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Le délire scientiste : un déni de notre humanité.

Danielle  LÉVY

En 1937, à la fin de sa vie, Freud écrivait : 

« Il semble que la psychanalyse soit le 3ème de ces métiers « impossibles » où l’on peut d’avance être sûr d’un succès insuffisant, les deux autres, depuis bien longtemps connus, étant l’art d’éduquer et l’art de gouverner ». ( Analyse sans fin et analyse avec fin)           

Cette conscience des limites de  l’action  humaine, cette prudence, cette modestie ont  guidé et guident encore, fort heureusement, nombre de médecins, psychiatres, psychanalystes, psychothérapeutes, éducateurs, pédagogues, enseignants (et peut-être même quelques chefs d’état !) ceux qui décident de se lancer, malgré tout, dans ces métiers impossibles.                                                    

Mais les tenants de la nouvelle psychiatrie « basée sur les preuves » (dont  la fondation FondaMental, est un des fleurons), les adeptes d’une pédagogie s’appuyant sur  les  neurosciences  (soutenus par le ministre de l’Education Nationale, J.M. Blanquer) n’ont pas cette sagesse : soigner et  éduquer sont, pour eux, des missions qui  ne relèvent  pas de l’art mais de la Science, et la Science étant forcément infaillible, ils sont sûrs de leur réussite…

Une prétention insupportable à standardiser le vivant. Continuer la lecture de Le délire scientiste : un déni de notre humanité.

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Lettre ouverte à Madame Buzyn et Monsieur Bellivier

 

 
LA CONTENTION N’EST PAS UN SOIN
                                  
Lors d’un colloque organisé au sénat, en septembre 2015, en présence de plusieurs parlementaires des deux assemblées nous avons initié une pétition NON À LA CONTENTION 
 
 Nous affirmions entre autre dans ce texte que la contention n’est pas un soin comme le précisera ensuite l’Article 72 Isolement et Contention de la loi de santé du 26 janvier 2016  
 
 Le psychiatre décide de céder sur sa fonction soignante et de mettre un patient en contention quand l’équipe soignante est débordée par l’agitation de patients en crise, dans un contexte de tensions relationnelles, avec un sentiment d’insécurité face à des manifestations bruyantes et parfois inquiétantes.
 
Mais d’ou vient ce débordement des professionnels par les manifestations paroxysmales de certains patients ? De leur manque d’organisation comme vous le répétez souvent ? De leur manque de formation à des pratiques dites innovantes ? De leur incompétence parce que leurs outils conceptuels ne seraient plus opérants ?
 
Vous ne comprenez-pas bien la situation comme vous l’a si bien dit une infirmière lors du récent débat télévisé sur « le naufrage de la psychiatrie » .
 
Vous n’entendez pas tous ces mouvements de grève dans les hôpitaux psychiatriques. Le cri des infirmières et infirmiers qui vont jusqu’à mettre leur vie en danger ( grève de la faim à Rouen, perchés du Havre) pour réclamer plus de moyens et moins de contraintes bureaucratiques, sécuritaires et normatives.
 
Ils en ont assez, par manque de moyens humains, par manque d’espace d’élaboration des enjeux psychiques, par manque de formation à la relation, d’être amenés à n’avoir d’autre choix que la contention et l’isolement. Ils souffrent de maltraiter les patients et d’être empêchés de faire leur métier. Ils sont transformés en gardiens acculés à des pratiques indignes qui ruinent le lien entre les patients et leurs familles et les soignants.
 
Peut être convient-il de vous rappeler les propos d’Adeline Hazan,(CGLPL)   « Le manque de moyens est évident. Les praticiens nous expliquent souvent que s’ils disposaient d’une heure pour faire baisser la pression lors d’un moment d’agitation d’un patient, cela permettait d’éviter l’isolement ou la contention physique »
 
Comment restaurer une confiance quand les personnes censées soigner vous attachent les 4 membres, voire vous sanglent le torse pendant plusieurs heures, jours, semaines, mois ? Les équipes sont de plus en plus démunies face aux injonctions qui pèsent sur elles et qui leur font violence.
 
La maladie mentale est une maladie du lien à l’autre. La contention et l’isolement, pratiques régressives d’un autre temps, signent l’échec du soin dans un moment crucial où les patients ont besoin d’apaisement et de réassurance. Dans un moment où ils ont besoin d’une parole et de gestes témoignant d’une réelle empathie pour contenir leur souffrance, ils subissent une vraie violence qui se referme tant sur les patients que sur les soignants. 
 
Voilà pourquoi les professionnels doivent être formés à la relation clinique, à la pycho-pathologie, à une réflexion sur le sens des symptômes qui se manifestent, et pas seulement sur les thérapeutiques médicamenteuses, ni sur des protocoles standardisés. 
 
Nous sommes très inquiets sur le devenir de la prise en charge des patients quand le premier délégué ministériel à la psychiatrie que vous venez tout juste de nommer affirme qu’une pratique dégradante, irrespectueuse des droits des patients, est un soin. Cela confirme nos doutes quant à sa conception de l’homme et de la folie et quant aux soins qui seront apportés aux patients.
 
Collectif des 39
 

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Victor notre sauvagerie

Pratiques n° 84 dossier: « Où va la psychiatrie ? »    Janvier 2019

Sandrine Deloche,  Médecin pédopsychiatre

La qualité de la protection, du soin et de l’éducation délivrée à Victor, l’enfant sauvage renseigne en premier lieu sur la somme de notre propre sauvagerie.

Chaque fois que je pousse la porte de la salle Itard, c’est un temps suspendu de croisement. Je côtoie de jeunes enfants hospitalisés là. La plupart ont attendu des mois avant d’y être admis, faisant le désespoir des institutions, de l’école, et de leurs parents impuissants. A Itard, ils sont soignés, mais aussi traités et enfermés. Ils sont ici pour toute sorte de souffrance psychique appelée « trouble » ou « handicap ». Un matricule diagnostique de classification, le code d’une lettre accolé à un chiffre attestera de la chose, à la sortie. Chaque fois, qu’on déverrouille la porte de la salle Itard, je ne peux m’empêcher de penser à Victor et au docteur Itard incarné par François Truffaut dans son film L’enfant sauvage sorti en salle en 1970, visionné par 1,4 million de spectateurs. Un succès à la hauteur du mythe et de l’histoire vraie. Curiosité honnie, objet d’étude, fétiche des Lumières, Victor, petit sauvage de l’Aveyron, fut capturé un soir d’hiver en 1799, non loin de Saint-Sernin-sur-Rance. Continuer la lecture de Victor notre sauvagerie

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Quand j’avais 10 ans

Pratiques n° 84 « Où va la psychiatrie ? »   Janvier 2019

Sandrine Deloche, médecin pédopsychiatre

Quand j’avais 10 ans, nous avions quarante ans d’avance. La politique de Santé prônait une pédopsychiatrie publique de proximité comme l’une de ses priorités. Répondre à la souffrance psychique des enfants et des familles, soutenir leur équilibre, leur maturation psychoaffective avait valeur d’action socio-éducative large dans le champ de l’Enfance.

Une avance considérable portée par un accueil gratuit, dispensé par les centres médico-psychologiques de quartier pour n’importe quel enfant sur le territoire français. D’un point de vue comptable, ces structures étaient gérées par les tutelles départementales pour un territoire de proximité de 200 000 habitants, définissant un secteur de la psychiatrie infanto-juvénile. Avancée politique fondatrice renforçant une politique de prévention exercée, sur le terrain, par les PMI, les maisons vertes, les réseaux d’aide scolaire et les services sociaux. Cette construction visionnaire s’est faite grâce à la volonté réciproque d’une poignée d’hommes politiques, cliniciens. Mais ne nous y trompons pas, ce fut un combat porté aussi par le refus de l’ordre en place. « Créer c’est résister à ce qui entend contrôler nos vies » rappelait Gilles Deleuze1. Privilégier une approche humaniste du soin psychique, loin du spectre de toute organisation concentrationnaire, avait valeur d’engagement politique contre la barbarie. Destituer les murs de l’enfermement, inventer une psychiatrie citoyenne et prendre soin des lieux qui soignent pour mieux guérir exprimait la nécessité radicale de changement. Suivront un bouillonnement intellectuel formidable et la transmission de savoir-faire institutionnels pour les générations soignantes futures, comme la psychanalyse pour enfants, la psychothérapie institutionnelle, un travail d’équipe tout à fait unique. Aujourd’hui, le secteur, ce modèle médico-social, cité comme une exemplarité française bien au-delà de l’Hexagone, est en train d’être liquidé. J’ai 50 ans, je suis pédopsychiatre de secteur. Continuer la lecture de Quand j’avais 10 ans

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La pédopsychiatrie low-cost

Comment les politiques managériales des hôpitaux façonnent nos pratiques

PRATIQUES 84    JANVIER 2019

 Catherine Laval  Médecin pédopsychiatre

Quand j’ai fini mon internat, il y a quinze ans, c’était pour devenir pédopsychiatre de secteur, que je pensais être un médecin qui accueillait la souffrance, prenait le temps d’écouter et d’entendre, une discipline à la croisée de la médecine, des sciences humaines, de la psychanalyse, de la politique certes, mais pas du management d’entreprise. Je n’avais rien compris.

Dans ma pratique, non sans mal, il a fallu lutter contre la mise sur le marché d’un « enfant machine immaculé conception » détaché de son environnement, de son histoire, de sa culture, sans famille, sans liens sociaux qu’il fallait réparer à coups de médicaments, faisant les affaires de lobbies pharmaceutiques, idéologiques, mais aussi des politiques, car il les dédouane d’une quelconque responsabilité dans le mal-être (croissant) des enfants, dès lors que celui-ci serait de cause neuronale réparable par des molécules.

Pour pouvoir réparer cet enfant objet, il faut pouvoir créer les conditions d’accueil à la mesure de ces ambitions perverses. Alors comment faire, car il y a toujours des « Gaulois réfractaires » qui résistent ? Pour changer les pratiques, il a fallu tout d’abord s’attaquer à la formation de tous les soignants sans exception (infirmières, psychologues, éducateurs spécialisés, médecins), mais ça ne suffisait pas car la transmission entre les soignants au sein des services existe toujours et que le personnel peut encore aller se former ailleurs (même si le budget pour la formation continue a fondu ces dernières années et qu’elle est de plus en plus contrôlée). Continuer la lecture de La pédopsychiatrie low-cost

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DÉCRYPTAGE«PSYCHIATRIE : L’ÉTAT D’URGENCE» LIVRE-PROPAGANDE de FondaMENTal

 Paris, le 22 janvier 2019,

Quand on veut tuer son chien, on l’accuse de la rage ! » 

 Nous, patients, familles, soignants de la psychiatrie, de la pédopsychiatrie, travailleurs du social du médico-social, ensemble dénonçons l’imposture de FondaMENTal … et sa MÉDIATISATION !

L’état des lieux de la psychiatrie et de la pédopsychiatrie d’aujourd’hui est dramatique, les luttes dans les hôpitaux psychiatriques en témoignent (Rouvray, Amiens, Le Havre, Niort, Paris et bien d’autres) !

Elles sont laminées par la politique mise en place depuis les années 2000 – main dans la main avec le lobby Fondamental – ainsi que par le plan santé de Agnès Buzyn, présenté à l’automne dernier. Ils soumettent le soin psychique à la gestion économique en imposant la réduction des budgets, jouant sur la notion de rentabilité. La psychiatrie y est conçue comme un marché. C’est le cerveau qui est malade, pas la personne avec son histoire et son environnement. C’en est fini de la pluralité des soins proposés au patient. Cette transformation s’est mise en place sans que soient discutés et pris en compte les points de vue et l’expérience des professionnels de terrain.

Pour démanteler la psychiatrie publique, c’est tout le système qui change : les soins au domicile deviendront la norme avec la réduction des structures de proximité, alors que de nombreux patients ont besoin de lieux d’accueil et, parfois, de la protection de l’hôpital ; le médecin généraliste jouera un rôle premier dans le dispositif de soin en remplacement des équipes de secteurs (Centres Médico-Psychologiques, hôpitaux…); le patient fera des détours obligatoires par les « centres-experts », où il ne sera plus soigné, mais « diagnostiqué », trié, « réadapté », ou bien remis au travail, abandonné comme étant inadaptable ; il sera « managé » par une équipe mobile dont la prise en charge – d’un an maximum – sera budgétée à l’« épisode de soin » standard, et non en fonction de la singularité et gravité de sa pathologie. Les économies se font sur le dos des patients et leurs familles, au mépris d’une éthique de la dimension humaine, et cela en collusion avec des laboratoires pharmaceutiques et les financeurs privés.

C’est une chronique de la mort annoncée du système public de psychiatrie et de pédopsychiatrie, qui – avant d’être attaqué par les gestionnaires – avait pourtant fait ses preuves. Nous ne renoncerons pas à des soins humains dans un cadre public, seul garant de l’égalité de traitement pour tous y compris les plus démunis. Nous les défendrons.  

 Refusons la casse de la psychiatrie publique, exigeons une psychiatrie humaine.    Opposons-nous aux logiques de FondaMENTal !

LE DÉCRYPTAGE DÉTAILLÉ du livre-propagande prochainement .

FONDAMENTAL 22012019

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« Ce qui est en crise, c’est notre hospitalité » : la psychiatrie craque

Le monde de la psychiatrie est vent debout contre la tendance au « management » qui touche les établissements de soins. Et elle le fait savoir. Reportage Article d’Anne Crignon, édition numérique du Nouvel Obs

Le monde psychiatrique est en train de craquer complètement. « Pas des gouttes, de l’écoute » est le slogan qui résume bien l’état d’esprit des quelque mille manifestants rassemblés ce mardi 22 janvier, place de la République, à Paris, dans le froid et la neige. Il y avait là des psychiatres, des psychologues, des infirmières et des aides-soignants, et aussi des travailleurs sociaux, des familles et des patients choqués par la manière dont ils ont été maltraités dans un hôpital psychiatrique (HP).

Ils sont venus à l’appel du Collectif Pinel en Lutte d’Amiens, lequel a mené l’an dernier une grève de sept mois et campé devant son hôpital pendant douze semaines, jusqu’à obtenir la création de 30 postes sur les 60 demandés. Tous ceux qui protestent, souvent de manière spectaculaire « parce que la psychiatrie et la pédopsychiatrie n’en peuvent plus », étaient là : les Perchés du Havre, demeurés des jours et des nuits sur le toit de leur HP pour exiger des moyens décents, le collectif Pédopsychiatres du 19e en Lutte, remonté contre les « graves attaques financières et idéologiques de la part des pouvoirs publics », les soignants du Rouvray, à Sotteville-lès-Rouen, qui ont fait une grève de la faim pour être entendus.

Il y avait mille protestataires place de la République, mais chacun en représentait bien d’autres : on ne quitte pas si facilement pour la journée un hôpital en sous-effectif : 25 % des postes sont en déshérence, selon Union syndicale de la psychiatrie (USP). Il y avait aussi dans la foule une trentaine de « gilets jaunes ». pour lire la suite  https://www.nouvelobs.com/sante/20190124.OBS10443/ce-qui-est-en-crise-c-est-notre-hospitalite-la-psychiatrie-craque.html


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le Collectif des 39 et le Fil Conducteur – 22 janvier

Texte lu par le Collectif des 39 et le Fil Conducteur psy à la Manifestation « Journée nationale de la psychiatrie », le 22 janvier, place de la République à Paris.

Félicitations à tous pour cette formidable mobilisation !

Le collectif des 39 et le Fil conducteur s’associent à tous ces mouvements soutenant un désir puissant de transformation des conditions d’accueil et de soins des patients pour une psychiatrie respectueuse de la restauration du sujet.                                                      

Selon la fondation Fondamental, et les ministères de la Santé successifs, la folie, ainsi que toutes les difficultés d’accès aux soins seront résolues par le retour de la psychiatrie dans le giron de la médecine dite scientifique.

Ils reprochent à la psychiatrie de s’être éloignée de la science, alors que c’est précisément parce qu’elle s’est ouverte aux sciences sociales et à la psychanalyse, que la psychiatrie s’est humanisée et distinguée de la neurologie.

La régression de la psychiatrie est voulue et soutenue de longue date par une lignée de psychiatres qui s’appuient sur une vision mécaniste de l’homme et de la folie, réduisant ces pathologies à des maladies du cerveau.  Continuer la lecture de le Collectif des 39 et le Fil Conducteur – 22 janvier

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Communiqué dU 14 Janvier 2019

Cela fait dix ans et c’est pire encore !

Un soir de décembre 2008, 39 professionnels de la psychiatrie se sont retrouvés en urgence après le discours sécuritaire tenu à l’hôpital d’Antony par le président de la République de l’époque. Psychiatres, psychologues, infirmières, travailleurs sociaux, éducateurs, exerçant dans le public, le libéral, l’associatif, aucun des participants de cette soirée ne pouvait imaginer qu’un collectif allait se créer et qu’il serait toujours en mouvement 10 ans plus tard.

Le collectif des 39 rédigea en réaction, un appel « Contre la Nuit Sécuritaire » qui eut un immense retentissement public en recueillant l’adhésion de près de 40.000 personnes, soignants, patients, et de très nombreux autres citoyens ; une manifestation de soutien inattendu pour cette question sociale et culturelle, l’accueil de la folie et des personnes malades. Notre mouvement a été également soutenu par un nombre important d’artistes, intellectuels et gens de culture.

Nous nous sommes mobilisés pour défendre une hospitalité « suffisamment bonne » pour la folie. Au cours de nombreux meetings et forums tout au long de ces années nous avons porté une analyse collective pour dénoncer les dérives normatives, sécuritaires et scientistes responsables de la dégradation inexorable des modalités d’accueil et de soin dans le sanitaire et le médico-social.

Notre mouvement a eu aussi le mérite de porter sur le devant de la scène l’insupportable banalisation des pratiques d’isolement et de contention qui se sont multipliées au cours des vingt dernières années. Désormais cette question, dont s’est saisie la Contrôleure Générale des Lieux de privation des libertés, mais aussi des associations de patients et de familles, ainsi que de nombreux médias n’est plus un tabou.

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