{"id":6932,"date":"2013-06-19T08:00:38","date_gmt":"2013-06-19T06:00:38","guid":{"rendered":"http:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/?p=6932"},"modified":"2013-06-19T08:00:38","modified_gmt":"2013-06-19T06:00:38","slug":"quelle-hospitalite-pour-les-autistes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/?p=6932","title":{"rendered":"&gt; Quelle hospitalit\u00e9 pour les autistes ?"},"content":{"rendered":"<p>Quelle hospitalit\u00e9 pour les autistes ?<\/p>\n<p>Ce texte pol\u00e9mique, et initialement pr\u00e9sent\u00e9 lors du meeting du 1\u00b0 Juin 2013 concluant les Assises citoyennes pour l\u2019hospitalit\u00e9 dans la psychiatrie et le m\u00e9dicosocial, s\u2019inscrit dans une interlocution avec les intervenants qui avaient pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 : Laure Murat, Pierre Dardot et Jean Oury.<br \/>\nCeux-ci ayant tr\u00e8s largement \u00ab d\u00e9blay\u00e9 le terrain \u00bb et \u00e9clairci la situation, je renvoie chacun \u00e0 leurs propos d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9s pour deux d\u2019entre eux : Laure Murat et Pierre Dardot.<br \/>\nCe qui nous a choqu\u00e9s et d\u00e9termin\u00e9s en toute h\u00e2te \u00e0 modifier l\u2019organisation de ces Assises pour provoquer ce meeting unitaire, se trouve d\u00e9ploy\u00e9 et pr\u00e9cis\u00e9 dans leur analyse critique de la rh\u00e9torique et des enjeux politiques du plan Autisme 2013, dans son \u00e9cart et son articulation \u00e9trange avec les propos publics de Marie Arlette Carlotti insultant, en tant que ministre, les pratiques s\u2019appuyant sur la psychanalyse.<\/p>\n<p>Oui il s\u2019agit d\u2019une entreprise d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e et explicite d\u2019exclure la psychanalyse et la Psychoth\u00e9rapie Institutionnelle, autrement dit tout un champ du savoir humain qui a construit notre modernit\u00e9, pour laisser place \u00e0 un mode de pens\u00e9e et d\u2019action r\u00e9ducteur et exclusif, un v\u00e9ritable rouleau-compresseur qu\u2019il s\u2019agit de stopper.<br \/>\nOui les recommandations de la HAS contre laquelle nous nous insurgions lors de notre pr\u00e9c\u00e9dent meeting le 17 Mars 2012 \u00e0 Montreuil, constituent le pivot de ce plan qui prend pr\u00e9texte de la d\u00e9tresse des familles pour imposer un dispositif extr\u00eamement construit \u00e0 tous les niveaux. Un monstre bureaucratique qui s\u2019impose, remarquons le par la menace,  mais aussi et surtout par les processus de formatage des \u00ab soignants \u00bb, qui deviendraient, s\u2019ils ob\u00e9issent \u00e0 de telles proc\u00e9dures,  de simples \u00ab ex\u00e9cutants aux ordres \u00bb. Et qui seraient \u00e0 chaque \u00e9tape \u00e9valu\u00e9s, contr\u00f4l\u00e9s par toute une s\u00e9rie de supervisions et de certifications dont on voit aujourd\u2019hui ouvertement l\u2019aspect intrusif dans les pratiques de chacun. Nous avons critiqu\u00e9 depuis nos d\u00e9buts ces processus de certification s\u2019avan\u00e7ant au nom du bien et pr\u00e9tendant garantir les pr\u00e9tendues \u00ab bonnes pratiques \u00bb en s\u2019en tenant pr\u00e9tendument \u00e0 la forme. Nombre d\u2019entre nous s\u2019\u00e9puisent chaque jour \u00e0 tenter de traduire leur travail dans cette novlangue appauvrissante, puisque nous sommes contraints \u00e0 passer sous les fourches caudines des certifications si nous voulons continuer \u00e0 faire notre travail soignant en institution.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui un masque tombe bruyamment : ces certifications vont intervenir explicitement sur le fond, c\u2019est-\u00e0-dire sur la relation soignante, sur la prise en charge avec ce qu\u2019elle suppose \u00e0 chaque fois de prise en compte de la singularit\u00e9, avec aussi la part d\u2019invention et de cr\u00e9ation qui fait la difficult\u00e9 mais aussi la richesse passionnante de nos m\u00e9tiers. Nous travaillons avec des personnes prises dans une histoire sur plusieurs g\u00e9n\u00e9rations, un r\u00e9seau de relations humaines et sociales, et aucune approche de cette complexit\u00e9 ne peut pr\u00e9tendre \u00eatre univoque et s\u2019imposer \u00e0 tous et en toutes circonstances.<\/p>\n<p>Ainsi un certain nombre d\u2019entre nous, et j\u2019en suis, construisent leur pratique en s\u2019appuyant sur la psychanalyse et la Psychoth\u00e9rapie Institutionnelle, mais il ne nous viendrait pas \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019en faire une approche exclusive !<\/p>\n<p>Et nous nous insurgerions de la m\u00eame mani\u00e8re contre une telle pr\u00e9tention totalitaire !<br \/>\nDe plus face \u00e0 la grande d\u00e9tresse de ceux que nous accueillons, qui oserait pr\u00e9tendre que des abords multidimensionnels ne sont pas indispensables ?<br \/>\nChaque jour il m\u2019arrive de prescrire des psychotropes, m\u00eame si j\u2019essaie d\u2019en faire un usage bien temp\u00e9r\u00e9, pour pouvoir apaiser la trop grande souffrance, chercher le contact, le garder et nouer des relations de confiance pr\u00e9alables \u00e0 toute possibilit\u00e9 de soin relationnel.<br \/>\nC\u2019est cette posture se r\u00e9clamant des lois de l\u2019hospitalit\u00e9 qui nous parait le soubassement, le socle d\u2019une psychiatrie \u00e0 reconstruire sans n\u00e9gliger aucun des apports de la biologie, des sciences sociales, de la philosophie etc\u2026<br \/>\nCette liste n\u2019est pas limitative par principe, et c\u2019est cet h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne-Jean Oury le d\u00e9finit comme un h\u00e9t\u00e9roclite travaill\u00e9- qu\u2019il est toujours indispensable de maintenir comme un ouvert riche de potentialit\u00e9s.<\/p>\n<p>On m\u2019a appris \u00e0 la Facult\u00e9 de m\u00e9decine, il y a d\u00e9j\u00e0 longtemps \u00e0 prescrire, mais ce que j\u2019ai appris de r\u00e9ellement op\u00e9ratoire s\u2019est effectu\u00e9 sur le terrain, au contact des \u00e9quipes avec lesquelles j\u2019ai travaill\u00e9, avec les patients qui ont \u00e9t\u00e9 mes vrais maitres en psychiatrie dans les espaces de vie quotidienne et de club th\u00e9rapeutique. C\u2019est toute la dimension d\u2019un Collectif de travail qui inclut tous ceux qui concourent aux soins, mais aussi les patients qui peuvent, si on leur en donne la possibilit\u00e9, participer de la construction de l\u2019espace th\u00e9rapeutique.<br \/>\nCe propos pourrait paraitre utopique si je ne vivais pas quotidiennement cette pratique, comme tous ceux qui s\u2019engagent \u00e0 leur mani\u00e8re \u00e0 chaque fois particuli\u00e8re dans cet enjeu d\u2019un soin relationnel qui constitue le lieu de la \u00ab fabrique du soin \u00bb, celui o\u00f9 nous pouvons rencontrer l\u2019autre. Et cela vaut pour le collectif comme pour les rencontres apparemment les plus  individuelles.<br \/>\nOr ce plan autisme 2013, et ces recommandations de la Has sont exactement antagoniques \u00e0 tous ces pr\u00e9alables n\u00e9cessaires pour construire un tel espace th\u00e9rapeutique. D\u2019autres que moi, je pense bien s\u00fbr en premier lieu \u00e0 Pierre Delion, ont pu montrer le caract\u00e8re op\u00e9ratoire d\u2019une \u00ab psychiatrie int\u00e9grative \u00bb  avec les personnes souffrant d\u2019autisme ; et pour lesquelles les soignants usent de toutes les possibilit\u00e9s en leurs moyens pour entrer en contact, r\u00e9duire la souffrance et les automutilations, aider la personne \u00e0 l\u2019acc\u00e8s au langage et aux acquisitions.<br \/>\nIl est compl\u00e9tement absurde d\u2019opposer psychanalyse et \u00e9ducation : Anna Freud, Fran\u00e7oise Dolto pour parler des plus c\u00e9l\u00e8bres ont consacr\u00e9 leur vie \u00e0 tenter d\u2019articuler ces approches h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes et compl\u00e9mentaires.<\/p>\n<p>Et quand nous travaillons avec des patients d\u00e9sins\u00e9r\u00e9s par leur maladie, pour retrouver un logement qu\u2019ils puissent habiter, au sens fort de ce terme, quand nous les aidons \u00e0 g\u00e9rer leur budget et \u00e0 s\u2019inscrire dans des \u00e9changes sociaux, quand nous partageons avec eux des moments de vie quotidienne, des repas ou des f\u00eates, nous travaillons dans une complexit\u00e9 de registres qui interdit toute pr\u00e9tention \u00e0 une v\u00e9rit\u00e9 exclusive. Aujourd\u2019hui on nous pr\u00e9sente une V\u00e9rit\u00e9 d\u2019Etat garantie par la HAS qui pr\u00e9tend s\u2019appuyer sur des avanc\u00e9es scientifiques et m\u00eame sur une recherche dont on connaitrait par avance les r\u00e9sultats ! On n\u2019avait jamais rien lu d\u2019aussi grandiose depuis l\u2019\u00e9poque du g\u00e9nial camarade Staline !<br \/>\nOr cette V\u00e9rit\u00e9 Ultime et exclusive se trouve dans le plan \u00ab f\u00e9d\u00e9r\u00e9e \u00bb explicitement par la fondation Fondamental, que le film de Philippe Borrel (\u00ab Un monde sans fous \u00bb) nous avait montr\u00e9e dans sa fondation entre des politiciens de droite, des bio-psychiatres quelque peu fanatiques, et quelques savants qui paraissaient bien illumin\u00e9s\u2026<br \/>\nIl semble bien h\u00e9las que cette Fondation ait donc pris le pouvoir sur toute une partie de l\u2019appareil d\u2019Etat au point de lui dicter un plan totalement calqu\u00e9 sur ses positions et son appareil de formatage.<\/p>\n<p>Il semble aussi que la gauche de gouvernement se soit laiss\u00e9e convaincre par ce discours pseudoscientifique que les meilleurs chercheurs en neuroscience ont pourtant d\u00e9j\u00e0 d\u00e9mont\u00e9 : qu\u2019on se rappelle entre autres les contributions de Fran\u00e7ois Gonon et de Andr\u00e9 Coret lors du meeting de Montreuil ainsi que pendant ces Assises, leurs publications lisibles par toute personne souhaitant s\u2019informer de l\u2019\u00e9tat de la science! Et de l\u2019imposture de la psychiatrie qualifi\u00e9e de \u00ab bulle sp\u00e9culative \u00bb par Fran\u00e7ois Gonon dans la revue Esprit de novembre 2011.<br \/>\nIl faut aussi insister sur un point crucial : il ne s\u2019agit en aucune mani\u00e8re pour nous de proposer un retournement en mettant une autre orientation, telle la psychanalyse actuellement d\u00e9sign\u00e9e comme un \u00e9pouvantail,  en position de v\u00e9rit\u00e9 ultime. Un tel retournement laisserait intacte cette id\u00e9e totalitaire d\u2019une V\u00e9rit\u00e9 d\u2019Etat, alors qu\u2019il faudrait pr\u00e9coniser la plus large ouverture \u00e0 la recherche et \u00e0 l\u2019inventivit\u00e9 dans le soin et la formation.<\/p>\n<p>Et nous serions enchant\u00e9s d\u2019ailleurs que des avanc\u00e9es pratiques se produisent dans le domaine biologique : mais pour le moment cela reste de l\u2019ordre de l\u2019imposture, comme nous avions pu le lire et le d\u00e9noncer dans le pr\u00e9ambule de la loi du 5 Juillet, avec ces m\u00e9dicaments antipsychotiques qui pr\u00e9tendent de fa\u00e7on mensong\u00e8re en finir avec le \u00ab d\u00e9ni des troubles \u00bb, voire en finir avec la folie !<br \/>\nPour autant certains patients, certaines familles  ne veulent en aucune mani\u00e8re d\u2019une th\u00e9rapie s\u2019appuyant sur la parole, et il s\u2019agit absolument de respecter cette possibilit\u00e9 : car la th\u00e9rapie forc\u00e9e, la parole impos\u00e9e c\u2019est aussi totalitaire voire plus que les m\u00e9dicaments sous contrainte en ambulatoire !<br \/>\nCe qu\u2019il s\u2019agit de soutenir : c\u2019est la possibilit\u00e9 la plus grande de choix pour les patients, les familles et les professionnels. Un choix \u00e9clair\u00e9 par un autre discours que celui de la propagande des laboratoires pharmaceutiques qui trame et finance cette HAS dont les d\u00e9cisions sont contest\u00e9es dans bien d\u2019autres domaines : maladie d\u2019Alzheimer, taux de cholest\u00e9rol etc\u2026 en vue de prescrire des m\u00e9dicaments aussi couteux qu\u2019inefficaces ou dangereux.<\/p>\n<p>Des coll\u00e8gues m\u00e9decins ont contest\u00e9 ces recommandations et ont eu \u00e0 plusieurs reprises gain de cause : ainsi l\u2019association des psychiatres d\u2019intersecteurs (l\u2019API) a refus\u00e9 r\u00e9cemment de produire une recommandation sur \u00ab le syndrome d\u2019hyperactivit\u00e9 chez l\u2019enfant \u00bb en arguant de l\u2019inexistence d\u2019une telle entit\u00e9 invent\u00e9e essentiellement pour  prescrire de la ritaline \u00e0 un enfant sur 10 aux USA.<br \/>\nIl nous est donc possible de contester et m\u00eame de r\u00e9cuser des recommandations purement id\u00e9ologiques de cette HAS, dans la mesure o\u00f9  elles sont absolument non scientifiques contrairement \u00e0 ce qu\u2019elles pr\u00e9tendent, et  qu\u2019elles vont \u00e0 l\u2019oppos\u00e9 de tout ce qui fait la richesse et la diversit\u00e9 de notre clinique et de la r\u00e9alit\u00e9 psychique de chaque personne.<br \/>\nAutrement dit il ne faut pas laisser passer les d\u00e9clarations d\u00e9magogiques d\u2019une ministre sous pr\u00e9texte qu\u2019elles recevraient l\u2019assentiment d\u2019une partie des familles. D\u2019autres groupes de familles, comme l\u2019association \u00ab la main \u00e0 l\u2019oreille \u00bb  m\u00e8nent le combat \u00e0 nos c\u00f4t\u00e9s, et \u00e0 leur mani\u00e8re, pour des soins ouverts et de qualit\u00e9 : au nom de quoi ces familles ne m\u00e9riteraient-elles pas d\u2019\u00eatre reconnues et prises en consid\u00e9ration ?<\/p>\n<p>La d\u00e9mocratie ne consiste certainement pas \u00e0 \u00e9craser les minoritaires sous le poids du plus grand nombre, et \u00ab d\u2019homog\u00e9n\u00e9iser \u00bb les pratiques pour que tout soit conforme \u00e0 une norme d\u2019Etat.<br \/>\nNous savons depuis le 9 Mars 2012 la volont\u00e9, d\u00e9clar\u00e9e dans le journal l\u2019Express, du pr\u00e9sident de la HAS de g\u00e9n\u00e9raliser ses \u00ab recommandations \u00bb \u00e0 tout le champ psychopathologique : aujourd\u2019hui l\u2019autisme, demain les bipolaires et les schizophr\u00e8nes \u2026<\/p>\n<p>Il suffira \u00e0 chaque fois de pr\u00e9tendre \u00e0 une pseudo-d\u00e9couverte scientifique pour vouloir imposer un traitement format\u00e9 des patients consid\u00e9r\u00e9s comme un tas de mol\u00e9cules et de neurones !<br \/>\nR\u00e9p\u00e9tons-le une fois de plus : quand bien m\u00eame des troubles g\u00e9n\u00e9tiques, biologiques seraient av\u00e9r\u00e9s dans une pathologie mentale, cela ne signifierait en aucune mani\u00e8re que la personne en souffrance serait d\u00e9pourvue de vie psychique et d\u2019inconscient. Ou alors nous nous dirigerions tout droit vers ce que Tony Lain\u00e9 appelait en son temps une psychiatrie animali\u00e8re, une zoo-psychiatrie.<br \/>\nPour toutes ces raisons, et pour bien d\u2019autres, il est important de nous mobiliser ensemble contre ce plan qui est lourd de menaces cette fois tout \u00e0 fait explicites. C\u2019est toute la possibilit\u00e9 des soins psychiques qui se trouve mise en danger par un tel dispositif qui marque le d\u00e9but d\u2019une destruction organis\u00e9e d\u2019une psychiatrie fond\u00e9e sur des valeurs humaines de solidarit\u00e9 et d\u2019hospitalit\u00e9.<br \/>\nIl est essentiel enfin que soient promus des lieux  d\u2019accueil pour les personnes autistes, ce qui implique en premier lieu des moyens, mais surtout la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une politique de soins tenant compte de l\u2019infinie diversit\u00e9 des situations et de l\u2019articulation indispensable des diff\u00e9rentes approches th\u00e9rapeutiques et \u00e9ducatives existantes  et \u00e0 venir.<\/p>\n<p>Pour le Collectif des 39<br \/>\nDr Patrick Chemla<br \/>\nPsychiatre et psychanalyste, chef de service,<br \/>\nCentre Antonin Artaud Reims<br \/>\nJuin 2013<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quelle hospitalit\u00e9 pour les autistes ? 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