais je suis "Bruno Jean PALARD" depuis quelques années seulement.
    En fait depuis que j'ai accepté de me reconnaître en tant que "je suis Bruno Jean PALARD".
    Plutôt que de résister de toutes mes forces, donc avec souffrances indicibles, à :
    - cette identité de "enfant surdoué émotionnellement instable émotionnellement à structure para-psychotique et syndrôme autistique, rebelle à toute autorité" (sic!) que le monde scolaire du milieu des années 60 voulait m'imposer, 
    _ celle de "adolescent à haut potentiel mais psychotique maniaco-dépressif avec repli autistique, rebelle à toute autorité" que le monde scolaire des années 70 voulait maintenant me faire endosser,
    - celle de " jeune irresponsable qui devient père à 20 ans sans avoir les moyens matériels d'assumer sa progéniture et…marginal babacool" décrétée par la CAF et les services fiscaux tandis que je réclamais ce qui m'était légalement dû en tant que chef d'entreprise assuré social bien comme il faut à jour de ses cotisations URSSAF, de sa TVA, etc. et avec à l'époque (1983) 7000 francs nets de revenus mensuels! Hélas, j'avais une queue de cheval à l'époque…
    - celle de "emmerdeur patenté et mythomaniaque, empêcheur de professer la sainte-parole lacanienne  perturbateur subversif de l'esprit des autres étudiants à la fac" 

    Commentaire par Bruno Jean PALARD — 11 décembre 2011 à 18 h 22 min

  9. Ooops! j'ai appuyé sur "Tab" plutôt que sur "MAJ"… désolé!
    Acte manqué qui signe du coup mon désir d'arrêter là pour ne pas importuner davantage les lecteurs de ce fil de comm's!
    Bref je termine donc en disant que tant que j'enfilais les pompes des autres ou celles qu'ils voulaient me faire enfiler, je n'étais pas "moi-même" et ça n'allait pas en s'arrangeant!
    Et un jour j'ai craqué: j'ai tenté d'en finir avec toutes ses souffrances, de manière définitive.
    Je n'ai pas absorbé autre chose que du Châblis, mais j'avais rempli d'eau ma baignoire et dénudé des fils électriques après avoir trafiqué le disjoncteur pour qu'il ne disjoncte pas trop vite le moment venu, pour être sûr que je serai électrocuté et bien mort avant disjonction.
    L'électrochoc a bien eu lieu, mais pas de la manière attendue.
    je suis resté en vie, plus que jamais en vie: j'ai commencé à m'affirmer sans culpabiliser mais en me responsabilisant.
    Je me suis accepté, mauvais parfois, bon parfois, ceci parfois, cela parfois, etc. etc.etc.
    J'ai commencé à me connaître moi-même, tout simplement, sans plus avoir peur de moi-même.
    Merci pour votre attention,
     
    BJP

    Commentaire par Bruno Jean PALARD — 11 décembre 2011 à 18 h 37 min

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