{"id":6922,"date":"2013-06-08T14:47:43","date_gmt":"2013-06-08T12:47:43","guid":{"rendered":"http:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/?p=6922"},"modified":"2013-06-08T14:47:43","modified_gmt":"2013-06-08T12:47:43","slug":"letat-na-pas-plus-a-definir-la-verite-historique-que-la-verite-scientifique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/?p=6922","title":{"rendered":"L\u2019\u00c9tat n\u2019a pas plus \u00e0 d\u00e9finir la \u00abv\u00e9rit\u00e9 historique\u00bb que la \u00abv\u00e9rit\u00e9 scientifique\u00bb"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019\u00c9tat n\u2019a pas plus \u00e0 d\u00e9finir la \u00abv\u00e9rit\u00e9 historique\u00bb que la \u00abv\u00e9rit\u00e9 scientifique\u00bb<\/p>\n<p>06 juin 2013 | Par Les invit\u00e9s de Mediapart &#8211; Mediapart.fr<\/p>\n<p>Pour la chercheuse en histoire Laure Murat, quand une ministre dicte ce qui doit \u00eatre enseign\u00e9 en mati\u00e8re de traitement de l&rsquo;autisme, c&rsquo;est tout aussi choquant que lorsque l\u2019Etat a voulu obliger les historiens \u00e0 reconna\u00eetre le r\u00f4le \u00ab positif \u00bb de la colonisation.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;<\/p>\n<p>Il y a un mois, Patrick Chemla m\u2019a propos\u00e9 de participer \u00e0 ces Assises et m\u2019a demand\u00e9 si, \u00e0 titre d\u2019historienne (et plus sp\u00e9cialement d\u2019historienne de la psychiatrie), j\u2019aurais \u00e9t\u00e9 int\u00e9ress\u00e9e d\u2019intervenir \u00e0 propos du Troisi\u00e8me Plan Autisme. Comme beaucoup, j\u2019avais \u00e9t\u00e9 choqu\u00e9e par les propos de Mme Carlotti condamnant la psychanalyse au profit des \u00ab m\u00e9thodes qui marchent \u00bb, pr\u00e9cisant : \u00ab Que les choses soient claires : n&rsquo;auront les moyens pour agir que les \u00e9tablissements qui travailleront dans le sens o\u00f9 nous leur demanderons de travailler \u00bb (Le Monde, 2 mai 2013). Cette phrase, qui a \u00e9t\u00e9 beaucoup reprise \u2013 \u00e0 juste titre \u2013, est d\u2019autant plus frappante qu\u2019elle dit haut et fort ce que le rapport s\u2019\u00e9vertue \u00e0 diffuser mais de fa\u00e7on beaucoup plus perverse, comme l\u2019eau qui dort, sans l\u2019\u00e9noncer une seule fois.<br \/>\nN\u2019\u00e9tant ni m\u00e9decin, ni psychiatre, je n\u2019ai aucune qualification pour me prononcer sur l\u2019autisme. Mais je suis professeure \u00e0 l\u2019universit\u00e9 et le rapport aborde pr\u00e9cis\u00e9ment l\u2019enseignement et la recherche, domaines sur lesquels je me concentrerai, en prenant soin de distinguer le discours implicite du discours explicite \u2013 la langue de la bureaucratie requ\u00e9rant d\u2019autant plus d\u2019attention du point de vue rh\u00e9torique que sa m\u00e9diocrit\u00e9 po\u00e9tique, souvent l\u00e9nifiante, est, contrairement \u00e0 ce qu\u2019on pourrait croire, tr\u00e8s \u00e9labor\u00e9e et tr\u00e8s signifiante politiquement.<\/p>\n<p>On peine en g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 juger des textes qui, en apparence, ne se r\u00e9clament d\u2019aucune th\u00e9orie. Mais c\u2019est oublier que l\u2019absence de th\u00e9orie est d\u00e9j\u00e0 une th\u00e9orie. De m\u00eame, d\u2019un point de vue lexical, l\u2019absence de certains mots est au moins aussi r\u00e9v\u00e9latrice que l\u2019emploi r\u00e9p\u00e9t\u00e9 de certains autres. Que les mots \u00ab psychanalyse \u00bb ou \u00ab psychoth\u00e9rapie \u00bb, par exemple, ne soient pas prononc\u00e9s une seule fois sur les 121 pages du Troisi\u00e8me Plan Autisme (2013-2017) me semble plut\u00f4t \u00eatre une revendication id\u00e9ologique en creux que le fruit d\u2019une \u00e9tourderie des r\u00e9dacteurs. Car on sait bien que la r\u00e9duction au silence est une m\u00e9thode beaucoup plus efficace qu\u2019une attaque frontale, dont les arguments pourraient \u00eatre soumis \u00e0 la discussion et au d\u00e9bat. En parvenant \u2013 car c\u2019est une mani\u00e8re de tour de force \u2013 \u00e0 ne citer ni la psychanalyse, ni la psychoth\u00e9rapie institutionnelle, le rapport ent\u00e9rine, comme une \u00e9vidence, leur disparition de fait dans le paysage intellectuel. Le silence joue ici le m\u00eame r\u00f4le qu\u2019un \u00e9nonc\u00e9 performatif, qui \u00ab acte \u00bb une \u00e9radication : ce qui n\u2019est pas nomm\u00e9 n\u2019existe pas \u2013 ce que la presse n\u2019aurait peut-\u00eatre m\u00eame pas relev\u00e9, n\u2019\u00e9tait la d\u00e9claration martiale de Mme Carlotti, que j\u2019interpr\u00e8te comme une \u00ab gaffe politique \u00bb, \u00e0 la limite du lapsus, officialisant ce qu\u2019il fallait strat\u00e9giquement continuer \u00e0 taire.<br \/>\nDe m\u00eame qu\u2019il y a r\u00e9duction au silence de la psychanalyse et de la psychoth\u00e9rapie institutionnelle, il y a, dans le rapport, suremploi de certains termes. Le mot \u00ab cognitif \u00bb (diversement accord\u00e9), par exemple, est prononc\u00e9 vingt-six fois, loin derri\u00e8re, il est vrai, l\u2019expression \u00ab recommandations de la HAS \u00bb qui ne compte pas moins de cent huit occurrences.<\/p>\n<p>En gardant ces remarques lexicales en t\u00eate, la lecture des passages consacr\u00e9s \u00e0 l\u2019enseignement sup\u00e9rieur et \u00e0 la recherche s\u2019av\u00e8re d\u2019autant plus \u00e9clairante. Je lis par exemple, p. 15 : \u00ab (&#8230;) les universit\u00e9s ont un r\u00f4le important \u00e0 jouer pour d\u00e9ployer de nouvelles formations respectant les recommandations de la HAS et de l\u2019ANESM. \u00bb Et deux phrases plus loin: \u00ab Les licences professionnelles permettront aux \u00e9tudiants de d\u00e9couvrir la diversit\u00e9 des m\u00e9thodes existantes compatibles avec les recommandations de la HAS et de l\u2019ANESM et de pouvoir ensuite, gr\u00e2ce aux comp\u00e9tences acquises, effectuer les choix ad\u00e9quats en fonction des besoins sp\u00e9cifiques de chaque situation. Ces licences pourront \u00e9galement favoriser le d\u00e9veloppement de cursus articul\u00e9s avec d\u2019autres formations dipl\u00f4mantes, notamment \u00e9ducateurs sp\u00e9cialis\u00e9s. \u00bb (1)<br \/>\n\u00ab Les nouvelles formations respectant les recommandations de la HAS \u00bb, \u00ab la diversit\u00e9 des m\u00e9thodes existantes compatibles avec les recommandations de la HAS \u00bb&#8230; Il ne faut pas \u00eatre grand clerc pour observer que la pluralit\u00e9 affich\u00e9e des positions (nouvelles formations, diversit\u00e9 des m\u00e9thodes existantes, besoins sp\u00e9cifiques de chaque situation, d\u00e9veloppement de cursus) est une pluralit\u00e9 fauss\u00e9e, puisqu\u2019elle est en r\u00e9alit\u00e9 r\u00e9duite aux \u00ab recommandations de bonne pratique \u00bb de la HAS publi\u00e9es en 2012, qui concluaient \u00e0 la non-pertinence des interventions fond\u00e9es sur l\u2019approche psychanalytique et la psychoth\u00e9rapie institutionnelles (2). Pr\u00f4ner la diversit\u00e9, dans ce cas, c\u2019est donc pr\u00f4ner la diversit\u00e9 dans un seul domaine scientifique, les sciences cognitives et comportementales. C\u2019est un peu comme si je disais vouloir \u00e9tudier la diversit\u00e9 des couleurs de cheveux&#8230; parmi les blonds.<\/p>\n<p>Un m\u00eame principe pr\u00e9side \u00e0 la partie consacr\u00e9e au renforcement de la recherche, mais formul\u00e9 diff\u00e9remment et, pour tout dire, de fa\u00e7on plus explicite : \u00ab Cette action vise \u00e0 renforcer la recherche sur l\u2019autisme dans le domaine de la biologie, des sciences cognitives, et des sciences humaines et sociales (3). \u00bb<br \/>\nLes actions envisag\u00e9es sont au nombre de quatre :\u2028<\/p>\n<p>\u00ab 1) Promouvoir la recherche sur les marqueurs pr\u00e9coces et le suivi \u00e9volutif de l\u2019autisme (bio-marqueurs, donn\u00e9es de l&rsquo;imagerie c\u00e9r\u00e9brale) en l&rsquo;articulant \u00e0 l\u2019analyse clinique, cognitive et comportementale.\u2028<br \/>\n2) Promouvoir la recherche sur les m\u00e9canismes mol\u00e9culaires et cellulaires \u00e0 l\u2019origine de l\u2019autisme.\u2028<br \/>\n3) Promouvoir la recherche cognitive sur l\u2019autisme (&#8230;) [et, en particulier] d\u00e9velopper et affiner divers mod\u00e8les (theory of mind, etc.)\u2028<br \/>\n4) Etudier les dispositifs de rem\u00e9diation (&#8230;) (4) \u00bb<\/p>\n<p>Traduction : seules la biologie et les sciences cognitives et comportementales (cit\u00e9es deux fois) peuvent apporter une r\u00e9ponse \u00e0 l\u2019autisme. Les \u00ab divers \u00bb mod\u00e8les \u00e9tudi\u00e9s, comme la theory of mind, appartiennent exclusivement \u00e0 ce m\u00eame domaine.<br \/>\nCes deux passages me paraissent exemplaires d\u2019une r\u00e9flexion \u00e0 mener sur le r\u00f4le et l\u2019intervention de l\u2019Etat dans la formation universitaire et dans la recherche en g\u00e9n\u00e9ral, probl\u00e8me qui s\u2019est r\u00e9cemment cristallis\u00e9, en Histoire, avec la pol\u00e9mique autour des lois m\u00e9morielles. J\u2019en rappellerai rapidement la gen\u00e8se et les enjeux. Le 12 d\u00e9cembre 2005, Pierre Nora lan\u00e7ait une p\u00e9tition, \u00ab Libert\u00e9 pour l\u2019histoire \u00bb, sign\u00e9e entre autres par Pierre Vidal-Naquet, Paul Veyne et Elisabeth Roudinesco. L\u2019appel s\u2019insurgeait contre les proc\u00e9dures judiciaires visant des historiens, dont le travail \u00e9tait entrav\u00e9 par une s\u00e9rie de lois (la loi Gayssot, la loi Taubira, la loi du 29 janvier 2001 portant reconnaissance du g\u00e9nocide arm\u00e9nien ou celle du 23 f\u00e9vrier 2005 demandant au programmes scolaires de reconna\u00eetre le \u00ab r\u00f4le positif de la pr\u00e9sence fran\u00e7aise outre- mer, notamment en Afrique du Nord \u00bb, etc.), lois qui \u00ab ont restreint la libert\u00e9 de l\u2019historien, lui ont dit, sous peine de sanctions, ce qu\u2019il doit chercher et ce qu\u2019il doit trouver, lui ont prescrit des m\u00e9thodes et pos\u00e9 des limites. \u00bb Le collectif demandait en cons\u00e9quence \u00ab l&rsquo;abrogation de ces dispositions l\u00e9gislatives indignes d&rsquo;un r\u00e9gime d\u00e9mocratique \u00bb. Quelques jours plus tard, un autre collectif, compos\u00e9 entre autres de Serge Klarsfeld et de Claude Lanzmann, lan\u00e7ait une contre-proposition intitul\u00e9e : \u00ab Ne m\u00e9langeons pas tout \u00bb, qui affirmait entre autres, \u00e0 propos de la loi Gayssot dont le maintien \u00e9tait r\u00e9clam\u00e9 : \u00ab Le l\u00e9gislateur ne s\u2019est pas immisc\u00e9 sur le territoire de l\u2019historien. Il s\u2019y est adoss\u00e9 pour limiter les d\u00e9nis aff\u00e9rents \u00e0 ces sujets historiques tr\u00e8s sp\u00e9cifiques, qui comportent une dimension criminelle, et qui font en tant que tels l\u2019objet de tentatives politiques de travestissements. \u00bb<\/p>\n<p>Lorsque le pouvoir interdit l\u2019enseignement du n\u00e9gationnisme \u00e0 l\u2019universit\u00e9, est-ce choquant? Lorsque le pouvoir autorise (dans certaine universit\u00e9s am\u00e9ricaines) l\u2019enseignement du cr\u00e9ationnisme r\u00e9futant Darwin, est-ce choquant ? Y aurait-il une bonne et une mauvaise ing\u00e9rence ? Ou est-ce l\u2019ing\u00e9rence qu\u2019il faut condamner par principe ? Ces questions me semblent facilement transposables \u00e0 l\u2019objet qui nous occupe. Car l\u2019\u00c9tat n\u2019a pas plus \u00e0 d\u00e9finir la \u00ab v\u00e9rit\u00e9 historique \u00bb que la \u00ab v\u00e9rit\u00e9 scientifique \u00bb. Que l\u2019Etat donne un certain nombre de grandes orientations ne me para\u00eet pas choquant en soi. Mais qu\u2019il r\u00e9duise \u00e0 la source et de facto la formation et la recherche \u00e0 un seul ensemble de propositions (ici, les sciences cognitives et comportementales, \u00e0 l\u2019exclusion de toutes les autres, comme l\u2019a bien rappel\u00e9 Mme Carlotti) me para\u00eet tr\u00e8s grave. Car c\u2019est, d\u2019une part, condamner la psychanalyse et la psychoth\u00e9rapie institutionnelle \u00e0 n\u2019\u00eatre aussi \u00ab valides \u00bb que le n\u00e9gationnisme ou aussi farfelues que le cr\u00e9ationnisme. Et c\u2019est, d\u2019autre part, accorder \u00e0 la HAS un pouvoir d\u2019autant plus exorbitant que son infaillibilit\u00e9 est un peu comme celle du pape : elle n\u2019a toujours pas \u00e9t\u00e9 prouv\u00e9e scientifiquement. Je vous rappelle en passant que dans un communiqu\u00e9 du 20 mai 2011, par exemple, la HAS annon\u00e7ait un retrait \u00ab spontan\u00e9 \u00bb de ses recommandations pour la maladie d\u2019Alzheimer : sur les 25 experts ayant \u00e9labor\u00e9 lesdites recommandations, 3 n\u2019avaient pas fait de d\u00e9claration publique d\u2019int\u00e9r\u00eat ; plus emb\u00eatant, sur les 22 autres, 11 \u00e9taient accus\u00e9s de conflit d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00ab compte tenu des liens \u00e9troits que les expert(e)s entretenaient avec les laboratoires charg\u00e9s de la fabrication et de la commercialisation des produits m\u00e9dicamenteux \u00bb du traitement de la maladie (lire ici)<\/p>\n<p>Que ce soit cette instance-l\u00e0 pr\u00e9cis\u00e9ment qui dicte les orientations de la recherche (puisqu\u2019on a compris gr\u00e2ce \u00e0 Mme Carlotti que ces recommandations \u00e9taient en r\u00e9alit\u00e9 des sommations) me para\u00eet, oui, tout aussi choquant que lorsque l\u2019Etat a voulu obliger les historiens \u00e0 reconna\u00eetre le r\u00f4le \u00ab positif \u00bb de la colonisation (loi du 23 f\u00e9vrier 2005). \u00c0 cette \u00e9poque, Christiane Taubira s\u2019\u00e9tait exprim\u00e9e pour juger la loi \u00ab d\u00e9sastreuse \u00bb car \u00ab cat\u00e9gorielle \u00bb. En 2001, la loi Taubira, pr\u00e9cis\u00e9ment, demandait pourtant \u00e0 ce que la traite des Noirs soit inscrite dans les programmes mais (et la diff\u00e9rence est cruciale) n\u2019imposait en aucune fa\u00e7on la mani\u00e8re dont les enseignants devaient en parler.<\/p>\n<p>Le pl\u00e9biscite exclusif des sciences cognitives et comportementales du Troisi\u00e8me Plan Autisme me para\u00eet comparable \u00e0 ces oukazes officiels en ceci qu\u2019il impose une orientation scientifique qualifi\u00e9e de seule \u00ab positive \u00bb, et limite ainsi la recherche c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019appauvrit. Apr\u00e8s la proposition de loi du d\u00e9put\u00e9 UMP Daniel Fasquelle en janvier 2012 appelant \u00e0 une interdiction pure et simple de la psychanalyse dans le traitement de l\u2019autisme, il est tr\u00e8s regrettable que soit ent\u00e9rin\u00e9 si vite ce qu\u2019il faut bien appeler la victoire d\u2019un lobby, au m\u00e9pris des r\u00e8gles \u00e9l\u00e9mentaires qui pr\u00e9sident \u00e0 tout travail intellectuel.<\/p>\n<p>Laure Murat,<br \/>\nchercheuse sp\u00e9cialis\u00e9e dans l&rsquo;histoire culturelle,<br \/>\nauteur de La Maison du docteur Blanche (2001) prix Goncourt de la biographie<br \/>\net de Passage de l&rsquo;Od\u00e9on (2003).<br \/>\nElle a publi\u00e9 en 2006 un essai consacr\u00e9 au &lsquo;troisi\u00e8me sexe&rsquo; intitul\u00e9 La Loi du genre.<br \/>\nDipl\u00f4m\u00e9e de l&rsquo;EHESS et docteur en histoire, elle est professeur au d\u00e9partement d&rsquo;\u00e9tudes fran\u00e7aises et francophones de l&rsquo;universit\u00e9 de Californie-Los Angeles.<\/p>\n<p>Texte \u00e9crit pour les Assises citoyennes pour l&rsquo;hospitalit\u00e9 en psychiatrie,<br \/>\nVillejuif, 31 mai-1er juin 2013<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<\/p>\n<p>(1) Troisi\u00e8me Plan Autisme (2013-2017), pr\u00e9sent\u00e9 le jeudi 2 mai 2013 par Marie-Arlette Carlotti, ministre d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e charg\u00e9e des personnes handicap\u00e9es et de la lutte contre l\u2019exclusion, Minist\u00e8re de la Sant\u00e9, p. 15.<br \/>\n(2) Autisme et autres troubles envahissants du d\u00e9veloppement : interventions \u00e9ducatives et th\u00e9rapeutiques coordonn\u00e9es chez l\u2019enfant et l\u2019adolescent. Recommandation de bonne pratique, Mars 2012, p. 27. T\u00e9l\u00e9chargeable sur le site de la HAS : http:\/\/www.has- sante.fr\/portail\/jcms\/c_1101438\/fr\/tableau-des-recommandations-de-bonne-pratique<br \/>\n(3) Troisi\u00e8me Plan Autisme (2013-2017), pr\u00e9sent\u00e9 le jeudi 2 mai 2013 par Marie-Arlette Carlotti, ministre d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e charg\u00e9e des personnes handicap\u00e9es et de la lutte contre l\u2019exclusion, Minist\u00e8re de la Sant\u00e9, p. 100.<br \/>\n(4) Ibid. C\u2019est moi qui souligne.<\/p>\n<p>URL source: http:\/\/blogs.mediapart.fr\/edition\/contes-de-la-folie-ordinaire\/article\/060613\/l-etat-n-pas-plus-definir-la-verite-historique-que-la-verite-scientifiq<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019\u00c9tat n\u2019a pas plus \u00e0 d\u00e9finir la \u00abv\u00e9rit\u00e9 historique\u00bb que la \u00abv\u00e9rit\u00e9 scientifique\u00bb 06 juin 2013 | Par Les invit\u00e9s de Mediapart &#8211; Mediapart.fr Pour la chercheuse en histoire Laure Murat, quand une ministre dicte ce qui doit \u00eatre enseign\u00e9 en mati\u00e8re de traitement de l&rsquo;autisme, c&rsquo;est tout aussi choquant que lorsque l\u2019Etat a voulu &hellip; <a href=\"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/?p=6922\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">L\u2019\u00c9tat n\u2019a pas plus \u00e0 d\u00e9finir la \u00abv\u00e9rit\u00e9 historique\u00bb que la \u00abv\u00e9rit\u00e9 scientifique\u00bb<\/span>  <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[19,25,10],"tags":[],"class_list":["post-6922","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles-de-presse","category-meetings","category-pour-l-hospitalite-en-psychiatrie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6922","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=6922"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6922\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=6922"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=6922"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=6922"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}