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Soutien à la Journée nationale de la Psychiatrie du 22 janvier 2019

 Soutien au 22 janvier 2019 !

Réunis ce jour de solstice d’hiver – 10e depuis sa création – les membres du Collectif des 39 soutiennent et appellent vigoureusement à participer à la Journée nationale de la Psychiatrie du 22 janvier 2019 à Paris, à 11:00 Place de la République, et de s’y manifester sous quelle que forme que ce soit.

Cette action rapproche les mobilisations des soignants de « Pinel en lutte » d’Amiens, des « Perchés » du Havre, des « Blouses noires » du Rouvray, des « PPU » de Paris, et toutes les autres actions qui se sont déroulées ces derniers mois dans les Secteurs psychiatriques d’un côté, et la mobilisation du champ social et médico-social de l’autre. 

Nous pensons que cette journée devrait servir d’accélérateur au combat visant à pouvoir accueillir et soigner dignement les patients, au combat pour les formations spécifiques et diversifiées, au combat contre la déshumanisation et les maltraitances qui envahissent les pratiques actuelles en psychiatrie, médico-social et social, et plus largement l’existence quotidienne des citoyens. Les causes sont communes !

Paris, le 21/12/2018

Collectif des 39

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VIDÉOS du meeting ENFANCE EFFACÉE du 16 octobre 2016

ENFANCE EFFACÉE ..?  RÉSISTER, INVENTER…

Journée poétique et politique 

Nous sommes inquiets et en colère. Les politiques s’attaquent à notre humanité dès l’enfance.

Ainsi commençait le meeting du 16 octobre 2016.                                      Ces  propos restent  cruellement  d’actualité.

Retrouvez les vidéos en cliquant sur ce lien  http://collectifdes39.fr

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SITUATION ALARMANTE à l’hôpital psychiatrique de Béziers

Courrier adressé aux responsables administratifs et médicaux de l’hôpital

Messieurs 

L’association Santé Mentale France (ancienne Fédération Croix Marine) dont je préside la coordination locale Languedoc Roussillon est très inquiète de la situation que vient révéler la brutale mutation signifiée à Mike Perrin le 2 novembre de ce mois.

Nous nous étonnons qu’une telle décision ait été prise sans concertation avec l’intéressé, pas plus qu’avec les équipes médicales et sommes frappés par la rapidité de son exécution. Monsieur Perrin a été informé le 2 pour une mutation prenant acte 10 jours après. Quelle « nécessité de service » (puisque c’est le terme qui semble avoir été invoqué) motive une telle précipitation ?

Nous espérons nous tromper en percevant derrière cette mutation une forme de sanction déguisée à son encontre et un rude coup porté à l’équipe du Centre de Jour de Pézenas.

A entendre ses pairs, Monsieur Perrin a toujours été un infirmier fortement engagé dans sa pratique et y a démontré des qualités relationnelles reconnues par tous, aussi bien professionnels qu’usagers. Il a fait preuve d’un même dynamisme dans son engagement associatif local en étant, entre autres, une des chevilles ouvrières de l’animation annuelle des semaines d’information sur la santé mentale (SISM).

L’an dernier, il a contribué fortement réussite de la journée régionale Occitanie sur les GEM que nous avons organisée, à l’occasion de leurs 10 ans, sur le site de Sortie Ouest de Béziers. 

Monsieur Perrin est un militant très actif de notre Fédération depuis très longtemps. Membre du Comité d’organisation de nos Journées Nationales tenues à Béziers en 2009 (qui avaient accueillies 700 participants), il est membre de nos instances régionales depuis plus de 10 ans et a été appelé à occuper une fonction d’administrateur au niveau national pendant deux mandats. 

A travers ses relations avec ses collègues médicaux et paramédicaux, avec les partenaires sociaux et médicosociaux, avec les usagers et leur association le Fleis, il s’est toujours montré un ardent acteur des valeurs que notre Fédération défend depuis plus de 60 ans, à savoir une psychiatrie respectueuse de l’humanité des personnes qu’elle accueille et travaillant le soin dans son articulation constante avec le social.

Cette décision rencontre et risque d’aggraver une fragilisation inquiétante du Centre de Jour de Pézenas entamée depuis 2012. Son départ vient s’ajouter à la diminution du temps médical qui lui est alloué. Le professionnalisme et l’ancienneté de Monsieur Perrin dans le réseau y étaient d’autant plus appréciés et indispensables. Comment, dans ces conditions, maintenir la qualité du projet du CDJ et la consolidation de leurs relations locales qui en constituent un des principaux étayages ?

Une des graves difficultés que rencontre la psychiatrie actuellement réside, à nos yeux, dans un modèle qui ignore la vigilance à apporter à la singularité des personnes et des lieux. Le travail psychiatrique repose sur l’importance accordée à la durée : il faut du temps pour établir une relation de soin avec une personne gravement atteinte dans sa vie psychique. Cette relation exige, pour cette raison, la création de lieux appropriés et possédant chacun une coloration singulière en fonction de son implantation et de son histoire. L’organisation du secteur de Pézenas fut, à cet égard, pendant longtemps exemplaire. Le management des établissements psychiatriques ne peut se faire dans l’ignorance de ces spécificités indispensables au soin psychopathologique. Considérer que l’on puisse déplacer les professionnels de façon arbitraire et sans concertation, à l’image de pièces anonymes et interchangeables de n’importe quelle entreprise de production, constituerait une grave erreur.

Nous vous remercions de l’écoute que vous saurez apporter à l’inquiétude que nous nous permettons de vous exprimer et espérons que vous pourrez y apporter une attention vigilante.

Recevez, Messieurs, nos meilleures salutations

Pour SMF Occitanie-Languedoc Roussillon, 

Joseph Mornet, son président

 

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« Sauvés par Freud et les mammouths ! »

Sandrine Deloche, pédopsychiatre

Article paru dans Pratiques: les cahiers de la médecine utopiste. Juillet 18 n°82

Les coulisses savantes du pouvoir voudraient nous faire croire que le cerveau est monté comme un ordinateur. Rassurante conception du vivant servant dès demain à formater l’enfant apprenti, mais oublieuse d’une découverte de taille, l’inconscient et parmi ses diamants, l’humour. Incasable !

Il existe actuellement un gros bazar de « solutions clefs en mains » pour bambins en perdition toute génération confondue. Il vise à supplanter la psychanalyse au service de la souffrance des enfants comme des adultes, jugée ringarde, nocive voire politiquement incorrecte. Une foire aux trouvailles, un marché juteux, déballe chaque jour ses inventions bidon à coup de pub, de langue de bois et de scientisme à la noix. Ce consumérisme est une manne pour les escrocs politiques comme financiers. La part du lion revient évidemment aux laboratoires pharmaceutiques. Car sans la moindre hésitation, le méthylphénidate, la fameuse Ritaline, dérivé amphétaminique est prescrit larga manu pour des enfants agités, turbulents, rêveurs, paresseux, peu performants en classe, ou reclus dans leur monde. Dit comme ça, il serait aisé de se convaincre qu’on  devrait leur trouver d’autres solutions face à la difficulté universelle d’exister. Seulement voilà, quand la science s’en mêle, on ne parle Continuer la lecture de « Sauvés par Freud et les mammouths ! »

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AMPI 2018 XXXII Journées de Psychothérapie Institutionnelle

SE FORMER À LA RENCONTRE DU PROTOCOLE À L’ÊTRE AVEC…

AMPI 2018      Bulletin d’inscription 2018

Dans la psychiatrie du 21ème siècle, les débats théorico-cliniques ont disparu, créant un vide de la pensée occupé par un discours technicisé portant une conception organiciste de la pathologie psychiatrique, devenue maladie du cerveau.

Cette approche purement « objective » du Trouble psychique s’accompagne de « recommandations » de bonnes pratiques avec des conduites à tenir stéréotypées matérialisées par la multiplication de protocoles standardisés.

Utilisé dans la gestion du risque médico légal, ce type de protocole ignore la question de la rencontre avec l’autre. La déshumanisation du soin qui en résulte est un facteur de la dramatique augmentation de l’utilisation des chambres d’isolement et des liens de contention dans les unités de soin.

Et si l’objet de la psychiatrie n’était pas le cerveau mais la relation à l’autre ? Et donc l’outil de soin fondamental, la rencontre ? Être avec la personne malade, être à ses côtés, valoriser cette co-présence même sans rien « faire »….

Tel est l’objet de la psychiatrie, des soins psychiatriques.

Mais comment se forme-t-on à la rencontre ?

Le goût de l’autre, la curiosité, l’engagement ça s’apprend ? Et l’inattendu là-dedans ?

Le partage d’expériences participant de cet « apprentissage », rendez-vous aux journées de l’AMPI pour trouver ensemble le chemin de la rencontre…

 Participants à l’organisation de l’AMPI  :  Alain Abrieu – Evelyne De Fabrègues – Christiane Jacob- Hélène Moreau – Marie France Negrel – Henri Sadaoui – Marie-Claude Taliana- Jacques Tosquellas – Antoine Viader – Christine Steinmetz.                                                              Avec des membres des CEMÉA

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LA RHÉTORIQUE DU VIDE

Qu’advient-il quand la folie n’est plus considérée donc accueillie comme une souffrance à part entière, mais devient une menace à cadenasser illico ? 

Sandrine Deloche médecin pédopsychiatre                                              Pratiques, cahiers de la médecine utopique. Avril 18. N°81. « Souffrir »

Sur son visage, il y a la démesure de l’effroi. Vacillante, la voix raconte un état de faits cuisant.

« Ils étaient douze autour de moi, douze personnes pour m’attacher » dit-elle. « En deux minutes, plus de montre, plus rien, ça c’était très violent». Le regard reste effaré de cette affaire-là. L’art et la manière de l’hospitalité sont restés lettre morte. Quelque soit son expression, la crise déclenche un plan d’action qui agit au centuple l’effraction et la violence du malaise « incriminé ». Une scène de peurs intime et collective, inavouable pourrait-on dire, arme la contention dès le point d’entrée, les urgences, jusqu’aux services d’hospitalisation.

Le visage cherche en l’autre la reconnaissance de cet insensé. « Il faut parfois beaucoup de personnes pour imposer la contention » lui répond, en face, le juge des libertés et de la détention !! Il est là pour lui dire ses droits, et vérifier la procédure, malgré la sauvagerie qu’on lui raconte. Depuis 2011, ça doit avoir lieu dans les 12 jours de l’enfermement d’une personne en hôpital psychiatrique.

Le documentaire de Raymond Depardon, « 12 jours », nous rend témoins d’une dérive qui ronge les institutions soignantes : la déliaison aboutissant à la perte de sens, et vice et versa, au profit de l’implacable mécanisation de la procédure. Continuer la lecture de LA RHÉTORIQUE DU VIDE

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Entre savoir et culture: La barbarie – Michel Henry

Christian  GUIBERT      Pédopsychiatre                                                                   Intervention lors du meeting du Collectif des 39 – le 16 octobre 2016

Je  vous propose une lecture de ce livre de Michel HENRY paru en 1987  aux Presses Universitaires de France, car il me paraît aujourd’hui d’une brûlante actualité. Ce livre  part d’un constat simple mais paradoxal  celui d’une époque, la notre, caractérisée pas un développement sans précédent du Savoir allant de pair avec l’effondrement de la Culture.

Pour la première fois sans doute dans l’histoire de l’humanité , Savoir et  Culture divergent , au point de s’opposer dans un affrontement gigantesque – une lutte à mort  — s’il est vrai  que  le triomphe du premier entraine la disparition de la seconde.

Une telle situation, aussi dramatique que mystérieuse, s’éclaire  si l’on remonte à sa source, au tout début du dix septième siècle ,  lorsque Galilée qui a découvert que la terre tourne  autour du soleil , déclare que la connaissance  antérieure à laquelle l’homme se confie est «  fausse et illusoire » .

Cette connaissance est la connaissance sensible qui nous fait croire que les choses ont des couleurs, des odeurs, des saveurs, qu’elles sont sonores,  agréables ou désagréables. Bref que le monde est un monde sensible. Continuer la lecture de Entre savoir et culture: La barbarie – Michel Henry

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XVIèmes RENCONTRES DE LA CRIÉE 31 mai, 1 et 2 juin 2018

L’imaginaire dans la clinique    Patrick CHEMLA

Programme des journées:       http://lacriee51.blogspot.fr

Nous avons travaillé les années précédentes sur «le Collectif à venir», ce qui nous a conduits à relire plusieurs séminaires de Jean Oury, mais aussi à revisiter la catégorie de l’imaginaire. L’enjeu des «praxis instituantes» pour reprendre le terme de Pierre Dardot et Christian Laval, nous a renvoyés à une première lecture de l’élaboration de Cornelius Castoriadis. Celui-ci produit très tôt la catégorie de l’imaginaire radical, à entendre dans ses deux acceptions : à la racine du sujet, mais aussi dans son inscription dans les «productions imaginaires du social-historique». Là où Lacan mettait le symbolique, puis le Réel, au cœur de la problématique du sujet, Castoriadis place donc l’imaginaire radical, manière de se détacher très tôt du structuralisme, de tout déterminisme, et de ce qu’il  appelle «la pensée héritée». Il s’agit d’un tout autre imaginaire que celui du stade du miroir, puisqu’il évoque entre autres pour l’expliciter la possibilité d’envisager une composition musicale. Continuer la lecture de XVIèmes RENCONTRES DE LA CRIÉE 31 mai, 1 et 2 juin 2018

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