Archives de catégorie : Communiqués des 39

SOUTIEN AUX EQUIPES DU SECTEUR D’ASNIERES

Communiqué du Collectif des 39 – 24 Juin 2021

La psychothérapie institutionnelle se donne pour mission d’ouvrir un espace de vie où puisse se déployer un soin psychiatrique singulier fondé sur la circulation de la parole et des corps. Cette pratique se soucie de la qualité des relations inter personnelles, elle prend en considération le présent mais aussi le passé et l’histoire à venir des patients.

L’équipe du Secteur d’Asnières s’inscrit dans cette longue tradition de soignants qui continuent à la faire exister et qui – même en temps de crise sanitaire – se sont démenés pour ces convictions humanistes en luttant contre la privation des libertés des patients mais aussi des soignants.

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Fichiers de la nuit sécuritaire

En ce début d’année 2021, et comme tous ceux qui manifestent ce jour, le Collectif des 39 se « réjouit » d’une toute nouvelle mouture, préparée par nos gouvernants, du fichier national de « personnes ayant des activités susceptibles de porter atteinte à la sécurité publique et à la sureté de l’État » en y introduisant les « données de santé révélant une dangerosité particulière ». C’est une folle avancée vers la « sécurité globale » de l’humanité !

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OUI À LA VIE ! NON A LA TECHNOCRATIE !

TRIBUNE du Collectif des 39       1er mai 2020

Jusqu’à quand les graves défaillances subies par les patients et les soignants de la part des Agences régionales de santé (ARS) et de la Haute autorité de santé (HAS) vont-elles continuer ? Elles n’ont cessé de nous alerter et nous font vivre un drame humain aujourd’hui.

Dès le début de la pandémie de COVID, l’inaction de ces agences d’état a dramatiquement privé les soignants de moyens de protection, de matériels adéquats et de tests de dépistage. Sans ces moyens, c’est la perte d’efficacité d’une prévention des risques de contagion pour tous.

Nous avons ici la triste preuve de l’incompétence de ces technostructures, de leur immobilisme et de leur suffisance autocratique. Elles ont bridé voire interdit de nombreuses actions locales. Elles ont empêché l’initiative de médecins, de biologistes, de chercheurs soucieux de déployer un dispositif de crise hors norme. La solidarité et le savoir-faire des soignants et des travailleurs sociaux, avec leurs forces de proposition sur le terrain, ont renversé les logiques de ces agences technocratiques hors-sol.  Continuer la lecture de OUI À LA VIE ! NON A LA TECHNOCRATIE !

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Pédopsychiatrie – Menace sur les CMPP en Nouvelle-Aquitaine

Collectif des 39         28 février 2020

Une vive réaction des professionnels de terrain, de leurs partenaires et des familles d’enfants concernés a été provoquée par le Cahier des charges régional des CMPP en Nouvelle-Aquitaine, transmis en fin d’année dernière.

Les CMPP, où travaillent ensemble, depuis des décennies, des pédopsychiatres, des psychologues, des pédagogues, des orthophonistes, des psychomotriciens … proposent aux enfants de 0 à 20 ans et à leur famille, un accueil et un soin individualisés, qui tendent à prendre en compte leur parcours psychique dans toutes ses dimensions (médicale, développementale, et psycho-sociale…).

Les CMPP (tout comme les CMP enfants) reçoivent, sans à priori, toutes les familles qui les contactent, le plus tôt possible après qu’elles en aient fait la demande. Ces centres ont malheureusement subi des baisses importantes du nombre de professionnels au cours des dernières années, des structures ont été déplacées, fermées… et les listes d’attente se font alors de plus en plus longues. C’est une nouvelle attaque que subissent les CMPP en Nouvelle-Aquitaine : Continuer la lecture de Pédopsychiatrie – Menace sur les CMPP en Nouvelle-Aquitaine

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APPEL POUR LE MAINTIEN DE LA PLURALITE DES APPROCHES SCIENTIFIQUES

Collectif des 39,   le 15 novembre 2019

Nous, citoyens réunis autour et dans le Collectif des 39 – que l’on soit (ou non) analysants, patients, ex-analysants, familles de malades, psychanalystes, psychiatres, psychologues, infirmiers et soignants d’autres disciplines, enseignants, chercheurs, artistes… – nous défendons avec force, l’enseignement et la place de la psychanalyse et des sciences humaines dans la formation en médecine et en psychiatrie, dans l’enseignement des psychologues, et des autres intervenants dans ces domaines.

Nous nous insurgeons contre l’attaque massive de notre culture, riche des sciences humaines et de la psychanalyse, dont elle s’est toujours nourrie et qu’elle a fortement influencées en retour. Nous soutenons que l’apport psychanalytique a pu contribuer à ce que nous sommes en tant que professionnels et, ou, en tant que sujet.

Nous refusons l’orchestration du rejet, du déni voire de l’éradication de cette approche de l’humain dans notre société, dans ses institutions, y compris dans l’enseignement. La psychanalyse a toujours été mise à l’index à partir du moment où une chape d’idéologies despotiques commençait à se refermer sur les libertés et le pluralisme d’une société, y compris pluralisme scientifique. Continuer la lecture de APPEL POUR LE MAINTIEN DE LA PLURALITE DES APPROCHES SCIENTIFIQUES

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LA CONTENTION N’EST PAS UN SOIN – Lettre ouverte à Madame Buzyn et Monsieur Bellivier

LA CONTENTION N’EST PAS UN SOIN – Fil conducteur

Lors d’un colloque organisé au sénat, en septembre 2015, en présence de plusieurs parlementaires des deux assemblées nous avons initié une pétition NON À LA CONTENTION.
Nous affirmions entre autre dans ce texte que la contention n’est pas un soin comme le précisera ensuite l’Article 72 Isolement et Contention de la loi de santé du 26 janvier 2016.
Le psychiatre décide de céder sur sa fonction soignante et de mettre un patient en contention quand l’équipe soignante est débordée par l’agitation de patients en crise, dans un contexte de tensions relationnelles, avec un sentiment d’insécurité face à des manifestations bruyantes et parfois inquiétantes.

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Communiqué du 14 Janvier 2019

Cela fait dix ans et c’est pire encore !

Un soir de décembre 2008, 39 professionnels de la psychiatrie se sont retrouvés en urgence après le discours sécuritaire tenu à l’hôpital d’Antony par le président de la République de l’époque. Psychiatres, psychologues, infirmières, travailleurs sociaux, éducateurs, exerçant dans le public, le libéral, l’associatif, aucun des participants de cette soirée ne pouvait imaginer qu’un collectif allait se créer et qu’il serait toujours en mouvement 10 ans plus tard.

Le collectif des 39 rédigea en réaction, un appel « Contre la Nuit Sécuritaire » qui eut un immense retentissement public en recueillant l’adhésion de près de 40.000 personnes, soignants, patients, et de très nombreux autres citoyens ; une manifestation de soutien inattendu pour cette question sociale et culturelle, l’accueil de la folie et des personnes malades. Notre mouvement a été également soutenu par un nombre important d’artistes, intellectuels et gens de culture.

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Soutien à la Journée nationale de la Psychiatrie du 22 janvier 2019

 Soutien au 22 janvier 2019 !

Réunis ce jour de solstice d’hiver – 10e depuis sa création – les membres du Collectif des 39 soutiennent et appellent vigoureusement à participer à la Journée nationale de la Psychiatrie du 22 janvier 2019 à Paris, à 11:00 Place de la République, et de s’y manifester sous quelle que forme que ce soit.

Cette action rapproche les mobilisations des soignants de « Pinel en lutte » d’Amiens, des « Perchés » du Havre, des « Blouses noires » du Rouvray, des « PPU » de Paris, et toutes les autres actions qui se sont déroulées ces derniers mois dans les Secteurs psychiatriques d’un côté, et la mobilisation du champ social et médico-social de l’autre. 

Nous pensons que cette journée devrait servir d’accélérateur au combat visant à pouvoir accueillir et soigner dignement les patients, au combat pour les formations spécifiques et diversifiées, au combat contre la déshumanisation et les maltraitances qui envahissent les pratiques actuelles en psychiatrie, médico-social et social, et plus largement l’existence quotidienne des citoyens. Les causes sont communes !

Paris, le 21/12/2018

Collectif des 39

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ARNAQUE en vue : le plan BUZYN – Aucun espoir d’être mieux soignés pour les patients en psychiatrie

Communiqué de presse – Collectif des 39

ARNAQUE en vue : le plan BUZYN

Aucun espoir d’être mieux soignés pour les patients en psychiatrie

La mobilisation exceptionnelle et inédite des soignants depuis cet été, a témoigné de l’asphyxie de la psychiatrie et permis que le manque de moyens humains soit unanimement reconnu.

Plus personne ne peut ignorer :

  • La dégradation de l’hospitalité et des soins dus aux patients : augmentation du recours à la contrainte, hypermédication, suivi rendu impossible, délais d’attente inacceptables
  • Le désespoir des infirmiers contraints à des pratiques contraires à leur éthique et dénaturant le sens de leur métier
  • La détresse des patientset de leurs familles devant la banalisation des pratiques archaïques de contention et d’isolement

Aux dires de la ministre et du lobbying d’un courant de pensée en psychiatrie, non seulement cette situation serait la conséquence de l’insuffisance du rattachement de la psychiatrie à la médecine, mais encore, tout serait résolu si les maladies psychiatriques étaient considérées et traitées comme « des maladies comme les autres » ! Continuer la lecture de ARNAQUE en vue : le plan BUZYN – Aucun espoir d’être mieux soignés pour les patients en psychiatrie

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Suite aux déclarations de Mme Buzyn, ministre de la santé

Le collectif des 39 ne comprend pas comment vous pouvez préconiser 12 mesures aussi éloignées de la réalité de l’intenable quotidien des personnels hospitaliers et de l’indigne condition d’accueil des personnes hospitalisées.

Est-ce du déni, du mépris, ou une méconnaissance technocratique qui vous amène à préconiser un stage en psychiatrie aux futurs généralistes en voie de disparition qui ont déjà bien du mal à recevoir leurs patients.

Qui vous amène à demander la mise en place d’indicateurs de qualité et de recommandations de bonnes pratiques qui laissent à entendre que les équipes de professionnels manqueraient d’efficience et seraient dans l’incapacité de trouver les organisations adaptées. Et, alors que nous sommes noyés depuis 2005 sous les questionnaires qualité, sous les certifications toujours plus gourmandes de procédures, de fiches et d’objectifs déconnectés de la réalité du cœur de notre métier à toutes et tous, le soin, l’écoute, la relation humaine, les bonnes pratiques se décréteraient-elles en dehors de la rencontre singulière avec la personne en souffrance ? Continuer la lecture de Suite aux déclarations de Mme Buzyn, ministre de la santé

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Un communiqué du Collectif des 39 à propos de la disparition programmée des Conventions Collectives du médico-social.

Le collectif des 39 est très inquiet des menaces de disparition des conventions collectives qui régissent actuellement les établissements associatifs du social, du médico-social et du sanitaire privé.

Ces conventions collectives, essentiellement celle dite de 66 et celle dite de 51 en fonction de leur année de création, sont en effet menacées par la mise en place des CPOM (Contrat Pluriannuel d’Objectifs et de Moyens), entités administratives et gestionnaires qui se généralisent partout dans le médico-social à marche forcée sous la pression des A.R.S (parallèlement à la mise en place des G.H.T dans le cadre du service public).

En effet l’article 50 du futur Projet de financement de la Sécurité sociale ( PLFSS ), spécifie que les conventions collectives des établissements regroupés dans les CPOM ne seront plus opposables aux décisions et pratiques de ces derniers puisqu’étant de nouvelles entités juridiquement distinctes.  Continuer la lecture de Un communiqué du Collectif des 39 à propos de la disparition programmée des Conventions Collectives du médico-social.

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Communiqué du 25 novembre 2017

Le collectif des 39 salue la mise en ligne de la pétition « Le TDA/H me fâche ! », qui s’inscrit dans le mouvement actuel de prise de conscience des familles et des professionnels du soin et de la santé mentale face aux enjeux de la politique de l’enfance.

Les concepteurs et signataires de cette pétition attirent l’attention sur la question de la validité de ce diagnostic, sur les risques du traitement médicamenteux et sur la présence d’instructions diagnostiques sur un site de l’Education nationale.

Le Collectif des 39 a déjà débattu des questions de l’enfance, notamment lors des assises du sanitaire et du médico-social en 2013 (http://www.collectifpsychiatrie..fr/?p=6869). L’élaboration d’une réflexion a continué en novembre 2014, lors d’un grand forum rassemblant familles, professionnels, citoyens, artistes (https://www.collectifpsychiatrie.fr/?p=7365), puis lors d’un colloque au Sénat en 2015 (https://www.collectifpsychiatrie.fr/?p=7835) et  en octobre 2016 avec le Meeting «Enfance effacée, Résister, Inventer » pour alarmer  sur l’inhospitalité des pratiques prescrites (https://www.collectifpsychiatrie.fr/?p=8317).

D’autres professionnels ont fait de même (pétition « TDA-H : une dangereuse surmédicalisation ? », http://www.stopmedikids.org), afin de contrer la tendance actuelle qui vise à évacuer la dimension psychique, relationnelle et multifactorielle des perturbations de l’attention et de la psychomotricité chez les enfants, qui amène ainsi à « oublier » la possibilité d’un soin psychothérapeutique.

Nous tenions à dénoncer plus précisément le management actuel des soins aux enfants et familles en difficultés. Management organisé par les injonctions de la Haute Autorité de Santé (Recommandation de bonne pratique, décembre 2014), relayées sur l’ensemble du territoire par les Agences Régionales de Santé, et appliquées in fine par les Maisons Départementales des Personnes Handicapées dans le cadre de l’Education nationale. Les MDPH sont les rouages institutionnels qui, en triant bureaucratiquement (sur dossiers) les populations, classent et stigmatisent chaque jour un plus grand nombre d’enfants et de parents, pour une école dite « inclusive ».

En rappelant ces initiatives nous souhaitons œuvrer dans le sens d’une convergence des forces des professionnels,  des familles et des citoyens, pour une meilleure hospitalité pour l’enfance et, plus généralement, contre une « nouvelle psychiatrie » réduite au traitement bio-éducatif des souffrances psychiques.

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Jack Ralite est mort le 12 novembre

Nous venons d’apprendre avec émotion le décès de Jack Ralite. Le collectif des 39 « Quelle hospitalité pour la folie ? »  tient tout particulièrement à lui rendre hommage.

Nous saluons son parcours de militant, et pour ce qui concerne la santé, son travail de ministre initiateur du Rapport Demay – « Une voie française pour une psychiatrie différente » – à la suite de son discours profondément humain et désaliéniste le 12 octobre 1981 à la  préfecture de  Rouen. Ce rapport novateur proposait un dépassement de l’hospitalo-centrisme par des établissements locaux de santé mentale. Il posait clairement le secteur comme un outil de soin géré sur le territoire, là où se déroulent des négociations et des élaborations démocratiques en fonction des besoins des populations et de leurs évolutions. Le soin psychiatrique était placé dans sa dimension désaliéniste et de psychothérapie institutionnelle.

Chacun garde en mémoire ses interventions aux côtés de notre collectif depuis sa fondation en décembre 2008 SAM_1249

Il faut l’avoir entendu dans les meetings des 39 et dans d’autres lieux des pratiques de la folie

Il faut l’avoir entendu parler de son rapport à la culture et du rapport de la culture à l’émancipation.

Il faut se rappeler qu’il disait à propos du ministère de la culture que les affaires de l’esprit avaient laissé la place à l’esprit des affaires.

Assurément une pensée et un soutien qui manqueront.

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Communiqué du 28 septembre 2017.

Vendredi 29 septembre, à l’Université Paris-Ouest Nanterre, se tiendra une conférence intitulée « TDAH et accès aux soins » sous le patronage des plus hautes autorités de l’état. Comment ne pas s’interroger, tout d’abord, sur les raisons du soutien accordé par le Ministère des Solidarités et de la Santé à cette conférence, lorsque celle-ci est largement investie par les laboratoires pharmaceutiques – et ceci au sein même d’une université publique ?

Médecins, universitaires et laboratoires pharmaceutiques ont répondu à l’invitation faite par l’association « HyperSupersTDAH France ». Ils soutiennent une reconnaissance univoque d’une nouvelle maladie : le TDAH (trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité) considéré comme un handicap qu’il convient de diagnostiquer au plus tôt – notamment dans le cadre scolaire – et de traiter dans la foulée. Face à l’agitation, le traitement préconisé est la prescription d’un dérivé amphétaminique, chez l’enfant le méthylphénidate (Ritaline, Concerta, Quazim…) au mieux accompagné d’une psychothérapie de type cognitivo-comportemental.  Continuer la lecture de Communiqué du 28 septembre 2017.

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Suite aux propos du ministre de l’Intérieur sur les terroristes et la psychiatrie.

Le Collectif des 39 tient, à son tour, à s’exprimer aux côtés de nombreuses réactions indignées suite aux propos du ministre de l’Intérieur sur les terroristes et la psychiatrie.

Ce n’est pas la première fois qu’un homme politique a exprimé une vision insoutenable de la psychiatrie. Le tollé des réactions des professionnels de soin, de leurs représentants et de la société civile ont rapidement déconstruit l’amalgame qui – sans réussir à disqualifier l’adversaire politique – a à la fois stigmatisé les patients psychiatriques, choqué leurs proches et semé le doute sur l’intégrité et le vrai rôle thérapeutique des soignants.

La réaction et la mise au point du ministère de la Santé ont été attendues comme inéluctables. La tentative d’embrigader la psychiatrie dans une bataille qui n’est pas la sienne semble à ce jour neutralisée. Il nous apparaît toutefois que le temps est venu de faire appel au ministre de l’Intérieur pour qu’il dissipe lui-même l’effet collatéral, préjudiciable pour la psychiatrie, de cette malheureuse tentative d’y découvrir une arme pouvant prévenir les actions terrorisantes de l’extrémisme politique. Car de tels discours, dans l’Etat d’urgence et dans le climat de  peur, pourraient aller jusqu’au crime, comme le meurtre récent d’un patient en pleine rue vient de le démontrer.

Nous constatons que suite aux propos du ministre de l’Intérieur des positions concordantes se sont exprimées. Elles résonnent avec les efforts de notre collectif et de nos partenaires à œuvrer pour une convergence des positions quant à l’état actuel de la psychiatrie et de la pédopsychiatrie en France. Nos inquiétudes sont confirmées par le constat récent, implacable, de la mission de la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Adeline Hazan, qui démontre que – au delà de la diminution de moyens – la psychiatrie traverse une crise éthique, favorisant des concepts qui exacerbent des mesures sécuritaires, des pratiques de contention et un non respect trop fréquent des droits des patients.

C’est cette crise que la psychiatrie doit chercher à surmonter, au lieu d’être victime collatérale des attaques qui ne lui sont pas destinées.

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Communiqué à propos de Fort Boyard. Stigmatisation ?

Vous avez dit stigmatisation ?

Stigmatisation ?

Le jeu télévisé, miroir d’une société de compétition, Fort Boyard nous donne à voir depuis la reprise de l’édition 2017 une nouvelle épreuve appelée « Asile », un candidat camisolé doit tenter de sortir d’une cellule capitonnée. Des voix se sont élevées pour dénoncer une « stigmatisation » de la psychiatrie et reprocher à Fort-Boyard d’inquiéter les jeunes qui auraient besoin de consulter, comme si ce n’était pas la réalité de l’usage de la contention qui est effrayante.

Notre collectif a organisé un colloque au Sénat le 9 septembre 2015 pour demander l’interdiction de la pratique de la contention, alors que la loi dite de Modernisation du système de santé en discussion au même moment, ne prévoyait que d’introduire la traçabilité de ces pratiques. L’appel issu de cette journée « Non à la contention », a recueilli près de 10000 signatures, et peut encore être signé en ligne :

ICI

Nous savons que ces pratiques se sont multipliées en particulier après le discours du président de la République à Antony en décembre 2008, et nous ne cessons depuis de multiplier les réflexions sur ces faits. Plusieurs articles de presse ont abordé la question de la mise en isolement trop systématique et la contention comme moyen banalisé et fréquemment utilisé. Adeline Hazan, contrôleure générale des lieux de privation de liberté a à maintes reprises dénoncé ces faits. Nous savons que ce que nous qualifions de dérives de la psychiatrie n’est pas toujours entendu là où nous posons la question : à savoir que l’accueil de la personne en souffrance psychique demande avant tout une relation de confiance qui ne peut se constituer dans un rapport de force. La contention n’est pas et ne peut pas être un soin, quelle que soit la situation même exceptionnelle, de son utilisation. Toutes les observations cliniques et les expériences des professionnels démontrent que l’isolement répété et la contention sont des violences ajoutées à la violence de la souffrance des personnes. Les récentes recommandations de la HAS encadrent ces pratiques et sans doute limiteront les abus, mais paradoxalement n’interrogent pas leur fondement, donc les autorisent. Or une des questions essentielles de la psychiatrie, du soin, est celle de l’assujettissement du malade au pouvoir du soignant, car la folie pose avant tout la question de la liberté et du vivre ensemble.

On s’offusque de la stigmatisation médiatique mais pas des pratiques inadmissibles. Ce sont ces pratiques qui doivent être interrogées dans les équipes avec le concours des patients et des familles.

Le Collectif des 39

Sur le même sujet, lire le texte de l’association HumaPsy « Réponse aux producteurs de Fort Boyard qui n’ont toujours pas compris où est le problème ».

ICI

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Communiqué du 25 mars 2017 À propos des recommandations de la Haute Autorité de Santé Sur la contention en psychiatrie.

Dix mille personnes (soignants, soignés, parents, citoyens) ont signé l’appel lancé par le collectif des 39 dénonçant les pratiques de contention physique en psychiatrie (*).

Les contrôleurs des lieux de privation de liberté (Mr Jean Marie Delarue, puis Mme Adeline Hazan) ont constaté, évalué et dénoncé à leur tour ces pratiques d’un autre âge, aussi inacceptables que traumatisantes pour des patients en grande difficulté.

La H.A.S. vient de publier un guide de bonnes conduites, limitant ces pratiques qui devraient être sévèrement encadrées.

Une grande avancée disent certains, un moindre mal disent d’autres.

Mais de ces  recommandations peut naître le pire : la banalisation instituée de ces pratiques par la confirmation qu’il serait souhaitable de les utiliser «  à certains moments »,  sans s’interroger sur ce qui a conduit au retour de ces pratiques, à cette régression.

Le collectif des 39 maintient que ces pratiques doivent disparaître et que leur existence, ne serait-ce qu’a-minima , interdit de poser les vrais enjeux que pose l’accueil des personnes en détresse psychique : quelle conception de la souffrance, quels moyens, quelle formation?

Pour cela le gouvernement doit prendre ses responsabilités : arrêter d’organiser le saccage de la psychiatrie publique. Mais les soignants doivent aussi prendre les leurs : refuser, penser, agir pour sortir des impasses de la soumission ou de l’impuissance ; ou encore de la croyance en des théories sur-médicalisées où la complexité du fonctionnement psychique fait place à des raisonnements binaires incompatibles avec les spécificités du psychisme humain.

La confusion entre contention (attacher, sangler) et isolement thérapeutique, parfois nécessaire, est entretenue et rend difficile le grand débat éthique nécessaire à tout soin en psychiatrie. Pourquoi ? Comment ? Que se passe-t-il ? sont les questions incontournables qui devraient permettre, si elles étaient réellement soutenues, posées et pensées,  d’abolir des pratiques qui bafouent la dignité humaine,  tant pour celui qui les subit que pour celui qui les applique.

http://www.hospitalite-collectif39.org/?NON-A-LA-CONTENTION

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VERS UN SOLSTICE D’HIVER POUR L’AUTISME EN FRANCE ?

Communiqué du Collectif des 39 sur les inspections des hôpitaux de jour.    Le 21 décembre 2016,  Le Collectif des 39

Qualifiées de « visites » en Ile-de-France, la vague des « inspections » des hôpitaux de jour pédopsychiatriques en cours sur le territoire français est-elles une dernière onde de choc d’un coup de force des lobby, désormais écartés des cabinets des pouvoirs publics ?

Le rejet le 8 décembre dernier par l’Assemblée nationale de la « Résolution Fasquelle », signe-t-il le tournant dans le traitement politique glaçant de la question de l’autisme en France ? Les 89 députés parmi ceux qui ont initié ce texte, ont-ils réalisés la manipulation dont ils ont fait l’objet, au point de décider finalement de ne pas voter eux-mêmes le texte ?! Ils auraient pu être éclairés bien plus tôt !

En effet, au printemps dernier, les familles et les professionnels de ce champ ont dénoncé le ligotage du Secrétariat d’Etat chargé des personnes handicapées par un lobby de « la seule méthode ». Après l’intervention du Président de la République, les personnes avec de grossiers conflits d’intérêt ont été écartées de l’entourage de Ségolène Neuville. Le ton que celle-ci a pris le 8 décembre en s’adressant dans l’hémicycle à ceux des députés qui relayaient encore ce lobby marchand et anti-service public, reflétait-il la force de son humiliation ? Continuer la lecture de VERS UN SOLSTICE D’HIVER POUR L’AUTISME EN FRANCE ?

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ASSEZ !

Déjà en juin 2013 nous lancions un appel avec plusieurs dizaines d’associations et organisations pour demander la suppression de la recommandation de l’HAS et la nécessité impérieuse d’un autre plan autisme. (http://www.hospitalite-collectif39.org/?-APPEL-DES-1000-JUIN-2013-).  Cet appel a été signé par 7835 personnes .

 Le député Daniel Fasquelle, suivi par près de la moitié des députés du groupe LR réitère son acharnement contre la diversité des pratiques et le libre choix des parents et des patients par une proposition de résolution (n° 4134) qui sera présentée au Parlement le 8 décembre 2016. Continuer la lecture de ASSEZ !

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Communiqué de presse Collectif des 39 – Groupe Enfance –

Le Collectif des 39 est inquiet et en colère face à l’évolution de nos sociétés, avec l’affaissement permanent des systèmes de solidarité publiques.

Le groupe Enfance de ce collectif organise un meeting poétique et politique intitulé   « Enfance effacée..? Résister, Inventer! ».

Ce meeting aura lieu le dimanche 16 octobre 2016 de 9h à 18h à la Parole Errante à Montreuil, 9, rue François Debergue (Métro Croix de Chavaux).

L’entrée est libre et gratuite.

L’objet de cette journée est de dénoncer la logique gestionnaire qui entame la liberté de penser et d’agir, particulièrement dans le champ de l’enfance. Nous apporterons aussi le témoignage de la force, de la beauté et de l’intelligence d’autres pratiques qui respectent l’imaginaire et le temps de l’enfance.

Avec ce meeting nous voulons amplifier les solidarités, tisser des liens entre les mouvements individuels de résistance à la mise à mal de nos métiers, à la disparition tendancielle, dans les eaux glacées du calcul égoïste, de ce qui construit l’humain.

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Le Collectif des 39 soutient le mouvement de mobilisation à l’EPS de Ville Evrard

Le Collectif des 39 soutient le mouvement de mobilisation à l’EPS de Ville Evrard contre son intégration forcée dans un GHT.

BadgeLes GHT[1] ont pour seul objectif de restructurer l’ensemble des hôpitaux pour dégager les milliards d’économie devant financer le « Pacte de responsabilité ».

Dans ce mouvement les moyens (humains et budgétaires) de la psychiatrie vont dans un premier temps être redéployés vers la MCO.

C’est à terme la remise en cause d’une psychiatrie de Secteur fondée sur les principes de proximité et de continuité des soins.

Il s’agit de passer d’une clinique visant à soigner un sujet en souffrance au traitement de troubles et à la normalisation des comportements et des populations.

Certes, aujourd’hui la manière dont fonctionne le Secteur et dont sont soignés les patients ne nous satisfait pas. C’est pourquoi nous appelons à refonder la psychiatrie de secteur en replaçant le sujet au cœur du soin.

Cela suppose des moyens budgétaires et humains (en nombre et en compétences relationnelles psychothérapiques) accrus, particulièrement à Ville Evrard dont la dotation par habitant est nettement inférieure à la moyenne régionale

Cela suppose de rétablir une formation spécifique pour tous les soignants (psychiatres, infirmiers, psychologues,…) permettant d’appréhender le fait psychopathologique et la complexité des prises en charges.

Le Collectif des 39 s’engage à tout mettre en œuvre pour relayer votre action et mobiliser les professionnels, les patients, les familles, les citoyens pour la défense et la refondation d’une psychiatrie humaniste.

[1] Concernant notre analyse des GHT, voir le communiqué ICI

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COMMUNIQUE DES 39 SUR LA MISE EN PLACE DES GHT

NON A LA LIQUIDATION DE LA PSYCHIATRIE DE SECTEUR !

Le Collectif des 39 a pris connaissance des nouvelles dispositions de la loi de Santé votée le 17 Décembre 2015 et en particulier de l’article 69 précisant la mise en place des Groupements Hospitaliers de Territoire. Cet article 69 non spécifique de la psychiatrie, vient pulvériser les illusions que le ministère avait pu semer pour faire croire qu’il préserverait la politique de secteur. Il va de fait restructurer sous prétexte de modernisation l’ensemble du tissu hospitalier (psychiatrie et MCO) dans un but évident de coupes budgétaires drastiques.

Nous rappelons que notre Collectif soutient le projet d’une psychiatrie fondée sur des valeurs d’hospitalité pour la folie. Nous avons tenu avec les CEMEA dans cette intention des Assises de la psychiatrie et du médicosocial en 2013, et nous avons participé à toutes les discussions initiées par le député Denys Robiliard chargé de mission pour la psychiatrie par Marisol Touraine. Nous avions lors d’un meeting réunissant 600 personnes le 1° Novembre 2014 à Montreuil, rappelé que le projet de loi était très loin des attentes exprimées lors des Assises par les professionnels, les patients et les familles. Nous aurions souhaité une loi-cadre en psychiatrie rappelant les spécificités de ce champ qui ne saurait se réduire à une approche biologique, mais suppose une ouverture vers les sciences sociales, la psychanalyse et la psychothérapie institutionnelle. Et plus généralement toute approche qui permette de penser et de prendre soin de la complexité de la vie psychique. Continuer la lecture de COMMUNIQUE DES 39 SUR LA MISE EN PLACE DES GHT

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Communiqué de presse – La sangle qui attache tue le lien humain qui soigne

Le colloque que nous avons organisé le 9 septembre 2015 au Sénat « 39 Alerte !» a rencontré un grand succès, la salle G. Monnerville était comble, nous avons refusé beaucoup de gens.

Aline Archimbaud et Evelyne Yonnet, sénatrices, Jean-Pierre Sueur, sénateur, ainsi que Denys Robiliard, député étaient présents.Trois temps pour interpeller les élus, d’où le titre « 39 Alerte!».
La table ronde sur l’enfance alerte sur un paradoxe, le soutien de façade du secteur, par le ministère de la santé, accompagné de Continuer la lecture de Communiqué de presse – La sangle qui attache tue le lien humain qui soigne

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> Communiqué suite aux discours de Ségolène Neuville

COMMUNIQUE DU COLLECTIF DES 39

18 avril 2015

Nous venons de prendre connaissance des deux interventions de Mme Ségolène Neuville, Secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion, du 8 avril aux 2èmes Rencontres parlementaires sur l’Autisme et du 16 avril au Comité national Autisme.

Après en avoir largement discuté avec des professionnels du terrain, du champ sanitaire, du champ médico-social, de l’Education nationale et des familles et leurs représentants, nous dénonçons dans ces deux discours :

– La transformation des recommandations non opposables de la HAS en injonctions, assorties de mesures de contrôle contraignantes et de menaces de rétorsion financière.

– L’emploi dans ce contexte du terme « vertueux » à propos des établissements qui se soumettraient à ces injonctions n’est pas sans nous renvoyer à un sombre passé.

– L’obstination dans une pensée unique par le recours – que nous jugeons dangereusement réductionniste – à une seule approche du soin des autismes et de la formation des divers professionnels, en ne tenant aucun compte de l’expression du choix des familles.

Par ces choix politiques Mme Neuville masque l’absence décisive de moyens financiers et humains, ce qui aura pour conséquence une redistribution coercitive de cette pénurie.

Alors que nous constatons au quotidien que les compétences des professionnels et leurs pratiques sur le terrain auprès des enfants et des adultes concernés sont tout sauf « obsolètes ».

www.collectifpsychiatrie.fr

 

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Nous sommes Charlie !

Communiqué de presse       Vendredi 9 janvier 2015. 

La rédaction de Charlie Hebdo toujours vaillante dans la défense de la liberté quelle qu’elle soit, s’était engagée dès 2010 en soutien à notre combat pour une « Hospitalité pour la folie », notre lutte contre le renfermement et la stigmatisation des fous. 

Cet attentat ignoble a décimé une partie de la rédaction de Charlie Hebdo et tué des policiers, un livreur, un gardien. Elsa Cayat, psychiatre et psychanalyste qui était chroniqueuse à Charlie est aussi décédée.

Ces meurtres nous atteignent profondément.

Le Collectif des 39, regroupant des professionnels en psychiatrie et dans le médico-social, des patients, des familles, appelle tous les citoyens à se mobiliser et à participer aux rassemblements qui se tiendront dimanche partout en France et notamment  place de la République à 15 h à Paris.

Mais au delà de ce grand rassemblement il nous faut nous engager dans le long terme dans cette lutte déterminée pour la libre pensée, la libre parole, l’hospitalité de l’autre.

Le développement des haines identitaires et le rejet de l’altérité, dont les faits tragiques récents sont le prolongement, implique une réflexion collective essentielle. Les débats les plus larges sont désormais incontournables pour faire vivre une éthique, une humanité, une solidarité profondément attaquées depuis de trop nombreuses années.

Signez l’appel du meeting du 1er Novembre 2014, ÇA SUFFIT !

Les faits sont là, têtus et implacables . 

Tandis que la demande de soins croît – notamment pour les enfants -, les moyens humains se raréfient : diminution des postes d’infirmiers, marginalisation scandaleuse des psychologues,  raréfaction  des psychiatres (publics et privés).

La formation est manifestement insuffisante pour les infirmiers. Elle est réductrice, affadie et trompeuse pour les internes en psychiatrie, car la complexité de la discipline n’est que trop rarement prise en compte. Elle ne leur permet que trop rarement de choisir leurs options théoriques, de développer une pensée critique indispensable. Tous les étudiants subissent un formatage où règne la dimension binaire et réductrice du soin : aider le patient à comprendre ce qui lui arrive ne serait plus à l’ordre du jour.
Lire la suite et signer en cliquant sur ce lien   http://www.hospitalite-collectif39.org/?CA-SUFFIT

 

 

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Communiqué de presse

Meeting du 1er novembre 2014 en présence de 700 personnes.

Le premier novembre 2014, à la Maison de l’arbre à Montreuil, le Collectif des 39 a organisé un meeting afin de fédérer les résistances pour une hospitalité suffisamment bonne pour la Folie,  continuer la réflexion critique au cours de forums et proposer des actions concrètes.
Les 700 participants sont repartis  enthousiastes et réconfortés après cette intense journée d’échanges et de débats.
Le Fil conducteur a participé au meeting. Cet espace de parole émanant de l’atelier  “familles” des Assises citoyennes pour la psychiatrie et le médicosocial est un collectif associant des proches de malades, des patients et des professionnels, tous concernés par la place des familles dans l’accompagnement de la personne malade.
Le matin, une introduction polyphonique et une table ronde sur les enjeux et réalités ont décrit la dégradation actuelle des conditions d’hospitalité, de soins et d’accompagnement de la Folie et les nécessaires résistances.

Sept cents personnes, des professionnels, des patients, des familles ont  participé  aux forums de l’après-midi (fonction soignante et pratiques du Collectif,  continuité du lien et de la relation, pédopsychiatrie), afin d’échanger leurs points de vue et leur vivance dans le compagnonnage avec la folie. Les prises de parole ont été très nombreuses et engagées, parfois très émouvantes, sensibles et combatives. Cette possibilité de débattre, des disputes dans l’écoute et l’accueil des points de vue diversifiés ont donné une tonalité stimulante très appréciée. 

Le discours simplificateur des tenants de la seule causalité biologique a été fortement critiqué, tant il inspire  décisions politiques et  lois qui produisent un démantèlement de la psychiatrie en attaquant la continuité du lien et de la relation, mettant à mal les patients, les familles et les professionnels. 
Avec la participation de nombreuses associations professionnelles, de syndicats et d’organisations politiques engagés à nos côtés, des actions ont été adoptées pour stopper tout nouveau processus législatif sans qu’au préalable se tienne un grand débat national : l’organisation d’une conférence de presse commune est en préparation.  
Le meeting s’est conclu  par l’ appel du 1er Novembre: « ÇA SUFFIT ! », lu et adopté à l’unanimité des participants  avec l’engagement de continuer  les débats lors des prochains forums en région et à Paris organisés par le Collectif des 39 pour élargir la résistance à la dégradation de l’organisation des soins psychiatriques et au manque de moyens dont les patients subissent les conséquences.
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Communiqué : Police de la pensée ?

Communiqué du Collectif des 39 du 19 avril 2014.

Police de la pensée ?
Le docteur Jean Pierre Drapier, médecin directeur du CMPP d’Orly vient de rendre publique une ingérence hautement symbolique de l’ARS d’Ile de France dans la formation continue de l’équipe qu’il dirige. Deux psychologues se voient ainsi refuser un remboursement (de 80 euros !) pour une formation en rapport avec la psychanalyse sous prétexte que la HAS aurait déclaré « non consensuelles les approches de l’autisme fondées sur la psychanalyse et la psychothérapie institutionnelle ».
Nous avions à l’époque déjà pris position contre cette décision de la HAS et lancé en clôture des Assises de la psychiatrie et du médicosocial, « l’appel des 1000 »( http://www.hospitalite-autistes.org/spip.php?article1) qui a recueilli 8000 signataires à ce jour . Cet appel critiquait vivement une telle fermeture du débat dans les pratiques et réclamait une autre politique à l’égard des personnes souffrant d’autisme. Nous nous inquiétions déjà d’une mise en acte de telles recommandations dans les formations des soignants de tous métiers, et très tôt nous avons pu constater que ces recommandations se transformaient très vite en interdictions. Continuer la lecture de Communiqué : Police de la pensée ?

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La décision du conseil constitutionnel : Une avancée ? Une perversion supplémentaire ?

Communiqué des 39 sur la décision du Conseil constitutionnel :

Les 39 ont longuement débattu au sujet de cette décision et plusieurs approches ont émergé du débat. Il y eut donc plusieurs communiqués répondant à la décision du CC, dont un premier, publié le 25 décembre 2010, et celui-ci qui s’était perdu dans les méandres des messageries internet. Ce dernier communiqué publié remplace donc l’ancien, puisqu’il contient les apports d’un plus grand nombre de membres du collectif. 

Pour « le collectif des 39 contre la nuit sécuritaire », l’arrêté du conseil Constitutionnel préservant les droits des patients hospitalisés sous contrainte pourrait apparaître comme une avancée démocratique. Cependant nous restons tout à fait circonspects quant aux effets de l’apparition d’un juge après 15 jours d’hospitalisation. Deviendrait-il un Juge d’application des soins veillant au « contrôle »  de l’activité des équipes de soins voire du bien fondé de telle ou telle technique ?

 Aussi tout en prenant acte de cette décision, nous souhaitons affirmer que ce n’est pas uniquement  la loi de 1990 qui entraine les effets délétères que nous constatons en psychiatrie depuis une vingtaine d’années, ni d’ailleurs l’existence de droits bafoués entrainant des internements arbitraires.

Le Conseil Constitutionnel oblige le gouvernement à se mettre en conformité avec cet arrêté avant la fin de l’été. Nous craignons que cela ne lui serve de point d’appui ou de prétexte pour modifier la loi de 1990 en faisant voter le projet de loi sécuritaire qui, après notre énergique combat du printemps dernier, dormait dans les tiroirs ministériels…

La colonne vertébrale de ce projet était la possibilité – après une garde à vue psychiatrique de 72 heures – d’un recours massif aux « soins » obligatoires  en ambulatoire : projet régressif, inefficace du point de vue de soins réels et notamment pour les patients qui refuseraient de s’engager dans ce « contrôle soignant », dangereux du point de vue des libertés fondamentales. Au sein de ce projet le recours à la contrainte ou à l’internement serait banalisé alors que nous pensons qu’il doit demeurer l’exception. Continuer la lecture de La décision du conseil constitutionnel : Une avancée ? Une perversion supplémentaire ?

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