Archives de catégorie : Culture

LES MOTS DU 2 MAI 21 !

RASSEMBLEMENT : Plus de 700 personnes de toute la France, « in vivo » et « en visio », ont répondu à l’appel des 3 collectifs (Appel des appels, Collectif des 39, Printemps de la psychiatrie) pour participer – en tant que soignants, patients ou familles – à l’expression de premières réactions, idées et propositions d’action face au défi lancé par les technocrates aux psychologues et aux soins psychiques des enfants.

COLLECTE DE SOUTIEN : https://www.helloasso.com/associations/quelle-hospitalite-pour-la-folie/collectes/collecte-suite-au-rassemblement-des-praticiens-du-soin-psychique-du-2-mai-2021

INTERVENTIONS :

Continuer la lecture de LES MOTS DU 2 MAI 21 !
Share

Semaines de la Folie Ordinaire franciliennes 2018

 

PROGRAMME DU 12 au 25 MARS 2018       sdlfo-depliant

EXPOSITIONS: 

Du 12 au 23 mars , du lundi au vendredi de 9h à 18h sauf mardi de 11h à 18h :

Université Paris 13 – Campus de Villetaneuse – Bibliothèque Universitaire (BU)                                                                                                                   ZYPLOX

Du 15 au 23 mars , du lundi au vendredi de 10h à 17h :

Université Paris 13-Campus de Bobigny – Foyer de l’Illustration            Exposition collective de plusieurs GEM de Seine Saint-Denis

Du 19 au 25 mars :

A La Parole Errante: Exposition collective :                                                     Ollié Romain, Lou Le Cabellec, Christian Sabron, Laurence Renaud, Les Ateliers du Non-Faire, Le groupe photo d’Artaud,        Gemmeurs Product et quelques autres…

Informations    www.sdlfoparis2018.wordpress.com

Relations presse :  Fred (pour Humapsy) tel : 06 17 50 03 14             Mail : humapsy@mailoo.org

Share

Anniversaire des Ceméa

80 ans des Cemea

La rencontre avec la psychiatrie, une aventure qui dure !

Comment un mouvement de recherche pédagogique d’Education Nouvelle né en 1937 et dont la tâche première a été d’inventer la formation des moniteurs de colonies de vacances, s’est retrouvé sollicité par des médecins psychiatres pour réfléchir à la formation des infirmiers d’hôpitaux psychiatriques?

50000 malades mentaux meurent de faim dans les asiles psychiatriques au sortir de la guerre. Sauf à l’hôpital de Saint-Alban en Lozère qui ouvre ses portes sur l’initiative des psychiatres F. Tosquelles et L. Bonnafé. C’est dans ce contexte que dès 1946, à peine près de dix ans après la création des Cemea, une première rencontre entre Germaine Le Guillant membre de la première équipe permanente des Cemea à Paris et Georges Daumezon, psychiatre, médecin-chef à l’hôpital de Fleury les Aubrais près d’Orléans se fait. Quelques temps après Georges Daumezon et Louis Le Guillant, psychiatre à Paris, proposent à Germaine de réfléchir à une action des Cemea pour  former les personnels: « Ce dont nous avons besoin, c’est que vous donniez aux infirmiers les outils qui leur permettront d’établir un dialogue avec le malade ». Continuer la lecture de Anniversaire des Ceméa

Share

Dingo Dingue Théâtre de la Rotonde AVIGNON

Christian Mazzuchini
« L’amour c’est donner ce que l’on n’a pas, à quelqu’un qui n’en veut pas … » J. Lacan

Dingo Dingue est la « fuite » de « Psychiatrie/Déconniatrie », spectacle sur la folie créé au Théâtre des Salins de Martigues en 2004 et qui partit sur les routes de France pendant quatre années.

La « fuite » parce que le personnage totalement agité de « Psychiatrie/Déconniatrie » (textes du Catalan François Tosquelles fondateur de la psychothérapie institutionnelle – et de Serge Valletti) quittait la scène en disparaissant dans un film projeté sur des draps ! Ce sont donc ses retrouvailles quelques années plus tard. 

Paul Machto, Jacques Tosquellas et Marie France Negrel  de l’Association Méditerranéenne de Psychothérapie Institutionnelle, participeront aux deux débats  proposés  à l’issue des représentations les Mercredis 19 et 26 juillet. 

Dingo-Dingue Avignon

Dans son remue-ménage intérieur, il est persuadé d’être devenu acteur, à moins qu’il ne soit tout simplement son propre infirmier ou carrément redescendu à un « collapsus de la transcendance », schizophrène pour tout dire.

Bref son décollement du réel ne s’arrange pas, d’autant qu’il se retrouve propulsé dans une sorte de cellule d’isolement, costumé en Indien au beau milieu d’une reproduction approximative d’une installation de Dali et visité par sa mère redevenue enfant pour l’occasion.
On l’aura bien compris Dingo Dingue, armé d’un pinceau mental de sa fabrication,
est une descente en pente douce dans les entrailles de la folie en suivant les paroles éclairées et éclairantes de Jacques Lacan, Jean Oury, Lucien Bonnafé et François Tosquelles. Ces mousquetaires de la folie ont toutes leurs existences œuvrées à faire tomber les murs de l’asile pour soulager la souffrance de ceux que l’on dit fous.
« Sans la reconnaissance de la valeur humaine de la folie, c’est l’homme même qui 
disparait. » F.Tosquelles
En écho à ces pensées étonnamment limpides s’ajoutent les écrits poético-maniacofestifs de Christophe Tarkos poète contemporain, et les Textes de Michel Bellier, tous deux plumitifs de génie.
Cocktail détonant de verbes en délire, Dingo Dingue tisse l’étoffe d’un songe déroutant sur les traces et les égarements psycho-poétiques d’un bouffon magnifique. Vagabondant sur les errances de l’âme comme sur un chemin de traverse, partagé entre le rire et l’émotion, c’est l’infiniment humain que cette « fuite » nous invite à traverser. 

Share

Les 39 à Jazz in Marciac le 4 août 2016

bird

 

Quelle Hospitalité pour la folie ? Collectif des 39

Avec La Ligue de l’Enseignement du Gers

Jeudi 4 août 2016 à 14h30.

Projection – Débat autour du film de Cécile Philippin

VIVRE EN VILLE

« Comment se loger, travailler, se soigner, s’épanouir, lorsque l’on vit en ville avec une souffrance psychique ? A l’écoute des témoignages singuliers d’une quinzaine de personnes soignées en psychiatrie, le film « Vivre en ville » dessine un état des lieux intime et concret du soin hors de l’hôpital et des enjeux du vivre ensemble. »

Le débat sera animé par Catherine Garlin, psychiatre, membre de l’association « Vivre en ville », Patrick Estrade, infirmier de secteur, membre des PsyCauses, et Paul Machto, psychiatre, du Collectif des 39 « Quelle hospitalité pour la folie ? ». Continuer la lecture de Les 39 à Jazz in Marciac le 4 août 2016

Share

Soutien à Kamel Daoud

Soutien à Kamel Daoud.

Patrick Chemla,

patrick.chemla2@orange.fr

le 24 février 2016

Cher Kamel Daoud,

Au nom de la liste de diffusion que j’anime pour l’association la Criée à Reims (animant des échanges sur psychanalyse, psychiatrie et politique) je voudrais vous assurer de toute notre sympathie, mais aussi de notre colère à l’égard de la campagne de calomnies que vous subissez actuellement. Il y a de la bêtise et de l’inconscience grave chez ceux qui vous taxent d’islamophobie sous prétexte que vous avez essayé de penser la complexité de ce phénomène d’une extrême gravité qui s’est produit à Cologne et ailleurs. J’avais déjà diffusé ainsi que d’autres collègues psychanalystes, votre article que nous trouvions courageux : « s’attaquer » aux enjeux du féminin dans la « culture islamique » actuelle ; tenter de penser le choc psychique qui est en train de se produire brutalement pour des hommes qui fuient des zones de guerre et de massacre ; rien que la tentative en était risquée tant nous campons sur une poudrière. Continuer la lecture de Soutien à Kamel Daoud

Share

> Regards croisés sur nos pratiques – Montfavet 18 et 19 mars 2016

Regards croisés sur nos pratiques – Montfavet 18 et 19 mars 2016

Partenariat Le Point de Capiton, l’ECRPF et le Collectif des 39.

 Journées du Point de Capiton – Conférences, Tables rondes et film.   (Hôpital de Montfavet, Salle de spectacle et bureau des entrées)

 « Regards croisés sur nos pratiques »

Croiser les regards c’est aller au-delà de soi-même, c’est chercher à dialoguer pour inventer.

Car la pratique clinique s’invente au quotidien, ou elle n’est pas. Ainsi, il s’agira au long de ces deux journées d’interroger nos pratiques à l’aune de la clinique, que ces pratiques aient pour lieu d’exercice l’hôpital, un cabinet de ville ou un lieu culturel dans la Cité. C’est pourquoi depuis deux années maintenant nous accueillons des praticiens et aussi des patients avec leurs expériences et leurs réflexions afin de leur permettre de débattre autant sur ce qui les enthousiasme que sur ce qui les scandalise.

Le mot scandale évoque l’objet placé en travers du chemin et qui fait trébucher. Tel est le point commun entre professionnels et ceux qu’ici je nommerai des patientscitoyens : ce point d’humanité qui est aussi point d’incertitude. C’est à partir de ce point d’incertitude, et avec bienveillance, que nous voulons interroger ensemble l’ouverture ou la fermeture des portes, mais aussi celles des esprits et la façon de répondre aux protocoles, Continuer la lecture de > Regards croisés sur nos pratiques – Montfavet 18 et 19 mars 2016

Share

« ON NE PEUT PAS PARLER D’AMOUR DANS UNE LANGUE MORTE »

1528542_10153909116119468_1006721108332928370_n

 

« ON NE PEUT PAS PARLER D’AMOUR DANS UNE LANGUE MORTE »

Psychose, transfert et institution

Prochaine rencontre

Vendredi 5 février 2016 – Mairie de Magrin (81) 19h 30        
Avec la participation de Patrick Faugeras, psychanalyste   

« Je ne me souviens pas de mon avenir » dit-elle, avant de se reprendre et de corriger avec, à la fois, lassitude et empressement : « heu…de mon passé. » Du bout des doigts, elle effleure légèrement soucieuse le bord de ses lèvres comme pour retenir les mots qu’une bouche indisciplinée peine à contraindre…

…Vacarme ou bruissement, un fond chiné de mots d’ordre, double et accompagne ses gestes quotidiens, les commente ou les déprécie, la juge et la condamne.                                                                                                                  De multiples voix, aigües et menaçantes, blessent, dès sa naissance, la moindre pensée, suspendent le plus léger mouvement qu’aucune nécessité n’exige, annulent la promesse du plus modeste des plaisirs. Continuer la lecture de « ON NE PEUT PAS PARLER D’AMOUR DANS UNE LANGUE MORTE »

Share

> Déranger, création théâtrale

 

Édition : Contes de la folie ordinaire – Médiapart
Car un homme qui crie n’est pas un ours qui danse
PAR PAUL MACHTOFlyer_DRG_recto__-_copie

« Déranger ». Un spectacle fou, littéraire, populaire… et curatif à la fois ! Une plongée dans l’ordinaire folie d’une unité de soins psychiatriques, un jour comme tant d’autres. Enfin pas tout à fait : les alertes attentats se répandent sur les ondes et le service organise son gala de charité. Salle Jacques Brel à Pantin les 6, 7 et 8 novembre 2015.

Voir l’article: ICI

 

Communiqué de presse 22 octobre 2015

Bureau de presse Sabine Arman – info@sabinearman.com
01 44 52 80 80 – 06 15 15 22 24
CREATION DÉRANGER car un homme qui crie n’est pas un ours qui danse de Guy Benisty – Cie Le GITHEC
Vendredi 6, samedi 7 novembre, 20h30 Dimanche 8 novembre, 16h Salle Jacques Brel 42 avenue Édouard Vaillant Ligne 7 – M° Aubervilliers – Pantin – Quatre Chemins Tarif A : de 3 à 18€ /
Durée : 2h /
01 49 15 41 70
Le théâtre en plein coeur Le GITHEC, Groupe dʼIntervention  Théâtral et Cinématographique, créé en 1993 et basé à la Maison de quartier des Courtillières à Pantin, réunit professionnels et amateurs en vue de réaliser des oeuvres théâtrales originales avec et en direction dʼun public souvent absent des salles de spectacles. La saison culturelle de la ville de Pantin soutient cette compagnie qui partage le même combat culturel qu’elle, à savoir, décloisonner la culture afin de la rendre accessible à tous. Elle programme la nouvelle création du Githec Déranger les 6, 7 et 8 novembre 2015 à la salle Jacques Brel. Au coeur de ce que l’on nomme pudiquement « exclusion sociale », le travail de Guy Benisty envisage un théâtre puissant qui garde serré dans une même force son appétit esthétique et ses aspirations populaires. Au rythme du quotidien, ancré dans la réalité de la ville, le théâtre du GITHEC se place dans un lieu favorable à la création : à l’écoute du monde. Déranger est une création ambitieuse qui nous plonge dans l’ordinaire folie d’une unité de soins psychiatriques. Des patients des centres psychiatriques du 93, des jeunes du quartier des Courtillières, des musiciens, et des comédiens de la Compagnie partagent le plateau transformé, dans un dispositif bi-frontal, en couloir hospitalier. Les urgences se multiplient, les vies et les délires s’entrechoquent. Comme au PMU, les spectateurs doivent parier sur une course, course de rats, ici, organisée en direct sur scène, et avec chaque soir une tablette numérique à gagner. Depuis huit ans, Guy Benisty a collecté de nombreuses histoires de vies lors des ateliers réalisés avec l’Établissement Public de Santé de la Ville-Evrard et Le Centre de jour de Clichy-sous-Bois-Montfermeil. Ces rencontres l’ont mené à écrire Déranger. Un théâtre, en plein coeur des quartiers populaires, participatif et vivant, en hommage à la folie du monde et des êtres. Retrouvez toute la saison culturelle de la ville de Pantin sur www.ville-pantin.frDSC05799

Share

> Journées de Psychothérapie Institutionnelle – AMPI 2015

Tosq

 

AMPI 2015

XXIX èmes

Journées de Psychothérapie Institutionnelle

9 & 10 OCTOBRE 2015

MARSEILLE

L’UN est l’AUTRE

Altérité et soins

Curieuse place que celle laissée à l’Autre dans notre société du 21ème siècle !

Cause du « déclin national » quand il prend le visage de l’étranger, il est cause de tous nos malheurs dans la vie quotidienne, travail compris.

Toujours l’Autre fautif.

Comment sommes-nous passés de l’Altérité fondatrice du Sujet de LEVINAS, du « Je est un Autre » de Arthur RIMBAUD…à cet autre forcément dangereux, hostile dont il faut se méfier ?

Mais alors qu’en est-il de l’Identité tributaire de l’Altérité et qui ne peut se développer que par rapport à Autrui ?

Que devient la personne malade dans cette évolution de la perception de l’Autre ?

Quelle place pour cet Autre dans un protocole où il n’a rien à dire ?

Quelle place pour cet Autre attaché en « cellule » re-baptisée pudiquement CSI, chambre de soins intensifs ?

Salutaire ouvrage donc que celui de P. COUPECHOUX, « Un homme comme vous », nous rappelant notre fondamentale fraternité en humanité avec le fou.

L’humanité du fou disparaît dans l’objectivation moderne de la maladie mentale.

L’humanité du soignant disparaît dans l’exécution robotisée de tâches prescrites et codifiées dans le rôle propre du statut.

Mais l’humain résiste !

Les outils du mouvement de psychothérapie institutionnelle sont là pour re-penser le souci de l’Autre, pour réhabiliter l’Altérité…

L’Autre au centre du dispositif de soin permettra rencontre, dispute professionnelle, construction de l’hétérogène, création d’une équipe, voire d’un collectif… les conditions basales des soins aux personnes malades.

Venez donc nous rencontrer et vous disputer avec ces autres qui vous attendent

avec plaisir à Marseille…

 

Cité des Associations

93 La Canebière – 13001 Marseille

Métro Noailles (ligne 2)

Places limitées pas d’inscription le jour-même

Renseignements : AMPI Secteur 13 – Tél : 04 91 96 99 93 – alain.abrieu@ch-edouard-toulouse.fr

Chèque à l’ordre des : CEMÉA-PACA à adresser : CEMÉA-PACA – 47 rue Neuve Sainte Catherine -13007 Marseille

Tél : 04 91 54 25 36 – mcristiani@cemea-paca.org

Share

COLLOQUE AU SENAT 9/09/2015

Il n’y a pas de places pour cet après-midi. C’est une rencontre pour s’adresser aux sénateurs et parlementaires dans le cadre de la loi qui est discutée. Ce n’est pas un meeting.  Nous rendrons compte au plus vite et des textes des interventions seront mis sur le site , vous pourrez ainsi en prendre connaissance.

COLLOQUE AU SENAT –  » 39 ALERTE » 

Salle Gaston Monnerville,  Mercredi 9 septembre 2015

 organisé par Le Collectif des 39, en collaboration avec l’association HUMAPSY et le Collectif LE FIL CONDUCTEUR, sous le parrainage de Madame Aline ARCHIMBAUD, Sénatrice de Seine Saint Denis.

Programme : Continuer la lecture de COLLOQUE AU SENAT 9/09/2015

Share

> Lieu d’asile – Manifeste pour une autre psychiatrie

Sortie du livre de Thierry Najman.

Lieu d’asile
Manifeste pour une autre psychiatrie

Les mesures d’enfermement, de contrainte, d’isolement, de contention et de surveillance des patients se développent actuellement dans la psychiatrie hospitalière, colonisée par la logique sécuritaire ambiante.

Pour autant, la sécurité est-elle mieux assurée par la fermeture des portes des services de soins ? Les patients sont-ils ainsi mieux soignés ?

Thierry Najman est médecin, praticien hospitalier et chef d’un pôle de psychiatrie dans un hôpital de la région parisienne. Il a déjà publié, comme coauteur, un livre sur la psychanalyse de l’enfant Les Enjeux d’une psychanalyse avec un enfant.

Préface
Pierre Delion est médecin psychiatre, professeur à la faculté de médecine de l’université Lille-II.

Postface
Pierre Joxe est avocat, premier président honoraire de la Cour des comptes.

 

Lieu d'asile

Share

> Les Psy-causent invitent Patrick Coupechoux

Vendredi 18 septembre 2015 Centre équestre à Magrin (81) 19h 30 « Les Cavaliers du Pays Cathare » UN HOMME COMME VOUS…

AVT_Patrick-Coupechoux_7270
Est-il possible d’avoir une conception du soin qui considère celui en souffrance psychique comme un sujet à part entière et la folie comme une possibilité d’être de l’homme ? Peut-être faut-il pour cela se pencher sur les pratiques qui ont essayé d’aborder les pathologies psychiatriques non pas comme une anomalie chez l’homme mais comme étant son humanité ? Peut-on écarter d’un revers de main les acquis et convictions de la psychiatrie française depuis cinquante ans, une psychiatrie qui s’est battue pour que les patients, les résidents, délirants ou autres, ne soient pas traités comme des malades mais comme des sujets à part entière, et que le soin soit une relation ? Nous vous convions à un voyage au sein de la pratique psychiatrique de PINEL à nos jours. Tentons de mettre en évidence comment cette question sur l’humanité de la folie est une suite de rencontres… Rencontre de l’asile, rencontre des surréalistes avec les créations qu’elles soient celles des lieux de soins, de vie, de souffrance, celles d’ARTAUD, de VAN GOGH, de NERVAL….

UnknownRencontre avec tous ceux qui au sein des institutions ont tenté (tentent) de transformer le rapport au patient et à la théorie qui vise à penser la maladie psychique comme une affaire avant tout humaine. Notre affaire à tous ! Celle qui nous amène à poser la question de notre position personnelle vis-à-vis de la folie, donc de notre rejet toujours possible… Folie bien ordonnée. Folle humanité…Humanité folle. Dissipons…le trouble ! Contact : 06 14 38 06 90 Mail : lespsycausent@gmail.com Site : http://lespsy-causent.over-blog.fr/ Entrée libre, Sortez libre ! PS :Apporte un plat ou une boisson… comme toi, comme nous. Pour tous ! Avec la participation de Patrick COUPECHOUX, journaliste. Auteur du livre « Un homme comme vous. Essai sur l’humanité de la folie »

Share

> Les 39 à Jazz in Marciac

Le Collectif des 39
Avec le soutien de la Ligue d’enseignement du Gers
Proposent :

Samedi 2 Août 2014
« A ciel ouvert »
Film de Mariana Otero, 2014.

Ce film tourné au Courtil en Belgique, nous fait découvrir un lieu hors du commun, où des enfants en difficulté psychique et sociale sont accueillis. Jour après jour, les adultes essaient de comprendre l’énigme que représente chacun d’eux et inventent, au cas par cas, sans jamais rien leur imposer, des solutions qui les aideront à vivre apaisés. Ils oeuvrent à proposer un environnement qui leur permettent de s’épanouir.

Au fil de leurs histoires, « A ciel ouvert » nous ouvre à leur vision singulière du monde et permet de poser la question de l’accueil et de l’écoute de ces enfants.
Le film sera suivi d’un débat animé par Simone Molina, psychologue clinicienne et psychanalyste (Avignon) et Philippe Rassat, pédopsychiatre et psychanalyste (Cognac), en présence de la réalisatrice, Mariana Otéro.

Dimanche 3 Août 2014
« Un homme comme vous,
Essai sur l’humanité de la folie »
Patrick Coupechoux, écrivain, journaliste. 2014.

Cet ouvrage explore les sources théoriques et cliniques, politiques et poétiques d’une psychiatrie « désaliéniste ». Il montre comment le concept actuel de « santé mentale » délaisse l’humanité de la folie au profit d’une conception scientiste et gestionnaire de l’individu. Alors que la psychiatrie est aujourd’hui réduite à un protocole d’actes médicaux, où la dimension relationnelle dans le soin est négligée, cet ambitieux essai fait l’éloge d’une autre conception du soin psychique, qui considère le fou comme un sujet à part entière et la folie comme part irréductible de l’humaine condition.

Le débat avec l’auteur sera animé par Monique Thizon et Paul Machto, psychiatres et psychanalystes (Paris).

Lundi 4 août :
Chet Baker, l’Ange dissident
Patrice Charbit, psychiatre, psychanalyste.

Un jazzman blanc, un look à la James Dean, un parfum d’innocence et de fragilité, un grand séducteur, une jeunesse insolente, une voix envoutante, Hollywood aurait volontiers fait de lui une icône.
Mais voilà, le diable en personne n’aurait pas mieux sonné, et seuls la musique, l’amour et … quelques expédients comptaient pour Chet.
Charlie Parker en personne, après avoir auditionné le môme, téléphona illico à Dizzy Gillespie et Miles Davis pour leur signifier qu’ils avaient du mouron à se faire. Ce fut le début du mythe mais pas exactement celui du rêve américain…

Share

Quel avenir pour la psychiatrie ? – Samedi 17 mai 2014 – 9h00/12h30 à Reims

Forum citoyen des 39, animé par Patrick Chemla

Le forum citoyen des 39 se tient à Reims, à l’occasion des 14 èmes Rencontres de la Criée. Ouvert et libre d’accès pour tous, il est distinct des journées de formation et permet une ouverture et un débat public sur la situation de la psychiatrie et sur son avenir.

Ouverture par Adeline Hazan, Maire de Reims, sous réserve.

Philippe Bichon, psychiatre, collectif des 39, et Le fil conducteur
Christine Chaise, UNAFAM Reims
Mireille Battut, présidente de « La Main à l’Oreille »
Serge Klopp, cadre de santé, collectif des 39
Humapsy, Association de patients suivis en psychiatrie
Patrick Landman, psychiatre et psychanalyste, initiateur de l’appel « STOP DSM »
Thierry Delcourt, psychiatre et psychanalyste, vice président du Syndicat National des Psychiatres Privés.

Programme de la XIVème édition de LA CRIEE
Programme de la XIVème édition de LA CRIEE

Share

> Un homme comme vous.

Patrick Coupechoux: « La santé mentale ne soigne pas les psychotiques »
Médiapart -21 JANVIER 2014 | PAR SOPHIE DUFAU

Dans Un homme comme vous – Essai sur l’humanité de la folie, le journaliste Patrick Coupechoux démontre comment le concept de “santé mentale” exclut les grands malades psychiatriques.

Un article publié dans Médiapart, article réservé aux abonnés, présente ce livre : http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/210114/patrick-coupechoux-la-sante-mentale-ne-soigne-pas-les-psychotiques

Share

> Gaetano Benedetti

Gaetano Benedetti vient de mourir et sera enterré à Bâle le 13 décembre

Pour ceux qui ne le connaitraient pas, son œuvre importante se trouve traduite par Patrick Faugeras et publiée aux Ed ERES.
Bien sur “La mort dans l’âme” qui l’a fait connaitre en France, et aussi un très bon entretien avec Patrick Faugeras “Rencontre avec G.Benedetti” (ed ERES) qui est une excellente introduction à son œuvre.
Il a été une source d’inspiration pour nombre de thérapeutes de psychotiques, et en particulier Françoise Davoine et Jean Max Gaudillière qui en parlent abondamment dans leurs ouvrages.
Il nous laisse ses livres et son expérience à transmettre.
En hommage à Gaetano Benedetti nous publions, avec son accord, un texte de Patrick Faugeras qui constitue la préface d’un livre à paraitre chez ERES : “Entretiens sur la schizophrénie”.
Ce texte a le mérite de situer très précisément les enjeux de l’œuvre au regard du traitement de la psychose, mais aussi d’une ouverture à l’ensemble du champ psychopathologique à partir des découvertes provenant du transfert psychotique.
Patrick Chemla.

Préface
Lorsque Gaetano Benedetti quitte la clinique universitaire psychiatrique de Zurich, demeurée célèbre dans l’histoire de la psychiatrie sous le nom de clinique du Burghölzli, celle-ci bruisse encore des noms et propos des psychiatres qui, à des titres divers, y ont exercé ou y exercent encore leur talent. Continuer la lecture de > Gaetano Benedetti

Share

> COMMENT SORTIR DE LA TOUR DE BABEL ? DE L’ART ET LA MANIERE D’ETRE POLYGLOTTE EN PSYCHIATRIE

VIIIème rencontre de Maison Blanche
« à propos de la psychothérapie institutionnelle d’hier à aujourd’hui.»

E.P.S. Maison Blanche – Salle Van Gogh
6-10 rue Pierre Bayle – 75020 Paris
Métro Philippe Auguste

Vendredi 13 décembre 2013
Le mythe de la Tour de Babel peut parfois illustrer le vécu de soignants ne sachant plus quelle langue utiliser pour se faire entendre ou comment traduire les enjeux de leur clinique dans le lexique référé aujourd’hui en psychiatrie.
Quelle langue nous faudrait-il apprendre ? Et surtout qu’y gagnerai-t-on vraiment au regard de tout ce qu’elle ne traduira jamais ?
Car si nous pouvons retrouver ça et là les bribes de ce désir fou qu’eurent nos ancêtres mythiques de vouloir égaler Dieu, unis et forts d’une même langue, peut-être d’une même lecture du monde, l’histoire nous rappelle que sa réponse (celle de Dieu), certains dirent son châtiment, furent de nous obliger à Le chercher en l’autre. Dispersé sur la terre, divisé en mille langues, condamné à ne plus jamais se retrouver semblable, mais « forcé » de s’arracher à notre langue maternelle pour entendre l’Autre, autre, étranger, dans son humanité.
Si donc ce désir de recréer une langue commune universelle peut paraître louable, elle porte toujours en elle le risque de nier l’altérité en soi.
Mais alors de quoi s’agit-il en psychiatrie ? De quoi cela nous parle ? Peut-être d’une disponibilité pour entendre la singularité de « lalangue « de chacun, de sa lecture du monde et de sa jouissance. Peut-être aussi de supporter le pluriel, la conflictualité de nos équipes à l’image de nos instances (et objets) intrapsychiques et de ceux que l’on soigne, en évitant autant que faire ce peut, le clivage.
Respecter la spécificité des diverses disciplines, leurs enjeux, la subtilité de leur théorie. Entendre et se faire comprendre de l’autre, médecin, administratif, infirmier d’état ou psychiatrique, ergothérapeute, éducateur, psychologue, psychanalyste ou cognitivo-comportementaliste… Tel est l’enjeu du travail ensemble autour d’un seul et même objectif : celui de prendre soin des malades en souffrance psychique.
Quelle traduction possible des enjeux thérapeutiques aux enjeux administratifs et économiques ?
Qu’est-ce qu’une équipe soignante ou pluridisciplinaire ? Quel échange encore possible et quels outils de transmission ? D’une génération à l’autre de soignants que reste-t-il de commun à leurs formations et leurs pratiques?
Traduire et écrire, chaque langage sa saisi, de l’informatique au poétique, chaque discipline sa lecture et son écho pour ce qui est dit. Traduire et interpréter n’est-ce pas le propre de nos métiers ?
S. Benchelah
Présidente de l’ASCMB

9h Accueil des participants
9H15 Ouverture de la journée par Mme SALEM (Directrice des Soins Infirmiers)
Dr Annie MSELLATI (Présidente de la CME, médecin- chef du 23èsecteur)
Mme Selma BENCHELAH (Présidente de l’ASCMB, Psychologue sur le 7ème secteur)

MATIN
Modératrice : Selma BENCHELAH Discutant : Dr C. FROMENTIN (psychiatre 7ème sect.) 9h30 : Georges ARCHAMBAULT (Psychiatre, 22ème sect.) et Eléonore ERRAACH (Psychologue 24è sect.) : « A propos du mythe de la tour de Babel. »

10h15 : Monique ZERBIB (Psychologue 26è et 28è sect. Intervenante en IFSI) :
« à propos de la formation infirmière »
Monique OSTERMEYER (ISP au CATTP Les Cariatides, 6ème sect.) :
« La transmission en psychiatrie : terrain vague. »

11h Pause

11h15 : Equipe de l’ASCMB : « Cortexte : nouvel outil de communication ? »

12h : Aurélie TESSIER (Educatrice spécialisée. Maison relais Navarin 7ème sect.) :
« Différences entre prise en charge et prise en compte de la personne »
Elisabeth BELLANGER (Infirmière à l’HDJ du 7è secteur) :
« ISP : étranger dans son propre pays »

De 12h45 à 14h Pause Déjeuner

APRES-MIDI
Modératrice : Catherine RIFAULT (ISP, 7ème sect.) Discutant : Dr A. KLEIN (Psychiatre, 7ème sect.)
14h : Dr Brigitte OUHAYOUN (Psychiatre 23ème sect. foyer la chapelle) :
« Des mots justes pour agir »

14h45 : Patrick FAUGERAS (Psychanalyste à Alès, Gard) :
“La langue est plus pensante que nous-même  »

15h30 : Axel GAUTHIER (Psychologue au foyer La Métairie, 27ème sect.) :
« Entre asiatiques, on peut se comprendre » (la langue en terre schizophrène)

16h15 : PAUSE

16h30 : Collectif HUMAPSY
17h : Collectif des 39

Inscriptions :
Service Formation Continue : 01 49 44 40 36
formcont@ch-maison-blanche.fr

Share

ASSISES CITOYENNES pour l’hospitalité en psychiatrie et dans le médico-social, les 31 mai et 1er juin 2013 à Villejuif

Nous attendons du nouveau Gouvernement, une refondation de la psychiatrie respectueuse des principes républicains et de l’éthique soignante.

Depuis des années, une succession de lois (Plan Juppé, HPST, 5 juillet 2011…) ont attaqué la possibilité du soin psychique, aussi bien en psychiatrie que dans le médico-social. Il en est de même de la relation éducative dans un contexte de cette nature. Ce qui est vécu douloureusement par les soignants, mais aussi par les patients et leurs familles.

La prise en charge relationnelle singulière est remise en cause au profit d’un formatage imposé par l’obligation de se plier à des protocoles élaborés par les « experts » de l’HAS et autres cellules qualités. L’HAS allant jusqu’à vouloir interdire la référence à la Psychothérapie Institutionnelle, alors que c’est de ce mouvement, dans sa diversité, que sont nés le Secteur et les formations de l’éducation spécialisée.

Nous appelons donc à des Assises citoyennes basées sur les témoignages et les expériences de terrain dans les collectifs de soin et les structures médico-sociales pour construire ensemble des propositions de refondation de la psychiatrie et du médico-social inscrites dans une relance et une réinvention de la politique de secteur, dans ses liens avec la psychiatrie privée et l’ensemble des acteurs de la vie sociale.

Ces assises se tiendront les 31 mai et 1er juin 2013.
Espace Congrés les Esselières – 94800 Villejuif
Métro Léo Lagrange (ligne 7)

Demandez le programme : Programme des ASSISES CITOYENNES pour l’hospitalité en psychiatrie et dans le médico-social

Fiche d’inscription : Fiche d’inscription aux Assises citoyennes

Share

> "Intervention d'Hervé Bokobza au séminaire d'Asnières"

Le Docteur Hervé BOKOBZA interviendra dans le séminaire du secteur d'Asnières-sur-seine :

 

 

 

Le mardi 22 janvier de 10h à 12h30.

 

          Ce psychiatre a été formé à la psychiatrie à l'hôpital de Moisselles, dans lequel il est arrivé comme externe en 1972. Par la suite, il est devenu médecin directeur de la clinique de psychothérapie institutionnelle de Saint-Martin de Vignogoul.

         Hervé Bokobza a été président des états généraux de la psychiatrie en 2003. Il est l'un des fondateurs du collectif des 39 et reste actuellement parmi ses membres les plus actifs. Il est également psychodramatiste.

 

          Son intervention qui se situera au croisement de l'histoire de la psychiatrie et des concepts issus de la psychothérapie institutionnelle sera suivi d'un débat animé par le Docteur Thierry NAJMAN.

 

 

 

 

LIEU:  HÔPITAL DE JOUR Sandor FERENCZI

35, rue Robert Dupont  – 92600 ASNIERES-SUR-SEINE

 

 

Inscription obligatoire et gratuite auprès de Virginie PRIEUR

TEL: 01.41.32.24.35

Share

> De l'Inutile, de l'ambiance et des entours


 

 

DE L’INUTILE, DE L’AMBIANCE ET DES ENTOURS

 

Intervention du Dr Hervé Bokobza*

 

Vendredi 25 Janvier 2013 à 20H Mairie de Magrin (81)

 

 

Tout ces petits riens, ces trois fois rien, ces pas grands choses, ces petites attentions, ces je ne sais quoi, ces petits pas, ne constituent ils pas au final le soin en psychiatrie ?

N’est ce pas là « la moindre des choses » comme si bien défini par Jean OURY.

Ne faut-il pas plus encore construire ou reconstruire ces brefs instants pour continuer à prendre soin ?

C’est sur nous ne serons plus alors dans les nomenclatures officielles, les classifications, la certification, ni dans les prises en charge certifiées conformes ou dans les preuves biologico-scientifiques.

Il faudra nous aventurer dans l’humain, la compréhension, l’écoute, l’analyse, la singularité.

Nous pensons qu’il est encore possible à l’heure actuelle de travailler les milieux de soin pour créer des espaces de confiance avec les équipes, les patients et leur famille.

Ne passons pas à coté de ces petits riens, maintenons contre vents et marées une certaine ambiance.                                                                                                              

L’inutile, en apparence, ne serait il pas finalement le plus utile ?

* Hervé BOKOBZA, Psychiatre, Psychanalyste, ancien  médecin directeur de la Clinique Psychothérapique St Martin de Vignogoul.

 Entrée libre

Ps : Pour maintenir une certaine ambiance et prolonger notre soirée « inutile »… en apparence, il sera utile que tu apportes un petit quelque chose… à boire ou à manger !

 

  Mail : lespsycausent@gmail.com  Site : http://lespsy-causent.over-blog.fr/    

Share

> La loi HPST : oubli de l’éthique ?

La loi HPST : oubli de l’éthique ?

 

« La loi est un projet d’organisation sanitaire et non de financement. A terme, elle doit permettre de mettre en place une offre de soins graduée de qualité, accessible à tous, satisfaisant à l’ensemble des besoins de santé »

En dépit de cette affirmation dans son préambule de présentation, la loi HPST, de part sa conformité aux directives européennes, aux impératifs du système économique dominant permet-elle aux acteurs du secteur médico-social d’exercer leurs missions dans le respect de leur éthique ?

Cette question, essentielle, se doit d’être posée notamment aux associations à but non lucratif qui oeuvrent au service des personnes en situation de handicap et des personnes âgées.

Restrictions financières, convergence tarifaire, Contrats Pluriannuels d’Objectifs et de Moyens, évaluation, démarche « qualité », protocoles, et à brève échéance, marchandisation, sont autant d’éléments qui conduiront les associations, si elles ne réagissent pas, à passer du rôle de concepteur à celui de prestataire de services.

A défaut…QUID DE L’ETHIQUE ?

Journée d’échanges et de réflexion le jeudi 24 janvier 2013 – 9h à 18h – à l’Université Evry Val d’Essonne.

Renseignements : D Naels 06 71 03 95 37 – dominique.naels@gmail.com

DEROULEMENT DE LA JOURNEE

 

 9h00 : Ouverture par le Président de l’Université d’Evry et Jérome Gudej, Député, Président du Conseil général de l’Essonne

9h30 Bernard TEPER, membre du Haut Conseil de la Famille :

« Un recul critique sur la loi »

 

11h00 Thierry NAJMAN, Psychiatre des Hôpitaux, chef de pôle à l’hôpital de Moisselles :

« La qualité, nouvelle religion de la société néolibérale ? »

 

12h45/14h30 Pause déjeuner

 

14h30 Philippe NASZALYI et Daniel BACHET, professeurs à l’Université d’Evry :

« La santé, une valeur… marchande »

16h00 Roger FERRERI, Psychiatre, chef du service de psychiatrie infanto-juvénile de l’Essonne :

« Des ordonnances Juppé à la loi Bachelot »

Share

> VIèmes Rencontres de Maison Blanche … » «à propos de la psychothérapie institutionnelle d’hier à aujourd’hui»

Le secteur aujourd’hui : où ? Quand ? Comment ?

 

 

Du découpage au partage.

 

 

Plus d’un demi-siècle après la circulaire qui légitima sa conception et bien d’autres textes de lois qui l’ont suivi, qu’est devenu le secteur aujourd’hui dans l’organisation de la psychiatrie ? Que signifie-t-il encore pour les soignants ? 

Créé pour en finir avec les pratiques asilaires et promouvoir la psychiatrie « hors les murs » sur et pour un même ensemble géographique et démographique autour d’une même équipe intra et extrahospitalière, le secteur voulait rapprocher le patient de sa famille et le réintégrer autant que possible dans la cité. 

Soit, le secteur a fait ses preuves. Mais, à l’heure des programmes de soins à domicile, que reste-t-il de la part de transfert et de symbolique dans la conception du soin en psychiatrie ?

Le secteur peut-il être réduit à une conception uniquement cartographique ? Résonne-t-il comme un modèle désuet ? Ou figure-t-il un idéal impossible à atteindre mais dont on entretient passivement la nostalgie ? Ou encore fonctionne-t-il comme un mythe dont on ne cesse de s’inspirer pour nourrir sa pratique et tenter de pallier les trous qui jalonnent l’existence des patients que l’on accompagne d’un port à l’autre ?

D’île en île, de l’intra au foyer postcure, du dispensaire au CATTP ou à l’hôpital de jour, les passages semblent parfois aussi vertigineux pour les soignants que pour les patients, semés d’angoisses, de déconstructions, de pertes de préjugés ou d’illusions avant que l’on puisse créer autrement, dans un autre lieu, à une place différente au sein d’une nouvelle équipe… 

Cette journée sera l’occasion de donner la parole aux soignants autour de ces questions :

Que peuvent apporter des expériences de temps partagés ou de création d’ateliers en intra ?

Le secteur comprend différents lieux mais aussi différents acteurs s’enrichissant de nombreuses approches thérapeutiques, qui échappent souvent aux autres fonctions, en dépit de temps de réunions cliniques ou institutionnelles. Car au delà des rôles, statuts et fonctions, les places sont parfois difficiles à trouver ou à se faire… 

Que peut-on alors espérer d’espaces entre-deux où une autre écoute et une autre parole sont possibles  le temps d’une séance d’analyse de pratiques ou d’un club thérapeutique ?

Le secteur, n’est-ce pas encore créer dans chaque lieu des collaborations singulières avec les acteurs de la cité pour accueillir et intégrer au mieux les patients dans les politiques municipales ?

 

Le secteur et ses limites d’accueil : qu’en est-il ailleurs en Europe, là où justement nombre de nos usagers trouvent une terre d’asile ?

Selma Benchelah.

Présidente de l'association scientifique et culturelle de Maison Blanche.

 

 

 

6/10 rue Pierre Bayle

75020 Paris

métro Philippe Auguste

Inscriptions :

service Formation Continue

formcont@ch-maison-blanche.fr

01 49 44 40 36
Contact : selmabenchelah@free.fr
  

PROGRAMME

 

9h00 – Accueil des participants

 

9h15 – Ouverture de la journée : Nicole Pruniaux, directrice de l’EPS Maison Blanche

            et Dr Annie Msellati, présidente de la CME, chef de pôle 23ème secteur

          – Présentation : Selma Benchelah, présidente de l’ASCMB

       

Modératrice : Selma Benchelah, présidente de l’ASCMB

Discutant : Dr Jean-Jacques Le Corre, chef de pôle 26ème secteur

 

9h30 – Chloé Adad, psychologue, 26ème secteur : « Lieux de passage »

 

10h15 – Grégoire Gourragne  et Amandine Lionnet, infirmiers, 26ème secteur, titre non communiqué

 

11h00 – Pause

 

11h15 – Adam Cano Quero, psychanalyste, analyse de pratique au 22ème secteur :

« Une expérience d’équipe partagée »

 

12h00 – Guillaume Larvor, Lisa Bouvier, Valentin Bachle, éducateurs, 23ème et 11ème secteur : « Educateurs en psychiatrie, un métier, des possibles…»

 

 

 12h45 – Pause déjeuner libre

 

 

Modérateur: Dr  George Archambault, CMP Jean Dollfus, 22ème secteur

Discutant : Dr Jean Artarit, ancien chef de service 22ème secteur

 

 

14h00 – Florence Heurtaut, infirmière, 23ème secteur :

« Du tissage au métissage : Pratiques décalées intra/extra. »

 

14h45 – Serge Klopp, cadre infirmier, EPS Barthélémy Durand, Etampes : « Le collectif morsaintois : un maillage pour l’accueil de la folie dans la cité »

 

15h15 – Pause

 

15h30- Pierre Smet, psychanalyste, Service de santé mentale SAS-Bruxelles, groupe de thérapie institutionnelle – Méridien-Bruxelles :

« Regard bruxellois sur le mouvement de sectorisation »

 

16h15 – conclusion avec le Forum des 39.

  

Share

2ème festival des évadés du bocal (du 8 novembre au 2 décembre)

 

Le festival des Evadés du bocal recommence. Merdre ! 

Evènement festif et critique, il prétend bousculer quelques-uns des processus normatifs qui trament nos sociétés et leur rationalité néo-libérale. Nous voulons nous emparer du champ de la folie comme analyseur de phénomènes beaucoup plus larges qui agissent sur le lien social. Nous souhaitons rendre possible une analyse critique de ces normes afin d’imaginer d’autres manières de vivre et penser l’accueil de l’autre, l’étrange, l’étranger, y compris celui qui est en chacun de nous.

Nous sommes un collectif d’artistes, de soignants, de patients, de personnes évoluant dans le champ des sciences humaines et sociales, de citoyens. Le festival est pensé pour évoluer au cœur de la cité ; pour cette deuxième édition, il se déroulera au théâtre du Lavoir Moderne Parisien dans le 18ème, au bar le Lieu-dit dans le 20ème, à l’Espace Khiasma aux Lilas et à la librairie l’Atelier dans le 20ème.

A travers le festival, notre horizon est de produire, d’inventer du commun, des constellations de pratiques et de pensées, d’oser une marche particulière qui nous conduise à percer les murs, décloisonner, refuser l’exclusion. Nous voulons, par le biais de cette chose qu’on appelle art, fabriquer des événements qui provoquent de la convivialité, qui questionnent nos postures et nos idées reçues. Nous voulons inventer de nouvelles manières de parler et d’agir ensemble. Trouver des outils d’analyse institutionnelle et des modalités d’action collective pour faire jaillir de l’autrement possible.

SITE OFFICIEL DU FESTIVAL LES EVADES DU BOCAL

Share

>Le Collectif des 39 à Jazz in Marciac avec la Ligue de l’enseignement

Lundi 30 juillet 2012 à 14h30 : « Thélonious Monk, de la singularité à l’universel ». Avec Yves Buin, psychiatre et écrivain, auteur d’une biographie de T. Monk et Patrice Charbit, psychiatre à Montpellier, du Collectif des 39.

"Thelonius Monk à la fois universel et singulier est l'un des acteurs emblêmatiques non seulement de l'art afro- americain du vingtième siècle mais de la musique contemporaine. Pianiste et compositeur, il fut artiste exigeant tout au long de son parcours, cultivant une sorte d'ascèse musicale marquée toutefois par la jubilation et l'humour, qui le fit considérer comme le Webern noir. Son oeuvre en fait désormais un classique."

 Yves Buin

Yves Buin. Psychiatre de profession, aujourd'hui en retraite, il a choisi d’exercer son métier en milieu urbain déshérité. 

Egalement poète, passionné de jazz, il a collaboré à Jazz Hot à la fin des années 60, avec Patrice Blanc Francart, Daniel Caux ou Philippe Constantin, dans l’équipe rassemblée par Michel Le Bris qui joua un grand rôle dans l’introduction du free jazz en France. Biographe de Thelonious Monk entre autres – il conjugue travail et passion grâce à la littérature.

Son écriture, lorsqu’il ne s’agit pas d’essais psychiatriques, s’inspire des rythmes et des respirations du jazz. Rien d’étonnant donc à ce qu’il se passionne pour l’oeuvre de Jack Kerouac : le jazz était, dans Sur la Route, presqu’un personnage à part entière, et Jack Kerouac disait chercher la similitude rythmique entre jazz et écriture.

Les oeuvres poétiques d’Yves Buin sont régulièrement mises en musique… jazz bien évidemment.

Auteur de plus d’une vingtaine d’ouvrages, Yves buin a notamment écrit deux essais sur la psychiatrie, (Psychiatries, l’utopie, le déclin et La Psychiatrie mystifiée). Kerouac, publié en 2006, n’est pas le premier livre que Yves Buin consacre au plus breton des auteurs américains (il raconte la recherche de ses racines à Brest dans Satori à Paris). Il a déjà préfacé et établi l’édition d’œuvres choisies de Jack Kerouac pour Sur la route et autres romans (Gallimard, 2003) et rédigé Jack Kerouac : vendredi après-midi dans l’univers avant de se lancer dans l’écriture de sa biographie. 

Mardi 31 juillet 2012  à 14h30 : « Prendre soin… Eloge de la parole et de la créativité ». Avec Hervé Bokobza, psychiatre à Montpellier et Simone Molina, psychanalyste, Avignon, membres du Collectif des 39. Débat animé par Sophie Dufau, journaliste à Médiapart.fr

« Au cours des cinq dernières années, les personnes en souffrance psychique ont été particulièrement stigmatisées. La politique sécuritaire a malmené la psychiatrie en renforçant les mesures d’enfermement. La loi du 5 juillet 2011 sur "les soins sans consentement", y compris à domicile, a gravement accéléré le déclin des pratiques humanistes de nombre d'équipes professionnelles au profit d’une dérive techniciste  prônant l'isolement et la contention comme seule réponse à ces souffrances. 

Au lieu d’un débat sur l'organisation des soins et d’un renforcement de la politique de secteur psychiatrique demandée par les soignants, nous avons assisté à une mise en cause des professionnels afin de masquer la bureaucratie et le tout-gestionnaire des hôpitaux ainsi que les carences dans le domaine des soins de l'enfance et de l'adolescence comme dans d'autres champs du social. Cette mise en cause a favorisé des affrontements alors que c'est le débat et le dialogue qui s'imposent sur ces questions complexes. 

La nouvelle donne politique va-t-elle ouvrir enfin des espaces de dialogue, de débats pour refonder une psychiatrie où l'accueil et l'hospitalité seraient au coeur même du dispositif de soins ? 

La culture, la création, les activités artistiques, qui font encore partie du dispositif thérapeutique dans certains lieux de soins du fait de la détermination des équipes soignantes et des personnes accueillies, pourront elles avoir la place qu'elles méritent ? 

Tels sont les enjeux que le Collectif des 39 — associant professionnels, patients et entourage — veut porter dans le débat public ».

Mercredi 1er août 2012 à 14h30 : Projection du film « Les Voix de ma sœur », de Cécile Philippin. Débat avec la réalisatrice, Yves Gigou, infirmier et formateur, ( Villejuif 94) et Paul Machto, psychiatre, (Montfermeil 93) membres du Collectif des 39. Débat animé par Sophie Dufau, journaliste à Médiapart.fr

« Les voix de ma sœur » est un portrait et un témoignage. Il prend la forme d’un journal intime à plusieurs voix :
- celle d'une patiente, décrivant avec lucidité sa pathologie, 
- celle de sa famille combattant la culpabilité et le déni, 
- celles de ses soignants de l'hôpital Saine Anne à Paris.

Ce document a vocation de dé-stigmatisation des personnes souffrant de troubles schizophréniques et de sensibilisation au travail des familles et des soignants.

Les voix de ma sœur n’est pas un documentaire sur la schizophrénie, un énième qui montrerait combien la maladie psychique est dure, est triste, chronique, presque sans espoir…Ce film est la déclinaison des modes de la liberté humaine, y compris dans la folie qui l’excède. C’est un éloge de la parole et de ses effets. Dr Philippe Lavergne »

avec Paulette, Valérie et Hélène Philippin, Pr Jean-Pierre Olié, Odette Forestier, SHU Sainte Anne, Unafam 92, Gem des 4 Communes.

Tournage : février – octobre 2011- durée : 49 minutes.

Share