{"id":7883,"date":"2015-09-22T16:27:14","date_gmt":"2015-09-22T16:27:14","guid":{"rendered":"http:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/?p=7883"},"modified":"2015-09-22T16:27:14","modified_gmt":"2015-09-22T16:27:14","slug":"table-2-a-propos-de-la-formation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/?p=7883","title":{"rendered":"Table 2:  A propos de la formation"},"content":{"rendered":"<p><strong>Dominique Besnard<\/strong> \u00a0Psychologue clinicien\u00a0Formateur aux C\u00c9M\u00c9A<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Est fou celui qui est d\u00e9sign\u00e9 fou par le regard de l&rsquo;autre\u00a0\u00bb. C\u2019est donc entre rejet et myst\u00e8re que se construit le rapport de tout un chacun \u00e0 la folie depuis la nuit des temps. C&rsquo;est l&rsquo;\u00e9prouv\u00e9 de la d\u00e9raison pour tout \u00eatre humain, \u00e9prouv\u00e9 qui renvoie chacun \u00e0 sa propre histoire, qui convoque les r\u00e9ponses individuelles mais aussi sociales. Deux conceptions de la rencontre de l&rsquo;autre vont alors s&rsquo;affronter, la premi\u00e8re se fonde sur la n\u00e9gation de la part <!--more-->d&rsquo;humanit\u00e9 chez l&rsquo;autre d\u00e9sign\u00e9 fou\u00a0; la seconde entend la souffrance exprim\u00e9e de la perte de cette part d&rsquo;humanit\u00e9. Deux conceptions et deux acceptions de ce que folie veut dire. C&rsquo;est ce souci de prendre en attention cette double tension, celle de l&rsquo;ali\u00e9nation mentale et celle de l&rsquo;ali\u00e9nation sociale, dans l&rsquo;expression des souffrances humaines qui est \u00e0 l&rsquo;origine d&rsquo;une autre mani\u00e8re de soigner la folie et de r\u00e9former les \u00e9tablissements psychiatriques dans les ann\u00e9es d&rsquo;apr\u00e8s guerre et qui a amen\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation de la psychiatrie de secteur.<br \/>\nCinquante mille malades intern\u00e9s dans les asiles sont morts de faim durant l&rsquo;occupation pendant la deuxi\u00e8me guerre mondiale du fait des rationnements\u00a0 alimentaires. Cet \u00e9v\u00e9nement et celui de l\u2019exp\u00e9rience concentrationnaire ont \u00e9t\u00e9 majeurs dans le d\u00e9clenchement de ce qui allait donner naissance au courant de la psychoth\u00e9rapie institutionnelle. A l&rsquo;h\u00f4pital de Saint-Alban en Loz\u00e8re, il n&rsquo;y eut point de morts. Dans ce lieu de refuge et de r\u00e9sistance les psychiatres de l&rsquo;\u00e9poque inventaient d\u00e9j\u00e0 une autre mani\u00e8re de soigner consid\u00e9rant la n\u00e9cessit\u00e9 de soigner l&rsquo;h\u00f4pital pour mieux soigner les malades.<br \/>\nSaint-Alban a \u00e9t\u00e9 le laboratoire de l&rsquo;exp\u00e9rience premi\u00e8re du soin du point de vue de son inscription politique, la folie \u00e9tant une question \u00e9minemment de soci\u00e9t\u00e9. M\u00ealer la dimension sociale des fonctionnements et organisations, celles des activit\u00e9s collectivement partag\u00e9es aux r\u00e9f\u00e9rences th\u00e9oriques et cliniques du soin dans la relation interindividuelle, dans un bouillonnement d&rsquo;id\u00e9es et de disputes, c&rsquo;est ce qui a \u00e9t\u00e9 le quotidien de Saint-Alban. D\u2019autres lieux se sont inscrits par la suite dans cette origine et c\u2019est dans cet esprit et cette filiation qu\u2019ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 les premiers stages du secteur des \u00ab\u00a0\u00e9quipes de sant\u00e9 mentale\u00a0\u00bb (ESM) des CEMEA, dans les ann\u00e9es 50, pour promouvoir puis revendiquer le savoir infirmier et la fonction th\u00e9rapeutique de leur action au quotidien. Les premiers stages des CEMEA ont \u00e9t\u00e9 des lieux fondamentaux de l&rsquo;expression de la parole infirmi\u00e8re qui ont contribu\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation du dipl\u00f4me d&rsquo;infirmiers de secteur psychiatrique, depuis disparu et entra\u00een\u00e9 de nouvelles pratiques dans l\u2019accueil des personnes en souffrance psychique. Les formations \u00e9taient des hauts lieux d\u2019\u00e9laboration de la pens\u00e9e soignante et de la n\u00e9cessit\u00e9 de l\u2019engagement dans la relation pour transmettre non pas un mod\u00e8le, une th\u00e9orie,\u00a0mais transmettre pour \u00e9laborer, toujours et encore. Penser la pratique par la confrontation des id\u00e9es et pr\u00e9server la cr\u00e9ativit\u00e9 indispensable des \u00e9quipes. C\u2019est ce qui est en train de dispara\u00eetre aujourd\u2019hui.<br \/>\nCar il s&rsquo;agit de cela et l&rsquo;enjeu est d&rsquo;importance en ces temps o\u00f9 les classifications, les protocoles et les \u00e9valuations permanentes ont envahi les services et les \u00e9quipes, o\u00f9 le soi-disant savoir pr\u00e9c\u00e8de la rencontre de l&rsquo;inattendu de l&rsquo;autre et de sa subjectivit\u00e9. L&#8217;emprise de la gestion des souffrances humaines \u00e0 l&rsquo;aune des indicateurs de qualit\u00e9 et de l&rsquo;\u00e9conomie lib\u00e9rale dominante interdit le travail de la pens\u00e9e, perte de temps, inutilit\u00e9 dans l&rsquo;efficacit\u00e9. Les soignants se retrouvent \u00e0 agir leurs savoir-faire dans l&rsquo;application d\u00e9sincarn\u00e9e des techniques et processus, la maladie de l&rsquo;\u00eatre, la folie, rang\u00e9e au banc des accessoires\u00a0; le sympt\u00f4me devenant l&rsquo;expression des d\u00e9r\u00e8glements du cerveau et des soubassements g\u00e9n\u00e9tiques\u00a0qu\u2019il s\u2019agit de juguler. L\u2019augmentation notable des contentions et des mises en isolement depuis quelques ann\u00e9es, pratiques hier exceptionnelles dans beaucoup de lieux ne le sont plus aujourd\u2019hui, les termes m\u00eames, nouveaux, contribuent de cette banalisation de l\u2019impossible de la rencontre\u00a0: chambre d\u2019apaisement, chambre de soins intensifs ou chambre d\u2019hypostimulation pour les enfants\u00a0!<br \/>\nPr\u00e9server la cr\u00e9ativit\u00e9 indispensable des \u00e9quipes. La formation par l\u2019expression de la parole soignante et la place centrale de l\u2019activit\u00e9 comme m\u00e9dia de la relation th\u00e9rapeutique sont les tenants de l\u2019accompagnement d\u00e9velopp\u00e9 par la psychoth\u00e9rapie institutionnelle et les approches d\u00e9sali\u00e9nistes. Un des axes privil\u00e9gi\u00e9s de la formation alors est de favoriser les expressions, notamment celles premi\u00e8res et communes \u00e0 chacun, celles des \u00e9motions et de la cr\u00e9ation. Oser la cr\u00e9ativit\u00e9, oser l\u2019expression en agissant dans la relation et dans les effets du transfert, oser penser collectivement et prendre le temps. C\u2019est cette position soignante, celle de l\u2019accueil, qui participe de la r\u00e9inscription de celui qui souffre dans ce qui fait soci\u00e9t\u00e9 et citoyennet\u00e9 et qui contribue \u00e0 la dimension d\u00e9mocratique du soin.<br \/>\nAujourd\u2019hui, les approches dites scientifiques des maladies psychiques, les logiques gestionnaires et protocolis\u00e9es, les \u00e9valuations permanentes sont une forme d\u2019organisation de la soumission \u00e0 des rationalit\u00e9s qui ignorent la dimension intersubjective, favorisent les lectures s\u00e9curitaires et adaptatives et annulent la question du temps historique du sujet. La mise en p\u00e9ril des soins relationnels qui font le sens de l\u2019accompagnement soignant est r\u00e9elle, alors comment s\u2019\u00e9tonner du manque de culture des soignants quand l\u2019histoire de la psychiatrie n\u2019est m\u00eame plus enseign\u00e9e, socle indispensable pour agir sa pratique.<br \/>\nLe D\u00e9veloppement Professionnel Continu (DPC) est l&rsquo;outil dont s&rsquo;est dot\u00e9 la Haute Autorit\u00e9 de Sant\u00e9 (HAS) pour accomplir sa mission d&rsquo;\u00e9valuation des praticiens de sant\u00e9, et non plus seulement des \u00e9tablissements de sant\u00e9, comme cela \u00e9tait le cas jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent. Jusqu&rsquo;ici, seuls les \u00e9tablissements \u00e9taient \u00e9valu\u00e9s. Le d\u00e9bat sur la formation initiale et continue, que nous avons aujourd\u2019hui, ne peut donc faire abstraction de ce qui fonde et l\u00e9gitime la cr\u00e9ation et le d\u00e9veloppement de cette logique de \u201cla qualit\u00e9 et de la s\u00e9curit\u00e9\u201d des soins, ainsi que de son organisme officiel, la HAS.<br \/>\nSauf \u00e0 d\u00e9manteler compl\u00e8tement la psychiatrie hospitali\u00e8re et les structures m\u00e9dico-sociales, la r\u00e9flexion sur la formation initiale et la formation continue ne peut se d\u00e9lester d&rsquo;un souci \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de cette sp\u00e9cificit\u00e9 forte. Sauf \u00e0 laisser d\u00e9river la psychiatrie vers une approche industrielle purement biologique et pseudo-scientifique d\u00e9shumanis\u00e9e, la formation aux diff\u00e9rents m\u00e9tiers qui la constitue doit elle-m\u00eame comporter un certain nombre de sp\u00e9cificit\u00e9s. La formation ne peut rester focalis\u00e9e sur la perspective d\u2019un savoir officiel, valid\u00e9, standardis\u00e9, id\u00e9al. Cette recherche d\u2019une v\u00e9rit\u00e9 unique et d\u00e9montr\u00e9e renvoie \u00e0 un mod\u00e8le scientifique qui n\u2019est pas enti\u00e8rement applicable aux sciences humaines. La pluralit\u00e9 des points vue, la multidisciplinarit\u00e9 et la subjectivit\u00e9 fa\u00e7onnent la psychiatrie. Et l\u2019enseignement en psychiatrie, s\u2019il est vivant, est lui-m\u00eame b\u00e2tit autour et \u00e0 partir de cette singularit\u00e9. Il faut \u00e9galement souligner que la formation, dans cette optique, est impossible \u00e0 d\u00e9tacher de la recherche. Formation et recherche fonctionnent de concert. Formation et recherche sont les deux faces d\u2019un m\u00eame proc\u00e9d\u00e9. Les lieux de formation en psychiatrie sont en ce sens de v\u00e9ritables laboratoires de recherche. Or, la recherche implique la possibilit\u00e9 de l\u2019errance voire de l\u2019erreur, la possibilit\u00e9 des impasses comme des chemins de traverse. C\u2019est pourquoi, l\u2019enseignement lui-m\u00eame doit permettre des approches alternatives \u00e0 celles ordinairement propos\u00e9es dans d\u2019autres disciplines.<br \/>\nLe DPC, D\u00e9veloppement Professionnel Continu, est donc d\u00e9sormais la norme de r\u00e9f\u00e9rence de la formation continue des professionnels de sant\u00e9. Toutes les formations pour qu&rsquo;elles soient reconnues, valid\u00e9es et prises en charge par les \u00e9tablissements doivent \u00eatre d\u00e9livr\u00e9es par des organismes qui eux-m\u00eames sont agr\u00e9\u00e9s par l&rsquo;OGDPC qui applique les directives de la HAS. La volont\u00e9 affich\u00e9e d&rsquo;affirmer l&rsquo;importance de la qualit\u00e9 des formations, du contr\u00f4le des organismes et l&rsquo;obligation pour les professionnels d&rsquo;y souscrire comme garantie du d\u00e9veloppement de leurs comp\u00e9tences, est cependant tr\u00e8s critiquable pour plusieurs raisons, dont celle qui n&rsquo;est pas \u00e9nonc\u00e9e : la main mise de l&rsquo;Etat via ses institutions, sur les orientations des pratiques professionnelles. L\u00e0, les th\u00e9matiques et les contenus sont pr\u00e9d\u00e9termin\u00e9s et orient\u00e9s par les recommandations de la HAS. La logique est descendante, allant jusqu&rsquo;\u00e0 influer fortement dans certains domaines les propositions des organismes et donc leur diversit\u00e9 d&rsquo;approches. Cette logique participe sans le dire d&rsquo;une politique d&rsquo;uniformisation, or les intelligences n&rsquo;ont jamais progress\u00e9 dans le moins de possibilit\u00e9s et de choix ! Ces choix et cette d\u00e9cision de limiter les axes et contenus des formations sont construits sur un mod\u00e8le de r\u00e9f\u00e9rence qui est celui de la norme MCO (M\u00e9decine, Chirurgie, Obst\u00e9trique) et de l\u2019Evidence Base M\u00e9decine (EBM), la m\u00e9decine par la preuve, mod\u00e8le inadapt\u00e9 \u00e0 la psychiatrie. Les formations sont ainsi pens\u00e9es par cat\u00e9gorie professionnelle et acquisition de techniques. Il n&rsquo;est pas pr\u00e9vu la possibilit\u00e9 de formations qui rassemblent des professionnels aux m\u00e9tiers diff\u00e9rents, ni envisag\u00e9 que la notion de l&rsquo;\u00e9quipe soit une entit\u00e9 de r\u00e9f\u00e9rence professionnelle, ni imagin\u00e9 que les contenus se pr\u00e9cisent au fil de la formation par les apports r\u00e9flexifs des participants. Ici les formations sont con\u00e7ues comme des temps d&rsquo;enseignement, non comme de v\u00e9ritables moments de \u00ab\u00a0transformation personnelle et professionnelle\u00a0\u00bb qui proc\u00e8dent dans le temps de la formation d&rsquo;une \u00e9laboration collective des r\u00e9ponses qui s&rsquo;inspirent des points de vue h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes \u00e9mis par les personnes dans le groupe. Les formations dont les contenus travaillent l&rsquo;articulation des savoirs et exp\u00e9riences, des techniques et des savoir-\u00eatre ne peuvent se r\u00e9duire \u00e0 des protocoles applicables par chacun dans l&rsquo;abandon de sa singularit\u00e9 de professionnel. Serait-ce mal conna\u00eetre les souffrances psychiques, la psychose en particulier, les travaux cliniques acquis au fil des d\u00e9cennies qui signifient l&rsquo;impossibilit\u00e9 d&rsquo;un accueil de qualit\u00e9 autre que collectif que d\u2019imaginer que tout est pr\u00e9visible et transposable. Il s\u2019agit donc d\u2019une volont\u00e9 de nier la sp\u00e9cificit\u00e9 de cette m\u00e9decine particuli\u00e8re qu&rsquo;est la psychiatrie. La psychiatrie, depuis le d\u00e9but de sa transformation \u00e0 la lib\u00e9ration, quand il s&rsquo;est agi de penser la psychiatrie de secteur, a toujours \u00e9t\u00e9 un lieu d&rsquo;inventivit\u00e9 des formations permanentes des professionnels et sans discontinuer jusqu&rsquo;\u00e0 aujourd&rsquo;hui. C&rsquo;est sans doute la branche de la m\u00e9decine qui a le plus pens\u00e9 la question de la formation permanente en alliant les sciences humaines aux sciences m\u00e9dicales, en articulant les approches techniques et les r\u00e9flexions philosophiques, historiques et sociales. Le DPC met un frein \u00e0 cette particularit\u00e9 de transversalit\u00e9.<br \/>\nOr, c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment cette transversalit\u00e9, ce partage \u00e0 partir de l\u2019exp\u00e9rience qui est mis en question dans la r\u00e9forme de la formation continue. Ici, le DPC entend cloisonner les formations en fonction des comp\u00e9tences qui sont attendues \u00e0 l\u2019issue de la formation, l\u00e0 o\u00f9 pr\u00e9cis\u00e9ment le partage permet de faire \u00e9merger de choses auxquelles nous n\u2019avions pas pens\u00e9. Nous sommes dans un mouvement contraire des protocoles qui, eux, cloisonnent. Ils peuvent \u00e9galement amener \u00e0 la perte de sens, \u00e0 l\u2019uniformisation. Si nous continuons sur cette pente, les pratiques peuvent \u00e9galement devenir indignes voire inhumaines. N\u2019est-ce pas d\u00e9j\u00e0 ce qui est d\u00e9nonc\u00e9 par les recommandations d\u2019aucuns\u00a0?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dominique Besnard \u00a0Psychologue clinicien\u00a0Formateur aux C\u00c9M\u00c9A \u00ab\u00a0Est fou celui qui est d\u00e9sign\u00e9 fou par le regard de l&rsquo;autre\u00a0\u00bb. C\u2019est donc entre rejet et myst\u00e8re que se construit le rapport de tout un chacun \u00e0 la folie depuis la nuit des temps. 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