DÉCRYPTAGE«PSYCHIATRIE : L’ÉTAT D’URGENCE» LIVRE-PROPAGANDE de FondaMENTal

 Paris, le 22 janvier 2019,

Quand on veut tuer son chien, on l’accuse de la rage ! » 

 Nous, patients, familles, soignants de la psychiatrie, de la pédopsychiatrie, travailleurs du social du médico-social, ensemble dénonçons l’imposture de FondaMENTal … et sa MÉDIATISATION !

L’état des lieux de la psychiatrie et de la pédopsychiatrie d’aujourd’hui est dramatique, les luttes dans les hôpitaux psychiatriques en témoignent (Rouvray, Amiens, Le Havre, Niort, Paris et bien d’autres) !

Elles sont laminées par la politique mise en place depuis les années 2000 – main dans la main avec le lobby Fondamental – ainsi que par le plan santé de Agnès Buzyn, présenté à l’automne dernier. Ils soumettent le soin psychique à la gestion économique en imposant la réduction des budgets, jouant sur la notion de rentabilité. La psychiatrie y est conçue comme un marché. C’est le cerveau qui est malade, pas la personne avec son histoire et son environnement. C’en est fini de la pluralité des soins proposés au patient. Cette transformation s’est mise en place sans que soient discutés et pris en compte les points de vue et l’expérience des professionnels de terrain.

Pour démanteler la psychiatrie publique, c’est tout le système qui change : les soins au domicile deviendront la norme avec la réduction des structures de proximité, alors que de nombreux patients ont besoin de lieux d’accueil et, parfois, de la protection de l’hôpital ; le médecin généraliste jouera un rôle premier dans le dispositif de soin en remplacement des équipes de secteurs (Centres Médico-Psychologiques, hôpitaux…); le patient fera des détours obligatoires par les « centres-experts », où il ne sera plus soigné, mais « diagnostiqué », trié, « réadapté », ou bien remis au travail, abandonné comme étant inadaptable ; il sera « managé » par une équipe mobile dont la prise en charge – d’un an maximum – sera budgétée à l’« épisode de soin » standard, et non en fonction de la singularité et gravité de sa pathologie. Les économies se font sur le dos des patients et leurs familles, au mépris d’une éthique de la dimension humaine, et cela en collusion avec des laboratoires pharmaceutiques et les financeurs privés.

C’est une chronique de la mort annoncée du système public de psychiatrie et de pédopsychiatrie, qui – avant d’être attaqué par les gestionnaires – avait pourtant fait ses preuves. Nous ne renoncerons pas à des soins humains dans un cadre public, seul garant de l’égalité de traitement pour tous y compris les plus démunis. Nous les défendrons.  

 Refusons la casse de la psychiatrie publique, exigeons une psychiatrie humaine.    Opposons-nous aux logiques de FondaMENTal !

LE DÉCRYPTAGE DÉTAILLÉ du livre-propagande prochainement .

FONDAMENTAL 22012019

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