{"id":809,"date":"2010-09-16T14:07:09","date_gmt":"2010-09-16T14:07:09","guid":{"rendered":"http:\/\/drapher.u7n.org\/39\/?page_id=2"},"modified":"2010-09-16T14:07:09","modified_gmt":"2010-09-16T14:07:09","slug":"a-propos","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/?page_id=809","title":{"rendered":"&gt;Le discours s\u00e9curitaire de Sarkozy le 2 d\u00e9cembre 2008"},"content":{"rendered":"<p>DISCOURS DE M. LE PR\u00c9SIDENT DE LA R\u00c9PUBLIQUE<\/p>\n<p>L\u2019HOSPITALISATION EN MILIEU PSYCHIATRIQUE<\/p>\n<p>Antony \u2013 Mardi 2 d\u00e9cembre 2008<\/p>\n<div style=text-align:justify>Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, Monsieur le Pr\u00e9sident du conseil g\u00e9n\u00e9ral, Mesdames, Messieurs,<\/p>\n<p>C\u2019est la premi\u00e8re fois, je crois, qu\u2019un Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique  rend visite au personnel d\u2019un h\u00f4pital psychiatrique. Je n\u2019en tire aucune  fiert\u00e9 personnelle. Je ne fais que mon devoir.<\/p>\n<p>Pourquoi ? Parce que vous accomplissez chaque jour une \u0153uvre  remarquable au service de la soci\u00e9t\u00e9. Parce que vous travaillez dans un  environnement rude pour prendre en charge des patients qui peuvent ne  pas accepter les soins. Parce que votre r\u00f4le est de gu\u00e9rir les maux de  l\u2019\u00e2me, les souffrances mentales qui sont sans doute les plus  myst\u00e9rieuses et les plus difficiles \u00e0 traiter. Parce que vos moyens  d\u2019agir, ce ne sont pas les IRM, les blocs op\u00e9ratoires, les proth\u00e8ses :  ce sont vos paroles d\u2019abord, votre savoir faire dans la relation avec le  patient, les m\u00e9dicaments aussi.<\/p>\n<p>Votre exercice professionnel et votre pratique sont riches et  complexes. Votre m\u00e9tier comporte des risques. Votre travail vous  apporte, je le sais, de grandes satisfactions, quand un malade va mieux.  Mais il y aussi l\u2019agressivit\u00e9, voire la violence, de certains patients.  Il y a aussi les r\u00e9admissions fr\u00e9quentes de ces patients dont vous vous  demandez si la place est bien ici, \u00e0 l\u2019h\u00f4pital. Je comprends fort bien  que, certains jours, votre m\u00e9tier, ou plut\u00f4t les difficult\u00e9s de votre  m\u00e9tier, vous p\u00e8sent. Ces jours-l\u00e0, quand vous ressentez ce poids, vous  savez toujours puiser dans les ressources que vous donnent l\u2019amour de  votre travail, la solidarit\u00e9 entre coll\u00e8gues et la satisfaction de voir  vos efforts r\u00e9compens\u00e9s par le mieux-\u00eatre des malades.<\/p>\n<p>M\u00e9decins, psychologues, infirmi\u00e8res, aides-soignantes, techniciens,  agents de service, personnels administratifs en milieu psychiatrique,  vous pouvez \u00eatre fiers de votre m\u00e9tier. Car vous nouez une relation  particuli\u00e8re avec la personne malade. De tous les soignants, vous \u00eates  sans doute ceux qui connaissent le mieux leurs patients. Vous prodiguez  des soins au long cours \u00e0 des personnes qui, pour gu\u00e9rir, doivent  pouvoir s\u2019ouvrir \u00e0 vous et aux autres. Votre travail consiste d\u2019abord \u00e0  \u00e9tablir une relation personnelle entre vous et eux. C\u2019est ce qui fait  l\u2019extr\u00eame exigence de votre r\u00f4le. C\u2019est ce qui en fait aussi, je crois,  la noblesse.<\/p>\n<p>Pour tout cela, je veux aujourd\u2019hui, simplement, vous rendre hommage.  Je veux rendre hommage \u00e0 vous, les personnels d\u2019un secteur, l\u2019h\u00f4pital  psychiatrique, qui fait peu parler de lui, qui est souvent incompris et  rarement reconnu. Je veux saluer votre engagement ind\u00e9fectible au  service de la personne malade. Je veux saluer votre courage. Je veux  saluer votre travail.<\/p>\n<p>Notre soci\u00e9t\u00e9 a besoin de vous. Notre soci\u00e9t\u00e9 a besoin que les  personnes dont la sant\u00e9 mentale est d\u00e9faillante soient soign\u00e9es et, si  possible, gu\u00e9ries dans les meilleures conditions possibles.<\/p>\n<p>Trop souvent, c\u2019est vrai, on ne parle de vos \u00e9tablissements qu\u2019\u00e0  l\u2019occasion  de faits divers mettant en cause les patients qui vous sont  confi\u00e9s. A mes yeux, soyez-en certains, ces faits divers ne remettent  nullement en question votre d\u00e9vouement, vos comp\u00e9tences et les services  que vous rendez \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9. Ces faits divers doivent en revanche tous  nous interroger sur les lacunes qu\u2019ils peuvent r\u00e9v\u00e9ler dans le syst\u00e8me  d\u2019organisation et de fonctionnement de la prise en charge. Surtout  lorsque ces drames ne peuvent \u00eatre imput\u00e9s \u00e0 la fatalit\u00e9.<\/p>\n<p>Vous vous souvenez tous du meurtre commis il y a quelques jours \u00e0  Grenoble sur une personne de 26 ans par un malade qui avait fugu\u00e9 de  l\u2019h\u00f4pital psychiatrique de Saint-Egr\u00e8ve. Permettez-moi, avant de revenir  un instant sur ce drame, d\u2019adresser mes pens\u00e9es \u00e0 la famille de ce  jeune homme.<\/p>\n<p>J\u2019ai \u00e9t\u00e9 choqu\u00e9 par cette affaire. Voil\u00e0 une personne -le futur  meurtrier- qui avait d\u00e9j\u00e0 commis plusieurs agressions tr\u00e8s graves dans  les murs et hors les murs ! Voil\u00e0 une personne \u00e9minemment dangereuse qui  b\u00e9n\u00e9ficiait pourtant de deux sorties d\u2019essai par semaine ! Et j\u2019entends  dire que rien n\u2019indiquait que cette personne pouvait \u00e0 nouveau passer \u00e0  l\u2019acte, que rien n\u2019avait \u00e9t\u00e9 fait pour renforcer sa surveillance ? Et  je n\u2019ai pas entendu beaucoup de mots pour la victime qui a eu le malheur  de croiser le chemin de l\u2019assassin.<\/p>\n<p>Entendons-nous bien. Pour vous, comme pour moi, la place des malades  n\u2019est pas en prison, mais \u00e0 l\u2019h\u00f4pital. Et je trouve injuste la fa\u00e7on  dont on parle, ou dont on ne parle pas, des h\u00f4pitaux psychiatriques. Mon  propos n\u2019est pas de dire que la seule solution est l\u2019enfermement \u00e0 vie.  Mon propos n\u2019est pas de dire que seuls comptent les risques pour la  soci\u00e9t\u00e9 et jamais le cas particulier du malade. Mon propos n\u2019est pas de  dire qu\u2019il n\u2019y a que des d\u00e9linquants ou des criminels et pas des  malades. Un schizophr\u00e8ne est, avant toute autre consid\u00e9ration, une  personne malade. Je mesure l\u2019apport extraordinaire de la psychiatrie \u00e0  la m\u00e9decine d\u2019aujourd\u2019hui et la singularit\u00e9 de votre mission.<\/p>\n<p>Mais il faut trouver un \u00e9quilibre entre la protection de la soci\u00e9t\u00e9  et la r\u00e9insertion du patient. Mon devoir, notre devoir, c\u2019est aussi de  prot\u00e9ger la soci\u00e9t\u00e9 et nos compatriotes. L\u2019esp\u00e9rance, parfois t\u00e9nue,  d\u2019un retour \u00e0 la vie normale, ne peut pas primer en toutes circonstances  sur la protection de nos concitoyens. Les malades potentiellement  dangereux doivent \u00eatre soumis \u00e0 une surveillance particuli\u00e8re afin  d\u2019emp\u00eacher un \u00e9ventuel passage \u00e0 l\u2019acte. Et vous savez fort bien que des  patients dont l\u2019\u00e9tat s\u2019est stabilis\u00e9 pendant un certain temps peuvent  devenir soudainement dangereux.<\/p>\n<p>Il faut plus de s\u00e9curit\u00e9 et de protection dans les h\u00f4pitaux  psychiatriques. Cette protection, nous la devons d\u2019abord \u00e0 vous, les  personnels. Car vous \u00eates en premi\u00e8re ligne. Vous \u00eates, comme les  familles, les plus expos\u00e9s aux situations de crise. La soci\u00e9t\u00e9 doit  d\u2019abord vous prot\u00e9ger et vous permettre de vous recentrer sur le c\u0153ur de  votre mission, le soin.<\/p>\n<p>Je souhaite que plusieurs mesures soient mises en \u0153uvre \u00e0 cette fin.<\/p>\n<p>Nous allons d\u2019abord, ch\u00e8re Roselyne, r\u00e9aliser un plan de s\u00e9curisation  des h\u00f4pitaux psychiatriques. Nous ferons en ce domaine un effort de 30  millions d\u2019euros. Ces investissements serviront \u00e0 mieux contr\u00f4ler les  entr\u00e9es et les sorties des \u00e9tablissements et \u00e0 pr\u00e9venir les fugues.  Quand un patient hospitalis\u00e9 d\u2019office sort du p\u00e9rim\u00e8tre autoris\u00e9 par son  m\u00e9decin, l\u2019\u00e9quipe soignante doit en \u00eatre imm\u00e9diatement inform\u00e9e.  Certains patients hospitalis\u00e9s sans leur consentement seront \u00e9quip\u00e9s  d\u2019un dispositif de g\u00e9o-localisation qui, si cela se produit, d\u00e9clenche  automatiquement une alerte. Ce syst\u00e8me est d\u00e9j\u00e0 utilis\u00e9 \u00e0 l\u2019h\u00f4pital, par  exemple dans les unit\u00e9s qui soignent des personnes atteintes de la  maladie d\u2019Alzheimer. Il devrait rassurer les personnels et all\u00e9ger leurs  t\u00e2ches.<\/p>\n<p>Par ailleurs, au moins une unit\u00e9 ferm\u00e9e va \u00eatre install\u00e9e dans chaque  \u00e9tablissement qui le n\u00e9cessite. Ces unit\u00e9s seront \u00e9quip\u00e9es de portes et  de syst\u00e8mes de vid\u00e9osurveillance pour que les all\u00e9es et venues y soient  contr\u00f4l\u00e9es.<\/p>\n<p>Enfin, nous allons am\u00e9nager 200 chambres d\u2019isolement. Ces chambres \u00e0  la s\u00e9curit\u00e9 renforc\u00e9e sont destin\u00e9es aux patients qui peuvent avoir des  acc\u00e8s de violence envers le personnel.<\/p>\n<p>La cr\u00e9ation d\u2019unit\u00e9s ferm\u00e9es et de chambres d\u2019isolement  suppl\u00e9mentaires est une mesure dont je veux souligner l\u2019importance. Ce  n\u2019est pas \u00e0 vous que je vais apprendre que certaines personnes malades  sont plus agressives que d\u2019autres ; que certains patients ne sont pas  faits pour l\u2019hospitalisation conventionnelle sans pour autant relever  des unit\u00e9s pour malades difficiles. Il manque, entre les deux, une prise  en charge interm\u00e9diaire. C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment ce vide que viennent combler  les unit\u00e9s ferm\u00e9es et les chambres d\u2019isolement.<\/p>\n<p>Pour les malades les plus difficiles, nous allons, l\u00e0 aussi,  renforcer le dispositif de prise en charge. Quatre unit\u00e9s  suppl\u00e9mentaires pour malades difficiles de quarante lits chacune vont  \u00eatre cr\u00e9\u00e9es. C\u2019est une excellente mesure, qui doit permettre aux  personnels de travailler dans des conditions plus appropri\u00e9es \u00e0 la  sp\u00e9cificit\u00e9 de certains malades. C\u2019est un investissement de 40 millions  d\u2019euros pour 22 millions d\u2019euros de cr\u00e9dits de fonctionnements annuels.<\/p>\n<p>Vous le voyez, l\u2019Etat prend ses responsabilit\u00e9s et investit 70  millions d\u2019euros -30 pour la s\u00e9curisation des \u00e9tablissements et 40 pour  les unit\u00e9s pour malades difficiles- pour am\u00e9liorer la s\u00e9curit\u00e9 dans les  h\u00f4pitaux psychiatriques.<\/p>\n<p>J\u2019ai annonc\u00e9 une r\u00e9forme sanitaire des proc\u00e9dures de  l\u2019hospitalisation d\u2019office pour que le drame de Grenoble ne se  reproduise pas. J\u2019ai demand\u00e9 \u00e0 Roselyne BACHELOT de pr\u00e9parer un projet  de loi. Vous me direz que le placement d\u2019office ne concerne que 13% des  hospitalisations. Mais ce sont sans doute celles qui exigent le plus de  pr\u00e9cautions. L\u00e0 encore, je pense qu\u2019un meilleur \u00e9quilibre entre la  s\u00e9curit\u00e9 et la r\u00e9insertion est n\u00e9cessaire.<\/p>\n<p>Il faut r\u00e9former l\u2019hospitalisation d\u2019office pour concilier qualit\u00e9 des soins et s\u00e9curit\u00e9 des personnes.<\/p>\n<p>Nous allons d\u2019abord instaurer une obligation de soins en milieu  psychiatrique. 80% de vos patients sont pris en charge en ville. De m\u00eame  qu\u2019il existe l\u2019hospitalisation sans consentement, il faut qu\u2019il y ait  des soins ambulatoires sans consentement. C\u2019est l\u2019int\u00e9r\u00eat m\u00eame du  patient et de sa famille. L\u2019obligation de soins doit \u00eatre effective m\u00eame  en cas d\u2019absence ou de d\u00e9faut de la famille. On ne peut pas laisser  seul un patient qui a un besoin manifeste de soins et qui peut, parfois,  refuser de s\u2019y soumettre.<\/p>\n<p>Les sorties des patients doivent, par ailleurs, \u00eatre davantage  encadr\u00e9es. La d\u00e9cision d\u2019autoriser une personne hospitalis\u00e9e d\u2019office \u00e0  sortir de son \u00e9tablissement ne doit pas \u00eatre prise \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re. Comme  vous le savez, c\u2019est une d\u00e9cision qui peut \u00eatre lourde de cons\u00e9quences.  Je souhaite que d\u00e9sormais le pr\u00e9fet d\u00e9cide de la sortie, que ce soit une  sortie d\u2019essai ou une sortie d\u00e9finitive, sur la base d\u2019un avis rendu  par un coll\u00e8ge de trois soignants : le psychiatre qui suit le patient,  le cadre infirmier qui conna\u00eet la personne et ses habitudes et un  psychiatre qui ne suit pas le patient. Les psychiatres lib\u00e9raux pourront  en faire partie. L\u2019exercice coll\u00e9gial est la cl\u00e9 de cette r\u00e9forme.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9fet reste libre de sa d\u00e9cision, naturellement. Mais l\u2019avis du  coll\u00e8ge de professionnels de sant\u00e9 sur la situation du patient lui  permettra d\u2019\u00eatre inform\u00e9 et \u00e9clair\u00e9. Je ne veux plus que les pr\u00e9fets  d\u00e9cident de fa\u00e7on aveugle. Ils doivent engager leur responsabilit\u00e9 en  connaissance de cause. Gr\u00e2ce \u00e0 la coll\u00e9gialit\u00e9 de l\u2019avis des soignants,  la d\u00e9cision du pr\u00e9fet sera plus s\u00fbre.<\/p>\n<p>Enfin, le Gouvernement s\u2019assurera que les informations  administratives sur les hospitalisations d\u2019office soient partag\u00e9es entre  tous les d\u00e9partements. Le secret m\u00e9dical sera, bien \u00e9videmment,  respect\u00e9 de la fa\u00e7on la plus stricte.<\/p>\n<p>Mesdames, Messieurs,<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de ces mesures destin\u00e9es \u00e0 renforcer la s\u00e9curit\u00e9 de tous,  celle des personnels, celle des patients, celle de la population en  g\u00e9n\u00e9ral, ma vision de l\u2019h\u00f4pital psychiatrique, c\u2019est qu\u2019il s\u2019agit  d\u2019abord et avant tout d\u2019un h\u00f4pital.<\/p>\n<p>J\u2019ai, vous le savez, une grande ambition pour les h\u00f4pitaux dans notre  pays. J\u2019ai donc une grande ambition pour les \u00e9tablissements  psychiatriques qui doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme une composante \u00e0 part  enti\u00e8re du service public de l\u2019hospitalisation. Je souhaite que vous  soyez davantage concern\u00e9s par la r\u00e9forme de l\u2019h\u00f4pital et mieux impliqu\u00e9s  dans sa mise en \u0153uvre. Cette r\u00e9forme, elle est aussi faite pour vous et  je demande \u00e0 Roselyne Bachelot de veiller \u00e0 ce qu\u2019il en soit bien  ainsi.<\/p>\n<p>Et si la question de l\u2019organisation et des ressources de l\u2019h\u00f4pital  psychiatrique se pose, alors je pense que nous devons la poser sans  tabou.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce au plan de sant\u00e9 mentale 2005-2008 notamment, les moyens de  fonctionnement allou\u00e9s au secteur public ont progress\u00e9 d\u2019un peu plus  d\u2019un milliard d\u2019euros -c\u2019est un effort tr\u00e8s important- entre 2004 et  2008. Pr\u00e8s de 3 000 postes de m\u00e9decins et de soignants ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s. Le  nombre de lits d\u2019hospitalisation est rest\u00e9 stable depuis 2004, alors  m\u00eame que la prise en charge ambulatoire s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e, ce qui est  heureux.<\/p>\n<p>Par ailleurs, un plan d\u2019investissement important, en plus de celui  que je viens de vous annoncer, est en cours. 342 op\u00e9rations de  modernisation doivent \u00eatre r\u00e9alis\u00e9es entre 2006 et 2010 pour un montant  total d\u20191,5 milliard d\u2019euros.<\/p>\n<p>S\u2019il appara\u00eet qu\u2019il faut investir davantage, nous investirons  davantage. S\u2019il faut acc\u00e9l\u00e9rer certains projets, nous les acc\u00e9l\u00e9rerons.  J\u2019y suis pr\u00eat. Mais dans ce domaine, comme dans les autres, je le dis  tr\u00e8s clairement, les moyens suppl\u00e9mentaires n\u2019iront pas sans les  r\u00e9formes.<\/p>\n<p>Comme l\u2019h\u00f4pital g\u00e9n\u00e9ral, il faut que l\u2019h\u00f4pital psychiatrique, ait un  patron, et un seul, qui ait le pouvoir de dire oui, de d\u00e9cider et  d\u2019agir. Il faut aussi que l\u2019h\u00f4pital psychiatrique coop\u00e8re davantage avec  les autres acteurs de l\u2019offre de soins, pour mieux g\u00e9rer les urgences  et pour rendre le parcours du patient plus fluide. Il est enfin  important, essentiel, d\u2019accro\u00eetre l\u2019attractivit\u00e9 des m\u00e9tiers et des  carri\u00e8res au sein des h\u00f4pitaux psychiatriques, tout en d\u00e9veloppant les  passerelles avec les autres \u00e9tablissements de sant\u00e9.<\/p>\n<p>Permettez-moi d\u2019adresser un message particulier aux directeurs  d\u2019h\u00f4pitaux. Ils sont au c\u0153ur de la r\u00e9forme de l\u2019h\u00f4pital que j\u2019ai voulue  et que Roselyne BACHELOT a pr\u00e9par\u00e9e. Aurais-je voulu une r\u00e9forme qui  leur donne une place si centrale si je n\u2019avais pas confiance en eux, si  je doutais de leur d\u00e9vouement au service public ?  A tous, je dis ma  confiance et mon estime. Je sais le travail remarquable que les  directeurs accomplissent chaque jour avec l\u2019ensemble des personnels  hospitaliers. Mais \u00eatre un patron, cela veut dire \u00eatre responsable et  assumer ses responsabilit\u00e9s.<\/p>\n<p>Vous le voyez, avec Roselyne Bachelot, il n\u2019est pas question que la  psychiatrie soit oubli\u00e9e ou n\u00e9glig\u00e9e. L\u2019Etat la soutient et continuera \u00e0  le faire. Notre pays a besoin d\u2019une hospitalisation psychiatrique qui  soigne et gu\u00e9rit, une hospitalisation psychiatrique en progr\u00e8s, o\u00f9 le  bien-\u00eatre des malades et des personnels est en permanence pris en compte  et am\u00e9lior\u00e9. Notre pays a besoin d\u2019une hospitalisation psychiatrique  qui prot\u00e8ge, qui allie responsabilit\u00e9, comp\u00e9tence et technicit\u00e9. Soigner  et prot\u00e9ger : vous me permettrez de ne pas opposer ces deux objectifs.  Je suis convaincu qu\u2019on peut et qu\u2019on doit mieux faire dans l\u2019int\u00e9r\u00eat  des patients comme dans celui de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Je vous remercie.<\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>DISCOURS DE M. 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