{"id":2230,"date":"2011-09-07T16:27:57","date_gmt":"2011-09-07T16:27:57","guid":{"rendered":"http:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/?p=2230"},"modified":"2011-09-07T16:27:57","modified_gmt":"2011-09-07T16:27:57","slug":"la-fin-de-la-propriete-de-soi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/?p=2230","title":{"rendered":"&gt;La fin de la propri\u00e9t\u00e9 de soi"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 14px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 18px\/normal Verdana; color: rgb(128, 9, 6); text-align: center; \"><a href=\"http:\/\/collectimp.cluster011.ovh.net\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/findepropriete1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"aligncenter size-full wp-image-2232\" height=\"196\" src=\"http:\/\/collectimp.cluster011.ovh.net\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/findepropriete1.jpg\" title=\"findepropriete\" width=\"257\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 18.0px Verdana; color: #800906\"><span class=\"Apple-style-span\" style=\"color: rgb(34, 34, 34); font-size: 14px; \"><b>par Jean-Claude Paye<\/b><\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 18.0px Verdana; color: #800906; min-height: 22.0px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 14px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 14px\/normal Verdana; \"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">La derni&egrave;re loi psychiatrique fran&ccedil;aise, le rapport de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale sur la prostitution, tout comme le d&eacute;veloppement des suicides dans l&rsquo;entreprise, d&eacute;voilent l&rsquo;existence d&rsquo;un pouvoir maternant avec lequel les individus entretiennent une relation fusionnelle. Nous ne sommes plus dans un soci&eacute;t&eacute; de surveillance. Il ne s&rsquo;agit plus de contr&ocirc;ler et de modeler les corps, afin de les rendre aptes &agrave; la machine &eacute;conomique, mais de s&rsquo;attaquer &agrave; leur &ecirc;tre m&ecirc;me en fixant les modalit&eacute;s de jouissance des individus.<\/p>\n<p>\t<\/span><span style=\"letter-spacing: 0.0px\"><font class=\"Apple-style-span\" face=\"Helvetica\"><span class=\"Apple-style-span\" style=\"font-size: 12px;\"><a href=\"http:\/\/collectimp.cluster011.ovh.net\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/image1-propriete1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"aligncenter size-full wp-image-2231\" height=\"300\" src=\"http:\/\/collectimp.cluster011.ovh.net\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/image1-propriete1.jpg\" title=\"http___static.wallpapers-cinema.com_wpp_comedie_les_temps_modernes_image1\" width=\"400\" \/><\/a><\/span><\/font> <\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\"><i>Dans &laquo; Les Temps modernes &raquo; (1936), Charlie Chaplin ne d&eacute;nonce pas seulement l&rsquo;organisation tayloriste du travail. Il anticipe la mise &agrave; disposition compl&egrave;te du corps de l&rsquo;ouvrier au service de la production et la fin de la vie priv&eacute;e. Son personnage en vient &agrave; se r&eacute;fugier en prison pour retrouver paradoxalement une forme d&rsquo;intimit&eacute; et de libert&eacute; int&eacute;rieure.<\/p>\n<p>\t<\/i><br \/>\n\tQuel rapport peut-il exister entre une loi psychiatrique, cr&eacute;ant une injonction de soins &agrave; domicile, avec un rapport parlementaire visant &agrave; p&eacute;naliser les clients des prostitu&eacute;es&nbsp;?&nbsp;[1] Les deux textes op&egrave;rent une dissociation du sujet de droit. La propri&eacute;t&eacute; de soi est scind&eacute;e. La jouissance de son corps reste aux mains de l&rsquo;individu, mais &agrave; condition qu&rsquo;il en fasse un bon usage. L&rsquo;utilisation doit &ecirc;tre conforme &agrave; l&rsquo;image de la dignit&eacute; humaine, dont les autorit&eacute;s sont le d&eacute;positaire l&eacute;gal.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">La dissociation de la propri&eacute;t&eacute; de soi se r&eacute;v&egrave;le &ecirc;tre un paradigme de la post-modernit&eacute;. Non seulement elle r&eacute;sulte de l&rsquo;action de l&rsquo;&Eacute;tat qui affirme sa nue propri&eacute;t&eacute; sur nos existences, mais peut aussi prendre la forme du contrat, comme, par exemple, celui impos&eacute; &agrave; ses employ&eacute;s par la firme chinoise Foxconn qui interdit &agrave; ses employ&eacute;s de se suicider tout en leur recommandant de &laquo;&nbsp;<i>ch&eacute;rir leur vie<\/i>&nbsp;&raquo;. Le suicide des travailleurs, comme protestation contre la d&eacute;t&eacute;rioration de leur conditions de travail, est un sympt&ocirc;me de cette mutation de la propri&eacute;t&eacute; de soi qui efface le corps individuel et social au profit de l&rsquo;image du corps. Il est le ph&eacute;nom&egrave;ne de l&rsquo;&eacute;mergence d&rsquo;une nouvelle forme de subjectivit&eacute; qui fusionne l&rsquo;existence du travailleur avec la jouissance de son employeur.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Arial; color: #334d55\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\"><b>La notion de soins sous contrainte<\/b><\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">La loi du 5 juillet 2011 relative &laquo;&nbsp;<i>aux droits et &agrave; la protection des personnes faisant l&rsquo;objet de soins psychiatriques et aux modalit&eacute;s de leur prise en charge<\/i>&nbsp;&raquo;&nbsp;[2] op&egrave;re une nouvelle d&eacute;rogation au principe g&eacute;n&eacute;ral du consentement n&eacute;cessaire du malade. La notion existante d&rsquo;hospitalisation sous contrainte est &eacute;tendue &agrave; celle de soins sous contrainte. Elle rend ainsi possible une surveillance du malade &agrave; son domicile, supprimant au passage toute s&eacute;paration entre espace public et domaine priv&eacute;. La possibilit&eacute; pour chaque patient de se d&eacute;placer librement se verra strictement encadr&eacute;e par un &laquo;&nbsp;<i>programme de soins<\/i>&nbsp;&raquo; qui fixera les lieux, le contenu et la p&eacute;riodicit&eacute; des rendez-vous m&eacute;dicaux, avec la menace de se voir hospitalis&eacute; d&rsquo;office si un &eacute;l&eacute;ment du protocole n&rsquo;est pas strictement respect&eacute;.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">Obligation de soins et enfermement, sont ainsi &eacute;troitement li&eacute;s. L&rsquo;enfermement physique et chimique fait taire. Il nie le sympt&ocirc;me qui fait parler le corps. Il r&eacute;duit ce dernier &agrave; une chose muette. Le corps devient ainsi le simple support de l&rsquo;invisible, du regard port&eacute; sur l&rsquo;individu. Ce double enfermement est la condition de transformation du corps en image. Ce projet institue une sorte de garde &agrave; vue sanitaire, l&rsquo;institution d&rsquo;un d&eacute;lai de 72 heures, durant lequel on pourra maintenir l&rsquo;hospitalisation d&rsquo;office d&rsquo;un patient, sans statuer sur son &eacute;tat et sur la n&eacute;cessit&eacute; de l&rsquo;internement. L&rsquo;hospitalisation d&rsquo;office s&rsquo;inscrit dans une tendance lourde de retour &agrave; l&rsquo;enfermement psychiatrique. Depuis quelques ann&eacute;es, refleurissent les murs des h&ocirc;pitaux. Sont cr&eacute;&eacute;es de nouvelles unit&eacute;s ferm&eacute;es et des chambres d&rsquo;isolement. Il est aussi de plus en plus difficile de sortir d&rsquo;une institution psychiatrique ferm&eacute;e, les pr&eacute;fets ne validant plus syst&eacute;matiquement les sorties des malades hospitalis&eacute;s d&rsquo;office, m&ecirc;me si elles sont soutenues par les psychiatres. Cette politique s&eacute;curitaire s&rsquo;&eacute;tend aux hospitalis&eacute;s volontaires qui, eux aussi, peuvent &ecirc;tre priv&eacute;es de leur libert&eacute; d&rsquo;aller et venir.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">La capture du corps, dans l&rsquo;hospitalisation forc&eacute;e ou dans la garde &agrave; vue sanitaire, se compl&egrave;te d&rsquo;une camisole de force chimique. &Agrave; travers cette suspension du corps, il s&rsquo;agit de faire taire, afin que la souffrance ne puisse se dire et de poser le malade en tant que victime de lui-m&ecirc;me.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">L&rsquo;injonction de soins, &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital ou &agrave; domicile, intime au patient qu&rsquo;il doit faire un bon usage de son corps, qu&rsquo;il ne peut le laisser se d&eacute;grader, en &eacute;puiser la substance. Il n&rsquo;a pas le droit de porter atteinte &agrave; son image humaine. Ainsi, le corps devient transparence. Il se r&eacute;duit &agrave; &ecirc;tre une image, la visibilit&eacute; de l&rsquo;invisible. Plac&eacute; dans la transcendance du regard du pouvoir, il n&rsquo;est plus m&eacute;diation entre l&rsquo;ext&eacute;rieur et l&rsquo;int&eacute;rieur. Sa fonction n&rsquo;est plus de s&eacute;parer et d&rsquo;articuler le dedans et le dehors, mais d&rsquo;&ecirc;tre dans la mat&eacute;rialit&eacute; du regard de l&rsquo;autre.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">Cette proc&eacute;dure psychotique, qui fait exister l&rsquo;image de la dignit&eacute; humaine aux c&ocirc;t&eacute;s des individus r&eacute;els, op&egrave;re une dissociation du sujet de droit. La propri&eacute;t&eacute; de soi est d&eacute;membr&eacute;e, la jouissance se s&eacute;pare de la nue propri&eacute;t&eacute;.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">Comme nue propri&eacute;t&eacute;, l&rsquo;image humaine est le patrimoine des autorit&eacute;s institu&eacute;es. Le malade n&rsquo;a plus que l&rsquo;usus, l&rsquo;usufruit de son corps et &agrave; condition qu&rsquo;il soit la transparence de la propri&eacute;t&eacute; exerc&eacute;e par le pouvoir. La possibilit&eacute; de r&eacute;duire ce dernier &agrave; une chair sans parole permet ce d&eacute;membrement.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Arial; color: #334d55\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\"><b>La criminalisation de la prostitution<\/b><\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">La dissociation de la propri&eacute;t&eacute; de soi se lit &eacute;galement dans un rapport parlementaire, intitul&eacute; <i>En finir avec le plus vieux m&eacute;tier du monde <\/i>[3]. Il propose de cr&eacute;er un nouveau d&eacute;lit de recours &agrave; la prostitution. Le client deviendrait passible d&rsquo;une peine de six mois de prison ferme, assortie d&rsquo;une amende de 3&nbsp;000 euros. Le rapport devrait servir de base &agrave; une proposition de loi devant &ecirc;tre d&eacute;pos&eacute;e apr&egrave;s les pr&eacute;sidentielles de 2012. La &laquo;&nbsp;<i>lutte contre la prostitution<\/i>&nbsp;&raquo; et son &eacute;l&eacute;ment le plus avanc&eacute;, la criminalisation du client, en niant &agrave; la prostitu&eacute;e le droit de disposer de son propre corps, a pour objectif d&eacute;clar&eacute; la d&eacute;fense de la dignit&eacute; de la femme et de la personne humaine. C&rsquo;est bien l&rsquo;image de la Femme qu&rsquo;il s&rsquo;agit de pr&eacute;server&nbsp;[4] au d&eacute;pends des femmes concr&egrave;tes qui seront, suite &agrave; l&rsquo;application de telles mesures, mises en danger par le d&eacute;veloppement de la clandestinit&eacute;. L&rsquo;image de la dignit&eacute; de la femme, que l&rsquo;on retrouve dans le rapport de l&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale, s&rsquo;int&egrave;gre dans une conception du droit qui fait de la dignit&eacute; de la personne humaine un &eacute;l&eacute;ment sup&eacute;rieur d&rsquo;organisation du syst&egrave;me juridique. Cette conception consacre ce principe comme un droit absolu, de nature sup&eacute;rieure par rapport &agrave; d&rsquo;autres droits fondamentaux, dont le principe de libert&eacute; ou le droit de disposer de son propre corps.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">Cette conception s&rsquo;inscrit dans la jurisprudence du Conseil Constitutionnel et du Conseil d&rsquo;&Eacute;tat. Ce dernier, dans un arr&ecirc;t du 27 octobre 1995, dans l&rsquo;affaire du &laquo;&nbsp;<i>lancer de nain<\/i>&nbsp;&raquo;&nbsp;[5], avait d&eacute;cr&eacute;t&eacute; que personne ne pouvait consentir &agrave; la d&eacute;gradation de sa qualit&eacute; d&rsquo;homme, limitant ainsi le droit de disposer son corps.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">Quant au Conseil Constitutionnel, lors de sa d&eacute;cision du 27 juillet 1994, il parle du &laquo;&nbsp;<i>principe de sauvegarde de la dignit&eacute; de la personne contre toute forme d&rsquo;asservissement et de d&eacute;gradation<\/i>&nbsp;&raquo; Il consacre la dignit&eacute; de la personne humaine comme un &eacute;l&eacute;ment d&rsquo;organisation du syst&egrave;me juridique.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">La loi psychiatrique du 5 juillet et le rapport parlementaire, criminalisant les clients des prostitu&eacute;es, op&egrave;rent une dissociation de la propri&eacute;t&eacute; de soi. Les individus ne conservent qu&rsquo;un droit de jouissance de leur corps qui doit &ecirc;tre conforme &agrave; l&rsquo;image de la dignit&eacute; humaine dont la puissance publique a la propri&eacute;t&eacute;.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Arial; color: #334d55\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\"><b>Contrat et abandon de la propri&eacute;t&eacute; de soi<\/b><\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">La dissociation de la propri&eacute;t&eacute; de soi est bien un paradigme de la post-modernit&eacute;. Non seulement elle est le r&eacute;sultat de l&rsquo;action de l&rsquo;&Eacute;tat, mais elle peut &eacute;galement prendre la forme du contrat, par lequel un employ&eacute; abandonne la nue propri&eacute;t&eacute; de sa vie &agrave; son employeur. Foxconn, sous-traitant chinois d&rsquo;Apple, HP, Dell et Nokia, a &eacute;t&eacute; accus&eacute; de faire signer &agrave; ses employ&eacute;s un contrat, par lequel ils s&rsquo;engagent &agrave; ne pas se suicider et &agrave; &laquo;&nbsp;<i>ch&eacute;rir leur vie<\/i>&nbsp;&raquo;&nbsp;[6].<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">Le texte indique que d&eacute;sormais, Foxconn ne pourra, en aucun cas, &ecirc;tre d&eacute;sign&eacute; comme responsable du suicide d&rsquo;un employ&eacute; et ne devra payer aucun dommage et int&eacute;r&ecirc;t aux familles. Cette derni&egrave;re clause a provoqu&eacute; la col&egrave;re des m&eacute;dias chinois, puisque Foxconn versait environ 13&nbsp;000 euros &agrave; chaque famille des ouvriers suicid&eacute;s, soit 10 ans du salaire minimum dans une usine de la firme&nbsp;[7].<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">L&rsquo;initiative de la firme Foxconn est &agrave; replacer dans le cadre d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; dans laquelle il subsiste encore des &eacute;l&eacute;ments r&eacute;siduels d&rsquo;un ordre symbolique ant&eacute;rieur au d&eacute;veloppement du capitalisme. Cette survivance implique que la soci&eacute;t&eacute; reconnaisse une responsabilit&eacute; par rapport au suicide de ses employ&eacute;s et indemnise les familles concern&eacute;es. Les mots utilis&eacute;s &laquo;&nbsp;<i>ch&eacute;rir sa vie<\/i>&nbsp;&raquo; pour se d&eacute;douaner et &laquo;&nbsp;<i>responsabiliser<\/i>&nbsp;&raquo; ses employ&eacute;s, trahissent ce d&eacute;calage dans l&rsquo;expression verbale, entre l&rsquo;exigence de la rentabilit&eacute; capitaliste et le langage, li&eacute; &agrave; un ordre symbolique ant&eacute;rieur.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">Dans les pays occidentaux, les entreprises touch&eacute;es par le suicide de leurs employ&eacute;s d&eacute;nient toute responsabilit&eacute;. L&rsquo;exemple de France T&eacute;l&eacute;com est embl&eacute;matique&nbsp;[8]. Le PDG Didier Lombart avait simplement &eacute;voqu&eacute; une &quot;mode du suicide&quot; apr&egrave;s le d&eacute;c&egrave;s de treize salari&eacute;s en 2008, puis de dix-neuf en 2009. Les syndicats ont aussi comptabilis&eacute; vingt-sept suicides et seize tentatives en 2010.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">Dans les faits, les suicides de salari&eacute;s, en protestation de leurs conditions de travail, sont plus nombreux dans des entreprises telle que France T&eacute;l&eacute;com que dans les firmes chinoises&nbsp;[9]. Le d&eacute;litement plus important des rapports sociaux, le caract&egrave;re monadique de la soci&eacute;t&eacute; fait que qu&rsquo;il y a moins de r&eacute;sistance au passage &agrave; l&rsquo;acte.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Arial; color: #334d55\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\"><b>Suicide et nue propri&eacute;t&eacute; de soi<\/b><\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">Lorsqu&rsquo;il vend sa force de travail, le salari&eacute;, le propri&eacute;taire de la marchandise force de travail, en c&egrave;de la valeur d&rsquo;usage &agrave; l&rsquo;employeur, &agrave; charge de celui-ci d&rsquo;en assurer l&rsquo;exploitation durant la journ&eacute;e de travail.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">Le salari&eacute; vend ainsi au patron la jouissance de sa force de travail et en garde formellement la nue propri&eacute;t&eacute;. Cette propri&eacute;t&eacute; n&rsquo;est pas cependant un donn&eacute;, mais un r&eacute;sultat. Sa r&eacute;alit&eacute; d&eacute;pend de la capacit&eacute; du salari&eacute; &agrave; limiter la jouissance du patronat, les conditions d&rsquo;exploitation ne devant pas d&eacute;t&eacute;riorer son &ecirc;tre. Historiquement, la capacit&eacute; ouvri&egrave;re &agrave; mettre un cran d&rsquo;arr&ecirc;t &agrave; l&rsquo;exploitation est de nature collective. Cette action porte aussi bien sur la dur&eacute;e du travail que sur les conditions de travail.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">Les suicides des salari&eacute;s de France T&eacute;l&eacute;com nous montrent que la capacit&eacute; ouvri&egrave;re de mettre un frein &agrave; l&rsquo;usage de la force de travail par le patronat est actuellement d&eacute;mantel&eacute;e. Les travailleurs ne sont plus en mesure de s&rsquo;opposer &agrave; la d&eacute;t&eacute;rioration de leur force de travail, si bien que leur nue propri&eacute;t&eacute; est, dans les faits, remise en cause.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">La possibilit&eacute; pour le patronat de menacer l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; du travailleur r&eacute;sulte de l&rsquo;intensification de la d&eacute;pense nerveuse et surtout de la cr&eacute;ation d&rsquo;un travail invisible qui d&eacute;passe le cadre de la journ&eacute;e de travail. Le travail visible se double d&rsquo;un travail invisible, celui qui est n&eacute;cessaire pour int&eacute;rioriser les nouvelles contraintes impos&eacute;es par l&rsquo;entreprise&nbsp;[10].<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">France T&eacute;l&eacute;com a entrepris une &laquo;&nbsp;<i>politique de modernisation<\/i>&nbsp;&raquo; &agrave; marche forc&eacute;e qui s&rsquo;est notamment traduite par la suppression de 16&nbsp;000 emplois entre 2006 et 2008, une politique qui a contraint les travailleurs &agrave; une forte mobilit&eacute;. Elle a non seulement augment&eacute; le travail visible, mais a surtout fait exploser le travail invisible, si bien que le travailleur ne disposait plus d&rsquo;aucun espace priv&eacute; lui permettant d&rsquo;assurer sa reproduction.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 14px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 14px\/normal Verdana; text-align: center; \"><a href=\"http:\/\/collectimp.cluster011.ovh.net\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/propriete21.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"aligncenter size-full wp-image-2233\" height=\"300\" src=\"http:\/\/collectimp.cluster011.ovh.net\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/propriete21.jpg\" title=\"tempsmodernes-2\" width=\"400\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\"><i>Pour Chaplin, le capitalisme finira par priver l&rsquo;ouvrier de toute forme de jouissance, y compris le plaisir de manger, pour affecter son corps &agrave; la seule tache de produire.<\/i><\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\"><b>Big Mother Company<\/b><\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\">Le d&eacute;veloppement consid&eacute;rable du travail invisible est tel qu&#39;il tend &agrave; accaparer l&rsquo;ensemble de la vie du travailleur. Non seulement il n&rsquo;y a plus de s&eacute;paration nette entre l&rsquo;entreprise et le priv&eacute; de l&rsquo;individu, mais il n&rsquo;y a plus non plus de coupure entre le temps pendant lequel le travailleur est contractuellement au service de la jouissance de l&rsquo;employeur et le d&eacute;roulement de la vie priv&eacute;e, celle d&rsquo;une jouissance&nbsp;[11] existant hors de la machine productive. L&rsquo;absence de s&eacute;paration, priv&eacute;\/public et temps de travail\/temps de la vie quotidienne, place l&rsquo;individu dans la transparence, dans la fusion entre son &ecirc;tre et celui de l&rsquo;employeur. Il s&rsquo;agit l&agrave; d&rsquo;une structure psychotique qui produit l&rsquo;identit&eacute; de la vie du travailleur avec celle de l&rsquo;entreprise.<\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">En tant qu&rsquo;agir collectif, la lutte ouvri&egrave;re porte notamment sur la valeur d&rsquo;usage de la force de travail. Il s&rsquo;agit de pr&eacute;server cette derni&egrave;re d&rsquo;un exc&egrave;s de jouissance du patron qui produirait la perte de la nue propri&eacute;t&eacute; de l&rsquo;ouvrier. Ce levier collectif permet aux travailleurs de reproduire celle-ci &agrave; travers l&rsquo;am&eacute;nagement d&rsquo;un espace priv&eacute; qui est lieu de jouissance de sa propre existence. &Agrave; travers la r&eacute;organisation du proc&egrave;s de travail de l&rsquo;entreprise, le salari&eacute; perd non seulement la nue propri&eacute;t&eacute; de sa force de travail, la substance de celle-ci &eacute;tant alt&eacute;r&eacute;e, mais aussi l&rsquo;enti&egrave;ret&eacute; de son existence. La croissance du travail invisible est telle qu&rsquo;elle supprime tout espace priv&eacute;, tout lieu s&eacute;par&eacute; de reproduction de la force de travail et de tout lieu d&rsquo;existence de la propri&eacute;t&eacute; de soi.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">Le suicide du travailleur est le sympt&ocirc;me d&rsquo;une condition ouvri&egrave;re qui est transparence, fusion avec l&rsquo;entreprise. Le travailleur ne peut plus lutter car il est enferm&eacute; dans un rapport maternel avec cette derni&egrave;re. Il n&rsquo;a d&rsquo;autre jouissance que celle de la machine productive.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Arial; color: #334d55\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\"><b>Pouvoir maternant et r&egrave;gne de l&rsquo;image<\/b><\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">L&rsquo;absence de luttes d&rsquo;envergure, capables de s&rsquo;opposer &agrave; l&rsquo;organisation du capital, supprime tout ordre symbolique. Nous &laquo;&nbsp;<i>n&rsquo;ex-istons<\/i>&nbsp;&raquo; plus en dehors du r&eacute;el de la machine &eacute;conomique. Nous n&rsquo;avons plus d&rsquo;espace propre et sommes plac&eacute;s hors langage. Nous n&rsquo;avons plus les mots pour opposer une critique. D&eacute;sormais, le capitalisme ne peut plus &ecirc;tre d&eacute;sign&eacute; n&eacute;gativement. Nous entretenons avec lui une relation fusionnelle. La domination s&rsquo;appelle partenariat et l&rsquo;exploitation se nomme gestion des ressources humaines&nbsp;[12]. Ne devant plus faire face &agrave; une n&eacute;gativit&eacute;, &agrave; un agir et une conscience collective, l&rsquo;organisation du pouvoir consiste essentiellement &agrave; g&eacute;rer les monades, les modes de jouissance des individus.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">La loi psychiatrique du 5 juillet, cr&eacute;ant une injonction de soins &agrave; domicile, ainsi que le rapport parlementaire sur la prostitution, limitent la jouissance qu&rsquo;ont les individus de leur corps, en &eacute;tablissant qu&rsquo;elle ne doit pas alt&eacute;rer l&rsquo;image de la dignit&eacute; humaine dont le pouvoir s&rsquo;attribue la propri&eacute;t&eacute;. Jouissance et nue propri&eacute;t&eacute; fusionnent dans l&rsquo;image de la dignit&eacute; humaine. Elles ne portent plus sur le corps, qui est annul&eacute;, mais sur l&rsquo;image de celui-ci.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">Du fait de son annulation en tant qu&rsquo;objet, en tant que fronti&egrave;re entre int&eacute;rieur et ext&eacute;rieur, le corps n&rsquo;est plus limite &agrave; la jouissance du pouvoir. La propri&eacute;t&eacute; de l&rsquo;image du corps devient une jouissance sans limite de celui-ci et conduit &agrave; son an&eacute;antissement.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">L&rsquo;identit&eacute;, dans l&rsquo;image, de la jouissance des travailleurs et de celle du patron, explique pourquoi ceux-ci ne peuvent plus confronter ce dernier. Ils &eacute;tablissent avec l&rsquo;entreprise un rapport fusionnel d&rsquo;ordre maternel.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">Comme attributs s&eacute;par&eacute;s de la propri&eacute;t&eacute;, les notions juridiques, de nue propri&eacute;t&eacute; et de jouissance, ont une origine pr&eacute;-capitaliste. Elles enregistrent un &laquo;&nbsp;<i>pas tout<\/i>&nbsp;&raquo; de la propri&eacute;t&eacute; et de la jouissance, une limitation de chaque attribut l&rsquo;un par rapport &agrave; l&rsquo;autre. Il s&rsquo;op&egrave;re, dans la soci&eacute;t&eacute; capitaliste, surtout dans cette post-modernit&eacute;, un d&eacute;placement, en ce qui concerne la propri&eacute;t&eacute; de soi, de l&rsquo;objet &agrave; l&rsquo;image qui produit un renversement de des attributs de celle-ci. La propri&eacute;t&eacute;, qui &eacute;tait barrage &agrave; la jouissance d&rsquo;autrui, devient jouissance de l&rsquo;autre, de celle, sans limite, de l&rsquo;&Eacute;tat ou de l&rsquo;entreprise. Ainsi, dans l&rsquo;image, jouissance et propri&eacute;t&eacute; se confondent et la valeur d&rsquo;usage de la chose s&rsquo;identifie avec sa valeur d&rsquo;&eacute;change, avec sa mesure.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana; color: #0225a3\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px color: #000000\">Article original sur : <a href=\"http:\/\/mondialisation.ca\/index.php?context=va&amp;aid=26413\"><span style=\"text-decoration: underline ; letter-spacing: 0.0px\">http:\/\/mondialisation.ca\/index.php?context=va&amp;aid=26413<\/span><\/a><\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana; min-height: 17.0px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\"><b>Notes<\/p>\n<p>\t<\/b>[1] &laquo;&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.voltairenet.org\/article170914.html\"><span style=\"font: 14.0px Verdana; text-decoration: underline ; letter-spacing: 0.0px color: #0225a3\">La prostitution et l&rsquo;image de la femme<\/span><\/a>&nbsp;&raquo;, par T&uuml;lay Umay, <i>R&eacute;seau Voltaire<\/i>, 29 juillet 2011.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana; min-height: 17.0px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana; color: #0225a3\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px color: #000000\">[2] &laquo;&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.legifrance.gouv.fr\/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000024312722\"><span style=\"text-decoration: underline ; letter-spacing: 0.0px\">Loi n&deg;&nbsp;2011-803 du 5 juillet 2011 relative aux droits et &agrave; la protection des personnes faisant l&rsquo;objet de soins psychiatriques et aux modalit&eacute;s de leur prise en charge<\/span><\/a>&nbsp;&raquo;.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">[3] <a href=\"http:\/\/www.assemblee-nationale.fr\/13\/rap-info\/i3334.asp\"><span style=\"font: 14.0px Verdana; text-decoration: underline ; letter-spacing: 0.0px color: #0225a3\">En finir avec le plus vieux m&eacute;tier du monde<\/span><\/a>, Rapport d&rsquo;information 3334, pr&eacute;sent&eacute; par Guy Geoffroy, Enregistr&eacute; &agrave; la Pr&eacute;sidence de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale le 13 avril 2011.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana; color: #0225a3\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px color: #000000\">[4] &laquo;&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.voltairenet.org\/article170914,html\"><span style=\"text-decoration: underline ; letter-spacing: 0.0px\">La prostitution et l&rsquo;image de la femme<\/span><\/a>&nbsp;&raquo;, ibid.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">[5] &laquo;&nbsp;<a href=\"http:\/\/moreas.blog.lemonde.fr\/2011\/04\/07\/prostitution-sale-temps-pour-les-michetons\/\"><span style=\"font: 14.0px Verdana; text-decoration: underline ; letter-spacing: 0.0px color: #0225a3\">Prostitution&nbsp;: sale temps pour les michetons<\/span><\/a>&nbsp;&raquo;, par Georges Mor&eacute;as, LeMonde.fr Blogs, 7 avril 2011.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">[6] &laquo;&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.letemps.ch\/Page\/Uuid\/39f60c10-7827-11e0-ac68-1c955a3ad8c6\/Suicide_interdit_par_voie_de_contrat_chez_Foxconn\"><span style=\"font: 14.0px Verdana; text-decoration: underline ; letter-spacing: 0.0px color: #0225a3\">Suicide interdit par voie de contrat chez Foxconn<\/span><\/a>&nbsp;&raquo;, par Anouch Seydtaghia, <i>Le Temps<\/i>, 7 mai 2011.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">[7] &laquo;&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.slate.fr\/story\/22437\/suicides-ipad-apple-usines-chinoises\"><span style=\"font: 14.0px Verdana; text-decoration: underline ; letter-spacing: 0.0px color: #0225a3\">Les suicid&eacute;s de l&rsquo;iPad<\/span><\/a>&nbsp;&raquo;, par Farhad Manjoo, <i>Slate.fr<\/i>, 3 juin 2010<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana; color: #0225a3\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px color: #000000\">[8] &laquo;&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/societe\/article\/2011\/04\/26\/france-telecom-un-salarie-s-est-suicide-en-s-immolant-par-le-feu_1512911_3224.html\"><span style=\"text-decoration: underline ; letter-spacing: 0.0px\">France T&eacute;l&eacute;com&nbsp;: un salari&eacute; se suicide en s&rsquo;immolant par le feu<\/span><\/a>&nbsp;&raquo;, LeMonde.fr avec AFP, 26 avril 2011.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">[9] On enregistre une dizaine de suicides de la soci&eacute;t&eacute; Foxconn sur un total de 800&nbsp;000 salari&eacute;s et les syndicats comptabilisent une cinquantaine de suicides sur les trois derni&egrave;res ann&eacute;es pour les si&egrave;ges fran&ccedil;ais de France T&eacute;l&eacute;com, pour environ 80&nbsp;000 travailleurs.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">[10] &laquo;&nbsp;<a href=\"http:\/\/arbeitmachtnichtfrei.skynetblogs.be\/archive\/2010\/08\/15\/la-legende-du-travail-par-jean-marie-vincent.html\"><span style=\"font: 14.0px Verdana; text-decoration: underline ; letter-spacing: 0.0px color: #0225a3\">La l&eacute;gende du travail<\/span><\/a>&nbsp;&raquo;, par Jean-Marie Vincent, <i>Arbeit Macht Nicht Frei<\/i>, 15 ao&ucirc;t 2010.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px\">[11] Jacques Lacan a introduit, dans le champ de la psychanalyse, le terme de jouissance en rapport avec son usage juridique, &agrave; savoir la jouissance d&rsquo;un bien se distinguant de sa nue propri&eacute;t&eacute; Lacan apportera une red&eacute;finition de cette pulsion de mort freudienne comme &eacute;tant une pulsation de jouissance, et une pulsation de jouissance qui insiste au moyen et dans la cha&icirc;ne signifiante inconsciente. Lacan replace donc toute l&rsquo;affaire de la jouissance au c&oelig;ur m&ecirc;me du champ et de la fonction de la parole et du langage. Jacques Lacan, <i>Le s&eacute;minaire, Livre VII, L&rsquo;&eacute;thique de la psychanalyse<\/i>, Paris, Le Seuil, 1986, p.235.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin: 0.0px 0.0px 14.0px 0.0px; text-align: justify; font: 14.0px Verdana; color: #0225a3\"><span style=\"letter-spacing: 0.0px color: #000000\">[12] &laquo;&nbsp;<a href=\"http:\/\/tvbruits.org\/spip.php?article981\"><span style=\"text-decoration: underline ; letter-spacing: 0.0px\">Inculture(s) ou le nouvel esprit du capitalisme. Petits contes politiques et autres r&eacute;cits non autoris&eacute;s<\/span><\/a>&nbsp;&raquo;, par Frank Lepage, <i>TVbruits.org<\/i>, 8 ao&ucirc;t 2008.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; par Jean-Claude Paye &nbsp; La derni&egrave;re loi psychiatrique fran&ccedil;aise, le rapport de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale sur la prostitution, tout comme le d&eacute;veloppement des suicides dans l&rsquo;entreprise, d&eacute;voilent l&rsquo;existence d&rsquo;un pouvoir maternant avec lequel les individus entretiennent une relation fusionnelle. Nous ne sommes plus dans un soci&eacute;t&eacute; de surveillance. Il ne s&rsquo;agit plus de contr&ocirc;ler et &hellip; <a href=\"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/?p=2230\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">&gt;La fin de la propri\u00e9t\u00e9 de soi<\/span>  <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[19],"tags":[],"class_list":["post-2230","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles-de-presse"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2230","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2230"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2230\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2230"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2230"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2230"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}