{"id":8862,"date":"2019-05-04T22:00:58","date_gmt":"2019-05-04T22:00:58","guid":{"rendered":"http:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/?p=8862"},"modified":"2021-05-14T13:34:48","modified_gmt":"2021-05-14T13:34:48","slug":"insouciances-du-cerveau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/?p=8862","title":{"rendered":"INSOUCIANCES du CERVEAU"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/fournier-couv-668x1024-668x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-8864\" width=\"200\" height=\"306\" srcset=\"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/fournier-couv-668x1024.jpg 668w, https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/fournier-couv-668x1024-196x300.jpg 196w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Note de lecture par <strong>Liliane IRZENSKI<\/strong><\/p>\n<p>Je souhaiterai vous faire partager l\u2019enthousiasme que j\u2019ai eu \u00e0 lire \u00ab\u00a0INSOUCIANCES \u00a0du CERVEAU\u00a0\u00bb pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 de Lettre aux \u00e9cervel\u00e9s, d\u2019Emmanuel Fournier \u2013 philosophe, m\u00e9decin, professeur enseignant l\u2019\u00e9thique et la physiologie \u00e0 Sorbonne Universit\u00e9. C\u2019est un texte \u00e0 ne pas manquer pour ceux et celles qui r\u00e9alisent combien est devenue asphyxiante la s\u00e9curit\u00e9 des neurocertitudes et la prescription d\u2019ob\u00e9ir \u00e0 la vision de l\u2019Humain r\u00e9duite \u00e0 son cerveau. Ce n\u2019est pas une mince affaire que cet avenir de l\u2019homme neuronal que les politiques sont entrain de nous construire en instrumentalisant les recherches scientifiques de fa\u00e7on mensong\u00e8re et abusive.<!--more--><\/p>\n<p>Tout comme Fran\u00e7ois Gonon, neurobiologiste n\u2019a pas manqu\u00e9 de souligner ce retour \u00e0 une neuromythologie (dixit Griesinger\u00a0\u00ab\u00a0les maladies mentales sont des maladies du cerveau\u00a0\u00bb 1895 \u00a0et Kraeplin \u00ab\u00a0leurs causes sont biologiques et h\u00e9r\u00e9ditaires\u00a0\u00bb 1905) Emmanuel Fournier d\u00e9nonce \u00a0aussi ce grand mythe de la modernit\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0le cerveau devenu le pr\u00eate-nom de dogmes qui ne se disent pas, qui envahit nos discours car nous lui faisons dire bien davantage que ne le voudrait la raison scientifique.\u00a0La fortune de l\u2019id\u00e9e de cerveau\u00a0: toute la panoplie des strat\u00e9gies de marketing est activ\u00e9e (domination neurocognitiviste s\u2019armant de l\u2019autorit\u00e9 de la science, de fait neuropseudoscience et toute celle de l\u2019\u00e9vangilisation, comme s\u2019il \u00e9tait de la plus haute importance de r\u00e9pandre et de populariser une conception c\u00e9r\u00e9bralis\u00e9e de l\u2019Humain. Le cerveau devient un instrument de manipulation.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Trop peu nombreux sont les ouvrages et les prises de paroles pour informer et critiquer combien les politiques et les lobbies ont mis la main sur la recherche scientifique de fa\u00e7on \u00e0 exclure les enfants d\u00e8s la maternelle en all\u00e9guant de multiples dysfonctionnements et en les \u00e9tiquetant d\u2019handicap\u00e9s tout en les privant de lieux de soins r\u00e9els ou en excluant dans des mouroirs toutes ces personnes us\u00e9es par le travail sous couvert d\u2019Alzeimer\u00a0! Toutes ces figures de fragilit\u00e9 en souffrance aujourd\u2019hui sont consid\u00e9r\u00e9es comme ayant un cerveau non rentable ou insuffisamment productif (puisque le cerveau est consid\u00e9r\u00e9 comme un capital) pour r\u00e9pondre aux attendus d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 orchestr\u00e9e par le profit. Ce contexte social qui ne cesse de se targuer de preuves scientifiques et de tous ces experts pour \u00e9liminer les plus d\u00e9munis ou les plus malheureux m\u2019a donn\u00e9 \u00e0 faire le lien avec ce qu\u2019\u00e9crivait A. de Tocqueville il y a 200 ans dans son livre De la d\u00e9mocratie en Am\u00e9rique en s\u2019inqui\u00e9tant de voir sombrer les d\u00e9mocraties dans la servitude volontaire et doucereuse. Il th\u00e9orisait le caract\u00e8re bienveillant de ces mises sous tutelle administratives, homog\u00e9n\u00e9isantes et excluantes. \u00ab\u00a0 Je pense donc que l\u2019esp\u00e8ce d\u2019oppression dont les peuples d\u00e9mocratiques sont menac\u00e9s ne ressemblera \u00e0 rien de ce qui l\u2019a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e dans le monde(\u2026) Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde\u00a0: je vois une foule innombrable d\u2019hommes semblables et \u00e9gaux qui tournent sans repos sur eux-m\u00eames pour se procurer de petits plaisirs dont ils emplissent leur \u00e2me. Chacun d\u2019eux retir\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9cart, est comme \u00e9tranger \u00e0 la destin\u00e9e de tous les autres\u00a0: ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l\u2019esp\u00e8ce humaine\u00a0; quant au demeurant de ces concitoyens, il est \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019eux mais il ne les voit pas\u00a0; il n\u2019existe qu\u2019en lui-m\u00eame et pour lui seul. Au dessus de ceux-l\u00e0 s\u2019\u00e9l\u00e8ve un pouvoir immense et tut\u00e9laire, qui se charge\u00a0 d\u2019assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, d\u00e9taill\u00e9, r\u00e9gulier, pr\u00e9voyant et doux (\u2026.) Il pourvoit \u00e0 leur s\u00e9curit\u00e9, pr\u00e9voit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leur principales affaires (\u2026) <strong>Que ne peut-il leur \u00f4ter enti\u00e8rement le trouble de penser et la peine de vivre\u00a0? <\/strong><\/p>\n<p>Je vous transmets les propos d\u2019E.Fournier en esp\u00e9rant qu\u2019ils vous donneront le d\u00e9sir de le lire dans son int\u00e9gralit\u00e9. \u00ab\u00a0Ainsi fait on du cerveau la cause de la vie sociale alors que l\u2019imagerie c\u00e9r\u00e9brale ouvrent \u00e0 des possibilit\u00e9s in\u00e9dites et devraient nous d\u00e9prendre de nos pr\u00e9jug\u00e9s et relancer notre pens\u00e9e\u2026..de fait elle photographie un individu coup\u00e9 du monde, confin\u00e9 dans une machine, somm\u00e9 d\u2019y effectuer une t\u00e2che, sans penser \u00e0 autre chose qu\u2019aux consignes donn\u00e9es\u00a0: bref c\u2019est le soumettre \u00e0 un v\u00e9ritable conditionnement pour le rendre mesurable dans un monde contr\u00f4l\u00e9 car il faut cr\u00e9er une pens\u00e9e de laboratoire\u00a0 qui puisse s\u2019adapter au cerveau de laboratoire requis par l\u2019enregistrement d\u2019images afin de coller aux hypoth\u00e8ses. On voit bien le profit que l\u2019on peut tirer \u00e0 faire passer de simples corr\u00e9lations pour des liens causaux et \u00e0 dire que l\u2019activit\u00e9 de telle r\u00e9gion c\u00e9r\u00e9brale est cause de telle fonction\u2026..car pour le regard neuroconverti l\u2019image EST profondeur et la pens\u00e9e SE VOIT dans l\u2019image (!!!) OR les images c\u00e9r\u00e9brales ne donnent pas de quoi reconna\u00eetre la pens\u00e9e\u00a0!! Cette nouvelle facticit\u00e9 permet une objectivation de soi, d\u2019un soi neurochimique, neurocentr\u00e9,\u2026 d\u00e9socialis\u00e9, d\u00e9psychologis\u00e9, d\u00e9historicis\u00e9.<\/p>\n<p>Pourquoi nous tournons-nous vers une explication c\u00e9r\u00e9brale\u00a0? Pourquoi croire devoir s\u2019y asservir\u00a0?<\/p>\n<p>Que signifie la fascination exerc\u00e9e par le cerveau\u00a0? Cl\u00e9 de r\u00eaves\u00a0? cl\u00e9 de r\u00e9els savoirs\u00a0? cl\u00e9 de r\u00e9els pouvoirs\u00a0?<\/p>\n<p>N\u2019est-on pas d\u00e9j\u00e0 entrain de se servir de nos cerveaux pour coudre nos vies selon des fins qui ne sont pas les n\u00f4tres\u00a0? De quelles missions le charge-t-on\u00a0? Au profit de quels int\u00e9r\u00eats sa caution est-elle convoqu\u00e9e\u00a0?<\/p>\n<p>La science du cerveau \u00ab\u00a0moyen\u00a0\u00bb qu\u2019on a fabriqu\u00e9, calcul\u00e9, alors qu\u2019aucun cerveau r\u00e9el ne fonctionne comme lui, de quoi, de qui cette science du cerveau est-elle la science\u00a0? puisqu\u2019en normant les images, on a gomm\u00e9 toutes les diff\u00e9rences\u2026\u2026Penser comme tout le monde, chacun sait ce que cela veut dire\u2026.Car les cadres normatifs que proposent les neurosciences ne sont pas seulement descriptifs ils ont une valeur PRESCRIPTIVE\u2026\u2026alors que la reconnaissance du pluralisme c\u00e9r\u00e9bral devrait nous faire admettre la diversit\u00e9 de fa\u00e7on de penser , d\u2019apprendre, de vivre, d\u2019aimer\u2026\u2026Une stigmatisation ne tient pas aux caract\u00e9ristiques mentales, physiques, c\u00e9r\u00e9brales ou biologiques d\u2019un individu mais aux conditions sociales qui \u00e9pinglent ces caract\u00e9ristiques\u00a0 comme anormales ou d\u00e9ficitaires selon des normes\u00a0 d\u00e9finies par l\u2019\u00e9poque. Les neuroscientifiques ne sont-ils pas en droit de prendre des distances vis-\u00e0-vis des utilisations politiques et d\u00e9magogiques qui sont faites sous le nom de cerveau\u00a0par principe d\u2019insoumission \u00e0 un nouvel endoctrinement ?<\/p>\n<p>De quoi s\u2019aveugle-t-on quand on tient \u00e0 r\u00e9duire nos cr\u00e9ations mentales, nos relations psychosociales, nos structures anthropologiques \u00e0 des repr\u00e9sentations neuroscientifiques\u00a0? Notamment \u00e0 consid\u00e9rer comme synonyme de parler d\u2019une personne ou d\u2019un cerveau\u00a0? alors qu\u2019une image c\u00e9r\u00e9brale ne d\u00e9livre qu\u2019une identit\u00e9 factuelle ( qui ainsi objectiv\u00e9e et arr\u00eat\u00e9e n\u2019a pas d\u2019autre r\u00e9alit\u00e9 que ce qui, en elle, a bien voulu entrer dans les fonctions de reconnaissance et d\u2019invariance impos\u00e9es ) et ne dit pas ce que nous sommes\u2026\u2026..Ces caract\u00e9risations jamais achev\u00e9es lib\u00e8rent des possibles et soulignent la libert\u00e9 que chacun a de d\u00e9passer les identifications o\u00f9 on l\u2019enferme\u2026..car on se fabrique avec les autres, gr\u00e2ce \u00e0 eux, en leur empruntant, en les laissant nous sortir de nous m\u00eames\u2026\u2026.L\u2019individualisation repose sur une relation signifiante d\u2019un individu avec les autres et se construit dans des dimensions psychologiques et sociales sur lesquelles les d\u00e9terminants c\u00e9r\u00e9braux n\u2019ont qu\u2019une prise partielle, pouvant les perturber mais non les r\u00e9sumer. L\u2019identit\u00e9 n\u2019est jamais finie, fixe ou fig\u00e9e\u2026.nous nous connaissons tous sous diverses facettes, parfois incoh\u00e9rentes, contradictoires, incompatibles\u2026nous mesurons notre ressort d\u2019ind\u00e9termination\u2026.Si une personne doit s\u2019assujettir \u00e0 des normes ext\u00e9rieures pour \u00eatre identifi\u00e9e par elles, c\u2019est qu\u2019elle ne s\u2019y limite pas\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Il semblerait que \u00ab\u00a0si je veux rester dans le coup, il faille faire r\u00e9f\u00e9rence au cerveau\u00a0: on vend du cerveau et la science est invit\u00e9e \u00e0 alimenter ce neuromarketing en contribuant \u00e0 cr\u00e9er de la valeur c\u00e9r\u00e9brale. Le cerveau\u00a0 vaut parce qu\u2019il permet d\u2019\u00e9chapper \u00e0 nos autres repr\u00e9sentations qui ont leur n\u00e9cessit\u00e9 dans notre vie quotidienne et qui peuvent en retour nous aider \u00e0 nous lib\u00e9rer du cerveau. Comme si le cerveau n\u2019\u00e9tait pas aussi une id\u00e9e ou une pens\u00e9e\u00a0! Comme s\u2019il ne se situait pas dans un champ de pens\u00e9e et de r\u00e9flexivit\u00e9. User d\u2019une neuroterminologie donne une nouvelle sorte d\u2019existence \u00e0 ceux qui s\u2019en emparent. Je dois suivre la nouvelle norme, faire de la neurophysiologie, de la neurogrammaire, de la neuro\u00e9thique, de la neurop\u00e9dagogie, de la neurosociologie, de la neuro\u00e9conomie, du neuromanagement. La puissance du cerveau est d\u2019abord celle d\u2019un formidable objet de marketing. On exploite de co\u00fbteux appareils qu\u2019il faut rentabiliser. On manipule des fictions, elles nous guident ou nous gouvernent d\u2019autant mieux que nous travaillons \u00e0 les faire exister, ne serait-ce, qu\u2019en transplantant de fa\u00e7on insouciante ces jargons scientifiques dans notre langage commun.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Certains ressentent comme une peine ou une souffrance la n\u00e9cessit\u00e9 de penser. Ils y voient une contrainte dont ils n\u2019aper\u00e7oivent ni la n\u00e9cessit\u00e9 ni le sens. Il leur semble qu\u2019ils auraient un effort \u00e0 faire pour \u00a0penser. En effet, il y a un effort \u00e0 faire pour se d\u00e9tacher des pr\u00e9jug\u00e9s ordinaires, des ob\u00e9issances communes, pour ne pas reprendre toujours les m\u00eames routines\u2026..Cela peut aider alors de croire que le cerveau pense pour nous (on pense sans y penser\u00a0!) puisqu\u2019il est demand\u00e9 \u00e0 chacun d\u2019\u00eatre c\u00e9r\u00e9bralement averti du contr\u00f4le exerc\u00e9 par le cerveau sur nos vies, nos pens\u00e9es, nos facult\u00e9s \u2026..donc \u00a0qu\u2019il bien \u00ab\u00a0naturel\u00a0\u00bb d\u2019adh\u00e9rer aux normes\u2026\u2026.mais ne savons-nous tous pas, qu\u2019il pense aussi parfois pas comme nous le voudrions\u00a0et qu\u2019un autre de ses penchants\u00a0 serait de refuser\u00a0 de suivre ce qu\u2019on lui dit, de r\u00e9sister \u00e0 r\u00e9p\u00e9ter ce qu\u2019il a d\u00e9j\u00e0 fait ? R\u00e9sistance \u00e0 tout enr\u00f4lement, au nom de la s\u00e9paration des savoirs et des devoirs ou par esprit de r\u00e9volte contre toute esp\u00e8ce de dogme\u2026..mais aussi par craintes de manipulation devant cette mise en \u0153uvre d\u2019un avenir neuronal partag\u00e9\u00a0 suivant la nouvelle exigence sociale\u00a0\u00bb et je pr\u00e9ciserai \u00e0 des fins politiques visant une d\u00e9responsabilisation et une mise en terre du d\u00e9sir et du Collectif.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La question qui int\u00e9resse notre libert\u00e9 aujourd\u2019hui n\u2019est pas de d\u00e9terminer les conditions conduisant un regard \u00e0 en supplanter un autre mais de faire jouer les diff\u00e9rentes explications pour essayer de donner \u00e0 la pens\u00e9e\u00a0 des possibilit\u00e9s de distanciation et des espaces de circulation. Un travail jamais fini, toujours susceptible\u00a0 d\u2019\u00eatre affin\u00e9, nuanc\u00e9, r\u00e9organis\u00e9 pour cr\u00e9er ensemble des \u00e9changes in\u00e9dits.<\/p>\n<p>Propos rapport\u00e9s du texte d\u2019Emmanuel Fournier \u00ab\u00a0Insouciances du cerveau\u00a0\u00bb. Editions de l\u2019\u00e9clat. 2018. 18 euros<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Note de lecture par Liliane IRZENSKI Je souhaiterai vous faire partager l\u2019enthousiasme que j\u2019ai eu \u00e0 lire \u00ab\u00a0INSOUCIANCES \u00a0du CERVEAU\u00a0\u00bb pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 de Lettre aux \u00e9cervel\u00e9s, d\u2019Emmanuel Fournier \u2013 philosophe, m\u00e9decin, professeur enseignant l\u2019\u00e9thique et la physiologie \u00e0 Sorbonne Universit\u00e9. 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