Tous les articles par collectif 39

Un site de l’Education Nationale

Le 29 septembre,  le groupe enfance du « Collectif des 39 contre la nuit  sécuritaire » a organisé à Nanterre,  avec  l’Association Pour la Psychanalyse ( où milite Gérard Pommier)  et d’autres associations, une action autour d’un colloque  sur les TDAH ( trouble déficit de l’attention avec hyperactivité). 

Ce colloque, parrainé par la faculté de Nanterre, faisait la promotion d’un trouble, érigé en maladie, et de son traitement essentiellement médicamenteux.  

Dans les suites de cette action, nous sommes tombés par hasard sur un site de l’Education Nationale, qui semble elle aussi privilégier l’abord médical de ce trouble, au détriment de son abord psychothérapeutique, qui permet pourtant  d’écouter l’enfant  dans sa subjectivité. 

 Un site de l’Education Nationale.

 Sur le site internet de l’Académie de Paris (Région Académique  Ile de France) nous avons trouvé une page  destinée  aux  parents et aux élèves.

Sur cette page, plusieurs propositions leurs sont faites :

  • résultats d’affectations au collège, au lycée
  • s’inscrire au collège, au lycée
  • bourses et aides financières
  • élèves à besoins éducatifs particuliers
  • déposer un dossier d’affectation en ligne
  • aménagement des examens pour les candidats en situation de handicap, etc…  

A côté, sous le titre « Parents contactez-nous », on trouve des liens utiles :

  • ma voie scientifique
  • mon orientation en ligne

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Communiqué du 28 septembre 2017.

Vendredi 29 septembre, à l’Université Paris-Ouest Nanterre, se tiendra une conférence intitulée « TDAH et accès aux soins » sous le patronage des plus hautes autorités de l’état. Comment ne pas s’interroger, tout d’abord, sur les raisons du soutien accordé par le Ministère des Solidarités et de la Santé à cette conférence, lorsque celle-ci est largement investie par les laboratoires pharmaceutiques – et ceci au sein même d’une université publique ?

Médecins, universitaires et laboratoires pharmaceutiques ont répondu à l’invitation faite par l’association « HyperSupersTDAH France ». Ils soutiennent une reconnaissance univoque d’une nouvelle maladie : le TDAH (trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité) considéré comme un handicap qu’il convient de diagnostiquer au plus tôt – notamment dans le cadre scolaire – et de traiter dans la foulée. Face à l’agitation, le traitement préconisé est la prescription d’un dérivé amphétaminique, chez l’enfant le méthylphénidate (Ritaline, Concerta, Quazim…) au mieux accompagné d’une psychothérapie de type cognitivo-comportemental.  Continuer la lecture de Communiqué du 28 septembre 2017.

Suite aux propos du ministre de l’Intérieur sur les terroristes et la psychiatrie.

Le Collectif des 39 tient, à son tour, à s’exprimer aux côtés de nombreuses réactions indignées suite aux propos du ministre de l’Intérieur sur les terroristes et la psychiatrie.

Ce n’est pas la première fois qu’un homme politique a exprimé une vision insoutenable de la psychiatrie. Le tollé des réactions des professionnels de soin, de leurs représentants et de la société civile ont rapidement déconstruit l’amalgame qui – sans réussir à disqualifier l’adversaire politique – a à la fois stigmatisé les patients psychiatriques, choqué leurs proches et semé le doute sur l’intégrité et le vrai rôle thérapeutique des soignants.

La réaction et la mise au point du ministère de la Santé ont été attendues comme inéluctables. La tentative d’embrigader la psychiatrie dans une bataille qui n’est pas la sienne semble à ce jour neutralisée. Il nous apparaît toutefois que le temps est venu de faire appel au ministre de l’Intérieur pour qu’il dissipe lui-même l’effet collatéral, préjudiciable pour la psychiatrie, de cette malheureuse tentative d’y découvrir une arme pouvant prévenir les actions terrorisantes de l’extrémisme politique. Car de tels discours, dans l’Etat d’urgence et dans le climat de  peur, pourraient aller jusqu’au crime, comme le meurtre récent d’un patient en pleine rue vient de le démontrer.

Nous constatons que suite aux propos du ministre de l’Intérieur des positions concordantes se sont exprimées. Elles résonnent avec les efforts de notre collectif et de nos partenaires à œuvrer pour une convergence des positions quant à l’état actuel de la psychiatrie et de la pédopsychiatrie en France. Nos inquiétudes sont confirmées par le constat récent, implacable, de la mission de la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Adeline Hazan, qui démontre que – au delà de la diminution de moyens – la psychiatrie traverse une crise éthique, favorisant des concepts qui exacerbent des mesures sécuritaires, des pratiques de contention et un non respect trop fréquent des droits des patients.

C’est cette crise que la psychiatrie doit chercher à surmonter, au lieu d’être victime collatérale des attaques qui ne lui sont pas destinées.

Rencontre avec les luttes auto-organisées de Thessalonique

La construction d’’un Réseau Européen de Santé Mentale Démocratique faisait étape à Thessalonique, en lien avec le séminaire du CEDEP sur le thème du Refuge du 24 au 28 mai.

Le jeudi 24 a été le moment de 2 rencontres avec le DSS et l’’entreprise VIO.ME.

Le Dispensaire Social Solidaire

Installé au 4ème étage d’un immeuble qui appartient à l’Union Locale des Syndicats, le Dispensaire Social Solidaire est le lieu où nous sommes accueillis par Anastasia, psychologue, et Byron, psychiatre (à la retraite), qui nous présentent le DSS dans la salle d’’attente des patients.

Le DSS a été créé en 2011 par les médecins, d’autres professionnels de la Santé et des militant-e-s antiracistes qui sont intervenus lors d’’une grève de la faim qui a mobilisé 50 migrants-réfugiés à Thessalonique (250 à Athènes). Cet engagement politique s’’est poursuivi dans la crise d’’une dette grecque illégale, illégitime et odieuse, du système banquier grec et international, transformée par la Troïka européenne en dette publique et en une série de mémorandums d’’austérité qui frappent l’’ensemble du peuple grec et en une crise humanitaire qui va croissante. Ce groupe de médecins fait face à des problèmes sociaux et de rupture des droits communs qui font apparaître : être au chômage, perdre ses droits et au mieux un travail mal payé. La situation s’’aggrave d’’année en année.

Le DSS s’auto-organise pour permettre l’’accès aux soins qui est drastiquement réduit avec les gouvernances d’’austérité des services publics en perdition. Il rassemble aujourd’hui  200 intervenants : médecins généralistes, dentistes, psychiatres, collaborateurs d’’autres spécialités ainsi que des psychologues et des psychothérapeutes. Il dispose d’’un dépôt de médicaments. Un Continuer la lecture de Rencontre avec les luttes auto-organisées de Thessalonique

Dingo Dingue Théâtre de la Rotonde AVIGNON

Christian Mazzuchini
« L’amour c’est donner ce que l’on n’a pas, à quelqu’un qui n’en veut pas … » J. Lacan

Dingo Dingue est la « fuite » de « Psychiatrie/Déconniatrie », spectacle sur la folie créé au Théâtre des Salins de Martigues en 2004 et qui partit sur les routes de France pendant quatre années.

La « fuite » parce que le personnage totalement agité de « Psychiatrie/Déconniatrie » (textes du Catalan François Tosquelles fondateur de la psychothérapie institutionnelle – et de Serge Valletti) quittait la scène en disparaissant dans un film projeté sur des draps ! Ce sont donc ses retrouvailles quelques années plus tard. 

Paul Machto, Jacques Tosquellas et Marie France Negrel  de l’Association Méditerranéenne de Psychothérapie Institutionnelle, participeront aux deux débats  proposés  à l’issue des représentations les Mercredis 19 et 26 juillet. 

Dingo-Dingue Avignon

Dans son remue-ménage intérieur, il est persuadé d’être devenu acteur, à moins qu’il ne soit tout simplement son propre infirmier ou carrément redescendu à un « collapsus de la transcendance », schizophrène pour tout dire.

Bref son décollement du réel ne s’arrange pas, d’autant qu’il se retrouve propulsé dans une sorte de cellule d’isolement, costumé en Indien au beau milieu d’une reproduction approximative d’une installation de Dali et visité par sa mère redevenue enfant pour l’occasion.
On l’aura bien compris Dingo Dingue, armé d’un pinceau mental de sa fabrication,
est une descente en pente douce dans les entrailles de la folie en suivant les paroles éclairées et éclairantes de Jacques Lacan, Jean Oury, Lucien Bonnafé et François Tosquelles. Ces mousquetaires de la folie ont toutes leurs existences œuvrées à faire tomber les murs de l’asile pour soulager la souffrance de ceux que l’on dit fous.
« Sans la reconnaissance de la valeur humaine de la folie, c’est l’homme même qui 
disparait. » F.Tosquelles
En écho à ces pensées étonnamment limpides s’ajoutent les écrits poético-maniacofestifs de Christophe Tarkos poète contemporain, et les Textes de Michel Bellier, tous deux plumitifs de génie.
Cocktail détonant de verbes en délire, Dingo Dingue tisse l’étoffe d’un songe déroutant sur les traces et les égarements psycho-poétiques d’un bouffon magnifique. Vagabondant sur les errances de l’âme comme sur un chemin de traverse, partagé entre le rire et l’émotion, c’est l’infiniment humain que cette « fuite » nous invite à traverser. 

Le Collectif des 39 à MARCIAC – Avec la Ligue de l’Enseignement du Gers

Le Collectif des 39 « Quelle hospitalité pour la folie ? »- Avec la Ligue de l’Enseignement du Gers- propose pour cette 7ème Edition
les vendredi 4, samedi 5 et dimanche 6 août 2017

Dans le cadre des après-midis de JAZZ IN MARCIAC
Deux représentations de la Compagnie Sujet Barré  
« Ha Tahfénéwai ! » Conception, écriture, mise en scène et interprétation  Sophie Warnant et Romain Vaillant

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Et une projection du film écrit par Fara C. journaliste Jazz     (Humanité)    « Le moine et la sirène – Le chant de Charles Lloyd » 
Film de 60 mn coréalisé par Fara C. et Giuseppe de Vecchi 

Ces moments seront suivis de débats publics animés par des membres du collectif des 39.

Vend. 4 et Dim. 6 Août 2017 à 14h 30
« Ha Tahfénéwai ! »
Cie Sujet Barré« Parler de santé mentale avec détachement, humour et poésie, évoquer la place de ces prétendus « fous » dans notre société, réinterroger la psychiatrie d’aujourd’hui, ses avancées et ses reculs… Voilà, en substance, les objectifs poursuivis par Sophie Warnant et Romain Vaillant au travers de leur spectacle « Ha Tahfénéwai ! » Pour mieux comprendre ce sujet sensible et encore tabou, les deux comédiens ont passé un long moment dans deux institutions spécialisées en France et près de Charleroi, en Belgique.
De ce voyage in situ, ils sont revenus grandis et nourris d’histoires et de paroles, qu’ils ont décidé de nous faire partager sans lourdeur ni voyeurisme. La lumière est brute, sans artifices et les deux comédiens racontent, par le texte, mais également par le mouvement, ce qu’ils ont vu et entendu, en élargissant le propos à des questions aussi essentielles que dérangeantes : la place du patient en institution, la question de l’enfermement, les traitements lourds… Toute la force de « Ha Tahfénéwai ! » réside dans sa forme épurée et son propos, jamais moralisateur ni manichéen ». Continuer la lecture de Le Collectif des 39 à MARCIAC – Avec la Ligue de l’Enseignement du Gers

« Non à la nuit gestionnaire »

PRATIQUES Les Cahiers de la médecine utopique , 77 Avril 2017 Tout le Contraire

Sandrine Deloche, médecin pédopsychiatre.

La nouvelle loi de la Santé confisque la dimension artisanale du soin psychique. La prédation se loge partout : des groupements hospitaliers de territoire au dossier patient informatisé, en passant par l’invasion d’une novlangue technocratique. Après la nuit sécuritaire, Non à la nuit gestionnaire.

En Afrique, il existe une jolie formule pour lutter contre les pachydermes indigents, car toujours plus proches des villages, ravageant les récoltes. Il s’agit de bâtir des clôtures d’abeilles. Les ruches sont disposées dans les arbres, reliées par un fil, entourant un territoire à protéger. En tentant de franchir l’obstacle, les éléphants secouent les ruches, énervent les abeilles. La piqûre voire le seul bruit du bourdonnement de l’essaim les fait fuir. S’organise alors une sorte d’intelligence de préservation réciproque entre les différentes communautés végétales animales et humaines. L’expérience le prouve et s’étend. Continuer la lecture de « Non à la nuit gestionnaire »

« Contre la Novlangue : des paroles contraires » (Comment Eric Blair est devenu George Orwell)

PRATIQUES, Les Cahiers de la médecine utopique 77 Avril 2017 Tout le Contraire

Yann Diener , psychanalyste

Quand l’administration fait tout le contraire de ce qu’elle devrait faire, il faut lui opposer des paroles contraires. C’est la position que prend l’écrivain Erri de Luca dans son livre La parole contraire (Gallimard, 2015), en s’appuyant sur l’étymologie française du verbe saboter.

Je travaille à Paris dans un Centre médico-psycho-pédagogique, où je reçois entre autres des adolescents, des lycéens. Lors des manifestations contre la loi travail en 2016, certains lycéens venaient à leurs séances en sortant un moment des manifs. Mais ils étaient souvent bloqués, nassés par les CRS, ils me téléphonaient et j’avais tout d’un coup à l’oreille toute la violence qui leur était faite. Ceux qui parvenaient à venir en séance  arrivaient qui le bras en écharpe, qui le visage tuméfié, super choqués par la violence des charges des CRS alors qu’ils n’avaient fait que chanter des jeux de mots avec le patronyme de la Ministre du chômage. Continuer la lecture de « Contre la Novlangue : des paroles contraires » (Comment Eric Blair est devenu George Orwell)

Aux candidats à la présidence de la république : Pour la Psychanalyse

Pour la promotion de la psychanalyse dans les lieux de soins, à l’université et dans les laboratoires de recherche

La Santé Mentale va mal dans notre pays. Aux difficultés matérielles s’ajoutent des orientations politiques qui compromettent la qualité des soins. En France, la psychanalyse a joué un grand rôle, fidèle aux aspirations humanistes de bonheur et de progrès de notre République. Elle est depuis longtemps une référence majeure de la vie intellectuelle.

En quelques années, cette situation s’est dégradée. Des acteurs administratifs ont pris des mesures de plus en plus coercitives qui font obstacle au recrutement de psychanalystes sur les lieux de soins et à l’Université. Alors que presque tous les syndicats de psychiatres ont la psychanalyse parmi leurs références, les universités de médecine  proposent une formation des psychiatres presque exclusivement axée sur le Manuel DSM 5 (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders ). L’usage de ce manuel américain est imposé en France par l’O.M.S., sous la forme dite CIM 10. Ce manuel tire un trait sur la grande psychiatrie européenne, dont se sont inspiré Freud, Lacan et bien d’autres cliniciens.

https://www.change.org/p/aux-candidats-à-la-présidence-de-la-république-pour-la-psychanalyse?recruiter=644737547&utm_source=share_petition&utm_medium=email&utm_campaign=share_email_responsive

Cette orientation se réclame surtout des neurosciences, alors que ces dernières n’en sont qu’aux hypothèses. Elles manquent de preuves pour le diagnostic et la thérapeutique. En revanche, les preuves de la souffrance psychique abondent. Les nouveaux diagnostics DSM 5 sont si larges qu’ils sont devenus des fourre-tout. Ils recouvrent des problèmes très distincts, qu’il est dangereux de confondre. Par exemple, la « bipolarité » ou la « dépression » concernent les psychoses aussi bien que les névroses. Il faut pourtant savoir les distinguer. Pour les enfants, le « Trouble déficitaire de l’attention » (TDA/H) a connu une extension abusive, plus nocive qu’utile partout dans le monde. Ces diagnostics ne tiennent aucun compte des causes sociales de la souffrance, comme le burn out, certains suicides et certaines dépressions. Continuer la lecture de Aux candidats à la présidence de la république : Pour la Psychanalyse

Communiqué du 25 mars 2017 À propos des recommandations de la Haute Autorité de Santé Sur la contention en psychiatrie.

Dix mille personnes (soignants, soignés, parents, citoyens) ont signé l’appel lancé par le collectif des 39 dénonçant les pratiques de contention physique en psychiatrie (*).

Les contrôleurs des lieux de privation de liberté (Mr Jean Marie Delarue, puis Mme Adeline Hazan) ont constaté, évalué et dénoncé à leur tour ces pratiques d’un autre âge, aussi inacceptables que traumatisantes pour des patients en grande difficulté.

La H.A.S. vient de publier un guide de bonnes conduites, limitant ces pratiques qui devraient être sévèrement encadrées.

Une grande avancée disent certains, un moindre mal disent d’autres.

Mais de ces  recommandations peut naître le pire : la banalisation instituée de ces pratiques par la confirmation qu’il serait souhaitable de les utiliser «  à certains moments »,  sans s’interroger sur ce qui a conduit au retour de ces pratiques, à cette régression.

Le collectif des 39 maintient que ces pratiques doivent disparaître et que leur existence, ne serait-ce qu’a-minima , interdit de poser les vrais enjeux que pose l’accueil des personnes en détresse psychique : quelle conception de la souffrance, quels moyens, quelle formation?

Pour cela le gouvernement doit prendre ses responsabilités : arrêter d’organiser le saccage de la psychiatrie publique. Mais les soignants doivent aussi prendre les leurs : refuser, penser, agir pour sortir des impasses de la soumission ou de l’impuissance ; ou encore de la croyance en des théories sur-médicalisées où la complexité du fonctionnement psychique fait place à des raisonnements binaires incompatibles avec les spécificités du psychisme humain.

La confusion entre contention (attacher, sangler) et isolement thérapeutique, parfois nécessaire, est entretenue et rend difficile le grand débat éthique nécessaire à tout soin en psychiatrie. Pourquoi ? Comment ? Que se passe-t-il ? sont les questions incontournables qui devraient permettre, si elles étaient réellement soutenues, posées et pensées,  d’abolir des pratiques qui bafouent la dignité humaine,  tant pour celui qui les subit que pour celui qui les applique.

http://www.hospitalite-collectif39.org/?NON-A-LA-CONTENTION