{"id":3223,"date":"2012-02-18T12:28:54","date_gmt":"2012-02-18T12:28:54","guid":{"rendered":"http:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/?p=3223"},"modified":"2012-02-18T12:28:54","modified_gmt":"2012-02-18T12:28:54","slug":"interdire-les-supplements-dames-de-la-psychiatrie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/?p=3223","title":{"rendered":"&gt;Interdire les suppl\u00e9ments d\u2019\u00e2mes de la psychiatrie ?"},"content":{"rendered":"<p>Par&nbsp;<span class=\"Apple-style-span\" style=\"font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 16px; \"><strong>Mathieu Bellahsen<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family:times new roman,times,serif;\"><span style=\"font-size:16px;\">Le conflit actuel qui fait rage dans le domaine de l&rsquo;autisme nous oblige &agrave; expliciter ce que peuvent apporter, au quotidien, la psychanalyse et la psychoth&eacute;rapie institutionnelle dans le champ de la psychiatrie. Explicitation d&rsquo;autant plus n&eacute;cessaire que les recommandations de la Haute Autorit&eacute; de Sant&eacute; sur la prise en charge des personnes atteintes d&rsquo;autisme entend mettre au ban ces deux m&eacute;thodes (1). &nbsp;Comment transmettre au grand public ce qu&rsquo;elles apportent dans le concret des pratiques ? T&acirc;che bien ardue pour ne pas rentrer dans le d&eacute;bat d&rsquo;experts tout en ne sombrant pas dans un simplisme r&eacute;ducteur.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family:times new roman,times,serif;\"><span style=\"font-size:16px;\">Dans son fauteuil &eacute;coutant un patient allong&eacute; sur le divan, le clich&eacute; du psychanalyste est tenace. Il n&rsquo;a cependant rien &agrave; voir avec ce que peut apporter la psychanalyse dans les secteurs psychiatriques et autres lieux d&rsquo;accueil de la souffrance psychique. Dans ces lieux, elle est un des outils permettant de penser ce qui arrive &agrave; une personne et &agrave; ses proches, d&rsquo;inscrire leurs souffrances dans une histoire et de construire un sens &agrave; m&ecirc;me de transformer leur rapport &agrave; eux-m&ecirc;mes et au monde. La psychanalyse n&rsquo;est pas l&rsquo;apanage des seuls psychanalystes et ne peut se r&eacute;sumer &agrave; &eacute;lucider &ldquo; le complexe d&rsquo;&OElig;dipe &rdquo;, &agrave; pratiquer des interpr&eacute;tations sauvages et violentes voire &agrave; trouver le ou les soi-disant responsables des troubles.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family:times new roman,times,serif;\"><span style=\"font-size:16px;\">Que l&rsquo;on soit infirmier, aide-soignant, &eacute;ducateur, ASH, psychologue, secr&eacute;taire, psychiatre, la psychanalyse est &agrave; disposition de l&rsquo;ensemble des soignants pour penser ce qui se joue pour un patient dans sa relation &agrave; eux et aux autres en g&eacute;n&eacute;ral. Tant du c&ocirc;t&eacute; des soignants que du c&ocirc;t&eacute; des patients, la psychanalyse est un outil consistant de compr&eacute;hension et de traitement dont dispose la psychiatrie pour &eacute;laborer ce qui se passe dans les liens interpersonnels et inconscients. Pour autant, en institution, cet outil n&rsquo;est pas exclusif et s&rsquo;int&egrave;gre n&eacute;cessairement &agrave; d&rsquo;autres (psychotropes, activit&eacute;s th&eacute;rapeutiques et &eacute;ducatives, groupes de parole, r&eacute;insertion sociale etc.) dans une perspective psychoth&eacute;rapique.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family:times new roman,times,serif;\"><span style=\"font-size:16px;\">A contrario, si les psychotropes soulagent les souffrances, ils ne gu&eacute;rissent pas les &laquo; troubles &raquo; et ne permettent pas de subjectiver l&rsquo;exp&eacute;rience de la maladie. Cette id&eacute;e, de nombreuses personnes ont pu la conna&icirc;tre lors de la travers&eacute;e d&rsquo;un &eacute;pisode d&eacute;pressif : un traitement apaise mais ne peut pas se substituer &agrave; un travail psychoth&eacute;rapeutique. Alors que de plus en plus de patients se plaignent de l&rsquo;approche exclusivement pharmacologique des troubles psychiques et sont en demande d&rsquo;&ecirc;tre &laquo; &eacute;cout&eacute;s &raquo; par les psychiatres et les &eacute;quipes qui les prennent en charge, comment comprendre qu&rsquo;une m&eacute;thode qui cherche &agrave; mettre en circulation la parole se voit ainsi rejet&eacute;e ?<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family:times new roman,times,serif;\"><span style=\"font-size:16px;\">Rappelons que bien loin des clich&eacute;s en vogue actuellement, aucune d&eacute;couverte majeure n&rsquo;a affect&eacute; le champ th&eacute;rapeutique en psychiatrie depuis plusieurs dizaines d&rsquo;ann&eacute;es (2). Bien que nettement plus chers, les nouveaux psychotropes ne sont pas plus efficaces que ceux d&eacute;couverts &nbsp;dans les ann&eacute;es 1950 et pr&eacute;sentent pour la plupart des effets secondaires tout aussi importants que les premiers (surpoids, ob&eacute;sit&eacute;, diab&egrave;te etc.).<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family:times new roman,times,serif;\"><span style=\"font-size:16px;\">Idem pour l&rsquo;imagerie m&eacute;dicale et les neurosciences qui seraient une &laquo; r&eacute;volution &raquo;, tant et si bien que, dans le rapport 2009 de l&rsquo;OPEPS sur &laquo; la prise en charge psychiatrique en France &raquo;, il est d&eacute;clar&eacute; qu&rsquo;aux vues des progr&egrave;s des neurosciences, la partition entre neurologie et psychiatrie n&rsquo;est plus de mise &agrave; l&rsquo;heure actuelle (3) or, si l&rsquo;imagerie m&eacute;dicale a permis d&rsquo;affiner les diagnostics diff&eacute;rentiels, c&#39;est-&agrave;-dire de pr&eacute;ciser les affections qui ne sont pas psychiatriques, aucun progr&egrave;s n&rsquo;a &eacute;t&eacute; fait dans le domaine de l&rsquo;accompagnement au long cours et des soins si ce n&rsquo;est gr&acirc;ce aux d&eacute;veloppements des m&eacute;thodes actives comme celles de psychoth&eacute;rapies institutionnelles.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family:times new roman,times,serif;\"><span style=\"font-size:16px;\">Si le grand public est &agrave; peu pr&egrave;s au fait de la psychanalyse, qu&rsquo;est-ce donc que la psychoth&eacute;rapie institutionnelle ? Invent&eacute;e lors de la Guerre d&rsquo;Espagne puis d&eacute;velopp&eacute;e en France lors de la Seconde guerre mondiale, son postulat est simple, travailler l&rsquo;organisation de l&rsquo;h&ocirc;pital afin de mettre un terme &agrave; des pratiques nuisibles aux soins : les hi&eacute;rarchies hospitali&egrave;res rigides avec leurs logiques gestionnaires et administratives, les d&eacute;pendances g&eacute;n&eacute;r&eacute;es par les milieux clos voire homog&egrave;nes (unit&eacute;s par &laquo; troubles &raquo; qui produisent encore plus du trouble en question), les r&eacute;gressions qu&rsquo;elles induisent ainsi que les pr&eacute;jug&eacute;s des soignants et des patients, notamment sur l&rsquo;incurabilit&eacute; des maladies psychiques graves comme la schizophr&eacute;nie. En somme, pour traiter les patients il s&rsquo;agit &eacute;galement de traiter les pathologies cr&eacute;&eacute;es par le lieu de soin lui-m&ecirc;me.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family:times new roman,times,serif;\"><span style=\"font-size:16px;\">Si la psychoth&eacute;rapie institutionnelle entend prendre en charge activement les ph&eacute;nom&egrave;nes concentrationnaires en traitant l&rsquo;ambiance, elle met aussi en question l&rsquo;arbitraire des syst&egrave;mes asilaires en responsabilisant patients et soignants, l&agrave; o&ugrave; tout concourt &agrave; infantiliser les premiers et &agrave; figer hi&eacute;rarchiquement les seconds. Lutter contre les cloisonnements de toutes sortes qui emp&ecirc;chent les soins, qui fabriquent de la s&eacute;gr&eacute;gation, tel est l&rsquo;enjeu quotidien pour permettre au patient de tisser des relations humaines, d&rsquo;&ecirc;tre actif dans ses soins, de faire preuve d&rsquo;invention et de cr&eacute;ativit&eacute;.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family:times new roman,times,serif;\"><span style=\"font-size:16px;\">Que ce soit &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital et\/ou en ambulatoire, la psychoth&eacute;rapie institutionnelle est une m&eacute;thode de choix pour soigner et gu&eacute;rir les patients pr&eacute;sentant des pathologies complexes qui ne peuvent se limiter &agrave; des approches exclusivement individuelles. Un collectif de soignants rigoureux et engag&eacute;s est alors n&eacute;cessaire pour rassembler tout ce qui se joue dans les relations intersubjectives.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family:times new roman,times,serif;\"><span style=\"font-size:16px;\">La psychiatrie, en traitant ces ph&eacute;nom&egrave;nes institutionnels et intersubjectifs, a pu dans de nombreux endroits, se passer de camisoles, de recours inflationniste aux chambres d&rsquo;isolement, des tendances punitives, s&eacute;curitaires, de tris par pathologies qui avaient cours dans les asiles d&rsquo;antan.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family:times new roman,times,serif;\"><span style=\"font-size:16px;\">Aujourd&rsquo;hui, dans les services de psychiatrie, il est de plus en plus fr&eacute;quent d&rsquo;attacher des patients sur leur lit en chambre d&rsquo;isolement, il est de plus en plus fr&eacute;quent d&rsquo;augmenter ad nauseam les doses de psychotropes, il est de plus en plus fr&eacute;quents de laisser les patients errer dans les unit&eacute;s d&rsquo;hospitalisation sans que de r&eacute;els soins leur soient prodigu&eacute;s. Comment comprendre le retour de ces pratiques qui, elles, m&eacute;riteraient le qualificatif de &laquo; barbare &raquo; ?<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family:times new roman,times,serif;\"><span style=\"font-size:16px;\">En se pliant aux protocoles de la HAS (Haute autorit&eacute; de la sant&eacute;), ces pratiques violentes &laquo; certifi&eacute;es conformes &raquo; sont plus difficiles &agrave; remettre en cause, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;elles se l&eacute;gitiment du manque de personnel, du manque de formation et d&rsquo;une conception d&eacute;ficitaire de la maladie mentale.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family:times new roman,times,serif;\"><span style=\"font-size:16px;\">Et pourtant, &agrave; l&rsquo;heure actuelle, il est encore possible de travailler les milieux de soin pour cr&eacute;er des espaces de confiance avec les &eacute;quipes, les patients et leur famille, de donner du sens aux crises existentielles majeures que traversent les personnes en souffrance, de ne pas abandonner la perspective d&rsquo;une gu&eacute;rison, c&#39;est-&agrave;-dire que la personne puisse retrouver go&ucirc;t &agrave; la vie, au partage avec d&rsquo;autres. La psychoth&eacute;rapie institutionnelle, en pensant ce que les patients jouent dans le dispositif de soin, est un outil d&rsquo;une efficacit&eacute; que l&rsquo;on peut appr&eacute;cier au quotidien, dans les &eacute;quipes qui se donnent le temps de penser leur pratique (faire des r&eacute;unions, partager les ressentis diff&eacute;rents qu&rsquo;un m&ecirc;me patient provoque dans l&rsquo;&eacute;quipe etc.).<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family:times new roman,times,serif;\"><span style=\"font-size:16px;\">Fran&ccedil;ois Tosquelles, psychiatre catalan, l&rsquo;un des fondateurs du mouvement de psychoth&eacute;rapie institutionnelle en France, rappelait que cette m&eacute;thode marche sur deux jambes : la jambe psychanalytique et la jambe politique. La psychiatrie en &eacute;tant poreuse au contexte socio-politique, doit le remettre en permanence en question pour ne pas sombrer dans l&rsquo;arbitraire, la s&eacute;gr&eacute;gation et l&rsquo;exclusion des plus malades d&rsquo;entre-nous. La psychanalyse lui apporte un outil distinctif majeur pour replacer la singularit&eacute; des personnes au centre des soins, bien loin de l&rsquo;indiff&eacute;renciation des patients, de la standardisation des prises en charge et de l&rsquo;interchangeabilit&eacute; des soignants.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family:times new roman,times,serif;\"><span style=\"font-size:16px;\">Que l&rsquo;on ne se m&eacute;prenne pas, la psychoth&eacute;rapie institutionnelle, dans sa lutte permanente avec les totalitarismes, en a vu d&rsquo;autres ! N&eacute;e au creux des catastrophes du si&egrave;cle pass&eacute;, son &eacute;ventuelle interdiction n&rsquo;emp&ecirc;chera pas les &eacute;quipes d&rsquo;y avoir recours, puisque sans elle, l&rsquo;accueil de la folie et la pratique quotidienne de la psychiatrie pourraient y perdre leur suppl&eacute;ment d&rsquo;&acirc;me.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family:times new roman,times,serif;\"><span style=\"font-size:16px;\"><strong>Mathieu Bellahsen, psychiatre responsable d&rsquo;un secteur de l&rsquo;Essonne,<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family:times new roman,times,serif;\"><span style=\"font-size:16px;\"><strong>membre du collectif UTOPSY<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family:times new roman,times,serif;\"><span style=\"font-size:16px;\"><strong>et du collectif des 39 contre la nuit s&eacute;curitaire<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family:times new roman,times,serif;\"><span style=\"font-size:16px;\"><br \/>\n\t<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family:times new roman,times,serif;\"><span style=\"font-size:16px;\">[1] Lib&eacute;ration, 13 f&eacute;vrier 2012, p14-15<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family:times new roman,times,serif;\"><span style=\"font-size:16px;\"><br \/>\n\t<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family:times new roman,times,serif;\"><span style=\"font-size:16px;\">[2] GONON Fran&ccedil;ois, &laquo; la psychiatrie, une bulle sp&eacute;culative ? &raquo;, Revue Esprit, novembre 2011, p54-74<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family:times new roman,times,serif;\"><span style=\"font-size:16px;\"><br \/>\n\t<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family:times new roman,times,serif;\"><span style=\"font-size:16px;\">[3] OPEPS (Office Parlementaire d&rsquo;Evaluation des Politiques de Sant&eacute;). &laquo;Rapport sur la prise en charge psychiatrique en France.&raquo; 2009 : &laquo; Le mouvement de mai 68, porteur notamment de ces critiques, a tent&eacute; d&rsquo;&eacute;manciper la psychiatrie des pratiques chirurgicales inadapt&eacute;es et d&rsquo;une vision jug&eacute;e trop &eacute;troite de la maladie. Il a abouti, par l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; du 30 d&eacute;cembre 1968, &agrave; la s&eacute;paration de la psychiatrie et de la neurologie auparavant r&eacute;unies au sein de la neuropsychiatrie. Cette division en deux sp&eacute;cialit&eacute;s se r&eacute;v&egrave;le aujourd&rsquo;hui regrettable en raison de la r&eacute;volution qu&rsquo;ont connue les neurosciences et l&rsquo;imagerie m&eacute;dicale et des connaissances acquises depuis lors dans ces disciplines<\/span><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par&nbsp;Mathieu Bellahsen Le conflit actuel qui fait rage dans le domaine de l&rsquo;autisme nous oblige &agrave; expliciter ce que peuvent apporter, au quotidien, la psychanalyse et la psychoth&eacute;rapie institutionnelle dans le champ de la psychiatrie. 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