Archives de catégorie : Culture

>Festival "Les évadés du bocal"

 

Les évadés du bocal

Du 7 Mars au 3 avril 2011 au bar-restaurant le Lieu-Dit, 6 rue Sorbier, Paris XXe

 

C’est avant une histoire de rencontres. De rencontres et d’ouverture à autre.

Tout part d’une conversation, suivie de la proposition d’Hossein Sadeghi, le propriétaire du Lieu-dit, à une personne qu’il rencontrait pour la première fois, de mettre à disposition son lieu pour un événement politique sur l’art et la folie. Cette proposition engendra d’autres rencontres : entre des soignants en formation (Utopsy), des soignants révoltés (le collectif des 39), des artistes (collectif Pounchd), un collectif philosophique et radiophonique (Zones d’attraction), de Nouveaux cahiers pour la folie, un Théâtre du reflet… Ainsi est né le collectif des évadés du bocal.

Nous rêvons d’un festival qui parle d’art et de folie. Pourquoi associer ces deux champs ? Parce que nous constatons que nous sommes traversés par des discours et des pratiques que nous prenons pour des évidences et que l’art et la folie défont les évidences.

Le langage, qui s’agence en différents discours (sur ce qu’est une vie réussie, sur la normalité, l’art, la psychiatrie…), trame la réalité avec une efficacité sans pareil. Pourtant les mots ne disent pas tout : qui n’a pas vécu la difficulté d’essayer de dire ce qu’il ressent ou de raconter un rêve, par exemple. Les discours constitués n’offrent jamais qu’une version codée et normée du réel (…Lire la suite sur le blog)

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Lettres de psychotiques (magazine Books-février 2011)

Après la publication de ses « Confessions d’un schizophrène (1) », Luiz Ferri Barros a commencé à recevoir des lettres des quatre coins du Brésil. Nous publions des extraits de deux d’entre elles, et l’une de ses réponses.

Le Livre

Un ange facteur. Correspondance de la psychose

par Luiz Ferri Barros 

Imago

Babel, 18 août 1993

Cher Lucas (2),

Le fait est que nous sommes comme frère et sœur. J’ai découvert que je souffrais de cette maladie et, grâce à votre livre, j’en ai eu la confirmation.

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>Ce jour-là, Sally a basculé ( Magazine Books-février 2011)

Courant dans le flot des voitures, sûre de pouvoir les arrêter du simple fait de sa volonté… Aujourd’hui pudiquement baptisée trouble bipolaire, la psychose maniaco-dépressive touche, comme la schizophrénie, 1 % de la population.

Le Livre

Le jour où ma fille est devenue folle

par Michael Greenberg 

Flammarion

« Le 5 juillet 1996, commence Michael Greenberg, ma fille a été prise de folie. » L’auteur ne perd pas de temps en préliminaires, et le livre avance promptement, de façon presque torrentielle, à partir de cette phrase introductive, à l’unisson des événements qu’il rapporte (1). Le déclenchement de la manie est soudain et explosif : Sally, sa fille de 15 ans, était dans un état survolté depuis quelques semaines, écoutant les Variations Goldberg par Glenn Gould sur son Walkman, plongée dans un volume de sonnets de Shakespeare jusqu’à des heures avancées de la nuit. Greenberg écrit : « Ouvrant le livre au hasard, je découvre d’invraisemblables griffonnages faits de flèches, de définitions, de mots entourés au stylo. Le Sonnet 13 ressemble à une page du Talmud, les marges remplies d’un si grand nombre de commentaires que le texte imprimé n’est guère plus qu’une tache au centre de la feuille. » Sally a également écrit des poèmes troublants, à la Sylvia Plath (2). Son père y jette discrètement un coup d’œil. Il les trouve étranges, mais ne songe pas un instant que l’humeur ou le comportement de sa fille soit de quelque manière pathologique.

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>John Strauss : « La réalité échappe aux manuels de psychiatrie » (Magazine Books-février 2011)

Ni la schizophrénie ni la psychose maniaco-dépressive ne peuvent faire l’objet d’une définition précise. Le danger est grand de donner aux mots plus de réalité qu’ils n’en ont vraiment, car la psychiatrie n’est pas une science. L’admettre lui permettrait de mieux explorer la subjectivité des malades, et donc leur traitement.

Books : Vous avez plus de quarante ans de pratique auprès de patients atteints de schizophrénie. En quoi consiste cette maladie ? Peut-on la définir ?

John Strauss : La schizophrénie est un mot en usage depuis un siècle environ pour désigner certains types de malades. On perd le sens du réel, on éprouve des hallucinations, on entend des voix, on délire. Mais, comme les autres mots utilisés en psychiatrie pour désigner telle ou telle forme de pathologie mentale, c’est une construction du corps médical. On veut croire que c’est un concept clair, qui désigne nettement son objet, mais ce n’est pas le cas. Beaucoup de définitions de la schizophrénie ont été données au fil du temps (1). Et il n’existe pas de frontière nette entre la schizophrénie et certaines formes de psychose maniaco-dépressive. Ainsi parlons-nous de trouble « schizo-affectif » pour désigner un état dans lequel le patient entend des voix et est en même temps hyperactif ou, au contraire, déprimé. On est alors quelque part entre la schizophrénie et la maladie maniaco-dépressive. De même, il peut y avoir des éléments de paranoïa dans une schizophrénie ou dans une maladie maniaco-dépressive ; mais la paranoïa peut ne relever ni de l’une ni de l’autre. Depuis quelques années, on a remplacé la notion de maladie maniaco-dépressive, ou manie, par celle de maladie bipolaire. Mais ce qu’on appelle « bipolaire » peut relever du maniaco-dépressif ou simplement du dépressif (lire ci-dessous « La mode du “bipolaire” »).

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>VST N°108 : CONTENIR OU ENFERMER (4E TRIMESTRE 2010)

L’approche sécuritaire devient la réponse privilégiée des décideurs politiques : enfermement en HP, chambres d’isolement, établissements pénitentiaires pour mineurs, rétention administrative à tout va… Pourquoi ce recul de deux siècles, ce retour à la psychiatrie d’avant Pinel et aux colonies pénitentiaires pour mineurs ? Certes, il y a et il y aura toujours besoin de cadres, de limites, de « non », de contenants. Mais parlons-nous alors de la même chose ?

 

Dossier coordonné par Dominique Besnard et François Chobeaux

Sommaire du N° : http://www.cemea.asso.fr/spip.php?article7187

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>Un Chevalier à La Havane

Le Chevalier de Paris se nourrit de la rencontre d'un personnage légendaire à La Havane et de la découverte de deux lieux uniques, l'hôpital psychiatrique Ordaz et le Centre Communautaire de Santé Mentale de Regla. J'ai toujours été fasciné par ce personnage romanesque et populaire "El Caballero de Paris", le fou le plus populaire de La Havane. C'était un errant, un exilé, un vagabond aux allures de Don Quichotte qui traversa l'Histoire du XXe siècle à Cuba pour mourir à l'hôpital psychiatrique Ordaz en 1985. Au travers de sa destinée et de sa légende, il m'a permis d'aller à la rencontre des malades et a servi de pont entre les patients et la création artistique.

Serge Sandor

Vidéo sur le dernier projet de l'auteur avec des patients à Cuba :

http://www.youtube.com/watch?v=_L5F3w4VSQQ

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>Entendre leurs voix (France Inter, Sur les épaules de Darwin)

Une très belle émission, à écouter tranquillement…

samedi 4 décembre 2010 : Emissions de France Inter : "Sur les épaules de Darwin"

 

par Jean-Claude Ameisen, le samedi de 11h05 à 12h

ENTENDRE LEURS VOIX

« Que faire de cette parole ? … Aller vers l’autre… » Alexandre Jollien.

« Telle est l’étrangeté du langage : il traverse les frontières du corps… » Siri Hustvedt.

invités

 

Siri Hustvedt

Ecrivain, auteure de :

 

La femme qui tremble, une histoire de mes nerfs aux Editions Actes Sud

Violemment secouée, à l'occasion d'une évocation en public de son père récemment disparu, par un tremblement irrépressible accompagné d'une expérience de dissociation, Siri Hustvedt décide, pour comprendre enfin la nature d'un phénomène qu'elle rapproche d'autres états-limites qu'elle a également connus, de prendre la mesure la plus exacte possible de la véritable nature des "gouffres" invisibles qui, hantant, fragilisant et formatant nos existences, sont tapis sous la vie ordinaire, afin d'affronter les mystères du moi.

De la neurobiologie à la psychiatrie et à la littérature, une approche, aussi ambitieuse que personnelle, de l'histoire des pathologies mentales au fil d'une réflexion rigoureuse et lucide qui, transcendant la cartographie académique de la souffrance et de l'angoisse, aborde sans détour les rapports de la maladie avec le geste créateur.

Le site de Siri Hustvedt

 

 

Alexandre Jollien

Philosophe, auteur de:

 

Le Philosophe nu aux Editions du Seuil

Comment vivre plus librement la joie quand les passions nous tiennent ? Comment oser un peu de détachement sans éteindre un cœur ? Éprouvé dans sa chair, Alexandre Jollien tente ici de dessiner un art de vivre qui assume ce qui résiste à la volonté et à la raison.

Le philosophe se met à nu pour ausculter la joie, l’insatisfaction, la jalousie, la fascination, l’amour ou la tristesse, bref ce qui est plus fort que nous, ce qui nous résiste… Convoquant Sénèque, Montaigne, Spinoza ou Nietzsche, il explore la difficulté de pratiquer la philosophie au cœur de l’affectivité. Loin des recettes et des certitudes, avec Houei-neng, patriarche du bouddhisme chinois, il découvre la fragile audace de se dénuder, de se dévêtir de soi. Dans l’épreuve comme dans la joie, il nous convie à renaître à chaque instant à l’écart des regrets et de nos attentes illusoires.

Le site d'Alexandre Jollien

Le site de l'émission : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/sur-les-epaules-de-darwin/index.php?id=98328

Ecouter l'émission : http://collectifpsychiatrie.fr/SUR LES EPAULES DE DARWIN 04.12.2010.mp3

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>Home, où l’homme trouve-t-il sa maison ?

 

Intervention à Grenoble au MC2 le 20 Novembre 2010

 

"La psychiatrie est dans l’errance."

 

 

Presque 10 ans se sont écoulés depuis la parution du fameux  Rapport Piel et Roelandt de juillet 2001 qui  suscita de larges débats au sein de la profession, promettant la mort de l’Asile et permettant aux pouvoirs publics de se réapproprier l’idée du « progrès psychiatrique. »

 

Reprenant à son compte le slogan qui fit les beaux jours de l’antipsychiatrie, l’Etat se fit alors le promoteur d’une nouvelle utopie thérapeutique. (Fermeture des lits et redéploiement, euphémismes)

 

Dans un contexte social et politique en mutation, face à une exigence croissante tant des «  usagers », de l’ensemble des acteurs de la «  santé mentale » que des pouvoirs publics, des enjeux théoriques, politiques, économiques et sociaux furent à l’œuvre pour surdéterminer les propositions concrètes. Fermer l’Asile.

 

Une question sociale est restée en suspens : sommes nous en train d’assister à la fin de la psychiatrie ou à la naissance d’un nouvel ordre psychiatrique ?

 

Le psychiatre serait cantonné dans le champ hyperspécialisé du fonctionnement de l’activité cérébrale et des comportements, prise en charge dans les unités des CHU,  alors que la folie ordinaire serait laissée aux travailleurs sociaux (qui ne savent pas quoi en faire…)

 

An nom de principes généreux de ne pas identifier la personne malade à ses troubles mentaux (un « psychotique » comme un «  diabétique »…) est proposé une division entre : 

 

— La personne sans trouble psychotique (pour le travailleur social) et

— Les troubles psychotiques pour le psychiatre.

 

Cette idéologie sous-entend qu’on peut se débarrasser des troubles mentaux, aboutir à un être sans trouble mental qui s’épanouit dans un «  état complet de bien être physique, psychique et social » !

Or les troubles mentaux existent, de tout temps, demeurent encore et nous nous retrouvons aujourd’hui avec des personnes qui ne sont pas entendues du côté du trouble mental.

 

Les psychiatres ne sont pas pour rien dans cette dérive et commencent, à réaliser que cette dérive n’a peut-être pas que des finalités économiques.

 

La psychiatrie, dans l’errance, a donc a nouveau besoin de l’Asile ! Mais pas de n’importe quel asile. Certainement pas celui qui enferme, isole , abrutit et oublie , mais un lieu d’accueil, d’écoute et de partage organisé par un discours de soins.

 

Un Asile en forme de Home.

 

« Home is where we are going from » nous dit le poète Yeats.

Et ce double mouvement, trouver son Home pour pouvoir ensuite le quitter est tout l’enjeu d’un véritable  travail clinique et thérapeutique.

 

A l’encontre de la psychiatrie actuelle dominante (sans subjectivité, qui impose aux infirmiers d’appliquer  des protocoles, aux patients d’avaler des médicaments pour réduire les symptômes) à l’hôpital de jour de la MGEN, que j’ai l’honneur de diriger sur le plan médical, nous nous sommes positionnés depuis toujours en appui sur la théorie de la Psychothérapie institutionnelle, c'est-à-dire que nous pratiquons une psychiatrie du Sujet, de la responsabilité et de la créativité.

 

Nous affirmons que le symptôme, loin d’être un corps étranger à éliminer par la force, est un savoir, intime, singulier et qui demande à être accueilli pour être lu et déchiffré.

 

Nous accueillons donc les Sujets avec leurs symptômes et nous leur proposons un lieu de rencontres, médiatisé par la parole (de chacun, celle qui engage), la vie collective ( à reprendre avec ses responsabilités, progressivement) et les moyens d’expressions les plus divers ( artistiques, artisanaux, corporels,etc)

 

Parfois nous proposons seulement un lieu pour se poser, à l’abri.

 

Il s’agit  de redonner un lieu d’adresse à celui qui l’a perdu (ou parfois même jamais trouvé).

Ce qui donne à ce lieu ses vertus thérapeutiques repose sur quatre notions importantes :

 

– Ce sont les liens que nous tissons entre nous qui font le lieu. (Et non pas les murs…même si ceux-ci gagnent à être architecturés dans l’idée du soin, de la circulation et de l’accueil)

 

-C’est le discours qui circule dans l’institution, discours de Savoir trou é, non totalitaire, qui permet à chacun d’y trouver sa place, ses liens avec les autres.

 

-L’intérieur et l’extérieur de ce lieu doivent rester nouer, en continuité, et ne pas isoler l’intérieur de l’extérieur. (Ce n’est pas tout cocoon dedans tout hostile dehors) et nous structurons nos activités thérapeutiques avec ces principes.

 

-la créativité, l’inventivité de chacun sont sollicités, favorisés, attendus, cela vaut pour les soignants comme pour les soignés. L’imprévu, l’inattendu, le désir peuvent trouver alors une place, et la jubilation qui les  accompagnent.

 

  1. Demeurent malgré cela bien des difficultés :

 

La clinique des psychoses, dans le transfert, dans la relation médiatisée, peut néanmoins nous placer en face de résistances à toute épreuve, opposant à notre désir ses forces de replis et d’isolement.

 

Un temps long est alors nécessaire pour constituer la confiance et l’abri,  et puis ensuite encore un temps long pour accompagner  vers une possibilité de sortie qui ne soit pas abandon  et de nouage de liens à l’extérieur de l’hôpital.

 

La psychose sociale d’aujourd’hui (individualisme, petite paranoïa quotidienne, performances requises…) ne nous facilite pas la tâche…

 

Je conclurai donc en vous disant ceci : A l’accueil de notre propre folie, de notre propre étrangeté, nous sommes tous invités !

 

Le travail alors, en appui sur un désir profond et fécond nous réservera bien des surprises et peut-être même un Home !


MP Deloche.

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>Documentaire sur Public Sénat : questions sur la place du malade mental

Le Quotidien du Médecin 19 11 2010

La chaîne parlementaire Public Sénat propose lundi soir (22 novembre) la première diffusion d’« Un monde sans fous »*, un documentaire riche et militant, qui explique comment le rêve humaniste de désaliéner la santé mentale a engorgé les hôpitaux, jeté les psychotiques dans la rue et désorienté les familles.

CARRIÈRES-SUR-SEINE, rue de l’Égalité. La caméra suit une femme qui part déposer des fleurs dans un drôle d’endroit. C’est un squat où a vécu pendant 26 ans son frère Sulleman. Diagnostiqué schizophrène depuis son adolescence, il est mort à l’âge de 42 ans dans la rue, après avoir erré de foyer en foyer, « incompris par la société », peste sa sœur. Cette tragédie aurait pu être évitée, affirme-t-elle, « si une aide psychologique avait été apportée à sa famille ainsi que des structures adaptées ».

Quelle place notre société réserve-t-elle donc encore aujourd’hui à la maladie mentale ? C’est la question, vaste et complexe à laquelle ce documentaire riche et ample donne quelques bonnes pistes de réflexion.

50 000 lits fermés.

Il y a 50 ans, raconte la voix off, la psychiatrie publique avait progressivement ouvert la porte des asiles, rêvant d’installer le soin psychique au plus près de la vie des patients, hors de l’hôpital. Preuve par l’image : direction Reims, où l’application de ce (beau) principe a fonctionné. Frédéric témoigne comment, grâce aux appartements thérapeutiques puis aux appartements « protégés », il a pu revenir à la vie. On entre également dans les murs du centre médico-psychologique Antonin Artaud. « Ici, toute la population du secteur peut recevoir des soins psychiatriques, même en urgence », explique Christophe Ponsard, infirmier. Bien conscient des limites du dispositif, le Dr Patrick Chemla, psychiatre, explique que « le côté trop chaleureux du Club thérapeutique peut persécuter (les patients), ils peuvent avoir besoin quelquefois d’aller à l’hôpital, dans un lieu très très cadré ». Trop d’ouverture peut tuer l’ouverture, en quelque sorte. Il est bon d’en faire usage avec tact et mesure.

Depuis les années 1970, 50 000 lits ont été fermés en psychiatrie publique, sans que suffisamment de structures alternatives de prise en charge aient vu le jour, rappelle le documentaire. Les hôpitaux publics en déserrance ne gèrent plus qu’un flux tendu de patients en crise. Le film montre aussi que la maladie mentale repose de plus en plus sur l’associatif et les familles, souvent dépassées. « Il faut savoir jongler », déplore la mère d’un malade, quand son fils, en crise, a besoin d’un lit d’hôpital.

Surgit alors l’équation dramatique « Pas de lits + Pas d’hébergement car pas de revenus = à la rue ». « On espère ne pas voir ce qui s’est passé aux États-Unis, à savoir la mort des psychotiques dans la rue », s’inquiète Roland Raboin, infirmier psychiatrique du réseau Souffrances et précarité. On estime en effet que le tiers des SDF souffrent de maladies mentales.

« On a confondu une réforme fondamentale de l’asile avec la destruction de l’asile », résume le psychiatre Hervé Bokobza.

Qui a les clefs ?

Le micro est aussi tendu aux juristes. « Le parcours du fou est relativement bien balisé, explique Serge Portelli, vice-président du TGI de Paris. C’est une sorte d’allers et retours entre la rue, le foyer, ce qu’il reste de l’hôpital psychiatrique, la prison et nous, juges. Nous jouons un rôle assez bien huilé dans le système. » La présidente du syndicat de la magistrature, Emmanuelle Perreux, dénonce, elle, une « justice automatisée ». « On juge un acte » (pas une personne).

Le reportage évoque aussi les méthodes comportementalistes, avec l’exemple de Créteil, où la priorité est donnée à l’efficacité pragmatique pour atténuer le handicap et donc accélérer la réadaptation des patients au monde du travail. Il montre encore un jardin thérapeutique. « Qui a les clefs du hangar ? », comme il dirait « Qui a les clefs de la psychiatrie ? », demande un interne(-jardinier) en psychiatrie, convaincu par cette méthode douce, au long terme et non exclusivement médicale.

Le journaliste Philippe Borel, traverse l’Atlantique et montre l’alliance entre les neurosciences et la cybernétique. Chapitre sciences et recherche. Retour en France. Le Pr Yves Agid, directeur scientifique du tout nouvel ICM (Institut du cerveau et de la moelle épinière) s’enthousiasme de son côté, casque de sécurité vissé sur la tête à l’occasion d’une visite du chantier (du futur institut), sur « le formidable boum de la prise en charge des malades psychiatriques dans les années à venir. J’envie la jeune génération de chercheurs en psychiatrie ».

On ne sait pas trop s’il y a vraiment à envier quelque chose.

AUDREY BUSSIÈRE

Le documentaire « Un monde sans fous ? » sur Mediapart

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>Habiter poétiquement le monde : exposition à Lille du 30/09/10 au 30/10/11

Lille Métropole Musée d’art moderne d’art contemporain et d’art brut

À travers plus de 350 œuvres, l’exposition Habiter poétiquement le monde met en avant la façon dont des artistes, mais aussi des écrivains et des cinéastes, décrivent et interprètent leur présence au monde.
« Telle est la mesure de l’homme. Riche en mérites mais poétiquement toujours, sur terre habite l’homme », écrit le poète Friedrich Hölder lin. Création et quotidien ne sont pas séparés, mais se confondent ; déambulation, errance, disparition, accumulation, performance sont à l’origine de la constitution d’espaces réels et imaginaires ayant la capacité, selon les nécessités qui président à leur création, de s’ouvrir ou de se refermer sur l’extérieur.
Transversale (art contemporain et art brut), constituée de multiples échos et associations entre des œuvres et des documents d’archives issus de contextes très divers sur plus d’un siècle, l’exposition est conçue « en constellation », comme une promenade à travers les différents espaces du musée (salles d’exposition, auditorium, parc, site Internet).

L’exposition rassemble des œuvres qui, pour certaines d’entre elles, sont familières des salles de musée, quoiqu’elles y soient parfois entrées par des portes dérobées, ou qu’elles continuent d’y résister ; d’autres y entrent pour la première fois, et leur rencontre inattendue per met d’interroger les définitions mêmes de l’acte artistique, du geste esthétique, de l’expérience poétique.
Elles relatent des gestes d’archives de soi et du monde, des cartographies et des traces d’expérience, documentent des relations, parfois erratiques voire douloureuses, entre l’individu et son environnement. Elles constituent enfin des formes de performance de la vie même, des dispositifs d’expression, de transmission et de communication, à la fois ouverts vers l’autre et néanmoins constitués en systèmes propres parfois complexes à déchiffrer.

Parcours dans les villes, longue traversée des paysages, marches sans but apparent, nomadisme voulu ou subi : l’artiste comme l’écrivain voyageur prend la mesure du monde, de l’étendue, établit les rapports entre le mot et le dessin, entre le geste et le tracé. L’artiste « essaie le monde », comme écrit Thomas Hirschhorn, et le poème devient un espace où se joue la possibilité de sa propre disparition ou dissolution. Il est tantôt, ou simultanément, construction qui prend forme dans l’espace réel, et trajectoire cursive, sismographie éphémère.

Cette ouverture du réel peut conduire l’artiste à se trouver dans un espace de type interstitiel : être physiquement ici et maintenant, mais traversé et pris dans un temps où passé et futur se confondent. Que le voyage soit physique ou intérieur, la mise en tension ou quelquefois « mise en perte » du réel est transmise ou relatée, comme un journal de voyage. Le quotidien ne se sépare plus de l’œuvre ni du regard. Les frontières entre intime et commun se brouillent dans une mise en doute de ce qui semble communément partagé. « L’habité poétiquement » détourne les gestes quotidiens en apparence les plus évidents, les théâtralise ou révèle leur étrangeté et leur normativité. Il fait appel, comme le dit Pierre Dhainaut, à l’esprit d’enfance, qui permet, sans confort, de vivre le monde comme poème.

Au croisement de l’exposition Habiter poétiquement le monde et des collections permanentes, les visiteurs pourront également découvrir les premières expositions Théma art moderne et art brut : Portraits d’artistes et Les Bâtisseurs de l’imaginaire.

http://www.musee-lam.fr/wp-content/uploads/2010/09/Dossier_habiter-poetiquement-le-monde_web.pdf

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>Elukubr : Soirée lecture le 13 novembre

Je souhaite aujourd’hui partager avec vous le fruit (encore vert) d’un travail d’artistes, dont certains ont traversé des expériences en hôpital psychiatrique, sont sortis de leur camisole chimique, à la force du mensonge, à la force de la parole, de l’analyse, à la force de l’art.

Eu égard à nos regards.

Souhaitant vous convier à une soirée lecture le samedi 13 novembre,

afin d’établir contacts et échanges, réflexions et partage d’opinions,

dans le cadre de l’exposition « paradigme des alter-réaliste » qui s’achève le 14 novembre,

au 59 rue de Rivoli (Métro Chatelet)

Consciente de la proximité de la date, j’espère que d’aucuns pourront se libérer  pour y assister.

Dans un élan d’appel à manifestation poétique et cognitive,

curieux d’explorer différents regards sur le monde,

le collectif elukubr propose dans le cadre de l’exposition «  Paradigme des alter-réalistes », une soirée  méninges…

Au programme :

18h / Elukubrations d’agitateurs alter-poétiques :

Lecture d’extrait de textes, de Baudelaire à Artaud, de Bataille à de Nerval, d’Eluard à Ginsberg,  en passant par Laborit…

avec : Marie Le Gall, Fani Kanawati, Laure Carrale, Johanna Elalouf,

Guillaume Dumas, Matei Gheorghiu, et Jérôme Roniger.

19h / Cognition: entre connaissance et société.

Conférence/Débat animé par Guillaume Dumas

La cognition questionne. Mieux, elle se questionne elle-même.

Elle se questionne sur son origine, son fonctionnement, ses enjeux…

Et de ses questions surgissent de multiples connaissances et possibles.

Entre ontologie et éthique, dans quelles directions partent les sciences de la cognition?

20h / Guappe Carto
musique expérimentale, violon, contrebasse, percussion, accordéon

Entrée libre

Vous avez la possibilité d’adhérer à l’association pour soutenir nos actions et réflexions (adhésion 10euros, ou de faire un don)

Collectif elukubr – paradigme des alter-réalistes

« (origines étymologiques de paradigme : modèle, exemple, montrer, comparer. Ce mot sous-entend un constat, loin des croyances ou positions politico-esthétiques qu’illustrent habituellement les manifestes.)

Face à un réel fait d’infinies singularités, envisager une vue d’ensemble objective d’un concept nous semble irréaliste. A travers nos elukubrations, nous invitons seulement les curieux à frôler, sentir des interprétations des facettes choisies.

Elukubr c’est un constat d’impuissance théorique au profit de l’action. Débarrassés des enjeux chimériques attendus de l’artiste conceptuel, nous entreprenons des voyages à travers différentes couches du réel, conscients de l’impossibilité d’être justes, mais curieux d’explorer différents regards sur le monde.

C’est le parcours qui nous anime, pas le fait.

L’alter-réalité est la première marche de notre projet. ‘Penser autre’ ainsi que transformer la perception orientent les projecteurs vers le spectateur plutôt que l’artiste. Le but est l’assimilation d’une intention : L’objet ou ses pères ne sont qu’un brouillon de cette expérience. L’art, s’il en est, ne peut se réaliser qu’à travers cette relation fragile.

A l’image de son propos, Elukubr c’est une association de différences. La recherche d’une identité commune s’est faite dans la rencontre des qualités et défauts de chacun. Ce projet n’est pas une utopie mais bien le résultat de désirs humains, contraints de grandir à travers erreurs et conflits.

Le collectif fonctionne comme une purge des vanités. C’est un lieu propice à l’oubli de soi, où s’exprime un objectif commun: s’inviter chez l’autre. »

http://elukubr.org/

Le lieu : 59 rue de Rivoli, ancien squatt d’artistes devenu galerie d’art alternatifs grâce au dialogue artistes/mairie de Paris, nous ouvre ses portes du 27 octobre au 14 novembre du mardi au dimanche, de 13h à 20h.

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>Cinéma : "Le Malade, de son imaginaire malade"


Utopsy poursuit sa réflexion sur les praxis en psychiatrie et notamment sur les enjeux du travail collectif dans la psychothérapie des psychoses. Pour sa troisième séance de l’année, Utopsy se délocalise et fait son cinéma ! Cette séance aura lieu :

Le Lundi 15 Novembre 2010

au « Lieu-Dit »,

6 rue Sorbier 75020 Paris, métro Ménilmontant ou Gambetta, à 20h30

Nous vous proposerons la projection du film d’Emmanuelle Avignon intitulé

« Le Malade, de son imaginaire malade »,

sur un projet de Patrick Franquet pour le théâtre du Reflet.

Ce film présente le travail du Théâtre du Reflet à travers l’élaboration d’une pièce de théâtre faisant intervenir un grand nombre de comédiens, metteurs en scène, musiciens, danseurs, simples citoyens… issus tant du monde de la culture que d’une dizaine d’institutions psychiatriques et médico-sociales recevant des adultes et des enfants.

Fous et non fous, les relations et distinctions entre les uns et les autres se déploient, se déplacent et se réaménagent au fur et à mesure de l’émergence et de la concrétisation de cette pièce de théâtre, « Le malade de son imaginaire malade », dont la mise en place aura duré deux ans pour aboutir à plusieurs représentations publiques en 2010.

Pendant ces deux ans, un collectif apparaît, se réunit régulièrement, fait exister et aboutir cette création théâtrale.

Au-delà de la réalisation effective d’une représentation théâtrale, c’est tout ce moment commun d’élaboration, de préparation de la pièce de théâtre dans tous ses détails que nous montre la réalisatrice.

A travers ce quotidien partagé dans la création, c’est un support psychothérapique que nous voyons se constituer au fur et à mesure de l’avancée du projet.

Pratique résistante à l’heure de la gestion et de la rentabilité, cette folle entreprise qui prend du temps (deux ans de préparation) montre tout l’opérant du travail collectif dans la rencontre avec la folie.

Cette projection sera suivie d’un débat avec Emmanuelle Avignon, réalisatrice du film, Patrick Franquet, psychiatre, comédien et directeur du théâtre du Reflet et Claudine Duchêne, éducatrice en pédopsychiatrie à Evry.

L’entrée est libre et sans inscription

UTOPSY

utopsys@yahoo.fr

http://utopsy.over-blog.fr/

Prochaines rencontres:

– Lundi 13 décembre : Paul Brétécher

– Lundi 17 janvier : Pierre Dardot

– Lundi 28 mars : Pierre Delion

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> "Les ombres des anges" : Comédie Musicale au Théâtre d'Orléans

« LA PSYCHIATRIE DOIT ETRE FAITE / DEFAITE… » Oui Roger GENTIS avait raison… Nous suivons à notre façon cet objectif : voyez plutôt ! Faites passer très… largement ! Merci de faire suivre notre message et réservez vite vos places !

« Les ombres des anges » – le texte – vient de sortir aux Éditions de L’Harmattan. Une centaine de personne l’a composé. A commander impérativement !


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>12 ème édition des rencontres video en santé mentale : 09 et 10 Novembre 2010

MARDI 9 NOVEMBRE (accueil à partir de 9h)

Invitée spéciale Paule Muxel, réalisatrice

Auditorium de la Cité des sciences et de l’Industrie, niveau 0

Ouverture par Tù-tâm Nguyên, responsable de la Cité de la santé Universcience, Jean Vuillermoz, Président du Conseil d’administration de l’Hôpital Maison Blanche, adjoint à la Mairoe de Paris, Nicole Pruniaux, directrice de l’Hôpital Maison Blanche, du Dr Marc Habib, médecin directeur de l’Association L’Elan Retrouvé.

– Le voyage dans la chambre (Sandra Sarfati Paris)
– Fragments d’une psychotique (Sandra Sarfati)
– Petite soeur (Paris Bouffadou)
– Non ( Basse-Terre, Guadeloupe)
– Les poètes de l’espoir (Chartres)
– Un étrange rencard ( Paris – La Folie Régnault)
– Le téléfon ( Paris La Roquette)
– Arsène Lupin ( Paris La Roquette)
– J.H. (Paris La Rochefoucault)
– Les béattitudes ( Freschines)
– G.A.O. (L’arbresle- Lyon)
– Mystère au Père Lachiase ( Paris GEM la Maison de la Vague)
– Mélodie sans retour ( Vienne)
– Le cirque des mots détournés (L’arbresle- Lyon)
– Ton regard me raconte ( Paris rue de Douai)
– Les artistes font du ski ( Dijon)
– Andromède, les héros sont fatigués (Malakoff)
– En diamant bleu de nuit (Malakoff)

MERCREDI 10 NOVEMBRE (accueil à partir de 9h)

Auditorium de la Citédes sciences et de l’Industrie, niveau 0

– Le quai des rêves ( Asnières)
– Affaires de coeur ( Montluel)
– Avis de tempête ( Roanne)
– Le tzigane et le diable ( Paris La Comète)
– Y’ a des z…. ( Montluel)
– L’étalon des tagueurs (Paris La Comète)
– Les petites choses ( Dominique Nehl, Nancy)
– Etas d’âmes ( Montrevel en Bresse)
– Etrange, vous avez dit bizarre ( Paris – Parmentier)

– La BIBLIOTHEQUE VIVANTE par la Maison des Usagers de Sainte Anne)
(de 14h à 16h à la Cité de la santé au niveau -1,de la Cité des sciences et de l’Industrie) Présentation par Aude Caria, responsable de la MDU et Céline Loubières, coordinatrice de la MDU;

Les troubles psychiques : parlons-en ensemble, venez participez à la Biliothèque vivante : des usagers et leurs proches viendront témoigner de leur vécu des troubles psychiques.

– CONCERT : MINNIE PICOUX & FLUCK à 14h

(photos : Maysa de Albuquerque, Daniel Simonnet, Jean-Marc Taëb)

– La tête dans les étoiles ( Bruxelles – le Code))
– Venus ( JC Pellaud – Suisse)
– De Toulouse Buenos Aires ( Toulouse – Radio MicroSillons)
– C’est ton tour ( Charleroi)
– Et moi(s) (Epinay sur Seine)
– Croisière à haut risque ( Arras)
– Mon ami, my friend ( Paris – Les Cariatides)
– Sur les pas de Robespierre ( Arras & Les Cariatides Paris)

Clôture avec par Tù-tâm Nguyên, responsable de la Cité de la santé Universcience, et Paule Muxel, réalisatrice, de documentaires.

les formulaires d’inscription sont téléchargeables à partir du lien suivant :
http://cid-e0027f033fdd856a.office.live.com/browse.aspx/RVSM%20public?uc=2

à renvoyer par mail à danielsimonnet@hotmail.com

Hopital Maison Blanche, service communication
Rencontres vidéo en santé mentale
6/10 rue Pierre Bayle 75020 PARIS

SOURCE : BLOG VIDEOPSY

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>MC2, Grenoble 20 novembre 2010 : "HOME"

Où l’homme trouve-t-il sa maison ?

samedi 20 novembre :

Journée d’étude autour du spectacle Home

– Rencontre et table ronde Théâtre et psychiatrie
– Projection du film La moindre des choses de Nicolas Philibert

Home. Ils parlent par bribes, de tout et de rien ces personnages dont peu à peu les souvenirs, les associations, les allées et venues et les répliques nous amènent à penser qu’ils sont vraiment intelligents mais déboussolés quand même. On ne sait où ils veulent en venir et il serait bien de se laisser guider dans ce dialogue décousu en n’essayant pas de comprendre trop vite. Mais ils sont là, ils ont trouvé un endroit, un asile, où ils se sentent à l’abri. A l’abri de l’extérieur, d’eux-mêmes ? Et ils nous en disent un peu sur leurs petites défaillances, beaucoup sur les choses que nous avons en commun : la folie, permanente virtualité d’une fêlure, d’une fragilité inhérente à notre condition humaine d’êtres parlants.

Le théâtre s’en origine depuis la tragédie grecque. Les artistes, réalisateurs, comédiens, metteurs en scène, nous rendent plus proches de ces déchirements. Et les différents acteurs de la psychiatrie, participent avec chaque patient à la recherche d’une solution particulière qui corresponde à sa logique. Il saura alors un peu plus ce qui l’agite et un peu mieux où il habite.

Intervenants : Claude Léger, psychiatre des Hôpitaux, responsable du secteur de psychiatrie générale de Levallois-Perret (92) et psychanalyste, membre de l’EPFCL-France > Paul Machto, psychiatre et psychanalyste, membre du collectif des 39 contre la nuit sécuritaire > Marie-Philippe Deloche, psychiatre, directrice de l’Hôpital de Jour de la MGEN (Grenoble) > Jean-Claude Exbrayat, psychiatre, responsable du service d’addictologie au Centre Hospitalier Alpes Isère > Anne Meunier, psychanalyste > Marie-Clotilde Aubrier, comédienne, intervenante au Centre Hospitalier Alpes Isère > Nicolas Philibert, cinéaste > Chantal Morel et l’équipe artistique de Home

Programme :
11h-11h30
Introduction : Chantal Morel > Anne Meunier
11h30-13h
Contributions : Claude Léger > Paul Machto > Jean-Claude Exbrayat > Marie-Philippe Deloche
13h-14h Pause
14h-16h30
Projection du film La moindre des choses de Nicolas Philibert, en sa présence

Home

De David Storey
Adaptation française Marguerite Duras
Mise en scène Chantal Morel

Plus d’informations sur les spectacles et les activités de la MC2: sur http://www.mc2grenoble.fr ou au 04 76 00 79 00

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>Appel au monde de l'art et de la culture 

Collectif des 39
contre La Nuit Sécuritaire

« Quelle Hospitalité pour la Folie ? »

« Sans la reconnaissance de la valeur humaine de la folie,
c’est l’homme même qui disparaît. »
François Tosquelles.
 
Nous adressons à la société tout entière la question « quelle hospitalité pour la folie? » quand une future loi, véritable insulte à la culture, s’attaque à l’essence même du lien social, en désignant à la vindicte de tous et en menaçant des personnes plus vulnérables que dangereuses.

Si cet appel s’adresse au monde de l’art et de la culture c’est parce que pour nous la folie, en tant que part indissociable de l’humain, est fait de culture.  
À ce titre, le combat pour une hospitalité pour la folie n’est pas qu’une affaire de spécialiste : elle doit se mener aussi sur le terrain culturel.

Le monde de l’art et de la création culturelle nous semble le mieux placé -n’est-ce pas son rôle?- pour résister à l’attente normative et interroger le monde sur sa part de folie, individuelle ou collective.

Chaque artiste, chaque intellectuel ou acteur culturel, s’engage dans une recherche originale, dans des propositions toujours risquées, des remises en jeu des repères consensuels, à la croisée de l’intime et de l’Histoire. 

Chaque artiste invite l’autre dans cette autre lecture, et en toute liberté.
En tant que soignants, nous pensons devoir toujours avoir en perspective, dans nos pratiques, dans nos institutions, la nécessaire rencontre de la folie et de la culture.

La mise en jeu de l’inventivité, la création, le partage des oeuvres d’art, sont des éléments essentiels dans les accompagnements thérapeutiques auxquelles nous sommes attachés, mettant les traitements médicamenteux à leur juste place et pas comme unique réponse.

Appel  à la culture, comme liant créatif de l’intime et du social… le lieu d’un maillon essentiel, à restaurer dans la réflexion actuelle pour penser l’accueil de l’insensé, pour penser la question de la folie, de la maladie et du sort qu’on lui réserve.

Nous souhaitons avoir votre concours, votre engagement pour préserver cette part énigmatique de l’humain, sa part de folie.

Un projet de loi « sur les modalités de soins psychiatriques » sera discuté cet automne au Parlement : il détourne le terme de « soins » et représente une grave attaque contre les libertés individuelles ; il risque d’altérer profondément la relation entre patients et soignants.

Ce projet de loi instaure des « soins sans consentement », y compris « en ambulatoire », c’est-à-dire en dehors de l’hôpital, au domicile. Il remplace les modalités actuelles d’hospitalisation et d’alternative à l’hospitalisation en promouvant toujours plus de contrôle et de répression.  

Tout un chacun est aujourd’hui concerné par cette réforme. En effet, la notion de « santé mentale » utilisée notamment par les rapports gouvernementaux semble étendre le domaine des troubles psychiques à la simple exacerbation des sentiments, des émotions, aux peurs, à la tristesse, aux énervements, aux angoisses, aux ressentis et vécus douloureux, liés à des situations précises telles que le travail, une rupture, un deuil. De plus, l’évocation du « trouble de l’ordre public », entraînant la mise en place de soins psychiatriques sans consentement, comporte un risque de dérive pour les libertés individuelles. 

Ce texte s’inscrit dans le droit-fil du discours de Nicolas Sarkozy à l’hôpital d’Antony le 2 décembre 2008. Désignées par le Président de la République comme potentiellement criminelles, en tout cas potentiellement dangereuses, toutes les personnes qui présentent des signes peu ordinaires de souffrance psychique, quelle que soit leur intensité, se trouvent en danger de maltraitance. Se saisissant de dramatiques faits-divers, pourtant exceptionnels, le Président a laissé libre cours à son obsession sécuritaire. Cette orientation a déjà donné lieu à plusieurs textes réglementaires qui aggravent les conditions de l’hospitalisation et poussent vers plus d’enfermement, plus d’isolement.

Le projet de loi qui crée les « soins sans consentement » y compris à domicile, est un saut dans l’inconnu. Il représente un risque de dérive particulièrement inquiétante car sont instaurés :
        
– des soins sous la menace d’une hospitalisation forcée en cas d’absence aux consultations ;
        
– des soins réduits à la surveillance d’un traitement médicamenteux, nouvelle camisole chimique 

– des soins où la rencontre, la confiance dans la relation, la patience, la prise en compte de la parole, sont oubliées ou accessoires.

Nous savons bien que c’est la peur qui génère des réactions violentes chez certaines personnes ; or, cette loi va organiser la peur des patients et la peur chez les patients.

Ce texte porte atteinte à  la confiance entre le patient et le soignant : celui-ci représentera en permanence une menace, une surveillance sur la liberté d’aller et venir du patient, car il lui incombera de signaler toute absence aux consultations et aux visites, sous peine de sanctions . Le préfet, saisi par le directeur de l’hôpital, enverra les forces de l’ordre pour contraindre la personne à une hospitalisation. Le malade devenant « un contrevenant », il s’agit donc de nous exclure de notre métier de soignant. 

Cette politique accompagne une dérive, depuis une quinzaine d’années, des pratiques psychiatriques : carence des formations, augmentation des isolements, retour des techniques de contention, primauté des traitements médicamenteux sur l’écoute, la relation, l’accueil des personnes en souffrance psychique. Ce projet de loi, avec la conception des troubles mentaux qu’il implique, va amplifier ces pratiques d’un autre âge.

Un collectif s’est constitué en décembre 2008, en réaction immédiate à ce sinistre discours présidentiel : « Le Collectif des 39 contre La Nuit Sécuritaire ».

Se sont ainsi réunis des professionnels de la psychiatrie qui entendent résister à cette orientation inacceptable, à ces pratiques asilaires et aux nouvelles dérives scientistes.

Dans de nombreuses équipes, dans de nombreux services et secteurs psychiatriques, des artistes, des philosophes apportent leur concours aux professionnels pour mettre en œuvre avec les patients des espaces de création, d’initiatives, d’événements artistiques, joyeux, sérieux, inventifs, troublants, surprenants, en apportant de la vie, du désir là où la vie, le désir ont tendance à s’évanouir.

Des expositions, des créations théâtrales, des événements musicaux, des créations vidéos, des musées d’Art brut, des initiatives radiophoniques et par Internet se sont multipliés, donnant à voir la fécondité des productions originales possibles, enrichissant ainsi des thérapeutiques diversifiées.

Nous devons créer les conditions d’un accueil humain de la douleur morale, du désarroi psychique, des discours énigmatiques et délirants.

La possibilité de penser le soin et la folie est aujourd’hui mise en cause. Nous entendons bien résister à ce glissement vers le pire, et pour cela nous avons besoin de vous.

Nous ne voulons pas d’un tri des êtres humains en fonction de leur valeur utilitaire.
Nous ne voulons pas d’un retour au grand renfermement.
Nous ne voulons pas de l’internement à domicile.

«On juge le degré de civilisation d’une société
 à la manière dont elle traite ses marges, ses fous et ses déviants.»

Lucien Bonnafé
 
Votre signature nous serait d’une aide précieuse. 
SIGNER LA PETITION

LISTE DES ARTISTES SIGNATAIRES

« Qui cache son fou, meurt sans voix.» (Henri Michaux, « L’espace du Dedans »)

Laure Adler, journaliste, écrivain
Agnès B. , styliste, Paris
Jacques Albert-Canque, metteur en scène, Bordeaux
Anne Alvaro, comédienne
Jacques André, réalisateur, metteur en scène, plasticien, Paris
Cécile Andrey, metteur en scène (Vosges), co-fondatrice du festival «La tête ailleurs»
Jan Arons, peintre, Vallabrègues
Nurith Aviv, cinéaste
Claude Attia – comédien, Avignon
Pascal Aubier – cinéaste
Raymond Bellour, directeur de recherche émérite au CNRS
Joseph Beauregard – cinéaste documentariste
Jacqueline Blewanus, peintre, Vallabrègues
Corinne Bondu – formatrice- réalisatrice- productrice
Philippe Borrel, cinéaste – documentariste
Rony Brauman – ancien président de Médecins sans frontière.
Geneviève Brisac, écrivain, éditrice
Françoise Brunel
Claude Buchwald – Metteur en scène
Rodolphe Burger – musicien
Michel Butel, écrivain, journaliste.
Olivier Cadiot – écrivain
Marco Candore, comédien.
Laurent Cantet – cinéaste
Maréva Carassou, comédienne,
Arlette Casas, responsable communication Université Montpellier 2
André Castelli – conseiller général du Vaucluse
Carmen Castillo, cinéaste
Claude Chambard, écrivain, éditeur
Charb, dessinateur, Charlie Hebdo
Guigou Chenevier, Musicien compositeur
Isabelle Chevalier, musicienne
Françoise Clavel, créa- costumes, Paris
Françoise Cloarec – peintre et écrivain
Dominique Conil – écrivain
Michel Contat, chercheur CNRS émérite
Compagnie Les Acidus, comédiens
Patrick Coupechoux, écrivain, journaliste
Christine Dantaux – galériste socialiste – Pernes les Fontaine
Marie Darrieussecq – écrivain
Marcelo De Athayde Lopes, danse thérapeute
Valérie de Saint-Do , Rédactrice en chef de la revue Cassandre/Horschamp
André Debono, peintre (Nîmes)
Christine Deroin – écrivain
Martine Deyres, cinéaste, Besançon
Marcial Di Fonzo Bo, comédien et metteur en scène
Alain Didier-Weill, écrivain, auteur de théâtre
Claire Diterzi, chanteuse et compositrice
Annick Doideau, peintre (Paris)
Catherine Dolto, éditrice
Suzanne Doppelt, écrivain
Patrice Dubosc – cinéaste
Françoise Ducret, Peintre
Jean Pierre Ducret – Président du C.A. du Théâtre de Cavaillon
Denis Dufour, compositeur, Paris
Sophie Ernst, Paris, philosophe
Jean Michel Espitallier, poète
Christine Fabreguettes – artiste plasticienne Vaucluse
Serge Fauchier, peintre (Perpignan)
Stéfano Fogher – musicien, comédien
Patricia Geffroy, Animatrice ateliers d’écriture
Hala Ghosn, comédienne, metteur en scène, Paris
Sylvie Giron – danseuse, chorégraphe
Esther Gonon secrétaire générale de la Scène Nationale de Cavaillon
Jean Michel Gremillet – directeur de la Scène Nationale de Cavaillon
Angele Grimaldi, cinéaste
Jean Louis Guilhaumon – Maire de Marciac- Fondateur du Festival Jazz In Marciac.
Sabina Grüss –sculptrice
Mariette Guéna
Patrick Guivarch, responsable des cinémas UTOPIA d’Avignon
Pierre Helly – metteur en scène
Catherine Herszberg – journaliste, écrivain.
Gérard Haddad écrivain
Charlotte Hess, danseuse, chorégraphe. Animatrice sur Radio libertaire, Paris.
Stéphane Hessel, ambassadeur de France
Olivier Huet
Marie Jaoul de Poncheville, cinéaste, Paris
Jeanne Jourdren, médiatrice culturelle, Auray
Marie José Justamond, directrice artistique, directrice du festival Les Suds, à Arles
Charles Kalt, plasticien (Strasbourg)
Leslie Kaplan – écrivain
Daniel Kupferstein, réalisateur
Danielle Lambert, poète, auteure de proses brèves, Paris
Monique Lauvergnat Maire – adjointe à la Culture 84 Le Thor
Linda Lê – écrivain
Fred Léal, écrivain
Agnès Lévy, peintre
Isabelle Lèvy-Lehmann, photographe, Paris
Jean Pierre Lledo, cinéaste, Paris
Frédéric Loliée, comédienne, metteur en scène
Jean-Daniel Magnin, Secrétaire général du Théâtre du Rond Point
Thibault Maille, compositeur
Clotilde Marceron – musicienne, Cavaillon
Elissa Marchal, artiste peintre
Maud Martin, réalisatrice, Tours
Jacques Martinengo, artiste plasticien, 26- Dieulefit
Ismérie Marzone Lévêque, chanteuse, comédienne, Toulouse
Britta Medus
Daniel Mesguich, comédien, metteur en scène, directeur du Conservatoire d’art dramatique de Paris.
Xavier Moine, artiste plasticien,
Marie José Mondzain, philosophe
Mario Moretti – galériste socialiste – Pernes les Fontaine
Valérie Mréjen, cinéaste
Yves Müller – artiste – photographe
Véronique Nahoum Grappe – anthropologue
Eric Nonn, écrivain
Paul Otchakovski-Laurens, éditeur
Yves Pagés, écrivain et éditeur (Ed. Verticales), Montreuil
Xavier Person, écrivain.
Nicolas Philibert, cinéaste.
Rosie Pinhas-Delpuech, écrivain, directrice de collection, traductrice
Jacques Rancière, philosophe
Claude Régy, metteur en scène
Georgette Revest, artiste peintre écrivain, Marseille
Jean Michel Ribes, auteur, metteur en scène, directeur du Théâtre du Rond-Point,
Christophe Ribet – comédien
Marcel Robelin, peintre (Nîmes)
Daniel Robert, Peintre
Patrice Rollet, co-rédacteur en chef de la revue Trafic
Pierre Rosenstiehl, mathématicien
Dominique Rousseau, auteur illustrateur Bédéiste
Valérie Rouzeau, Poète
Elizabeth Royer, galeriste
Caroline Sagot Duvauroux – peintre et poète
Lydie Salvayre – écrivain
Joshka Schidlow, critique de théâtre
Michèle Sébastia, Comédienne
Christine Seghezzi, réalisatrice
Meriem Serbah – actrice
Nicolas Sers, comédien, Paris
Emmanuele Scorceletti – photographe
Tristan Siegmann, photographe (Paris)
Anne Saussois, peintre (Paris)
Charlotte Szlovak, cinéaste, Paris
Dimitri Tsiapkinis, artiste chorégraphique, Tours
Catherine Vallon, Metteur en scène
Gérard Vallerey, écrivain et traducteur, Toulouse
Didier Vancostenoble, photographe, ancien directeur d’hôpital psychiatrique, 76 Tourvillela chapelle
Agnes Verlet, Ecrivain
Pascal Villaret, auteur, Alés
Elise Vigier, comédienne, metteuse en scène
Vanina Vignal, cinéaste
Véronique Widock, comédienne
Martin Winckler, écrivain
Mâkhi Xénakis, sculpteur
Catherine Zambon – auteure de théâtre et comédienne

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>Nouvelle édition du Campus Solidaire sur le thème « Un monde sans fous »

Prochaine rencontre, le jeudi 4 novembre 2010 à 19h30

Nouvelle édition du Campus Solidaire sur le thème « Un monde sans fous », documentaire de Philippe Borel, avec la participation de Paul Machto, psychiatre et d’autres membres du « collectif des 39, la nuit sécuritaire », collectif en psychiatrie.

Rens. : 05 56 49 95 95 ou http://campussolidaire.blogspot.com

L’objectif du Campus solidaire et de permettre à tous d’accéder à la connaissance. Il propose d’associer le public à des travaux préparatoires (documents, petits films, enquêtes…). Les thématiques sont variées : citoyennté urbaine, psychanalyse et société, globalisation et développement durable, technologies, sciences et envrironnement… Le Campus solidaire est gratuit, ouvert à tous et sans inscription préalable.

► Campus solidaire – Bâtiment 25 rue des Terres Neuves à Bègles – Tramway ligne C arrêt Terres Neuves – Bus 11/24 arrêt Auriac.

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>La Ferme du Vinatier

La Ferme du Vinatier ?

Le service culturel du Centre Hospitalier Le Vinatier est une interface originale reliant l’hôpital à la cité, intégrée à la politique d’établissement dès sa création en 1997 et ouverte à tous les publics.

Les projets 2010-2011

Concert jazz de l’Arfi
« Concert jazz de l’Arfi» ORGANISE DANS LE CADRE DU FESTIVAL ECLATS D’ARFI LE 26 NOVEMBRE 2010 A 20H A LA FERME DU VINATIER De janvier à juin 2011, (…)
Le 26 novembre 2010

Du patient-modèle au patient modèle : portraits de gens
« Du patient-modèle au patient modèle : portraits de gens » Exposition photographique DU 16 SEPTEMBRE AU 17 DECEMBRE 2010 SUR LES GRILLES DU CH LE VIN (…)
Du 16 septembre 2010 au 17 décembre 2010

LE SITE DE LA FERME DU VINATIER

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>Follia e Italia festival de l'histoire de l'art : l'éloge de la folie (du 27 au 29 mai 2011)

Le ministère de la Culture et de la Communication créé un nouvel événement : le « Festival de l’histoire de l’art », qui se tiendra du 27 au 29 mai 2011, à Fontainebleau. Ce nouveau rendez-vous est présenté en exclusivité à l’occasion des « Rendez-vous de l’histoire à Blois » du 14 au 17 octobre. Découverte.

Follia e Italia.

Michel-Ange disait la porter en lui, Van Gogh en perdit son oreille et Camille Claudel sa liberté, le thème retenu est bien sûr la folie. Le « Festival de l’histoire de l’art », créé par le ministère de la Culture et de la Communication et qui se tiendra à Fontainebleau du 27 au 29 mai 2011, célèbre ainsi le 500ème anniversaire de la parution de « L’Éloge de la folie » dont Érasme commença l’écriture en Italie, pays invité d’honneur de cette première édition.

Avec pour objectif d’accueillir les chercheurs comme le grand public, les enseignants comme les collectionneurs, cette discipline sérieuse et rigoureuse engendre néanmoins une manifestation originale, festive et ouverte à tous.
Lieu aussi magique qu’ emblématique, Fontainebleau accueillera ainsi cette événement principalement dans son Château-musée, mais aussi à travers la ville dans son théâtre municipal ou à l’intérieur du cinéma l’Ermitage…
L’art entre Histoire et histoires. Autour du thème de la folie, le festival proposera conférences et débats avec de grands noms de l’histoire de l’art comme Pierre Rosenberg ou Michel Pastoureau, des sociologues telles Dominique Schnapper et Nathalie Heinich mais aussi des personnalités comme Jeff Koons, François Pinault ou Pierre Berger.

Trois Forums proposeront un panorama complet de l’actualité de la discipline. Ainsi l’un sera consacré au marché de l’art au mécénat et aux collectionneurs, un autre présentera les nouvelles découverte de fouilles ou d’archives et le dernier sera consacré aux nouvelles technologies comme la création et la gestion de bases de données.
Dans un cadre plus léger mais tout aussi instructif, pour la première fois en France, un festival du film d’art projettera documentaires, émissions et films d’auteur sur des artistes célèbres. Un salon du livre et des revues sur l’art permettra également d’acquérir la plus savante revue comme un beau livre…
Si le festival offrira aux enseignants une formation spécialisée lors d’ateliers pédagogiques et aux professionnels des rencontres organisées avec leurs homologues italiens, il n’oublie donc pas son objectif d’intéresser le grand public à l’histoire de l’art car comme l’écrit Milan Kundera « l’histoire d’un art est une vengeance de l’homme sur l’impersonnalité de l’Histoire de l’humanité. »

Site Officiel

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