{"id":10443,"date":"2024-09-23T20:04:00","date_gmt":"2024-09-23T20:04:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/?p=10443"},"modified":"2024-09-24T07:51:44","modified_gmt":"2024-09-24T07:51:44","slug":"une-grande-cause-nationale-prealable-a-celle-de-la-sante-mentale-la-democratie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/?p=10443","title":{"rendered":"Une grande cause nationale pr\u00e9alable \u00e0 celle de la sant\u00e9 mentale : la d\u00e9mocratie"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-file\"><a href=\"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/CP-Une-grande-cause-nationale-Printemps-de-la-Psychiatrie-23.09.2024-1.pdf\">CP-Une-grande-cause-nationale-Printemps-de-la-Psychiatrie-23.09.2024-1<\/a><a href=\"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/CP-Une-grande-cause-nationale-Printemps-de-la-Psychiatrie-23.09.2024-1.pdf\" class=\"wp-block-file__button\" download>T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n\n\n\n<p>Le 22 septembre 2024, Michel Barnier a appel\u00e9 \u00e0 faire de la sant\u00e9 mentale \u00ab&nbsp;<em>une<\/em>&nbsp;<em>grande cause nationale&nbsp;\u00bb<\/em>. Depuis plusieurs ann\u00e9es, cette volont\u00e9 politique revient tel un marronnier de communication politique. L\u00e0 comme pr\u00e9c\u00e9demment, il n\u2019y a rien \u00e0 attendre d\u2019un tel gouvernement qui \u00e9volue dans un imaginaire politique \u00e9triqu\u00e9 alliant r\u00e9action, aust\u00e9rit\u00e9, s\u00e9curitaire le tout sur fond de d\u00e9ni de d\u00e9mocratie. Et puis de quelle \u00ab&nbsp;sant\u00e9 mentale&nbsp;\u00bb parle-t-on&nbsp;? Pour qui&nbsp;? Pourquoi&nbsp;? Et comment&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>La sant\u00e9 mentale est devenue un fourre-tout dans lequel se retrouvent p\u00eale-m\u00eale le march\u00e9 du bien-\u00eatre, les grandes souffrances psychiatriques, les difficult\u00e9s d\u2019adaptation des individus au monde contemporain, les dispositifs et institution de soins et d\u2019accompagnement, le march\u00e9 de la e-sant\u00e9 mentale.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis l\u2019\u00e8re Macron, l\u2019int\u00e9r\u00eat pour la sant\u00e9 mentale se concentre essentiellement sur le num\u00e9rique et les dispositifs d\u2019\u00e9valuation, d\u2019orientation (vers des professionnels et des institutions qui n\u2019existent pas ou plus) et la construction d\u2019un march\u00e9 d\u2019acteurs priv\u00e9s du num\u00e9rique. Les applications sont appr\u00e9hend\u00e9es comme une r\u00e9volution qui se d\u00e9veloppe sur le terreau fertile de l\u2019abandon des services publics. Il suffit de se rappeler les interventions des Assises de la sant\u00e9 mentale en 2021 organis\u00e9es par le pouvoir et cl\u00f4tur\u00e9es par France BioTech et le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique.<\/p>\n\n\n\n<p>En 2018-2019, \u00e0 l\u2019instar des EHPAD et des Urgences, les personnels, parfois avec les patients, des h\u00f4pitaux psychiatriques se sont soulev\u00e9s \u00e0 diff\u00e9rents endroits de l\u2019Hexagone. Malgr\u00e9 leurs luttes, malgr\u00e9 la crise Covid, la psychiatrie a continu\u00e9 \u00e0 \u00eatre prise en tenailles entre les contr\u00f4les gestionnaires et les d\u00e9rives s\u00e9curitaires, charriant leur cort\u00e8ge de maltraitances institutionnelles. Cette sant\u00e9 mentale l\u00e0 \u2013 la psychiatrie &#8211; qualifi\u00e9e par les pouvoirs publics de&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;mauvaise sant\u00e9 mentale&nbsp;\u00bb<\/em>&nbsp;ne suscite l\u2019int\u00e9r\u00eat que lors de passages \u00e0 l\u2019acte violents<a href=\"x-webdoc:\/\/9DF365F4-E751-4CBC-914A-F9EDE16FCB02#x_sdfootnote1sym\"><sup class=\"\">1<\/sup><\/a>, de&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;ratage psychiatrique&nbsp;\u00bb<\/em>&nbsp;ou d\u2019annonces ponctuelles de charit\u00e9 concernant le financement&nbsp;: fonds d\u2019innovation organisationnel en psychiatrie, arriv\u00e9e de l\u2019\u00e9quivalent de la tarification de l\u2019activit\u00e9 (tarification par compartiment en 2022).<\/p>\n\n\n\n<p>Souvent, les droits fondamentaux des personnes psychiatris\u00e9es sont bafou\u00e9s. La crise est syst\u00e9mique, ce que rappelle sans cesse le Contr\u00f4leur G\u00e9n\u00e9ral des Lieux de Privation de Libert\u00e9 (CGLPL). Parfois, les luttes dans le champ du Droit permettent de contraindre le gouvernement et les parlementaires \u00e0 l\u00e9gif\u00e9rer sur l\u2019encadrement de l\u2019isolement et de la contention m\u00e9canique. Sont plus vendeurs les gadgets brevet\u00e9s de la e-sant\u00e9 mentale, leur rentabilit\u00e9 et leur expansion dans les plis toujours plus d\u00e9faillants des services publics (par exemple&nbsp;: applications priv\u00e9es pour trouver du personnel, recours aux cabinets d\u2019audits pour \u00ab&nbsp;transformer&nbsp;\u00bb l\u2019offre de soins, applis encore pour trouver des lits d\u2019hospitalisation, pour vendre des dispositifs connect\u00e9s permettant d\u2019\u00e9viter le recours \u00e0 des \u00ab&nbsp;ressources humaines&nbsp;\u00bb de type soignant.e.s).<\/p>\n\n\n\n<p>La sant\u00e9 mentale psychiatrique est la plupart du temps un champ de ruines pour les adultes et les enfants qui s\u2019y soignent, pour les personnes qui y travaillent, pour les familles et les proches. L\u2019enthousiasme sant\u00e9-mentaliste ne suffit pas pour masquer un d\u00e9sint\u00e9r\u00eat politique croissant pour les personnes les plus malades, pour les institutions et les professionnels qui les accueillent. Le virage ambulatoire s\u2019est mu\u00e9 en vidage des lieux de soins.<\/p>\n\n\n\n<p>Et dans le m\u00eame temps, l\u2019extension de la notion de sant\u00e9 mentale \u00e0 l\u2019ensemble de la soci\u00e9t\u00e9 a eu pour effet de l\u2019extraire du champ du soin pour aller vers celui de l\u2019\u00e9conomie. Adapter les citoyens aux politiques publiques &#8211; qui font de la comp\u00e9titivit\u00e9, de la concurrence, de la r\u00e9duction des services publiques et des d\u00e9penses leur pierre angulaire &#8211; tel est l\u2019enjeu.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour brouiller les cartes, en 2007, s\u2019est cr\u00e9\u00e9e une hybridation entre une certaine psychiatrie optant pour une conception r\u00e9ductrice des troubles mentaux &#8211; les troubles seraient li\u00e9s \u00e0 des dysfonctionnements c\u00e9r\u00e9braux toujours suspect\u00e9s, jamais prouv\u00e9s &#8211; et le monde l\u2019entreprise, notamment du num\u00e9rique. L\u2019\u00e9mergence du lobby FondaMental a \u00e9t\u00e9 financ\u00e9 par les pouvoirs publics sous la pr\u00e9sidence Sarkozy et appuy\u00e9 par l\u2019Institut Montaigne avec une volont\u00e9 explicite de r\u00e9former les politiques publiques dans le sens de l\u2019orthodoxie n\u00e9olib\u00e9rale. Sans discontinuer depuis, cet acteur se veut incontournable, sa pr\u00e9tention est d\u2019unifier le champ psychiatrique afin de poursuivre son emprise sur \u00ab&nbsp;la sant\u00e9 mentale&nbsp;\u00bb. FondaMental se r\u00eave en \u00e9quivalent de France Alzheimer ou d\u2019Institut National pour le Cancer et plaide&nbsp;<em>sa&nbsp;<\/em>cause.<\/p>\n\n\n\n<p>Les pratiques cliniques attenantes \u00e0 ce mod\u00e8le de psychiatrie se revendiquent de l\u2019\u00e9valuation, de l\u2019expertise, de la recherche, du diagnostic, avec des plateformes de coordinations et d\u2019orientation. Mais quid du soin&nbsp;? Les centres experts par troubles essaiment dans tout le pays comme solution miracle. Pour qui&nbsp;? Pour les finances publiques, pour les cr\u00e9ateurs de march\u00e9 et \/ ou pour les usagers&nbsp;? Les personnes qui y ont recours sont d\u2019embl\u00e9e int\u00e9gr\u00e9es dans des projets de recherche o\u00f9 leurs donn\u00e9es personnelles (biologique, c\u00e9r\u00e9brale, environnementales, sociales) sont capt\u00e9es par ces acteurs tandis qu\u2019en fin de course ces m\u00eames personnes sont r\u00e9orient\u00e9es vers des acteurs priv\u00e9s qui n\u2019existent pas ou sont trop chers.<\/p>\n\n\n\n<p>Ici, la privatisation des soins aboutit \u00e0 une triple privation&nbsp;: de soins, de droits, de libert\u00e9s. Privation&nbsp;de soins par la constitution de d\u00e9serts m\u00e9dicaux&nbsp;suite \u00e0 la fermeture d\u2019\u00e9tablissements publics. Privation de droits&nbsp;: l\u2019acc\u00e8s aux soins et la continuit\u00e9 des soins. Privation de libert\u00e9s fondamentales&nbsp;: via la restriction des libert\u00e9s de circulation (promotion des services ferm\u00e9s \u00e0 cl\u00e9s au d\u00e9triment des services libres), celle de la libert\u00e9 de mouvements avec le retour en force de la contention m\u00e9canique (10 000 personnes par an sont attach\u00e9es en psychiatrie), et via l\u2019accroissement continu des mesures de contraintes l\u00e9gales (plus de 90 000 personnes par an) pour les enfants et adultes ayant des troubles psychiatriques. Privation de libert\u00e9 encore, la libert\u00e9 de choix par le patient de sa th\u00e9rapeutique est largement bafou\u00e9e par les recommandations injonctions des HAS.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, dans le m\u00eame temps, les discours de d\u00e9stigmatisation s\u2019accompagnent de s\u00e9gr\u00e9gations renforc\u00e9es pour les personnes qui ne sont pas de bons clients pour l\u2019id\u00e9al de \u00ab&nbsp;la sant\u00e9 mentale positive&nbsp;\u00bb. Remporter la mise en encourageant les start-up du num\u00e9rique et abandonner toujours plus les personnes les plus pr\u00e9caires tant psychiquement que socialement, est-ce&nbsp;<em>une cause<\/em>&nbsp;honorable&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Pour la psychiatrie, l\u2019enjeu d\u2019une grande cause nationale qui aurait de l\u2019int\u00e9r\u00eat serait de cr\u00e9er les conditions de possibilit\u00e9 de pratiques de soins psychiques accueillants et attentionn\u00e9s envers les personnes, et non se contenter des d\u00e9rives de ses versions actuelles les plus h\u00e9g\u00e9moniques : une c\u00e9r\u00e9brologie et une m\u00e9decine asilaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Une c\u00e9r\u00e9brologie car l\u2019int\u00e9r\u00eat pour le cerveau suffirait \u00e0 appr\u00e9hender la personne cach\u00e9e derri\u00e8re ce cerveau. La c\u00e9r\u00e9brologie, en se centrant sur le corps de l\u2019individu, limite son int\u00e9r\u00eat pour le contexte relationnel, social, politique et environnemental dans lequel \u00e9merge les troubles voire, dans certains cas, les produisent (par exemple la souffrance au travail et les conditions manag\u00e9riales actuelles).<\/p>\n\n\n\n<p>Une m\u00e9decine asilaire car derri\u00e8re \u00ab&nbsp;les progr\u00e8s&nbsp;\u00bb de la c\u00e9r\u00e9brologie les dispositifs de contraintes physiques, chimiques et l\u00e9gales et les institutions de contr\u00f4le se sont d\u00e9velopp\u00e9s de fa\u00e7on exponentielle&nbsp;: unit\u00e9s de soins intensifs en psychiatrie (USIP) qui peuvent enfermer sans que les patient.e.s aient les m\u00eames garantie, en termes de droits, que dans les unit\u00e9s pour malades difficiles (UMD); \u00e9l\u00e9vation du pourcentage de personnes d\u00e9lirantes et suicidaires en prison&nbsp;&#8230; A mesure que la c\u00e9r\u00e9brologie se mure dans le d\u00e9ni de la folie, l\u2019institution judiciaire, elle, se retrouve \u00e0 d\u00e9velopper toujours plus de \u00ab&nbsp;soins&nbsp;\u00bb en prison. Derri\u00e8re cette m\u00e9decine asilaire s\u2019exp\u00e9rimentent des drames humains quotidiens. Des personnes attach\u00e9es pendant des heures et des jours sur des brancards, des personnes qui se suicident, des personnes qui sont d\u00e9laiss\u00e9es dans un d\u00e9sert relationnel,&nbsp;des enfants qui perdent espoir dans les dispositifs de soins et d\u2019accompagnement.&nbsp;Le&nbsp;d\u00e9sarroi des parents, des enseignants, des \u00e9ducateurs,&nbsp;de&nbsp;tout&nbsp;l&rsquo;environnement autour d\u2019enfants dans un contexte de&nbsp;listes d&rsquo;attente&nbsp;interminables.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Printemps de la psychiatrie est n\u00e9 des r\u00e9voltes de professionnels et de personnes en souffrance maltrait\u00e9es par le syst\u00e8me de sant\u00e9 psychiatrique. Jusqu\u2019\u00e0 ce jour, aucune r\u00e9ponse politique r\u00e9elle n\u2019est survenue, malgr\u00e9 les interpellations<a href=\"x-webdoc:\/\/9DF365F4-E751-4CBC-914A-F9EDE16FCB02#x_sdfootnote2sym\"><sup class=\"\">2<\/sup><\/a>, les propositions, les actions.<\/p>\n\n\n\n<p>Reste une question sous-jacente&nbsp;: dans quelle soci\u00e9t\u00e9 voulons-nous vivre et avec quels liens inter-humains ? Penser&nbsp;<em>la grande<\/em><em>&nbsp;cause&nbsp;<\/em><em>nationale<\/em><em>&nbsp;<\/em>sans interroger le mod\u00e8le de services publics, de d\u00e9mocratie, de contre pouvoirs, de rapport \u00e0 l\u2019alt\u00e9rit\u00e9, de solidarit\u00e9, ne peut qu\u2019accoucher d\u2019une impasse.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le Printemps de la Psychiatrie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>23 septembre 2024<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-file\"><a href=\"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/CP-Une-grande-cause-nationale-Printemps-de-la-Psychiatrie-23.09.2024.pdf\">CP-Une-grande-cause-nationale-Printemps-de-la-Psychiatrie-23.09.2024<\/a><a href=\"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/CP-Une-grande-cause-nationale-Printemps-de-la-Psychiatrie-23.09.2024.pdf\" class=\"wp-block-file__button\" download>T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 22 septembre 2024, Michel Barnier a appel\u00e9 \u00e0 faire de la sant\u00e9 mentale \u00ab&nbsp;une&nbsp;grande cause nationale&nbsp;\u00bb. Depuis plusieurs ann\u00e9es, cette volont\u00e9 politique revient tel un marronnier de communication politique. L\u00e0 comme pr\u00e9c\u00e9demment, il n\u2019y a rien \u00e0 attendre d\u2019un tel gouvernement qui \u00e9volue dans un imaginaire politique \u00e9triqu\u00e9 alliant r\u00e9action, aust\u00e9rit\u00e9, s\u00e9curitaire le tout &hellip; <a href=\"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/?p=10443\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Une grande cause nationale pr\u00e9alable \u00e0 celle de la sant\u00e9 mentale : la d\u00e9mocratie<\/span>  <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[22,392],"tags":[416,391],"class_list":["post-10443","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles-et-communiques-de-presse","category-printemps-de-la-psychiatrie","tag-cerebrologie","tag-printemps-de-la-psychiatrie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10443","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=10443"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10443\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10449,"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10443\/revisions\/10449"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=10443"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=10443"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=10443"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}