{"id":7329,"date":"2014-09-17T18:19:47","date_gmt":"2014-09-17T16:19:47","guid":{"rendered":"http:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/?p=7329"},"modified":"2014-09-17T18:19:47","modified_gmt":"2014-09-17T16:19:47","slug":"micro-resistance-locale-en-preparation-du-meeting-du-1er-novembre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/?p=7329","title":{"rendered":"&gt; micro r\u00e9sistance locale en pr\u00e9paration du meeting du 1er novembre"},"content":{"rendered":"<p>Au centre Antonin-Artaud, \u00abon met sur un pied d\u2019\u00e9galit\u00e9 psy et patient\u00bb<br \/>\nPUBLI\u00c9 LE 17\/09\/2014 dans le journal L\u2019Union<br \/>\nhttp:\/\/www.lunion.presse.fr\/region\/au-centre-antonin-artaud-on-met-sur-un-pied-ia3b24n409241<br \/>\nPar Mathieu Livoreil<\/p>\n<p>REIMS (51). Depuis sa cr\u00e9ation en 1985, ce centre propose une vision humaniste de la psychiatrie. Avec toujours cette question essentielle : quelle place pour les fous dans notre soci\u00e9t\u00e9 ?<\/p>\n<p>Ce matin-l\u00e0, c\u2019est jour d\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 Antonin-Artaud, dans les locaux de la rue Talleyrand, en plein centre-ville. Dans une salle, une quarantaine de personnes ont pris place. Patients, psychiatre, infirmiers, \u00e9ducateurs et stagiaires. Ici, il n\u2019y a ni blouse blanche ni pyjama. Les projets des semaines \u00e0 venir sont \u00e9voqu\u00e9s : journ\u00e9e de la solidarit\u00e9, f\u00eate de la Salamandre, sortie en Alsace, etc. Une femme l\u00e8ve la main : \u00ab Et on ne pourrait pas faire une sortie au quai Branly ? \u00bb Patrick Chemla, fondateur du centre Antonin-Artaud, r\u00e9pond : \u00ab Oui, pourquoi pas ? Il faudra voir qui est int\u00e9ress\u00e9&#8230; \u00bb Des personnes acquiescent d\u00e9j\u00e0 en silence. Ce qui frappe, c\u2019est la qualit\u00e9 d\u2019\u00e9coute. Est ensuite abord\u00e9 le meeting qui se tiendra le 1er novembre, \u00e0 Montreuil, avec le Collectif des 39 contre la nuit s\u00e9curitaire.<br \/>\nAu programme : les enjeux actuels de la psychiatrie, et d\u00e9noncer le projet de loi de la ministre de la sant\u00e9 Marysol Touraine \u00ab qui nous inqui\u00e8te \u00bb, commente M. Chemla. \u00ab La cons\u00e9quence possible, c\u2019est qu\u2019on risque fort de se retrouver avec une absence de libert\u00e9 et d\u2019ind\u00e9pendance par rapport \u00e0 ce que nous faisons. \u00bb Le projet de loi ne pr\u00e9voit \u00ab rien de moins qu\u2019une uniformisation \u00bb des pratiques psychiatriques. \u00ab Une homog\u00e9n\u00e9isation qui se fait de mani\u00e8re extr\u00eamement normative, avec toujours plus d\u2019administratif, etc. On est mesur\u00e9s sur notre capacit\u00e9 \u00e0 appliquer le protocole. \u00bb, nous d\u00e9taillait quelques jours plus t\u00f4t M. Chemla. Lorsque nous avions d\u00e9marr\u00e9 dans les ann\u00e9es 80, on \u00e9tait presque des ill\u00e9gaux. On est pass\u00e9 de la tol\u00e9rance \u00e0 l\u2019institutionnalisation. Et avec l\u2019institutionnalisation est venu la normalisation. \u00bb<br \/>\nRetour \u00e0 l\u2019AG. Une femme au regard r\u00e9volt\u00e9 propose une \u00ab grande p\u00e9tition parce qu\u2019un meeting, franchement je sais pas, les m\u00e9dias de toute fa\u00e7on, ils ne montrent que la guerre !\u00bb Cl\u00e9ment, qui semble avoir un go\u00fbt prononc\u00e9 pour les horaires de train, se lance \u00e0 son tour : \u00ab C\u2019est peut-\u00eatre utopique mais pourquoi on n\u2019uniformiserait pas \u00e0 notre mani\u00e8re ? \u00bb Sourires dans l\u2019assembl\u00e9e. \u00abLes gens travaillent comme ils le souhaitent \u00bb, lui r\u00e9pond doucement un autre psychiatre.<br \/>\nAinsi va la vie au centre Antonin-Artaud, que certains sceptiques ont depuis longtemps rebaptis\u00e9 \u00ab centre Antonin-Marteau \u00bb, rit M. Chemla. L\u2019id\u00e9e de d\u00e9part \u00e9tait celle du \u00ab club th\u00e9rapeutique (&#8230;) On met sur un pied d\u2019\u00e9galit\u00e9 psy et patients dans la prise en charge. La relation n\u2019est pas hi\u00e9rarchis\u00e9e. Quand je vois un patient pour la premi\u00e8re fois, je demande toujours : Qu\u2019est-ce que vous voulez faire ? \u00bb Le choix des m\u00e9dicaments, s\u2019ils sont jug\u00e9s n\u00e9cessaires, est d\u00e9battu. Surtout, le m\u00e9dicament n\u2019est qu\u2019un \u00e9l\u00e9ment de la th\u00e9rapie propos\u00e9e par l\u2019\u00e9quipe de M. Chemla. Pas question donc, de \u00ab mettre les gens dans des cases \u00bb mais au contraire de \u00ab responsabiliser \u00bb le patient, consid\u00e9r\u00e9 \u00ab comme une personne. \u00bb Bien s\u00fbr, celui-ci, \u00e0 Antonin-Artaud comme ailleurs, les rechutes sont possibles et certains patients peuvent par moments se retrouver davantage rassur\u00e9s par un cadre hospitalier que par un centre de jour libre et ouvert. \u00ab Tout ce qu\u2019on tente ne r\u00e9ussit pas forc\u00e9ment, bien s\u00fbr ! \u00bb, rappelle en guise d\u2019\u00e9vidence M. Chemla.<br \/>\nOffre de soins plurielle<br \/>\nComment arrive-t-on \u00e0 ce centre d\u2019accueil th\u00e9rapeutique \u00e0 temps partiel (CATTP) ? \u00ab Les patients viennent librement, peuvent \u00eatre envoy\u00e9s par leurs familles, par des psy ; il est aussi arriv\u00e9 qu\u2019un patient se soit vu recommander le centre par un autre patient\u00bb, r\u00e9sume G\u00e9rard Rodriguez, cadre sant\u00e9 \u00e0 Antonin-Artaud.<br \/>\nCentre de jour mais aussi appartements th\u00e9rapeutiques, centre d\u2019accueil rural et h\u00f4pital psychiatrique : l\u2019offre de soins est plurielle. 90 % des patients sont suivis en ambulatoire, contre 10 % en HP. Entretiens, groupes d\u2019entraide mutuelle (Gem), ateliers d\u2019art ou discussion informelle autour d\u2019un caf\u00e9, etc. : les soins, \u00ab bas\u00e9s sur la psychoth\u00e9rapie institutionnelle, avec une orientation psychanalytique\u00bb, rev\u00eatent de multiples formes.  Mais pour combien de temps encore ?<br \/>\nAu d\u00e9but des ann\u00e9es 1980, il exista dans le pays, selon les souvenirs \u00e9mus des psychiatres rencontr\u00e9s, jusqu\u2019\u00e0 \u00ab une centaine de structures comparables \u00bb au centre Antonin-Artaud. \u00ab L\u00e0, on est les derniers dans la r\u00e9gion, s\u00fbr. Et on ne doit pas \u00eatre plus de dix en France. \u00bb Le volet psychanalytique de la formation des psychiatres a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duit en poussi\u00e8res depuis une quinzaine d\u2019ann\u00e9es, et la sp\u00e9cialit\u00e9 psychiatrie s\u2019est retrouv\u00e9e supprim\u00e9e.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au centre Antonin-Artaud, \u00abon met sur un pied d\u2019\u00e9galit\u00e9 psy et patient\u00bb PUBLI\u00c9 LE 17\/09\/2014 dans le journal L\u2019Union http:\/\/www.lunion.presse.fr\/region\/au-centre-antonin-artaud-on-met-sur-un-pied-ia3b24n409241 Par Mathieu Livoreil REIMS (51). Depuis sa cr\u00e9ation en 1985, ce centre propose une vision humaniste de la psychiatrie. Avec toujours cette question essentielle : quelle place pour les fous dans notre soci\u00e9t\u00e9 ? Ce &hellip; <a href=\"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/?p=7329\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">&gt; micro r\u00e9sistance locale en pr\u00e9paration du meeting du 1er novembre<\/span>  <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[19,10,15],"tags":[],"class_list":["post-7329","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles-de-presse","category-pour-l-hospitalite-en-psychiatrie","category-resistance"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7329","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=7329"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7329\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=7329"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=7329"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=7329"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}