Archives de catégorie : Calendrier des 39

Le membres du collectif des 39 se déplacent à travers la France pour venir débattre, discuter, échanger. le calendrier des 39 est là pour savoir quand et où, avec quels thèmes.

> Colloque des 39 au Sénat le 9 septembre 2015

39NEWSLETTER DES 39

Colloque des 39 au Sénat (première annonce)

le 09 septembre  2015
de 13h30 à 18h00.

Dans le cadre de l’examen du projet de modernisation de la loi de santé par le Sénat en septembre, projet adopté en première lecture à l’assemblée nationale et après l’audition du 06 juillet au Sénat d’une délégation composée de membres des 39, du Fil Conducteur et de patients, ainsi que des actions et contributions auprès des commissions parlementaires depuis le meeting du 01 novembre 2014,

le collectif des 39 organise et anime le 09 septembre après-midi au Sénat un colloque à notre demande, colloque parrainé par la sénatrice Aline Archimbaud afin de présenter les arguments critiques dans cette loi relatifs à la psychiatrie, au médico-social, à la prise en compte des patients et faire part de propositions pour continuer de défendre une hospitalité pour la folie auprès des parlementaires et des journalistes qui répondront à notre invitation.

Dans ce qui se dessine l’hospitalité pour la folie n’est plus de mise, la souffrance humaine est annulée. C’est la dignité de chacun qui est bafouée et la démocratie touchée et amoindrie une fois de plus.

Ce projet de loi sous couvert de modernisation et de meilleure gestion a réussi à faire unité de désaccord à la fois des professionnels et de leurs organisations, ainsi que de bon nombre d’associations de patients lors des auditions préalables dans les mois précédents.

Quand les réalités de travail des équipes se vivent au quotidien des postes non remplacés, des ateliers d’expressions culturelles qui sont fermés, des listes d’attentes pour un premier rendez-vous possible souvent plusieurs mois après en pédopsychiatrie notamment, des contentions qui se multiplient (alors qu’elles sont dénoncées) dans les chambres d’isolement désormais renommées « chambre de soins intensifs » ;

Ce projet de loi fait fi de l’histoire de la clinique psychiatrique, de ses acquis et de ses recherches et dénie la dimension du sujet dans l’expression de ses souffrances. La modernisation est au tempo de la biopsychiatrie, de l’éradication des symptômes et de la rentabilité économique.

Le secteur du médico-social prend le même chemin et les réformes annoncées des métiers du social sont pensées et construites sur les mêmes approches.

Ce colloque de quatre heures s’organisera autour de trois tables rondes

Dont les thèmes ont été décidés lors de la réunion mensuelle du collectif du 04 juillet dernier. Chaque table ronde d’une heure trente environ permettra de présenter pendant quarante cinq minutes les éléments essentiels de nos propositions et d’échanger avec les parlementaires présents ainsi que les journalistes et les participants. Les thématiques des trois tables rondes retenues sont celles-ci :

Pour l’hospitalité de la folie, non à la contention.

La pédopsychiatrie (titre à préciser)

Espaces citoyens pour les patients (clubs, assos…) (titre à préciser)

 Chaque table ronde est préparée par un petit groupe et l’organisation globale du colloque est assurée par quelques-uns d’entre nous.

Si parmi vous qui lisez cette lettre, certains ont des contacts avec des parlementaires, députés ou sénateurs, n’hésitez pas à leur en parler et à nous communiquer leurs coordonnées à cette adresse (dodam22@orange.fr) avant le 31/08/15 si vous pensez que leur présence peut être importante. Déjà Denys Robiliard nous a confirmé sa présence.

Pour plus de renseignements, le programme définitif de ce colloque sera consultable sur le site des 39 à la fin du mois d’août.

 

 

 

 

 

 

 

 

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> Les 39 à Jazz in Marciac 2015

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Samedi 1er Août 2015, 14h30 Salle des fêtes.

« Charles Mingus, la colère créative… »

Conférence – débat avec Patrice Charbit, psychiatre… et musicien, et animé par Philippe Rassat psychiatre, du Collectif des 39.

« Ba coo pah chi pa doup la ca singala coupa la caah ! » un, deux, et un, deux, trois, quatre. POW !

La présence de Mingus, toujours massive, n’est-elle pas le reflet du poids de l’adversité ? Sa basse n’était-elle pas l’instrument de noir qui lui permit de jouer « slap » et de gagner ainsi un peu d’argent ? Il ne ferait jamais claquer un violoncelle, y avait de quoi se mettre en colère, le classique, c’était pour les blancs.

L’inventivité fut au rendez-vous mais serait-ce au prix de l’amour ? Le destin des jazzmen était-il de se prostituer ? Fallait-il devenir souteneur pour rester pur musicien? Mingus n’a pas cédé, au mépris du système et de ses oncles Tom. L’amour, son diamant.

Colère, création, « big band », grossièreté quasi mystique, désespoir, éclats, puissance : Mingus, un autre génie du jazz.

 Dimanche 2 août  à 14h30, salle Emir Kusturica, Ciné JIM

« Chacun a son rôle », création théâtrale et psychiatrie.

 Documentaire de Dominique Cœur. 

Projection suivie d’un débat animé par Monique Thizon psychiatre et Marie Cathelineau du Collectif des 39,  en présence du réalisateur, Dominique Coeur, et de Paul Machto, psychiatre.

« Chacun a son rôle », documentaire de Dominique Cœur. Chronique d’une création théâtrale singulière, cadre d’une rencontre inédite entre des personnes en difficulté psychique fréquentant un centre de jour en banlieue parisienne, des jeunes et des femmes en formation et en alphabétisation d’une cité, et des comédiens professionnels, réunis dans une adaptation improbable du retour d’Ulysse.

Créativité, engagement, théâtre, culture, thérapeutique mêlés ?

 

 Lundi 3 août 2015 à 14h30 Salle des fêtes.

« De l’écoute ! »

Projection-débat du film de Philippe Letty en présence du réalisateur et d’un membre de l’association de patients « HumaPsy ». Débat animé par Simone Molina, psychologue, Anne Rosenberg, psychiatre, du Collectif des 39.

 

Directement concernés par les maladies psychiques, ils ont créé une association, « HumaPsy », pour que le soin qui reconnait une place à leur parole, ne disparaisse pas. Ce film est né de leur envie de participer au débat public.

Voix dissonante parmi les associations d’usagers agréées qui semblent toutes adhérer à la définition exclusivement neurobiologique des troubles mentaux, conception des maladies qui les inquiète car elle retire toute légitimité à l’expression de la souffrance ou de la révolte, et a pour seule ambition la normalisation des comportements. Résolument engagés, non dénués d’humour, ils invitent les citoyens à débattre de cette question essentielle et complexe, comment (se) soigner ?

 

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> La pratique de la psychologie en institution et en privé et la question du politique.

 

Forum: La pratique de la psychologie en institution et en privé et la question du politique.

23 Avril 2015

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Université de Nîmes

Site Hoche, salle 202
1 place du Président Doumergue, 30000 Nîmes

Le politique pose la question du « comment vivre ensemble ? » Or, le paysage social dans lequel le psychologue clinicien évolue est fortement influencé par les exigences normatives de la société dans laquelle il exerce. Du fait de la globalisation il est aussi influencé par les bouleversements liés à des rapports de force et des choix idéologiques dont certains sont redoutables. Aussi l’imposition d’une efficacité opératoire de la fonction de psychologue clinicien dans une logique réadaptative, masque-t-elle petit à petit la richesse de nos singularités.
Nous souhaitons mettre en travail la question du positionnement du psychologue clinicien : n’a-t-il pas à interroger sans cesse le rapport à la norme, le sien et celui dans lequel sont situées les personnes qu’il est amené à écouter et avec lesquelles s’engage un travail de soin ? L’éthique de sa fonction n’implique t-elle pas de respecter la demande qui lui est faite par les personnes en souffrance, prises elles-mêmes dans les difficultés sociétales et intrapsychiques ?
Ainsi deux positions s’affrontent voire s’opposent pour chaque professionnel : celui du service rendu à l’ordre social avec la normalisation de la souffrance, voire le déni de ses fondements psychiques, et celui du service rendu à l’émancipation du désir du sujet, avec la signification de la souffrance et la place du sujet dans le champs social toujours interrogée. Mais qu’en est-il du désir de chacun de nous, futur professionnel ? Il nous appartient d’interroger ces interactions.
C’est pourquoi nous avons souhaité inviter des praticiens qui témoigneront de leurs positionnements cliniques et de leurs réflexions dans le contexte qui est le leur, et qui participeront au débat.

Forum initié par Amélie Minier ( L3) et Julie Galinet ( L2) étudiantes en psychologie clinique à l’Université de Nîmes Sous la responsabilité de Christian Guérin, enseignant de psychologie clinique, psychopathologie et psychanalyse.

Intervenants:

BOKOBZA Hervé, psychiatre et psychanalyste, ancien directeur du Centre Psychothérapique de Saint-Martin de Vignogoul (34).
COUPECHOUX Patrick, journaliste spécialisé en psychiatrie, collaborateur du Monde Diplomatique, écrivain, auteur de Un monde de fous – préfacé par Jean Oury, « Un Homme comme vous » aux éditions Seuil.
MORNET Joseph, psychologue, secrétaire national de le FASM Croix Marine et président de l’ARASM Languedoc Roussillon.
SAUVETRE Audrey, psychologue clinicienne, CH Montperrin et Edouard Toulouse, Doctorante du Laboratoire de Psychopathologie Clinique Langage et Subjectivité, AMU. Chargée de TD à l’université d’Aix.

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« Continuité des soins et de la relation, articulée avec le sanitaire et le médico-social » au Meeting du 1er Novembre

Nous, « le Fil conducteur »*, collectif de réflexion et de propositions sur la prise en charge de la maladie psychique, invitons à participer au meeting organisé à l’initiative du Collectif des 39 le 1 er novembre 2014 à Montreuil.
Extrêmement préoccupés, inquiets, voire même révoltés par l’évolution actuelle de la prise en charge de la maladie psychique, nous considérons qu’à côté des professionnels, des représentants institutionnels ou institutionnalisés, une autre voix doit se faire entendre (cf. le Manifeste du Fil conducteur).
Le constat actuel du fonctionnement de la prise en charge des malades psychiques est plus qu’inquiétant.
Les familles, plongées brutalement dans l’univers de la psychiatrie lors d’une hospitalisation pour le moins traumatisante d’un enfant ou d’un être cher, ne trouvent le plus souvent ni soutien ni interlocuteur. Tenues à l’écart, sans explications aucune sur ce qu’est une maladie psychique, ses conséquences, qui le plus souvent sont lourdes, sur l’évolution possible, sur la manière dont elles peuvent accompagner la personne malade, elles se trouvent isolées, écartées, alors que leur proche vit une souffrance incompréhensible, insupportable. Leurs questions restent sans réponses, un diagnostic peut tomber brutalement, ou n’est pas donné, l’absence d’accompagnement ou d’écoute accroît leur angoisse légitime. Elles assistent, impuissantes, à l’enfermement et à l’isolement de leur proche, puis au parcours décousu et chaotique de soins multipliant les soignants dans les structures diverses (hôpital, hôpital de jour, foyer de nuit, maison de postcure, CMP…). Un lien thérapeutique, nécessaire pour soigner, ne peut être construit dans de telles conditions alors que la relation devrait être au centre du soin.
Le renvoi vers un statut d’aidant familial est paradoxal dans un contexte de déni de la souffrance de la famille, et des fratries, le plus souvent oubliées. Le statut d’aidant familial, qui voudrait donner aux familles l’illusion de devenir « tout à coup » compétentes alors que leurs difficultés ne sont toujours pas reconnues par la société et par un certain nombre de professionnels, est un leurre proposé au service des restrictions budgétaires qui affectent le champ du soin.
Les personnes malades vivent dans une absence de structures coordonnées des soins, qui relèvent d’un secteur psychiatrique démuni ou démotivé. Elles se plaignent aussi de ne pas être écoutées, ni entendues par les équipes soignantes. Continuer la lecture de « Continuité des soins et de la relation, articulée avec le sanitaire et le médico-social » au Meeting du 1er Novembre

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Fonction soignante et Pratiques du Collectif lors du Meeting du 1er Novembre

« Patient et soignant sont tous deux des humains. Ils arpentent tous deux la route dangereuse, imprévisible et finie de la vie. Peu de chose, symboliquement, les différencient. En pratique, ce qui les sépare est leur situation. Le patient est un humain tombé dans un fossé (un ravin, un gouffre) et souffre. Il demande de l’aide à ses proches et, parfois, à un soignant. Le soignant est un humain qui dispense des soins. Parfois c’est un geste spontané, désintéressé ; parfois, c’est un métier choisi et il en vit. Dans un cas comme dans l’autre, c’est son attitude qui fait de lui un soignant, et non son statut. » Ces paroles de M. Winckler lors de la Conférence d’éthique clinique à Paris en avril 2014, situent d’emblée les enjeux de ce qui nous rassemble : notre humanité commune (patients et soignants) et l’hospitalité nécessaire à la souffrance psychique.
Pour nous, la relation est première dans toute démarche de soin. Seule garantie d’une prise en charge cohérente, elle repose sur l’existence d’espaces de travail et d’élaboration collectifs dans lesquels chacun s’engage, s’appuyant sur ce collectif dans les difficultés auxquelles le travail le confronte. Pour nous, ceci est nécessaire aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé (libéral et institutionnel. Car, l’existence d’une fonction soignante ne va pas de soi, elle doit être remise en cause chaque jour pour chaque patient. Pas de recette à priori, mais une élaboration des expériences du quotidien, tant dans leur banalité que dans leurs impasses, et de façon régulière avec d’autres soignants.

On constate de plus en plus un manque d’attention à l’égard des patients et des familles, des contraintes pour imposer aux patients une continuité de ce qui ne peut plus avoir le nom de « soin ». Car le soin consiste avant tout à travailler la qualité du lien thérapeutique, ce qui est le contraire de la démarche qualité qu’on nous impose aujourd’hui. En effet, le soin ne peut être de qualité que si est pris en compte le lien des soignants avec les patients, leur famille, leur environnement ainsi que le lien des patients entre eux et celui des soignants dans l’institution qui les abrite.
Or il n’y a plus d’abri pour le soin aujourd’hui. Continuer la lecture de Fonction soignante et Pratiques du Collectif lors du Meeting du 1er Novembre

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Pour une hospitalité à la souffrance de l’enfant, lors du meeting du 1er novembre 2014

«TOUS LES HOMMES NAISSENT FOUS, LIBRES ET ÉGAUX EN DROIT »

Depuis l’arrivée du DSM III, le champ de l’enfance et de l’adolescence n’a cessé d’être l’objet d’expérimentation d’une psychiatrie évaluatrice, médicamenteuse et rééducative. Le plan Autisme, les recommandations de l’HAS et les attaques contre la psychanalyse ne sont que les branches d’un même arbre qui cache bien mal la volonté de démanteler tout accueil de la singularité .
D’après certains démographes de la santé, la demande de consultations se serait multipliée par dix en quelques années. Il est de notre devoir de nous interroger sur cette demande – ses causes et ses conséquences – que la société adresse avec ses enfants.
En France, la loi du 2 janvier 2002 a ouvert le champ du médico-social (c’est à dire une immense part de la souffrance enfantine) et de la pédopsychiatrie à la logique du marché :
A) Par la réification d’un « usager » (parents et enfants indistinctement) et l’élimination du symptôme derrière le handicap, c’est à dire par l’escamotage de la subjectivité. B) Par l’instauration de la « démarche qualité » qui prétend évaluer les prestations délivrées en regard de recommandations de « bonnes pratiques » professionnelles déterminées arbitrairement par l’ANESM (médico-social) et l’HAS. Une évaluation scandaleusement privatisée représentant un marché plus qu’attractif qu’il serait temps de dénoncer. C) Par l’instauration manifeste ou dissimulée d’un champ « hors-soins » que ce soit dans le cadre du sanitaire ou du médico-social. Continuer la lecture de Pour une hospitalité à la souffrance de l’enfant, lors du meeting du 1er novembre 2014

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Fédérons nos rêves pour résister à l’occupation de nos libertés de conscience.

Le collectif des 39 organise un rassemblement – Le SAMEDI 1er NOVEMBRE 2014 à La Parole errante – la Maison de l’arbre à Montreuil

Fédérons nos rêves pour résister à l’occupation de nos libertés de conscience.

Nous nous sommes réunis et levés une première fois contre l’anathème, en provenance de la plus haute autorité de l’État, frappé à l’encontre de la folie. Paroles prononcées dans l’enceinte même d’un service de soin et dont nous espérions qu’elles ne relevaient que d’un accident de la démocratie en acte : un président élu par le peuple distillait la peur, installait un climat sécuritaire espérant ainsi incarner la figure du protecteur de ce peuple qu’il lui fallait créer à la mesure de ses petits accès d’agitation despotique.

39 nous étions ce vendredi-là, 39 alertés par l’insupportable, unis par le nombre, sans règlement associatif, parce qu’un nombre représente la multitude, nous étions nombreux ce soir-là à nous élever « contre la nuit sécuritaire » de plus en plus nombreux et multiple, déjà portés par cette hétérogénéité des disciplines et des parcours.
Mais il n’y a pas de pente despotique possible sans servitude volontaire, et au plus près de nos pratiques nous avons dû faire front, non sans difficultés, contre le déplacement en miroir de la figure de la folie dangereuse vers sa résolution en obéissance servile, soit de la schizophrénie dangereuse à l’autisme rééduqué.

Et puis le personnage en haut de l’État sous la pression populaire a changé. Nouvel élu qui s’était présenté comme celui du changement. Continuer la lecture de Fédérons nos rêves pour résister à l’occupation de nos libertés de conscience.

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Le 1er novembre 2014 – un meeting de résistance

Le 1er novembre 2014 à la Maison de l’arbre à Montreuil les 39 organisent un meeting de résistance

Nous continuons d’affirmer que ceux qui souffrent de graves maladies psychiques ont et auront besoin à des moments de leur existence de recourir à des lieux d’accueil. Lieux où les rencontres nécessaires à tout soin qui se réclame « humain » ne sont pas dictées par des protocoles aliénants. Lieux où les règlements ne sont pas l’unique proposition « contenante », lieux où prendre du temps est possible et reconnu comme nécessaire, avec une écoute de ce que les personnes en souffrance psychique reconnues dans leur singularité ont elles-mêmes à nous apprendre. Lieux où les psychiatres et les équipes soignantes s’engagent dans un accompagnement au long cours.

Or depuis deux ou trois décennies toutes les conditions nécessaires à cet accueil se dégradent progressivement pour atteindre un niveau insupportable. Les moyens diminuent, la formation est scandaleusement pauvre et inadaptée, les théories s’étiolent, se rigidifient, perdent le caractère complexe indispensable à la pratique soignante. Toute une expérience soignante, toute une histoire collective de la psychiatrie française risque de disparaître.
Lors des Assises de la psychiatrie et du médico-social, les témoignages de patients, de familles et de professionnels ont fait apparaître que de nombreuses équipes, en l’absence de réflexions institutionnelles et micropolitiques, utilisaient des méthodes coercitives s’appuyant sur des théories réductrices de la folie. De plus, l’abandon des principes de base du secteur et du développement du potentiel soignant des patients au sein des clubs thérapeutiques favorise la démission et le désinvestissement des travailleurs en psychiatrie devant la perte du coeur de leur métier et renforce les mauvaises conditions d’hospitalité et de soins aux patients ainsi que l’accueil défaillant des familles. Continuer la lecture de Le 1er novembre 2014 – un meeting de résistance

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Quel avenir pour la psychiatrie ? – Samedi 17 mai 2014 – 9h00/12h30 à Reims

Forum citoyen des 39, animé par Patrick Chemla

Le forum citoyen des 39 se tient à Reims, à l’occasion des 14 èmes Rencontres de la Criée. Ouvert et libre d’accès pour tous, il est distinct des journées de formation et permet une ouverture et un débat public sur la situation de la psychiatrie et sur son avenir.

Ouverture par Adeline Hazan, Maire de Reims, sous réserve.

Philippe Bichon, psychiatre, collectif des 39, et Le fil conducteur
Christine Chaise, UNAFAM Reims
Mireille Battut, présidente de « La Main à l’Oreille »
Serge Klopp, cadre de santé, collectif des 39
Humapsy, Association de patients suivis en psychiatrie
Patrick Landman, psychiatre et psychanalyste, initiateur de l’appel « STOP DSM »
Thierry Delcourt, psychiatre et psychanalyste, vice président du Syndicat National des Psychiatres Privés.

Programme de la XIVème édition de LA CRIEE
Programme de la XIVème édition de LA CRIEE

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> COMMENT SORTIR DE LA TOUR DE BABEL ? DE L’ART ET LA MANIERE D’ETRE POLYGLOTTE EN PSYCHIATRIE

VIIIème rencontre de Maison Blanche
« à propos de la psychothérapie institutionnelle d’hier à aujourd’hui.»

E.P.S. Maison Blanche – Salle Van Gogh
6-10 rue Pierre Bayle – 75020 Paris
Métro Philippe Auguste

Vendredi 13 décembre 2013
Le mythe de la Tour de Babel peut parfois illustrer le vécu de soignants ne sachant plus quelle langue utiliser pour se faire entendre ou comment traduire les enjeux de leur clinique dans le lexique référé aujourd’hui en psychiatrie.
Quelle langue nous faudrait-il apprendre ? Et surtout qu’y gagnerai-t-on vraiment au regard de tout ce qu’elle ne traduira jamais ?
Car si nous pouvons retrouver ça et là les bribes de ce désir fou qu’eurent nos ancêtres mythiques de vouloir égaler Dieu, unis et forts d’une même langue, peut-être d’une même lecture du monde, l’histoire nous rappelle que sa réponse (celle de Dieu), certains dirent son châtiment, furent de nous obliger à Le chercher en l’autre. Dispersé sur la terre, divisé en mille langues, condamné à ne plus jamais se retrouver semblable, mais « forcé » de s’arracher à notre langue maternelle pour entendre l’Autre, autre, étranger, dans son humanité.
Si donc ce désir de recréer une langue commune universelle peut paraître louable, elle porte toujours en elle le risque de nier l’altérité en soi.
Mais alors de quoi s’agit-il en psychiatrie ? De quoi cela nous parle ? Peut-être d’une disponibilité pour entendre la singularité de « lalangue « de chacun, de sa lecture du monde et de sa jouissance. Peut-être aussi de supporter le pluriel, la conflictualité de nos équipes à l’image de nos instances (et objets) intrapsychiques et de ceux que l’on soigne, en évitant autant que faire ce peut, le clivage.
Respecter la spécificité des diverses disciplines, leurs enjeux, la subtilité de leur théorie. Entendre et se faire comprendre de l’autre, médecin, administratif, infirmier d’état ou psychiatrique, ergothérapeute, éducateur, psychologue, psychanalyste ou cognitivo-comportementaliste… Tel est l’enjeu du travail ensemble autour d’un seul et même objectif : celui de prendre soin des malades en souffrance psychique.
Quelle traduction possible des enjeux thérapeutiques aux enjeux administratifs et économiques ?
Qu’est-ce qu’une équipe soignante ou pluridisciplinaire ? Quel échange encore possible et quels outils de transmission ? D’une génération à l’autre de soignants que reste-t-il de commun à leurs formations et leurs pratiques?
Traduire et écrire, chaque langage sa saisi, de l’informatique au poétique, chaque discipline sa lecture et son écho pour ce qui est dit. Traduire et interpréter n’est-ce pas le propre de nos métiers ?
S. Benchelah
Présidente de l’ASCMB

9h Accueil des participants
9H15 Ouverture de la journée par Mme SALEM (Directrice des Soins Infirmiers)
Dr Annie MSELLATI (Présidente de la CME, médecin- chef du 23èsecteur)
Mme Selma BENCHELAH (Présidente de l’ASCMB, Psychologue sur le 7ème secteur)

MATIN
Modératrice : Selma BENCHELAH Discutant : Dr C. FROMENTIN (psychiatre 7ème sect.) 9h30 : Georges ARCHAMBAULT (Psychiatre, 22ème sect.) et Eléonore ERRAACH (Psychologue 24è sect.) : « A propos du mythe de la tour de Babel. »

10h15 : Monique ZERBIB (Psychologue 26è et 28è sect. Intervenante en IFSI) :
« à propos de la formation infirmière »
Monique OSTERMEYER (ISP au CATTP Les Cariatides, 6ème sect.) :
« La transmission en psychiatrie : terrain vague. »

11h Pause

11h15 : Equipe de l’ASCMB : « Cortexte : nouvel outil de communication ? »

12h : Aurélie TESSIER (Educatrice spécialisée. Maison relais Navarin 7ème sect.) :
« Différences entre prise en charge et prise en compte de la personne »
Elisabeth BELLANGER (Infirmière à l’HDJ du 7è secteur) :
« ISP : étranger dans son propre pays »

De 12h45 à 14h Pause Déjeuner

APRES-MIDI
Modératrice : Catherine RIFAULT (ISP, 7ème sect.) Discutant : Dr A. KLEIN (Psychiatre, 7ème sect.)
14h : Dr Brigitte OUHAYOUN (Psychiatre 23ème sect. foyer la chapelle) :
« Des mots justes pour agir »

14h45 : Patrick FAUGERAS (Psychanalyste à Alès, Gard) :
“La langue est plus pensante que nous-même  »

15h30 : Axel GAUTHIER (Psychologue au foyer La Métairie, 27ème sect.) :
« Entre asiatiques, on peut se comprendre » (la langue en terre schizophrène)

16h15 : PAUSE

16h30 : Collectif HUMAPSY
17h : Collectif des 39

Inscriptions :
Service Formation Continue : 01 49 44 40 36
formcont@ch-maison-blanche.fr

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