{"id":99,"date":"2010-09-20T10:04:10","date_gmt":"2010-09-20T10:04:10","guid":{"rendered":"http:\/\/drapher.u7n.org\/39\/?p=99"},"modified":"2010-09-20T10:04:10","modified_gmt":"2010-09-20T10:04:10","slug":"abandon-sur-ordonnance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/?p=99","title":{"rendered":"&gt;Abandon sur ordonnance"},"content":{"rendered":"<div style=text-align:justify>Le gouvernement pr\u00e9pare pour cette rentr\u00e9e une r\u00e9forme de la loi de 1990 qui r\u00e9gissait jusque-l\u00e0 les modalit\u00e9s d\u2019hospitalisation sous contrainte en psychiatrie. Hospitaliser sous contrainte, apanage de la psychiatrie, peut s\u2019av\u00e9rer n\u00e9cessaire \u00e0 prot\u00e9ger le patient de lui-m\u00eame en p\u00e9riode de crise, mais aussi \u00e0 \u00e9viter les cons\u00e9quences de troubles du comportement et de passages \u00e0 l\u2019acte.<\/p>\n<p>Les crimes commis par des patients en \u00e9tat de d\u00e9mence, bien que surm\u00e9diatis\u00e9s, sont rares voire rarissimes (Il y aurait autour de 5 crimes par jour en France, essentiellement commis en famille ou entre amis\u202690% des crimes \u00e9tant \u00e9lucid\u00e9s par la police, les statistiques sont \u00e0 la port\u00e9e de tout observateur honn\u00eate \u2026..) Les malades mentaux ne sont non seulement pas plus dangereux que les autres (ce qui est confirm\u00e9 par une in\u00e9vitable \u00e9tude am\u00e9ricaine), mais seraient, en revanche, bien plus expos\u00e9s \u00e0 la violence de leurs concitoyens.<\/p>\n<p>Toutes ces observations viennent confirmer ce que tout praticien en psychiatrie sait depuis toujours, \u00e0 savoir que les malades mentaux sont des \u00eatres fragiles qu\u2019il s\u2019agit de prot\u00e9ger attentivement lors de la travers\u00e9e de passages difficiles. La folie meurtri\u00e8re rel\u00e8ve de la marge et ne peut donc \u00eatre au centre d\u2019une politique de soins.<\/p>\n<p>Le point saillant de la r\u00e9forme propos\u00e9e est la notion de \u00ab soin sans consentement \u00bb. \u00ab L\u2019hospitalisation sous contrainte \u00bb de la loi pr\u00e9c\u00e9dente est ainsi remplac\u00e9e par le \u00ab soin sans consentement \u00bb duquel pourrait \u00e9ventuellement d\u00e9couler une hospitalisation apr\u00e8s 72 Heures d\u2019observation dans un centre ad hoc. Jusque-l\u00e0, le patient \u00e9tait contraint aux soins pendant la dur\u00e9e de sa d\u00e9compensation et dans le cadre d\u2019un h\u00f4pital. Ce projet de loi inclurait d\u00e9sormais une obligation de soin \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur, y compris quand le patient est stabilis\u00e9. Il s\u2019agirait de pr\u00e9venir un malaise potentiel, sous contrainte. Le mod\u00e8le fantasm\u00e9 de traitement du patient dangereux est ainsi g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9. La psychiatrie engendrerait de la sorte des citoyens particuliers, dont le statut serait calqu\u00e9 sur le mod\u00e8le de la libert\u00e9 conditionnelle, riv\u00e9s \u00e0 leurs droits par un bracelet chimique car, dans la pratique,  cela se r\u00e9sumerait \u00e0 l\u2019obligation mensuelle de se faire injecter un neuroleptique retard avec menace d\u2019hospitalisation en secteur ferm\u00e9 en cas de refus ou de non pr\u00e9sentation au rendez-vous. R\u00eave-t-on qu\u2019un patient r\u00e9ellement en phase dangereuse se rende si facilement \u00e0 ses rendez-vous ?<\/p>\n<p>Il s\u2019agit d\u2019une s\u00e9dation obligatoire, \u00e9tendue, dont les d\u00e9rapages sont facilement imaginables. Le gouvernement veille \u00e0 ce que les neuroleptiques soient pris et entend r\u00e9sumer les soins \u00e0 cela. La dangerosit\u00e9 pour soi-m\u00eame n\u2019est pas m\u00eame \u00e9voqu\u00e9e et le trouble \u00e0 l\u2019ordre public est pr\u00e9gnant. Alors que le risque suicidaire est la principale menace et le motif courant des mesures d\u2019urgence, celui-ci n\u2019appara\u00eet pas dans le texte. Le motif de cette loi est donc s\u00e9curitaire et non sanitaire car le centre de ses pr\u00e9occupations n\u2019est pas de soulager une souffrance mais de veiller \u00e0 un certain ordre public, sous couvert d\u2019une efficacit\u00e9 bien th\u00e9orique.<\/p>\n<p>Il reste vrai que maltrait\u00e9, attach\u00e9 sur des lits d\u2019h\u00f4pitaux, emprisonn\u00e9 ou abandonn\u00e9 \u00e0 la rue, d\u00e9sign\u00e9 \u00e0 la vindicte populaire, oblig\u00e9 \u00e0 des injections anonymes, assimil\u00e9 \u00e0 une tare g\u00e9n\u00e9tique et pourquoi pas une erreur de la nature, le citoyen souffrant de troubles psychiques et sa famille pourraient faire part de leur m\u00e9contentement. Le gouvernement prendrait-il les devants avec un outil s\u00e9curitaire maquill\u00e9 en entreprise de soins ? Une piqure chaque mois est-elle cens\u00e9e condenser toute la politique psychiatrique et masquer l\u2019\u00e9tat de d\u00e9labrement de l\u2019appareil de soins ?<\/p>\n<p>Ce projet de loi ne dit pas qui va courir apr\u00e8s les 700 000 candidats \u00e0 l\u2019injection chaque mois, ne dit pas qu\u2019un traitement est d\u2019autant mieux accept\u00e9 qu\u2019il se situe dans une perspective de soin et non de coercition, ne dit pas qu\u2019un traitement neuroleptique retard est tout \u00e0 fait insuffisant \u00e0 la prise en compte des pathologies qu\u2019il concerne, ne dit rien du manque chronique de lits d\u2019hospitalisation ou de structures extra-hospitali\u00e8res. Selon ce projet, l\u2019alliance th\u00e9rapeutique avec le patient doit laisser place \u00e0 la soumission obligatoire \u00e0 une chimioth\u00e9rapie sous peine d\u2019enfermement, alors que tout traitement n\u00e9cessite la collaboration du patient. Or les places d\u2019hospitalisation manquent. De malhabiles technocrates r\u00eaveraient-ils d\u2019une psychiatrie au rabais, sous-\u00e9quip\u00e9e, fonctionnant \u00e0 la menace et osons le mot, pour \u00ab de sous-malades \u00bb ? Droguer, comme dans les prisons, pour faire r\u00e9gner le calme, reviendrait, pour ce qui nous concerne, \u00e0 proposer aux patients des camisoles chimiques en enfermant dehors\u2026.  Pas de soin mais du silence. Une insulte.<\/p>\n<p>Les malades, leurs proches, sont donc de plus en plus malmen\u00e9s et ne sont plus des citoyens ayant acc\u00e8s \u00e0 des soins dignes de ce nom alors que ceux-ci existent. Cette sous-citoyennet\u00e9 n\u2019est-elle pas l\u2019indice d\u2019un ph\u00e9nom\u00e8ne plus g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 et l\u2019attitude du gouvernement \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la maladie mentale n\u2019est-elle pas le reflet du nouvel \u00e9quilibre des pouvoirs au sein de notre soci\u00e9t\u00e9 ?<\/p>\n<p>Il serait illusoire, bien \u00e9videmment, de croire qu\u2019une telle atteinte \u00e0 la citoyennet\u00e9 laisserait indemne le reste de la population. Tout d\u2019abord parce que personne n\u2019est \u00e0 l\u2019abri de troubles psychiques et est donc candidat \u00e0 d\u2019\u00e9ventuels soins sans consentement mais aussi par ce qu\u2019il convient d\u2019insister sur ce qu\u2019un tel projet vient dire de la structure actuelle de l\u2019Etat fran\u00e7ais.<br \/>\nUn Etat fort, r\u00e9publicain, n\u2019a aucun besoin de sous-citoyens et assume ses fonctions r\u00e9galiennes (soins, justice, \u00e9ducation, s\u00e9curit\u00e9, culture, recherche, insertion, etc\u2026.)<\/p>\n<p>Au sein d\u2019un Etat fort, \u00ab l\u2019exception \u00e0 la fran\u00e7aise \u00bb d\u2019il y a quelques d\u00e9cennies par exemple, le jeu du pouvoir est vertical et l\u2019aversion des luttes horizontales qui favorisent les groupes de pression et desservent autant qu\u2019ils inventent les minorit\u00e9s est religieusement \u00e9tabli.  Un Etat fort prot\u00e8ge un citoyen et lui enjoint des devoirs alors qu\u2019un Etat faible favorise les communautarismes et organise les rapports de force dont il est le reflet.<br \/>\nLa psychiatrie est particuli\u00e8rement sensible \u00e0 cette pr\u00e9pond\u00e9rance de l\u2019Etat.<\/p>\n<p>Plus encore que les autres sp\u00e9cialit\u00e9s m\u00e9dicales, elle se montre d\u00e9pendante de conditions politiques, ne serait-ce que dans l\u2019organisation des soins. (cela va bien plus loin, mais ce n\u2019est pas le sujet du jour). Alors qu\u2019un Etat fort soigne avec les moyens dont il dispose, un Etat faible organise un espace de concurrence entre diff\u00e9rents acteurs que sont, aujourd\u2019hui pour la psychiatrie, lobbies industriels, religieux et sectes, m\u00e9decines parall\u00e8les, m\u00e9dias, assurances, conseils juridiques, associations de consommation, ONG, etc. Il suffit d\u2019un tant soit peu d\u2019attention pour observer comment chacun se place sur ce \u00ab march\u00e9 \u00bb.<br \/>\nNous assistons au quatri\u00e8me grand tournant de l\u2019histoire de la psychiatrie. Celle-ci s\u2019\u00e9tale sur deux si\u00e8cles.<\/p>\n<p>1. La loi de 1838 consacre la victoire des psychiatres sur les juristes, les charlatans et les pr\u00e9rogatives de l\u2019Eglise, dans le domaine de la sant\u00e9 mentale, en cr\u00e9ant des lieux de soins la\u00efques, sp\u00e9cifiques, \u00e0 l\u2019abri d\u2019une justice exp\u00e9ditive, en collaboration avec les pr\u00e9fets. C\u2019est la naissance des asiles psychiatriques. Les conservateurs appuient le projet parce qu\u2019ils y voient une caution scientifique \u00e0 l\u2019isolement des d\u00e9viants. Le traitement sp\u00e9cifique, \u00ab le traitement moral \u00bb de Pinel, n\u2019y sera  au bout du compte jamais appliqu\u00e9 et les asiles se cantonneront \u00e0 \u00eatre des lieux d\u2019enfermement indignes. 100 000 intern\u00e9s au d\u00e9but du XX\u00b0 si\u00e8cle, les lettres de cachets monarchiques feront figure de \u00ab pratiques d\u2019amateur \u00bb en la mati\u00e8re\u2026.. mais le domaine de comp\u00e9tence des psychiatres est d\u00e9fini. La psychiatrie r\u00e9publicaine n\u00e9e en 1801 de la plume de Pinel devient incontournable.<\/p>\n<p>2. La troisi\u00e8me r\u00e9publique, dans sa lutte acharn\u00e9e contre L\u2019Eglise, tente d\u2019installer durablement le r\u00e9gime contre les monarchistes et s\u2019appuie sur les psychiatres. La naissance des \u00ab psychoth\u00e9rapies \u00bb autour des ann\u00e9es 1890, autorise ceux-ci \u00e0 \u00e9tendre leurs activit\u00e9s en dehors de l\u2019asile, dans des cabinets priv\u00e9s, et permet l\u2019ouverture vers la soci\u00e9t\u00e9 civile. Un nouveau corpus scientifique, prenant acte de l\u2019existence d\u2019un \u00bb inconscient \u00bb, d\u00e9mystifie l\u2019hyst\u00e9rie et offre \u00e0 L\u2019Etat r\u00e9publicain un alli\u00e9 s\u00fbr dans sa lutte contre l\u2019obscurantisme religieux de tendance monarchiste. Possession et d\u00e9moniaque avaient fait long feu. L\u2019asile, pour sa part, reste grosso modo ce qu\u2019il \u00e9tait mais sa la\u00efcit\u00e9 se confirme et l\u2019id\u00e9e de dispensaires commence \u00e0 poindre ici ou l\u00e0.<\/p>\n<p>3. Le d\u00e9veloppement de la psychoth\u00e9rapie institutionnelle apr\u00e8s la deuxi\u00e8me guerre mondiale projette de faire des asiles de r\u00e9els lieux de soins, de soigner \u00e0 proximit\u00e9 du lieu de r\u00e9sidence du patient, de favoriser l\u2019insertion dans la cit\u00e9. C\u2019est une d\u00e9nonciation de l\u2019univers concentrationnaire de l\u2019asile qui, dans une toute nouvelle approche, s\u2019appuie sur les concepts issus de la r\u00e9sistance, les conqu\u00eates sociales,  \u00ab l\u2019Etat providence \u00bb (la R\u00e9publique qui s\u2019occupe de ses enfants), le d\u00e9veloppement de la psychanalyse puis, plus tard, de la chimioth\u00e9rapie. Il ne s\u2019agit plus d\u2019isoler voire de punir mais de privil\u00e9gier la qualit\u00e9 du lien et la proximit\u00e9. Tout le territoire fran\u00e7ais a ainsi \u00e9t\u00e9 d\u00e9coup\u00e9 en secteurs comme la R\u00e9publique l\u2019avait \u00e9t\u00e9 en d\u00e9partements. \u00ab La parole et le soin \u00e0 moins d\u2019une journ\u00e9e de cheval du lieu de r\u00e9sidence \u00bb. Il s\u2019agit d\u2019une conception d\u00e9mocratique du soin.<br \/>\nLa r\u00e9ussite de cette politique a \u00e9t\u00e9 contrast\u00e9e, relative aux initiatives locales des m\u00e9decins chefs de service de ces unit\u00e9s. Elle r\u00e9clamait une \u00ab inventivit\u00e9 adaptative \u00bb qui n\u2018a pas toujours \u00e9t\u00e9 au rendez vous, et, par ailleurs, la fermeture de lits hospitaliers qu\u2019elle a autoris\u00e9e n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 compens\u00e9e par un financement \u00e9quivalent des structures extra-hospitali\u00e8res. Cette conception rel\u00e8ve de facto d\u2019une volont\u00e9 politique.<\/p>\n<p>4. Depuis les ann\u00e9es 80 du si\u00e8cle pass\u00e9, nous assistons au quatri\u00e8me tournant historique de la psychiatrie.<br \/>\nLe \u00ab march\u00e9 \u00bb, l\u2019id\u00e9ologie n\u00e9o-lib\u00e9rale, la communaut\u00e9 europ\u00e9enne, diff\u00e9rentes instances mondiales, les moyens de communication modernes, les nouveaux dogmes \u00e9conomiques et moraux, le communautarisme, poussent \u00e0 une unification des modes de gouvernement et \u00e0 la d\u00e9ch\u00e9ance de la force de l\u2019Etat.<br \/>\nL\u2019\u00e9quilibre entre Etat-nation, pouvoirs r\u00e9galiens de l\u2019Etat, place du citoyen, modalit\u00e9 des \u00e9changes commerciaux, mondialisation, n\u00e9cessit\u00e9s d\u00e9mocratiques et influence des lobbies reste introuvable.<\/p>\n<p>La psychiatrie actuelle est le reflet de cette situation. Nous assistons en effet \u00e0 la construction d\u2019une \u00ab bulle psychiatrique \u00bb, aussi solide que ses \u00e9quivalents financier ou immobilier, construite autour de ce qui reste une hypoth\u00e8se de recherche, probablement fausse par ailleurs, \u00e0 savoir l\u2019origine g\u00e9n\u00e9tique des troubles mentaux.  Au nom de cette hypoth\u00e8se, tout l\u2019\u00e9difice psychiatrique existant est progressivement d\u00e9truit. Les composantes sociales et psychanalytiques du dit \u00e9difice ne sont surement pas \u00e9trang\u00e8res \u00e0 ce d\u00e9chainement de violence tant l\u2019id\u00e9ologie en cours privil\u00e9gie la concurrence et \u00ab l\u2019auto-entreprise de soi \u00bb plut\u00f4t que la qualit\u00e9 du lien.<\/p>\n<p>Les nouvelles psychoth\u00e9rapies d\u2019Etat participent du m\u00eame ph\u00e9nom\u00e8ne. Il s\u2019agit partout de ronger l\u2019influence freudienne, et la g\u00e9n\u00e9tique des troubles mentaux restant introuvable, de porter le fer sur son terrain, d\u2019o\u00f9 l\u2019alliance avec le cognitivo-comportementalisme.<br \/>\nL\u2019Etat d\u2019aujourd\u2019hui veut une psychiatrie \u00e0 ses ordres, de l\u2019h\u00f4pital-prison au cabinet de psychoth\u00e9rapie de ville, en passant par l\u2019obligation de soins injectables.<br \/>\nLe citoyen, ou ce qu\u2019il en reste, est somm\u00e9 de s\u2019adapter et de soigner sa \u00ab r\u00e9silience \u00bb. Le malade n\u2019a qu\u2019\u00e0 s\u2019en prendre \u00e0 ses g\u00e8nes, abandonn\u00e9.<\/p><\/div>\n<p>Dr Patrice CHARBIT, pour le collectif des 39<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le gouvernement pr\u00e9pare pour cette rentr\u00e9e une r\u00e9forme de la loi de 1990 qui r\u00e9gissait jusque-l\u00e0 les modalit\u00e9s d\u2019hospitalisation sous contrainte en psychiatrie. Hospitaliser sous contrainte, apanage de la psychiatrie, peut s\u2019av\u00e9rer n\u00e9cessaire \u00e0 prot\u00e9ger le patient de lui-m\u00eame en p\u00e9riode de crise, mais aussi \u00e0 \u00e9viter les cons\u00e9quences de troubles du comportement et de &hellip; <a href=\"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/?p=99\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">&gt;Abandon sur ordonnance<\/span>  <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[18],"tags":[],"class_list":["post-99","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-analyses-et-pratiques-professionnelles"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/99","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=99"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/99\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=99"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=99"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.collectifpsychiatrie.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=99"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}